Livre gay : les choses arrivent

Publié le 3 Juin 2018

LES CHOSES ARRIVENT - Une historie gay - Un amour normal

 

Jean, tout au long de sa vie, a pris des photos avec des polaroids imaginaires de chaque instant marquant du “passé” et “du présent”. Ces moments sont pour lui comme des tatouages, dessinés dans l'âme pour ne pas oublier.
Jean est gay ; en grandissant a pu être sereinement lui-même, mais il y a toujours quelque chose qui reste à l'intérieur de lui ; l'angoisse de ne pas avoir un comportement adéquat l'accompagne fidèlement.

L'histoire commence à partir d'une rencontre imprévue qui sera fondamentale pour l'avenir des deux protagonistes, qui cachent quelque chose de lourd et de sombre dans leur passé, quelque chose qui les empêche de vivre pleinement. Jean est plus lisible tandis que François a un coté plus sombre qui influence son présent. Ils se perdent et se retrouvent jusqu’à devenir comme des vases communicants : le fluide des choses s'écoule de l'un à l'autre garçon, en les changeant.
Leur histoire est la recherche de la normalité (mauvais mot), parce qu'on peut (et on doit) vivre chaque vie et chaque amour en plein jour. Et le passé doit être mis de côté.



“Je me vois comme un sportif engagé dans un marathon, avec le bonheur qui attend sur la ligne d'arrivée. Je participe à chaque course, et je suis déjà content de ceci ; j'essaie avec toutes mes forces, le plus souvent possible mais je ne suis jamais le premier arrivé. C'est toujours un autre qui coupe le fil de laine et qui conquiert le bonheur. Au plus, je peux être serein.” 


“Ce que je pense ne peut pas être réduit à une chose gay. Ce désir de vivre ensemble, cette impossibilité d'imaginer une vie sans ce garçon et la capacité de le sentir si profondément, sont ma réalité. Et alors, est-ce que ces concepts sont vraiment ridicules parce que nous sommes deux hommes ? Et sérieusement, devrions-nous être un homme et une femme, afin que les mêmes identiques sensations puissent devenir une grande historie d'amour, aux yeux de tout le monde ? Quelle est la différence ?

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INTERVIEW:  "Être gay ne doit pas être un drame"  Giacomo Assennato parle de son dernier roman

Interview originale par Francesco Sansone de  http://ilmondoespansodeiromanzigay.blogspot.com/

 

 

Q. Les choses arrivent, ton roman n'est pas autre que le récit de la naissance d'un amour. Comment t'est venue l'idée ?

R. L'homosexualité dans les romans est souvent associée à de grands drames et des conflits intérieurs d'une façon générale. J'ai lu des choses merveilleuses, pour citer quelques oeuvres italiennes, les livres de Mirko Lamonaca, "Le fils préféré" d'Angela Nanetti et le stupéfiant "Le ferite originali" "de Eleonora C Caruso.
Ces livres ont des pages fantastiques, mais, de toute façon, l'histoire est toujours douloureuse. J'aurais voulu lire aussi, quelquefois, l'histoire de deux garçons d'aujourd'hui, de quelqu'un qui vit jusqu'au bout sereinement sa propre personnalité, de façon "normale" (mot laid), malgré ce sentiment amer et indéfinissable qu'il flotte toujours à l’intérieur. En ne les trouvant dans aucun livre, je me suis raconté ces histoires tout seul.



Q. Dans le roman, tu affrontes la thématique en racontant les différents états d'âme du protagoniste qui voit bouleverser son monde à l'arrivée d'un nouvel amour à l'improviste qu'il n'espérait plus trouver. Pour décrire cette histoire, tu l'as puisé dans quelque chose de personnel ?

