Publié le 12 Janvier 2019

Des répliques cultes, un humour ravageur et une vision acérée et inclusive de la société font de «The Bisexual », de Desiree Akhavan, une vraie réussite.

La série The Bisexual, de Desiree Akhavan créée pour Channel 4 et diffusée sur Canal+ en France est un modèle du genre. Centrée sur le personnage de Leila, ses amours, ses plans cul, sa difficulté à s’engager, son coloc chelou et son boulot, The Bisexual ouvre le champ des représentations avec humour et délicatesse. Komitid vous dit pourquoi il ne faut pas passer à côté de ces six épisodes en cinq points.

1. Desiree Akhavan, icône bie

New yorkaise d’origine iranienne, Desiree Akhavan s’est faite connaître par sa web-série The Slope avant de réaliser deux longs métrages aux Etats-Unis : Appropriate Behaviour (2012), son premier film dans lequel elle interprétait elle-même Shirin, le personnage central qui a de nombreux points communs avec Leila, héroïne de The Bisexual et Come as you are, qui mettait en scène Chloé Grace Moretz en ado lesbienne forcée à suivre une thérapie de conversion dans les années 90, Grand Prix à Sundance et sorti en France l’été dernier. Dans les deux cas, ses personnages sont des versions d’elle-même qui trahissent peu sa réalité. Vous avez dit concernée ?

2. Les bisexuelles, ces invisibles

On ne peut pas dire que le sujet de la bisexualité féminine soit le plus traité par le cinéma ou par les séries, et c’est rarement le thème central. Même si Desiree Akhavan affirme dans une tirade à la fois drôle et touchante sa détestation du terme, la série s’évertue à multiplier les situations inconfortables pour les bi.e.s, qui essuient les critiques des hétéros pour leur supposée « inconstance »amoureuse et celles des homos pour leur « trahison à la cause ». La trentenaire n’épargne pas les discours rebattus et les phénomènes sociologiques comme une certaine mode qui consiste à se définir comme queer, « comme tous les moins de 25 ans ! » ironise-t-elle dans le troisième épisode.

3. Les relations humaines, combien de possibilités ?

The Bisexual doit beaucoup sa réussite à une vision fine – alliée à un humour ravageur– des relations entre les êtres dans le Londres branché. Lors du premier épisode, Leila (Akhavan) refuse la demande en mariage de Sadie, sa petite amie de longue date (et plus âgée) avec qui elle a monté une start up et envisage la possibilité d’explorer son attirance pour les hommes. Elle s’installe en colocation avec Gabe, un écrivain-prof-loser qui craque pour une de ses étudiantes et dont elle devient la confidente. Les interconnections vie privée-vie pro induites par les ambiances faussement cool des start-up londoniennes, l’amitié, les relations toxiques, les coups d’un soir et la découverte du sexe avec les hommes, la série parvient à traiter tous ces sujets avec une légèreté et une profondeur confondantes. La clé ? Une vision acérée et inclusive de la société (en termes de sexualités et d’origines) et une règle qui consiste à n’éviter aucun tabou. L’épisode 5, un long flashback en 2005, élargit notre vision des personnages en mettant en scène la rencontre de Leila avec Sadie, mais aussi avec Deniz, sa meilleure amie un peu butch. Elle permet également de comprendre le problème majeur de Gabe : sa relation d’interdépendance clairement toxique avec sa sœur qui se prend pour sa mère.

