Publié le 28 Mai 2008


LA REPRÉSENTATION LESBIENNE

DANS LES SÉRIES TÉLÉVISÉES


 

1. Les précurseurs américains.


 

Une chronique d'Isabelle B. Price, d'Univers-L
 


L'image “http://www.toutelatele.com/IMG/breveon7540.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.The L-Word

Aux États-Unis, la représentation homosexuelle à la télévision s’est initiée dès la fin des années 70 principalement du côté masculin. Rappelons-nous des personnages secondaires gays introduits dans des séries comme Dallas, Dynastie, Melrose Place… et elle a tout simplement explosé durant les années 90.


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Xena, Princesse Guerrière débarque sur les écrans américains en 1995. Spin-off (série dérivée) de la série Hercule, elle conte les histoires de Xena (Lucy Lawless), une prestigieuse princesse autrefois cruelle et maléfique qui lutte aujourd’hui pour la protection de la veuve et de l’orphelin. En quête de rédemption, elle parcourt la Grèce Antique aux côtés de Gabrielle (Reneé O'Connor), sa meilleure amie, une barde bavarde et maladroite. Xena est une femme forte, stoïque, calme, calculatrice et meurtrière. À son opposé, Gabrielle est douce, sensible, bavarde, gauche et refuse de tuer. Leur dichotomie fait leur force et le public lesbien est rapidement séduit par ces deux héroïnes.


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Les auteurs prennent conscience du potentiel de cette relation particulière. Seulement, ne pouvant prendre le risque de s’attirer les foudres des conservateurs, ils vont exceller dans l’utilisation des « subtexts ». Ces « subtexts », comprenez « sous-entendus » en français vont faire le succès de la série. D’accolades en déclarations d’amour voilées, Xena et Gabrielle ouvrent la voie à une plus grande visibilité.


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Mais le coming-out tant attendu intervient dans une autre série télévisées à succès, Ellen. Nous sommes en avril 1997 et Ellen DeGeneres est l’héroïne depuis quatre saisons de son sitcom. Seulement l’audience est en perte de vitesse et la jeune femme, productrice de la série, propose alors un « coup médiatique » à la chaîne. Elle souhaite faire son coming-out depuis quelques temps déjà et a imaginé de le faire grâce à son personnage. L’idée séduit ABC qui accepte. Durant le double épisode « The Puppy Episode », Ellen déclare à l’Amérique entière « Yes. I’m gay ».


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La machine est lancée. Il est trop tard pour faire marche arrière. Les annonceurs et la chaîne retiennent leur souffle alors que le public plébiscite ce double épisode. Le succès est à la fois communautaire et financier. Pour la première fois, une série télévisée offre la possibilité de parler ouvertement d’homosexualité. Même si Ellen est annulée une année plus tard, la révolution est en marche.


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Beaucoup moins médiatique et toujours oubliée, c’est la même année que la série Relativity nous offre le premier baiser lesbien entre deux personnages récurrents. Créée par Jason Katims à qui l’on doit Roswell et produite par Edward Zwick et Marshall Herskovitz (Angela 15 ans et Once & Again), Relativity est une série américaine centrée sur Isabel Lukens (Kimberly Williams) et Léo Roth (David Conrad), un jeune couple qui s’est rencontré lors de vacances en Italie. Autour d’eux gravitent famille et amis dont Rhonda (Lisa Edelstein), la sœur lesbienne de Léo. Rhonda est le premier personnage lesbien récurrent présenté comme tel dès le début et appartenant à la distribution principale !

Malgré ses nombreuses qualités, Relativity peine à séduire le public et ses épisodes sont diffusés sans attirer l’attention, dans une indifférence totale. Pourtant, ce 11 janvier 1997 durant l’épisode « The Day the Earth Moved », a lieu le premier baiser lesbien dans une série télévisée. Rhonda et Suzanne s’embrassent amoureusement, sensuellement et naturellement sans aucune forme de sensationnalisme ou de fantasme masculin. Le pari est gagné et le tollé général n’a pas lieu. En effet, la série comme les autres productions de Zwick et Herskovitz prêche à des convaincus qui ne sont ni offusqués ni offensés. Les conservateurs se plaignent mais leurs attaques sont loin d’être aussi virulentes que celles à l’encontre d’Ellen.

