3 bonnes raisons de (re)voir « 120 Battements par minute », lundi 30 nov sur France 3

Publié le 30 Novembre 2020

A la veille de la Journée mondiale de lutte contre le sida, France 3 consacre sa soirée du 30 novembre au combat toujours en cours contre la maladie. Au programme, la diffusion de « 120 battements par minute », le puissant film multi-césarisé de Robin Campillo consacré à Act Up, puis un débat réunissant militants de l’époque, chercheurs et séropositifs d’aujourd’hui. Les bonnes raisons de (re)voir « 120 BPM » ne manquent pas. Jock.life vous en propose 3 !

1 – Parce que c’est un film qui donne une énergie folle

120 battements par minute, c’est l’histoire d’un groupe de jeunes gens qui décident de se battre contre leur mort annoncée, et qui vont inventer des formes d’activisme aussi spectaculaires qu’efficaces pour faire bouger les pouvoirs publics, le monde médical et les médias. En 1992, on est alors au pic de cette épidémie de sida qui décime une génération de jeunes gays, sans qu’aucun traitement efficace n’existe.

C’est contre cette fatalité que se dressent les militants d’Act Up, et c’est ce que le film de Robin Campillo — un ex membre d’Act Up lui-même, qui s’est inspiré de ses souvenirs — met en récit avec force, reconstituant à la fois les débats qui traversent l’association et les actions coup de poing de celle-ci. Ce qu’il parvient à saisir et à nous faire ressentir, c’est l’incroyable énergie de ces garçons et de ces filles unis par une même rage de vivre, c’est la force inouïe du collectif pour faire bouger les lignes, c’est l’importance de la solidarité pour affronter les épreuves. Alors oui, 120 BPM est un film qui raconte un pan fondamental de notre histoire, mais c’est aussi, dans ses enseignements, un film follement actuel.

2 – Parce que c’est une histoire d’amour magnifique

En même temps qu’il développe avec virtuosité cette vision d’une communauté au combat, Robin Campillo met en scène une histoire d’amour aussi belle que bouleversante entre deux garçons qui se rencontrent lors d’une AG agitée du groupe. D’un côté, il y a Sean, séropositif à l’allure gracile mais à la détermination charismatique et à la radicalité sans failles. De l’autre, Nathan, nouveau venu séronégatif dont la carrure masque mal la timidité. Ente eux, naît immédiatement une relation intense et toujours sur le fil, où la mort plane comme une menace permanente. C’est tendre, c’est passionné, c’est charnel, c’est tragique, et on ressent et partage physiquement chacun de ces états.

3 – Parce qu’on y découvre des acteurs prodigieux

Parmi tous les talents de Robin Campillo — déjà réalisateur des Revenants et de Eastern boys —, il y a à l’évidence celui de découvreur d’acteurs. 120 BPM réunit ainsi une formidable galerie de comédiens débutants ou peu connus qui éclatent à l’écran.

Au côté d’une Adèle Haenel déjà célébrée (César de la meilleur actrice en 2015), on fait connaissance d’autres visages inoubliables. Parmi eux, le comédien argentin Nahuel Perez Biscayart — présent aussi la même année 2017 dans Au revoir là haut — incarne Sean avec fièvre et puissance, et montre l’étendue de sa palette de jeu. On en aura un autre aperçu en janvier dans Les Leçons persanes.

Arnaud Valois impose quant à lui sa belle gueule et sa force tranquille dans le rôle de Nathan : depuis, il a tenu un des rôles principaux du délicieux Garçon chiffon de Nicolas Maury, sorti juste avant le reconfinement et qu’on espère revoir bientôt. Antoine Reinardtz (Thibault, l’un des leaders du groupe) a pour sa part reçu le César du meilleur second rôle pour ce personnage et n’arrête plus depuis de tourner (Alice et le maireRoubaix une lumièreChanson douce…), tout comme l’incandescent Félix Maritaud, revu notamment en prostitué dans Sauvage ou dans le très beau téléfilm Jonas.

Source Komitid et Jocklife

Rédigé par Michael

Publié dans #programmes télé gay

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