4. Réalisation et écriture au cordeau

Désiree Akhavan, over-showrunner, réalise les six épisodes que compte cette première saison qu’elle a coécrite avec sa complice depuis toujours Cécilia Frugiuele. Et il faut se rendre à l’évidence, la série est une réussite sur les deux points. Si The Bisexual est humoristique et multiplie les saillies drôlissimes s’inscrivant ainsi dans la veine de la série Girls (Akhavan y a travaillé comme comédienne aux côtés de Lena Dunham dans la saison 4), elle n’en est pas moins émouvante au détour d’un plan fixe sur un visage qu’on laisse durer le temps qu’il faut ou de séquences hyper malignes qui font passer personnages et spectateur.trice.s au diapason, d’un rire moqueur à une véritable émotion. Que ce soit lors d’une performance artistique répétitive perçue comme grotesque, puis finalement émouvante, pendant un spectacle d’enfants chez des ami.e.s où l’on passe de la gêne au sourire complice, ou en plein photobombing délirant dans une soirée chiante, cette façon de laisser durer les scènes fonctionne merveilleusement bien dans un format d’épisode pourtant plutôt court (30mn).

5. Des répliques qui claquent

C’est l’un des secrets de fabrication des séries au format sitcom, les répliques doivent être drôles, bien senties et d’une efficacité redoutable. Quelques phrases issues uniquement de l’épisode 1) ? « Tu baises pas comme tu écris »(l’étudiante à Gabe, l’écrivain), « Qu’avez-vous pensé de La Vie d’Adèle, est-ce une juste représentation des lesbiennes ? » (Gabe mal à l’aise lors de sa première soirée dans un bar lesbien), « Pourquoi moi ? Je ressemble à une lesbienne ? » (le premier homme avec lequel Leila pensait pouvoir coucher quand elle lui explique qu’elle n’a connu que des femmes sexuellement mais qu’elle est bi), et enfin, notre préférée, « La bisexualité est un mythe, elle a été créée par la pub pour vendre de la vodka aromatisée à la fraise » (Leila).

The Bisexual, Saison 1 (6 épisodes), diffusée sur Canal+, Channel 4 et Hulu.

Source Komitid

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay, #bisexualité

Repost0

Publié le 12 Janvier 2019

Il y a deux ans, Matthieu Delormeau faisait son coming-out dans "Touche pas à mon poste". Un aveu qui l'a libéré comme il l'a confié dans l'émission du jeudi 10 janvier 2019. Le chroniqueur de Cyril Hanouna a toutefois admis que, depuis, il vivait dans la peur.

Matthieu Delormeau s'est livré à coeur ouvert dans Touche pas à mon poste(C8), jeudi 10 janvier 2019. Cyril Hanouna et son équipe ont notamment évoqué le coming out à la télévision, un sujet qui a particulièrement touché l'ancien animateur de NRJ12.

Matthieu Delormeau, qui ne cache pas sa préférence pour les hommes, a en effet admis qu'il était heureux d'avoir révélé qu'il était homosexuel dans TPMP. Il n'a toutefois pas caché que, depuis son coming out, il recevait de nombreux messages de haine sur les réseaux sociaux ou par SMS. "Ce qui est sûr, c'est que derrière, je n'imaginais pas ce que je vivrais tous les jours, a expliqué Matthieu Delormeau qui a ensuite indiqué qu'il recevait 50 SMS d'insultes par jour et s'être déjà fait agresser. Deux fois dans la rue, je me suis fait agresser. Une fois je me suis fait sortir d'un taxi, c'est très violent, c'est très dur. Je fais souvent des captures des messages en me demandant ce que je pourrais en faire."

"Ce qui me fait le plus de mal aujourd'hui, c'est de me rendre compte à quel point c'était difficile à vivre, à quel point j'ai peur parfois quand je sors du parking parce que c'est compliqué. On a peur de se faire agresser", a poursuivi le chroniqueur de 44 ans. Cyril Hanouna a confirmé que Matthieu Delormeau était particulièrement effrayé ces derniers temps et qu'il l'appelait souvent le soir. "Je me dis que sur les 500 qui envoient des menaces dans la semaine, il y en a bien un, un jour, un fou, qui va m'attendre devant et qui pourra me faire très mal. (...) Si j'en avais les moyens, je vous promets qu'aujourd'hui je prendrais un garde du corps parce que je sais qu'un jour, ça va m'arriver. (...) Je vis dans la peur depuis deux ans. Je n'imaginais pas un jour à mon âge vivre dans la peur. C'est très dur", a conclu Matthieu Delormeau.