Même si la visibilité lesbienne a mis plus longtemps à apparaître sur le petit écran, le premier baiser homosexuel sera féminin. Inégalités entre les hommes et les femmes, fantasme masculin, acceptation différente sont autant de spécificités qui entraînent des dichotomies dans les représentations gays et lesbiennes. Cela d’autant plus qu’aujourd’hui encore, les relations lesbiennes tendent à être niées sexuellement par certains qui s’imaginent que deux femmes ensemble le sont parce qu’elles n’ont pas trouvé l’homme qui leur convient…


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Et pourtant, malgré tous ces obstacles, la télévision américaine connaît une visibilité lesbienne accrue au cours des années 2000. Tout d’abord grâce à la magnifique série Buffy contre les Vampires créée par Joss Whedon. Apparue sur les écrans américains en 1997, cette série met en scène les aventures de Buffy Summers (Sarah Michelle Gellar), l’élue qui a été choisie pour combattre les vampires, démons et autres forces de l’ombre. Elle est aidée dans sa bataille par ses meilleurs amis, Alex (Nicholas Brendon) et Willow (Alyson Hannigan). Willow est une adolescente timide, secrète, réservée et amoureuse d’Alex depuis toujours. N’ayant aucune chance avec lui, elle tombe sous le charme d’Oz (Seth Green), un joueur de basse et informaticien de génie à ses heures perdues. Mais Oz est un loup-garou qui la quitte pour apprendre à maîtriser son pouvoir. Entrée à la faculté et devenue une sorcière ne demandant qu’à apprendre, Willow intègre un groupe de magie. Là, elle fait la rencontre de Tara (Amber Benson) durant l’épisode 10 de la saison 4 « Hush ». Nous sommes en 1999.


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Durant le reste de la quatrième saison, la relation entre Willow et Tara se développe sans que rien ne soit montré. Tout est sous-entendu mais l’audience gay a compris. La scène du sort de la rose, qui semble vouloir dire au premier abord que le sortilège est difficile, apparaît d’un autre côté comme la métaphore d’un puissant orgasme. Cette représentation métaphorique est un exemple flagrant de la mise en scène de leur relation. Le premier baiser entre les deux jeunes femmes passe totalement inaperçu en février 2001 dans l’épisode « The Body ». Tara rassure la personne qu’elle aime avec un baiser doux et tendre qui empêche Willow de sombrer après le décès de Joyce (Kristine Sutherland), la mère de Buffy et seule figure maternelle de la série. En 2002, la série déménage sur la chaîne UPN et les auteurs deviennent moins frileux. La relation Willow-Tara est mise à égalité avec les autres. Point culminant de cette visibilité, Willow devient folle et menace de détruire le monde après avoir perdue Tara, la femme qu’elle aime. Allant encore plus loin, la septième et dernière saison offre un montage durant l’épisode « Touched » où Willow et Kennedy (Iyari Limon) font l’amour passionnément en même temps que Alex et Anya (Emma Caulfield), Faith (Eliza Dushku) et Wood (D.B Woodside) alors que Buffy s’endort gentiment dans les bras de Spike (James Marsters). Tout cela à grand renfort de piercing sur la langue…


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En mars 2002, Zwick et Herskovitz, encore eux, offrent également un couple lesbien dans la série Once & Again. Katie (Mischa Barton), seize ans avoue son amour à Jessie (Evan Rachel Wood), quinze ans, à travers une lettre et l’adolescente est perturbée et bouleversée par cette découverte. Confrontée à ses sentiments, elle embrasse sa meilleure amie dans un épisode magnifique et inoubliable. Malheureusement, la série sera arrêtée quelques mois plus tard, ne laissant pas aux auteurs le temps de développer cette histoire.


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Urgences, la série à succès, « transforme » Kerry Weaver (Laura Innes), médecin chef et hétéro en lesbienne au cours de la saison 7 avec l’arrivée du Docteur Kim Legaspi (Elizabeth Mitchell). Maggie Doyle (Jorja Fox), plus féministe que lesbienne avait ouvert la voie quelques années plus tôt. Là, Kerry explore ses sentiments pour Kim dans une saison 7 réussie et complexe. La huitième saison, elle, ne convaincra pas avec la relation de Kerry et Sandy Lopez (Lisa Vidal), une femme pompier. En manque d’imagination, les auteurs resservent rapidement une recette réchauffée qui ne trompe personne et enlisent Kerry Weaver dans une mythologie peu intéressante : un désir d’enfant aboutissant à une fausse couche, l’accouchement de Sandy qui refusait de porter un enfant, la mort de Sandy, la bataille de Kerry contre ses beaux-parents pour la garde de son fils… Seul l’épisode 14 de la 11e saison réussira à réintéresser. Kerry retrouve sa mère naturelle et toutes les deux sont confrontées à la difficile question de la religion et de l’homosexualité. Et contre toute attente, Kerry rencontrera une productrice télévisée, Courtney Brown (Michelle Hurd) dont elle tombera amoureuse dans la 13e saison. Elle partira vivre avec elle quand elle sera renvoyée du Cook County par le Docteur Luka Kovac.