R. Pour beaucoup de vers je suis Jean : son anxiété est la mienne, la panique d'être inadéquat au premier dîner ou lors d'une réunion, sa conviction qu'aux yeux de tous, quelque chose de mortifiant lui arrivera : il suera, il trébuchera ou il mourra à la fin. Quant à l'historie, il y a quelque chose de personnel. Je vivais comme Jean avant de rencontrer François ; une vie qui me suffisait : le cœur ne bat pas fort, mais on est "serein": j'ai eu le privilège de vivre une histoire extraordinaire, une espèce d'égalité absolue et de complicité totale. Maintenant, je suis seul et, comme Jean, je ne m'attends à rien, mais si quelque chose devait me conquérir à nouveau, je voudrais essayer son étourdissement et la stupeur qui donne un sens à la vie, et pas seulement avoir une compagnie

Q. Au-delà du battement de cœur, l'histoire décrit les peurs et les anxiétés qui vont avec. Est-ce qu'il t'a été plus facile de raconter ces dernières ou les papillons dans l'estomac ?

R. Sûrement les papillons dans l'estomac : qui ne les a jamais ressentis ? Et qui n'en a pas la nostalgie ? Je crois que le papillon dans le roman, est le souvenir de la boucle de cheveux du camarade de classe du passé, assis sur le banc de devant, avec Jean enfant qui passait des heures à penser combien il serait doux de jouer avec ses doigts sur les cheveux du camarade. Ce sont ces moments sur lesquels on s'éprend, et ils sont là les papillons, affolés, ils arrivent par centaines.


Q. Les deux protagonistes sont très différents l'un de l'autre, mais en même temps plus ressemblant qu'ils ne le croient. Avec cela, vous voulez nous dire qu'en amour, nous cherchons qui nous sommes ?

R. Je pense que ceux qui vivent en couple ont vraiment le devoir de se ressembler. Je ne parle pas de deux personnes vivant ensemble; je parle de deux personnes qui "1 + 1 = 1"
Et cette ressemblance mène au sommet. Dans le roman, il y a deux moments où cette sensation est évidente ; immédiatement, quand François dit "je ne veux rien d'autre, je voudrais être toi-même" et, beaucoup plus tard, dans les mots de Jean : "Maintenant, je suis lui et lui, il est moi. Les belles choses que j'ai rassemblées dans ma vie le désir et ce que François n'a pas eu est si profondément perdu par moi. "

Q. François est un personnage que j'ai beaucoup aimé ; bien qu'il soit apparemment un garçon sûr de lui, il cache des peurs et des squelettes dans le placard qui le bouleverse et avec lequel il ne cesse de compter. L'amour, sert-il aussi à résoudre ce qui nous afflige ?

R. Absolument, si vous avez la chance d'avoir à vos côtés une personne comme Jean, qui sait attendre ; il met son monde entre les mains de l'autre et par conséquent, il pouvait se sentir un peu offensé par la fermeture de François sur ce qui l'opprime. C'est un tel amour qu'il prouve qu'au contraire, il s'inquiète pour lui, sachant qu'il est blessé à l'intérieur, se demande où est son erreur si l'autre ne se dissout pas, et, le voyant si confus, il oublie d'être un peu irrité et prend la douleur pour lui. C'est l'amour.

 

Q. L'écriture est directe, essentielle et très ironique. Est-ce que la vôtre est un moyen de raconter l'amour entre les homosexuels sans pour autant l'alourdir avec le drame que contiennent les œuvres homosexuelles ?

R. Je voulais écrire une histoire vraie, possible, sans l'habituel Warren, vétéran de l'Afghanistan, qui devient bûcheron dans le Montana et tombe amoureux du grossier veuf shérif Jeffrey, qui est "normal" jusqu'à ce qu'il découvre ses papillons dans l'estomac .. Rien de mal avec ces romans : ils font rêver les gens, mais ils n'appartiennent pas à notre réalité. Il y a du drame dans mon livre, mais c'est une expérience antérieure. Les deux personnages vivent une histoire même amusante, en fait, ils sont ironiques. Pourquoi les alourdir dans un complot douloureux ? Être gay ne doit pas être un drame. Le vrai thème de l'histoire est la vie normale qu'ils peuvent conquérir et que chaque couple homosexuel a le droit de vivre.

Rédigé par Michael

Publié dans #Livres gay

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