Du côté des audiences, TPMP a rassemblé 1,24 million de téléspectateurs hier soir (soit 5,1% de part de marché).

Source purepeople

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #people, #homophobie

Repost0

Publié le 12 Janvier 2019

Voir cette publication sur Instagram

It’s been 1 year since @hrhblakeknight asked me to marry him in Iceland on the most beautiful trip and the most beaufitul day of my life to date. I’ll never forget your face in that moment when you got down on one knee. Love, nervous, and excited (Obv, I was going to say yes) all rolled into the love of my life. Everyday with you is filled with joy and laughter. (even when we get heated every night over who has to get out of bed to turn off the hall light). . . 8 years! In a little over a month it’ll be 8 years together. Those being packed full of ups and downs. (90% ups) I’ll always be thankful that you walked into my 24 hour resturant when I first moved to LA. I was a waiter aspiring to be an actor. You were an assistant aspiring to be a writer. Now look at us! Living the dream together. Finding the strength in our unity with the loss of Orion. To finding out on my birthday in the dirty parking lot behind the resturant I worked at (at that time) that I lost my first big job / cut to you holding me later that night whipping away my tears and telling me it was only the beginning. You’ve never faltered in being a supportive, loving, stubborn, sensitive rock in my life. Here’s to another 100 years of traveling the world, stealing your socks and loving our babies, whether their dog babies or actual babies. I’ll love you forever. Happy anniversary, my darling. . (P.s. I’m getting my scarf out of my face in the engagement photo. Not clutching my pearls)

Une publication partagée par Garrett Clayton (@garrettclayton1) le

Quelques mois après avoir fait son coming out, le jeune acteur américain Garrett Clayton vient de dévoiler sur Instagram qu'il s'est fiancé avec son compagnon, Blake Knight. Le mariage est donc au programme pour l'ex-star des écuries Disney.

Cachottier Garrett Clayton ! L'acteur de 27 ans a utilisé son comte Instagram, jeudi 10 janvier 2019, pour révéler à ses 1,5 million d'abonnés qu'il était fiancé... depuis un an ! Le jeune homme a posté plusieurs photos de lui et de son amoureux Blake Knight.

"Voilà un an que @hrhblakeknight m'a demandé de l'épouser en Islande lors du voyage le plus incroyable et magnifique que j'aie fait de ma vie, jusqu'à présent. Je n'oublierai jamais ton visage à ce moment précis, quand tu as posé un genou à terre. Amoureux, nerveux et surexcité (de toute évidence j'allais dire oui). Chaque jour avec toi est rempli de joie et de rires (même quand chaque nuit nous nous battons pour savoir qui va devoir sortir du lit pour aller éteindre la lumière du couloir)", a écrit Garrett Clayton.

L'acteur, révélé par ses téléfilms Teen Beach Movie pour Disney Channel, avait fait son coming out l'an dernier, mais il est en couple avec cet homme depuis huit ans. Avec son futur mari, Garrett Clayton veut que cela dure toute la vie. "Je lève mon verre aux 100 prochaines années, à voyager partout dans le monde, à voler tes chaussettes et à aimer nos bébés, que ce soit des bébés chiens ou de vrais bébés. Je t'aimerai toujours", a-t-il ajouté en légende.

L'acteur est attendu dans les films Killing Games, The Adventures of Bunny Bravo et Peel.

Par  Thomas Montet pour purepeople

 

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #people, #mariage gay

Repost0

Publié le 12 Janvier 2019

Jeudi 10 janvier 2019, le chanteur Kevin Fret a été assassiné à Porto Rico, dévoile le site "Billboard". Le jeune homme, âgé de seulement 24 ans, a succombé à ses blessures après avoir été visé par balle.