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Aux États-Unis, les adolescents et les jeunes adultes restent à la fête en matière de représentation homosexuelle et bisexuelle. Que ce soit avec Newport Beach, Les Frères Scott, Dark Angel et South Of Nowhere, ils sont majoritairement plus représentés.

Mais la véritable révolution en matière de représentation lesbienne à la télévision intervient sur la chaîne Showtime en 2004 avec la série The L-Word. Centrée exclusivement sur des lesbiennes bourgeoises de Los Angeles, elle conte les histoires de Bette Porter (Jennifer Beals), en couple avec Tina Kennard (Laurel Holloman) depuis plus de 7 ans et rêvant d’un enfant avant de la tromper, de la perdre et de la retrouver ; de Jenny (Mia Kirshner) qui arrive en ville et retrouve l’homme qu’elle aime, Tim Haspel (Eric Mabius) avant de succomber au charme de la mystérieuse Marina (Karina Lombard) et de devenir une romancière connue ; d’Alice Pieszecki (Leisha Hailey), la bisexuelle de la bande qui réalise bientôt qu’elle préfère définitivement les femmes, tombe amoureuse de sa meilleure amie, la perd, fait une grave dépression avant de se reprendre et de tomber amoureuse d’une militaire ; de Shane (Katherine Moennig), la Don Juan du groupe qui tombe amoureuse d’une femme mariée avant de rencontrer Carmen (Sarah Shahi), une superbe latino qu’elle demande en mariage mais abandonne aux pieds de l’autel…


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Avec The L-Word, Showtime a quadruplé son audience en 2004. Alors que le public a rapidement plébiscité la série, les critiques ont été moins unanimes. Pourtant, aujourd’hui la 5e saison vient de s’achever outre-atlantique et l’on sait déjà que huit épisodes clôtureront la sixième et dernière saison l’année prochaine. Le reproche principal ayant été fait à cette série est de ne pas représenter tous les types de lesbiennes, de rester trop communautaire et de ne montrer que des « lipsticks lesbians ». En même temps, rappelons-nous du début, où les femmes amoureuses n’avaient même pas la possibilité de se tenir par la main sur les écrans américains…


 

À SUIVRE…

Isabelle B. Price (2008)

source lestoilesroses

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Rédigé par Michael

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Publié le 28 Mai 2008

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En mars dernier la saison 2 d’Ugly Betty débarquait le lundi soir sur TF1. La chaine a cessé la diffusion puisque la fin de la saison n’était pas doublée pour les raisons que l’on sait. Finalement TF1 reprogramme de nouveau la série, mais, mauvaise nouvelle ce sera en quotidienne et en fin d’après midi à 17h05 à partir du 16 juin.
La chaine va rediffuser la première saison avant de diffuser la deuxième saison et surtout la deuxième partie encore inédite en France. TF1 misait beaucoup sur Ugly Betty puisqu’au Etats-Unis c’est un succés, en France la série est reléguée en après midi car l’audimat n’était pas assez satisfaisant pour la chaine.
Pourtant, nous persistons dans l’idée que c’est une excellente série, qui n’a rien à voir avec les séries que l’on voit d’habitude dans cette case horaire…Dommage !


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source parisianboys

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Rédigé par Michael

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Publié le 28 Mai 2008

Il est un peu plus de 10 heures du matin et Brillante Mendoza a les yeux rouges. Cannes, bien sûr ? Les folles soirées, les flots de champagne ? Fausse piste. «Je suis un peu fatigué parce que cette nuit, on a encore travaillé sur le film.» Serbis (Libération du 19 mai) est passé la veille en projection de presse, mais le réalisateur affirme qu’il y a encore pas mal de boulot, notamment sur la bande-son très soignée avec des alternances de bruits de rue assourdissants et de murmures intimes. «Ça a été une course contre la montre. Nous avons commencé le tournage le 21 mars et nous avons appris à la dernière minute que le film était sélectionné. Même avec un tournage de douze jours, c’était serré.» Douze jours en quasi-huis clos dans ce majestueux cinéma porno, palais agonisant qui est la toile de fond du film, abritant une famille nombreuse et une farandole de travelos, prostitués et michetons de passage pour une petite pipe entre amis. «Cette salle existe encore, sans doute pas pour très longtemps si on en juge à son état. Elle est dans ma ville natale, à Angeles où j’ai tourné tous mes films.»

