Sortie ciné : LUCIÉRNAGAS (ma critique)

Publié le 22 Décembre 2019

LUCIÉRNAGAS

Distributeur : Optimale Distribution

 

Date de sortie 22 janvier 2020 (1h 28min)
Genres DrameRomance
Nationalités MexicainGrecAméricainDominicain
Quand Ramin embarque clandestinement sur un cargo quittant la Turquie, il ne s’attend pas à se retrouver à Vera Cruz au Mexique. Jeune homme gay persécuté en Iran, il espérait pouvoir rejoindre l'Europe. Maintenant qu’il est à l'autre bout du monde, il cherche à revenir en arrière, supportant mal d’avoir laissé derrière lui son petit ami et son passé. Il éprouve des sentiments paradoxaux, oscillant entre la nostalgie et la découverte d’un nouvel environnement plus clément. Pour gagner un peu d'argent, Ramin enchaîne les petits boulots précaires avec d'autres migrants. C'est là qu'il va rencontrer Guillermo, un ancien membre de gang venant du Salvador, obligé de fuir son pays, unique moyen pour lui d’échapper à son passé violent, avec lequel il noue une relation ambiguë. Ici à Vera Cruz, ils partagent la solitude de leur déracinement à travers des moments d’intimité inattendus.

Ce film aborde le thème l’immigration sous un regard assez différent. Alors que la plupart des migrants voient dans l’exil l’espoir d’un nouveau départ et d’une vie meilleure, ici le personnage de Ramin, qui a fui l’Iran à cause de son homosexualité, ne pense qu’à repartir chez lui.

Ramin, qui voulait partir pour l’Europe, se retrouve  dans la ville de Vera Cruz au Mexique. Vivotant de petits boulots, il trouve refuge et réconfort auprès de Leti qui tient l’hôtel dont il loue une chambre.

Luciernagas est un film sur la solitude. La solitude de Ramin qui supporte très mal de vivre loin de l’homme qui l’aime et la solitude de Leti dont le fiancé est parti aux États-Unis sans prévenir.

Tout comme son personnage au bord de la dépression, le film traîne en longueur et son ton mélancolique manque cruellement de rythme et de dynamisme.

C’est un peu dommage, car l’acteur  iranien Arash Marandi, crève littéralement l’écran. Son charisme ténébreux le rend infiniment touchant.

On va dire que le film photographie un instant de vie de ce jeune homme. On ne sait pas grand-chose de sa vie d’avant, qu’on devine à demi-mot et on ne saura rien de sa vie d’après. C’est un peu frustrant, mais ça reste une belle parenthèse.

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay

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