Kevin Fret, qui était le premier artiste latino ouvertement homosexuel à faire du trap rap (un genre musical), a donc perdu la vie après avoir été visé par des tirs. Il circulait à moto du côté de Santurce, un quartier de San Juan, à Porto Rico.

Billboard, qui reprend des informations de El Nuevo Dia, dévoile que le chanteur de 24 ans était à moto aux alentours de 5h30 du matin lorsqu'il a été tué par balle. Kevin Fret n'est toutefois pas mort sur le coup mais il a succombé à ses blessures peu après avoir été admis au Medical Center of Río Piedras.

Le manager du chanteur, révélé en avril dernier par le titre Soy Asi et qui avait aussi fait un featuring sur le titre Diferente avec Mike Duran, a publié un communiqué. "Kevin avait une âme artistique, c'était un grand coeur rêveur. Sa passion, c'était la musique et il avait encore tant à faire. Cette violence doit cesser. Il n'y a pas de mots pour décrire ce sentiment que nous avons et cette douleur qui nous habite de savoir qu'une personne avec tant de rêves a dû s'en aller. Nous devons tous nous unir en ces temps difficiles et demander plus de paix pour notre bien-aimée Porto Rico", a-t-il déclaré.

Pour l'heure, le crime homophobe n'a pas encore été déterminé, une enquête est en cours.

Thomas Montet pour purepeople

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #people

Repost0

Publié le 10 Janvier 2019

Nos corps sont vos champs de bataille :

Le long-métrage documentaire d’Isabelle Solas, Nos corps sont vos champs de bataille, va vous amener au cœur d’une réalité crue : celle d’un collectif trans à Buenos Aires et de son combat pour exiger un autre ordre du monde.

Claudia, Violeta et leurs camarades disent d’eux même qu’ils sont travestis, préférant ce terme à celui de transgenre, pour ce qu’il amène de dissident et de flou. Ils vivent en Argentine, le premier pays au monde qui distingue le genre du sexe : la Loi de l’Identité de Genre promulguée en 2012 permet à chacun de choisir son genre sur ses papiers d’identité, indépendamment du sexe biologique.

Malgré cette loi révolutionnaire, la société argentine reste très conservatrice et les corps désobéissants des personnes trans sont sacrifiés à la violence patriarcale. La communauté subit en effet la persistance de discriminations, elle vit sous une menace permanente et elle compte ses morts, toujours plus nombreux.

Tout au long du film, en revendiquant leur présence dans des espaces qui leur tournent le dos, les personnages du film nous proposent d’autres chemins que celui de la norme

A travers cette communauté en deuil et ces chemins individuels de lutte, le film dresse le portrait d’un collectif qui ne lâche rien. Forcé de vivre au présent tout en se battant pour l’avenir avec passion, il crée de nouveaux modes de résistance. Nourri par la manière très singulière dont il tisse des liens entre le désir intime et le politique, il redessine en permanence nos façons d’interagir à tous.

 

Un appel au crowdfunding pour le documentaire, Nos corps sont vos champs de bataille.

Le film se présentera sous la forme d’un long métrage documentaire de 80 minutes, tourné au plus près de ses personnages, avec un traitement cinématographique ; la narration ne sera pas forcément linéaire mais elle sera captivante, et une grande attention sera portée à l’image et au son. Malgré la gravité de son sujet, le film se veut à l’image de ses personnages, inquiets mais combatifs, pleins d’humour et d’espoir.

Isabelle Solas et son producteur, David Hurst de Dublin Films, rêvent de voir le film sortir en salles, en France et ailleurs dans le monde. Vous avez aujourd'hui la possibilité de faire de ce projet une réalité.

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #Trans&transgenre, #Documentaire, #crowdfunding

Repost0

Publié le 10 Janvier 2019

Troye Sivan vient de publier la vidéo de sa chanson synthpop, Lucky Strike.