Ses films de fiction du moins, car, pour le reste, il a une solide carrière d’homme de télévision derrière lui. A 48 ans, Brillante Mendoza est le premier réalisateur philippin à être invité en sélection officielle depuis vingt-quatre ans, après Lino Brocka. «Je suis ravi évidemment, mais il y a quelque chose de troublant. Je ne crois pas que les Philippins soient vraiment prêts pour ce genre de films. La réalité, aux Philippines, c’est que l’immense majorité des gens sont fanatiques des mélodrames qui inondent la télévision. Mais je suis là et il faut toujours garder espoir.»

 

source libération

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Rédigé par Michael

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Publié le 28 Mai 2008

 
Soap
drame

Film danois, sortie le 28/05/2008
Réalisé par Pernille Fischer Christensen
Avec Trine Dyrholm, David Dencik

Durée : 1h44
Lien officiel : www.swiftprod.com

Tout les sépare. Charlotte aime la tranquillité, la discrétion… Véronica l’exubérance et par-dessus tout un larmoyant feuilleton qu’elle suit quotidiennement. Et pourtant le hasard va les réunir, poussant la première à accompagner sa nouvelle amie dans la dernière ligne droite la séparant de l’opération qui fera d’elle une femme à part entière. Si le canevas de cette histoire cède vite à la facilité du bon sentiment, force est de constater que ce portrait d’un transsexuel écartelé entre doute et espoir, échappe à tous les clichés comme à toute condescendance et s’avère d’une belle justesse, autant sur le plan psychologique que physiologique.


 
Sex and the city
Comédie

Film américain, sortie le 28/05/2008
Réalisé par Michael Patrick King
Avec Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall

Durée : 2h25
Lien officiel : www.sexandthecity-lefilm.com

C’est peu dire que l’on attendait le retour de nos quatre new-yorkaises, stakhanovistes hystériques de la mode et du cul. Las, cinq ans séparent ce long, très long-métrage (2h25 !!) adapté de la série éponyme au cours desquels l’humour mordant, les répliques cinglantes et les sous entendus grivois ont visiblement pris leur retraite. Sacrifiées sur l’autel du ‘grand public’, et désormais préoccupées par la seule chose maritale (mariage ou pas ? fidélité ou pas ?? pardonner à l’autre ou pas ??? n’en jetez plus !), nos vipérines amies se sont embourgeoisées et affadies. Et nous, du coup, on se sent terriblement orphelins.


source têtu

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Rédigé par Michael

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Publié le 28 Mai 2008

 
Théâtre : L'homosexuel ou la difficulté de s'exprimer de Copi

La célèbre pièce de l'auteur argentin disparu revient sur scène les 13 et 14 juin dans le cadre du festival "Scènes d'été" au Théâtre 13 à Paris.
Déportées en Sibérie, Madre et sa « fille »Irina vivent ensemble dans une maison perdue au milieu de la steppe, entourées de loups. Madame Garbo, professeur de piano d’Irina tombée amoureuse de son élève, déboule dans le logis de ces deux transsexuels louches. Les aveux et déclarations inattendues s’enchaînent. Garbo déclare son amour à Irina, bravant l’ultra-violence de Madre, sa rivale. Elle tentera d’organiser leur fuite en Chine mais Irina fera échouer ce départ par son comportement auto-destructeur …

Usant d’une écriture simple dotée d’un humour dévastateur, Copi raconte ici la terrible aventure d’une passion amoureuse. Il traite à travers le prisme de son univers fantasque, le délicat sujet de la transsexualité ou mélange des genres et inversion des rôles sexuels, à la façon d’un pied de nez envers la norme sexuelle et la morale qui peut s’y rattacher.

Fidèle à l’esprit du texte, la mise en scène de Raphaël Bouvet accentue par le visuel et le son, l’aspect cauchemardesque de cette farce tragique et le caractère très typé des trois héroïnes, en présentant des créatures aux costumes hauts en couleurs perdues dans la nudité d’une boîte noire où retentissent des bruits menaçants. Ce délire d’images et de voix est renforcé par la création d’un chœur de clones travaillant en écho avec le groupe d’interprètes.
Jouant avec certains codes de la comédie bourgeoise, la mise en scène offre un spectacle dérangeant, profond et divertissant.

