True Blood sur OCS : 3 bonnes raisons de (re)découvrir la série de vampires culte

Publié le 27 Mai 2020

Il n'y a qu'une seule série de vampires disponible sur OCS mais c'est aussi l'une des meilleures qui existent : retour sur "True Blood" et ses 7 folles saisons !

Diffuséee de 2008 à 2014, True Blood fait partie des séries les plus culte de HBO, mais c'est aussi l'une des séries de vampires les plus originales et inventives. Dans une société où on a créé un substitut pour que les vampires puissent se nourrir sans tuer (du sang synthétique appelé le "Tru Blood"), ceux-ci vivent désormais en paix (toute relative) parmi les humains. D'autres entités surnaturelles, telles que les métamorphes et les loups-garous, cohabitent avec les humains et les ex-suçeurs de sang. A Bon-Temps, petite bourgade de Louisiane, Sookie, une jeune serveuse télépathe, tombe sous le charme de Bill, un mystérieux vampire. Une rencontre qui bouleverse sa vie...  

Librement adaptée des best-sellers de la romancière Charlaine Harris par Alan Ball (Six Feet Under, American Beauty), elle revisite le mythe loin de Twilight ou de Vampire Diaries. Voici trois bonnes raisons de la voir, ou pourquoi pas de la revoir !
 

POUR SON TON SINGULIER ET SON AUDACE

Malgré un pitch de départ un peu fleur bleu et un premier épisode pas forcément très convaincant, True Blood est une série de vampires pas comme les autres, plus adulte, qui a su rapidement se distinguer de ce qui avait déjà été fait à la télé auparavant grâce à son audace sans limites et son mélange des tons déconcertant de prime abord mais franchement réjouissant sur la longueur. True Blood ne cherche pas à fuir ce qu'elle est à la base, une série fantastique, mais elle ne se contente pas d'en remplir un cahier des charges ni d'offrir ce qu'on attend d'elle.

Sous l'impulsion d'un créateur talentueux qui manie l'humour et le cynisme à la perfection et d'une chaîne, HBO, qui tient toujours à sortir des sentiers battus, True Blood alterne des moments de réalisme et d'émotion à des moments de folie pure et de dépravation, sans jamais se prendre trop au sérieux. On avait rarement vu une série télévisée aussi érotique, sexuelle, explicite, qui réussit l'exploit de ne pas tomber dans la vulgarité... sauf quand elle l'a décidé, à travers des paroles crues ou un personnage profondément trivial. Elle est violente aussi, l'hémoglobine coule à flots, mais de manière cartoonesque la plupart du temps, comme pour rappeler que tout ça n'est pas très sérieux. De la mise en scène au générique génial jusqu'à la bande originale, tout est soigné, baroque ou poisseux, sexy ou dégoûtant, tout à la fois. Joyeusement !

True Blood devient captivante après quelques épisodes parce qu'imprévisible et dingue; après quelques saisons, elle épuise un peu, se perd en route, mais elle garde toujours ce feu sacré qui la rend addictive et incontournable. Soyez prévenus toutefois : le final n'est vraiment pas à la hauteur de ce que la série a été. 
 

POUR SA GALERIE DE PERSONNAGES TOUS PLUS FOUS

On ne pourrait pas tous les citer mais en dehors de son héroïne, Sookie, qui a beaucoup divisé, True Blood c'est un festival sans cesse renouvelé de personnages hauts-en-couleurs, irrévérencieux, inoubliables, qu'ils soient vampires, loup-garous, rednecks... Chaque saison ou presque a son "vilain" et les scénaristes regorgent d'inventivité pour les créer ou les ré-inventer quand ils sont issus de la mythologie vampirique. 

On a de l'affection pour Jason Stackhouse (Ryan Kwanten), l'idiot du village attachant et sexy en diable; des pensées impures pour l'inénarable vampire dominant Eric Northman et son interprète, Alexander Skarsgard, l'une des plus belles révélations de la série; une passion sans limite pour les looks excentriques et les répliques piquantes de Lafayette, joué par le regretté Nelsan Ellis; de la compassion pour la pauvre Tara Thornton, que les scénaristes n'ont pas épargné; de la tendresse pour l'apprentie-vampire Jessica; du dégoût pour les idées répugnantes de l'ultra-conservatrice Sarah Newlin; du respect pour la courageuse Arlene, frappée par le sort... Bref, on ne peut pas les oublier après qu'ils nous aient tant fait vibrer ! 
 

POUR SON SOUS-TEXTE PASSIONNANT

Sans entrer dans trop de détails qui défloreraient votre visionnage, True Blood n'est pas un divertissement sulfureux vain. Si on prend la peine de gratter cette épaisse couche de sang séché, on y trouve des métaphores plus ou moins subtiles sur la société américaine, sur sa politique, son puritanisme et son hypocrisie, ses fanatiques religieux aussi. Les monstres qui habitent la série sont bien réels dans notre monde à nous.

True Blood est aussi une série résolument queer, et tout le monde comprendra rapidement son sous-texte sur l'homosexualité et son acceptation, sur ce sang qui tue qui n'est pas sans rappeler l'épidémie de SIDA... Parce qu'elle se passe dans le Sud des Etats-Unis et qu'elle a de nombreux protagonistes noirs, elle parle du racisme, de la condition des afro-américains dans une société qui ne les a toujours pas acceptés. Et la série se prive toujours de leçons de moral. Elle donne à voir et à penser, parfois avec provocation, mais elle n'a pas la prétention de prêcher la bonne parole.

Source allociné

Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay

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