Dans le clip réalisé par Emma Westenberg, l'auteur-compositeur-interprète australien tente d'attirer l'attention d'un beau jeune homme, et réussit (nous pensons), car il finit par avoir un moment d'intimité avec lui sur un bateau.

Lucky Strike est le cinquième extrait de Bloom, le deuxième album de Troye, acclamé par la critique, qui suit des titres tels que My My, The Good Side, Dance With This (avec Ariana Grande) et le titre.

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #Musique gay

Repost0

Publié le 10 Janvier 2019

La série reviendra sur Netflix en février.

La famille Alvarez est de retour, dans la bande-annonce de la saison 3 d'Au fil des jours (One Day at a Time). Les 13 épisodes seront diffusés sur Netflix le vendredi 8 février prochain.

Sur la vidéo, on retrouve Melissa Fumero et Stephanie Beatriz, qui arriveront pour jouer les cousines de Penelope, Estellita et Pilar. De même on verra Gloria Estefan, qui interprétera le rôle de Mirtha, la sœur de Lydia. 

D'autres guest stars sont déjà annoncées, comme Danny Pino (qui sera le frère de Penelope, Tito), Joe Manganiello (le frère de Max), Alan Ruck (Père Lawrence)...

Source première

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay, #lesbien, #Netflix

Repost0

Publié le 10 Janvier 2019

La trilogie superhéroïque de M. Night Shyamalan se termine en beauté avec Glass, synthèse improbable mais séminale d’Incassable et de Split.

La fin de Split, amusante relecture Blumhouse (entendez, ironique, méta et cracra) des films de superhéros, nous avait laissés KO. On y voyait Bruce Willis, toujours aussi hiératique, observer d’un œil sévère cabotiner James McAvoy. D’un coup, en un plan “shyamalanesque” (caméra à mi-hauteur cadrant furtivement le personnage), la mythologie Incassable nous revenait en pleine figure. David Dunn, le Superman près de chez vous, était de retour, prêt à affronter La Bête, la personnalité la plus flippante du schizophrène XXL Kevin Wendell Crumb. Restait à intégrer à l’équation Elijah Price, l’homme de verre, incarné par le charismatique Samuel L. Jackson dans le film séminal d’origine. Séminal ou simple élément d’un puzzle dont les pièces majeures seraient contenues dans Glass, clef de voûte du Shyamalan Universe ?

Shyamalan an III
Les vingt premières minutes sont la suite directe de Split avec David Dunn, désormais épaulé par son fils Joseph (joué par le même acteur, à 19 ans de distance), qui traque La Bête, ravisseur de quatre pom pom girls enchaînées dans une bâtisse désaffectée. James McAvoy fait de nouveau le show, en passant de l’enfant zozoteur à la maîtresse-femme ou au doctorant avec un plaisir partagé. De son côté, Bruce Willis débite ses dix dialogues du film avec le ton monocorde qui le caractérise. L’affrontement a finalement lieu. Il se révèle aussi spectaculaire  qu’une engueulade dans un Nuri Bilge Ceylan et se clôt d’ailleurs par une capture en bonne et due forme par les forces de police. Bienvenue chez Shyamalan, le vrai, celui d’avant les bides colossaux et le trompeur mais réjouissant Split -qui devait répondre aux canons du style Blumhouse ; celui des longs tunnels de dialogues méta et existentiels et des plans énigmatiques où se loge l’imaginaire du spectateur. 