L'Homosexuel ou la difficulté de s'exprimer de Copi – Mise en scène Raphaël Bouvet - le13 juin à 20h30 et le 14 juin à 19h30 - Théâtre 13, 103A boulevard Auguste Blanqui 75013 Paris - Métro Glacière – Réservation : 01 45 88 62 22 - Tarifs de 8 à 15 euros.

source e-llico

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Rédigé par Michael

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Publié le 25 Mai 2008

Education physique
Pipe «Elève libre», leçons de sexualité à un ado par des libertins libertaires.
GÉRARD LEFORT
QUOTIDIEN : jeudi 22 mai 2008
Quinzaine des réalisateurs Elève libre de Joachim Lafosse avec Jonas Bloquet, Jonathan Zaccaï, Yannick Renier… 1 h 45. Sortie le 17 septembre. 

Elève libre est le troisième film secouant du Belge Joachim Lafosse. Le sujet n’est pas des plus aimables qui entend régler des comptes avec, c’est de saison, la génération des enfants de Mai 68. On peut en effet voir ce film comme un conte moral qui empoigne la question de l’héritage par la queue.

Ça n’est pas une métaphore car le cul est un souci pour Jonas, adolescent de 16 ans très à cran sur sa première fois. Qui aura lieu assez vite avec une fille de son âge, comme ça se passe généralement à cet âge, vite fait et pas forcément bien. La routine. Sauf que trois adultes vont se pencher sur son expérience et en faire un cas d’école.

En l’absence de sa mère, Jonas est hébergé par un couple d’amis, Nathalie et Didier, la belle trentaine, et par Pierre, à la frontière des 40 ans. Des libertins libertaires qui ne font pas que parler de cul mais le pratiquent, à deux, trois ou plus. La liberté est également dans leurs propos quand, le soir, à table, la conversation roule sur les débuts de Jonas. Les plaisanteries fusent et bientôt les conseils pratiques. «Tu fais ça comment ? Dans quelle position ? Est-ce que tu prends du plaisir ?» Jonas ne répond pas grand-chose mais manifeste un intérêt curieux. D’autant que cette pédagogie est doublée d’une autre.

Bras de fer. Pierre est professeur de mathématiques, et il va aider Jonas à préparer un examen de rattrapage qui lui évitera de se trouver reléguer dans un lycée technique qu’il estime destiné aux losers. Dès lors ce sont deux sortes d’enseignement qui entrent en bras de fer : l’apprentissage de la vie et l’enseignement scolaire. L’un n’excluant pas l’autre. Car le film négocie un virage très serré quand les trois adultes conçoivent d’initier Jonas à de nouveaux plaisirs. En commençant par l’art de la pipe enseigné en fin d’une soirée qu’on suppose arrosée par l’experte Nathalie. Mais comme Jonas pour cette leçon a les yeux bandés, Didier, le compagnon de Nathalie, la remplace à la tâche. Le cadre est resserré sur le visage de Jonas qui visiblement apprécie.

Le debriefing au petit déjeuner sera fait sur le mode du glaçon dans le slip, Pierre révélant à son élève que c’est un homme qui l’a sucé. L’adolescent est légèrement songeur mais pas plus que ça.

On se croit alors embarqué dans une bluette à peine porno soft sur l’air de You’re Sixteen, You’re Beautiful and Your Mine. Mais heureusement bien des complexités singularisent le propos. Par exemple, le personnage de Delphine, la petite amie de Jonas, qui lors d’un dîner doit subir les vannes lourdingues du comité central du sexe. La jeune fille, on en ferait autant, se casse. Jonas ne fait pratiquement rien pour la retenir et reprend sa place à table avec un intriguant sourire. Comme les rapports entre l’élève et son professeur vont, eux aussi, virer aux travaux pratiques sexuels, la question se pose quant aux abîmes qui le hantent.

Pour faire l’affaire de cette subtilité, il fallait un acteur grand genre. Bingo avec Jonas Bloquet, blondinet mais école Fuck le Petit Prince ! Ses silences et son regard sombre sont des plus éloquents. De même pour Jonathan Zaccaï (Pierre), qui campe à merveille le pédé mais pas trop, «qui n’aime pas les hommes qui jouent aux femmes».

