Marie Cau, maire transgenre : ses enfants, son ex, son élection... Confidences

Publié le 3 Juillet 2020

Petit à petit les mentalités évoluent et pas toujours là où on pense ! En mars 2020, lors du premier tour des élections municipales, le petit village rural de Tilloy-lez-Marchiennes dans le Nord s'est illustré en élisant la première maire transgenre de France. Marie Cau se dévoile dans "Gala".

C'est, à date, une grande première en France : l'élection d'une personne transgenre comme maire. C'est Marie Cau qui endosse ce rôle depuis qu'elle a remporté la mairie de Tilloy-lez-Marchiennes dans le Nord lors des municipales de 2020, succédant à Jean-Luc Bot qui a exercé la fonction pendant vingt-et-un ans. Ravie, elle s'est confiée sur son élection et son parcours dans les pages de Gala.

Le village est très fier et amusé

A 55 ans, Marie Cau a donc désormais deux fonctions : consultante en services de management et d'informatique ainsi que maire. Elle a pris la tête du conseil municipal de sa petite bourgade d'un peu plus de 500 habitants où elle vit depuis plus de deux décennies. "Cela fait du bien à tous ceux qui vivent reclus ou dans la peur, de constater que l'on peut avoir une existence normale", clame la nouvelle élue de la République qui affirme que "le village est très fier et amusé". Mais Marie Cau ne compte pas juste être la première maire transgenre de France, elle veut appliquer son programme qui ambitionne notamment une réconciliation entre l'agriculture et l'écologie.

Mais, malgré tout, la nouvelle maire ne boude pas son plaisir alors qu'elle reçoit régulièrement des témoignages de personnes LGBT qui voient cette élection inattendue comme "un rayon de soleil". Marie Cau a entamé sa transition d'homme à femme en 2015 après des années de souffrance dans un corps dont elle savait qu'il n'était pas celui qui lui correspondait vraiment. Une prise de conscience qui remonte à sa petite enfance mais, à l'époque, elle ne savait pas "mettre un nom dessus". En grandissant, elle a vécu dans la douleur, rappelant que, pendant un certain temps, les questions de genre étaient associées à la "psychiatrie ou la perversion".

On s'en fout, on t'aime comme ça et puis c'est tout !

Marie Cau, qui souligne à juste titre "qu'on ne devient pas homme ou femme en appuyant sur un bouton" et que le chemin physique et émotionnel est très long, a d'ailleurs été mariée à une femme et a eu trois enfants. Dans la quarantaine, elle comprend qu'elle ne peut plus rester dans son corps d'homme et l'annonce à son épouse qui le prend extrêmement mal et décide de lui mener la vie dure... "Elle a décidé de me le faire payer en tentant de me détruire socialement et de m'éloigner de mes enfants", a-t-elle raconté. Mais pas question pour elle de ne pas être présente dans la vie de ses deux filles et son fils. Passé le choc, ces derniers ont finalement accepté la situation. "Ils m'ont dit : 'On s'en fout, on t'aime comme ça et puis c'est tout !'", s'est-elle souvenue.

Dans toutes les situations, Marie Cau rappelle d'ailleurs que les questions de genre peuvent être comprises par autrui lorsqu'il y a une vraie volonté de dialogue. "Il faut faire l'effort de parler", clame-t-elle.

Les confidences de Marie Cau sont à retrouver dans Gala, dans les kiosques le 2 juillet 2020.

Rédigé par Michael

Publié dans #Trans&transgenre, #people

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