Les comics c’est moi
Place désormais  à l’asile, décor principal de Glass dans lequel Dunn et Crumb vont retrouver Elijah Price, mutique et cloué dans son fauteuil. « Mon film tente l’amalgame entre Superman et Vol au-dessus d’un nid de coucou », nous déclarait récemment Shyamalan -lire sa passionnante interview dans le numéro de Première actuellement en kiosques. De fait, tous les éléments du film d’asile sont en place : les décors désincarnés, les aide-soignants brutaux, l’infirmière mielleusement sadique. Pas une infirmière, pardon, une psy : interprétée par Sarah Paulson, cette Ellie Staple va tenter de nous faire gober, ainsi qu’aux trois larrons, que le superhéroïsme n’existe pas, que ce n’est qu’une vue de l’esprit malade de ses patients. Shyamalan poursuit sa déconstruction de la mythologie comics entamée dans Incassable où David Dunn ne se résolvait pas à accepter sa condition sur laquelle Elijah Price lui ouvrait les yeux. Tout cela était-il donc faux ? Simple mascarade découlant de nos envies de bravoure ou de nos délires mégalomanes, alimentés par le hold-up des comics sur la pop culture ? En filigrane, Shyamalan tacle Marvel et DC qui ont dévoyé l’esprit troupier et innocent des comics pour en faire des symboles de la toute-puissance américaine. Ce faisant, il se place en véritable gardien du temple, quitte à agacer -ce sera certainement le cas.

Supertwist
À la faveur d’un dernier tiers, consacré à la tentative d’évasion des trois inséparables (malgré eux), Shyamalan s’autorise un twist dont il a le secret. Un twist moins surprenant que raccord avec sa vision d’un monde gouverné par les peurs enfantines et la croyance dans des histoires à dormir debout. Glass est bien le grand film méta attendu, le commentaire sur la filmo de Shyamalan en même temps que la fermeture bouleversante d’une parenthèse cinématographique dont on n’a pas fini d’explorer les mystères et les significations souterraines.

Glass, en salles le 16 janvier

Source première

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay

Repost0

Publié le 10 Janvier 2019

L'humoriste et comédien Jeanfi Janssens est-il un coeur à prendre ? Celui qui a connu plusieurs histoires d'amour, dont une qui lui a coûté beaucoup de sous, a répondu aux question d'Anne Roumanoff sur Europe 1, mercredi 9 janvier 2019.

Invité de l'émission Ça fait du bien, Jeanfi Janssens a accepté de parler de sa vie privée. L'ancien steward de chez Air France, ouvertement homosexuel, a mis les choses au clair concernant sa situation amoureuse : il est célibataire et compte le rester.

Alors que tout le monde (ou presque) cherche le grand amour, le sympathique Jeanfi Janssens a pour sa part fermé la boutique ! Temporairement. "L'amour est un petit peu en stand-by. (...) Je me suis rendu compte qu'à chaque fois que je suis avec un mec, je suis dans l'abnégation de moi-même, je fais tout pour l'autre et là pour une fois que je pense à moi, ça marche. Donc je ne vais pas laisser un mec gâcher tout ça. Pour l'instant, je fais tout pour ne rencontrer personne", a confié l'humoriste et candidat malheureux de la dernière de Danse avec les stars.

À 45 ans, l'humoriste, qui cartonne sur scène avec Jeanfi décolle, veut donc prendre du temps pour lui après avoir traversé plusieurs ruptures. L'humoriste s'est plusieurs fois épanché sur le sujet auprès de ses camarades des Grosses Têtes sur RTL. On avait ainsi pu entendre ses anecdotes sur sa relation avec un certain Mustapha ou encore sur cet ex qui avait pris des crédits à son nom, lui laissant de grosses dettes...

Par  Thomas Montet pour purepeople

 

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #people

Repost0

Publié le 10 Janvier 2019

 

DOGS OF BERLIN

Depuis 2018 / 52min / Policier, Thriller
Nationalité Allemagne
Après un meurtre politiquement sensible, deux inspecteurs que tout oppose doivent faire équipe pour affronter la pègre berlinoise et leurs propres activités illégales.
 
Diffusion sur Netflix
 

Avec fahri yardım dans le rôle d'Erol Birkan, un flic gay

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay, #Netflix

Repost0