Moralisme. Le propos est moraliste puisque Jonas renvoie les «vieux» dans les cordes du «trop c’est trop». Une scène désagréable dit même que pour les aficionados du cul, la chair est triste, hélas. Mais pourquoi pas quand on n’a qu’un moralisme vieux jeu pour se protéger d’être seulement une chair tendre pour prédateurs vaguement sadiens.

Nettement plus passionnant, ce film est aussi une morale. Il ne dit pas que Jonas est peut-être le plus tordu des caractères, mais par la porte entrouverte,il laisse filtrer un rayon atomique qui vitrifie le cliché de l’âge tendre et innocent.

source libération

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Rédigé par Michael

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Publié le 25 Mai 2008

Volker Schlöndorff va adapter un roman sur une gigolo lesbienne

Le cinéaste allemand Volker Schlöndorff, Palme d'or à Cannes en 1979 pour Le Tambour, va adapter Gigola, le sulfureux roman de Laure Charpentier, censuré lors de sa sortie en 1972 en raison de scènes trop érotiques pour l'époque. Il y est question du parcours d'une gigolo lesbienne dans le Pigalle des «garçonnes»: un sujet qui serait ainsi abordé pour la première fois au cinéma. Asia Argento y interprètera le rôle principal, vendant ses charmes et claquant son argent jusqu'au jour où elle tombe amoureuse. Elle aura pour clientes, entres autre, Marisa Berenson et Marisa Paredes. Le tournage à Paris débutera en novembre.


source têtu

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Rédigé par Michael

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Publié le 25 Mai 2008

Rédigé par Michael

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Publié le 22 Mai 2008

 

CINEPRIDE

5e FESTIVAL DE FILMS GAYS ET LESBIENS DE NANTES

DU 21 AU 27 MAI 2008

Organisé avec le Centre Lesbien, Gay, Bi & Trans de Nantes

http://www.katorza.fr/

Jeudi 22 Mai

18h00

 

TICK TOCK LULLABY - vo  stf

Film britannique de Lisa Gornick (2006/1h13) avec Lisa Gornick, Raquel Cassidy

A Londres, un couple hétérosexuel, un couple lesbien et une working girl célibataire sont titillés par le désir d’enfant. Sasha et Maya, le couple de femmes, part à la quête du donneur idéal dans le fog de Londres. Une quête épique, forcément … Ces prétendants au rôle de parent sont assaillis de questions intimes, loufoques, stressées …

 

19h45

 

REFLETS DANS UN OEIL D’OR - vo  stf

Film américain de John Huston (1967/1H46) Avec Marlon Brando, Elizabeth Taylor, Brian Keith, Julie Harris

Dans une garnison américaine, un capitaine (M. Brando) refoule son homosexualité. Laissant sa femme (E. Taylor) se consoler dans d’autres bras, il épie un jeune soldat dont l’étrange manie est de chevaucher la nuit, nu, dans la forêt voisine…

22h10

 

CRUISING - vo  stf    Int-16 ans

Film américain de William Friedkin (1980/1h40) avec Al Pacino, Karen Allen, Paul Sorvino

La police new-yorkaise enquête sur deux meurtres d'homosexuels appartenant à la tendance sado-masochiste, qu'elle pense être dus au même tueur. Le capitaine David Edelson, chargé de l'affaire, propose à un jeune policier en uniforme, Steve Burns - qui possède les caractéristiques physiques des victimes - d'infiltrer la communauté gay. Comme il ambitionne de devenir "enquêteur", Steve, voyant la possibilité d'une rapide promotion, accepte, en dépit du danger qu'il encourt.
Installé dans un appartement de Greenwich Village, Steve fréquente toutes les nuits les lieux de rendez-vous homosexuels : bars, discothèques, boîtes de nuit, jardins publics.
L'assassin, habillé d'un blouson de cuir à pièces métalliques cliquetantes, porteur d'une casquette de motocycliste et le visage dissimulé derrière des lunettes de soleil, frappe par deux fois encore..

Dans le cadre de l'Absurde Séance


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Rédigé par Michael

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Publié le 21 Mai 2008

Dans l'épisode 17, le couple gay de Wisteria Lane organisent une "Commitment Ceremony" (une sorte de mariage mais non reconnu par la loi)








Gale Harold a fait son apparition dans la toute dernière minute du tout dernier épisode de la saison 4 de Desperate Housewives.

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Rédigé par Michael

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