Publié le 25 Septembre 2019

Déjantée, colorée, débridée, cette comédie loufoque, mais toujours pertinente, est une réussite.

Début 2018, Ryan Murphy signait un deal massif avec Netflix, pour écrire, produire et développer de nouvelles séries pour la plateforme. Un an et demi plus tard, voilà la première mouture de cette collaboration :  The Politician, une dramédie férocement originale, satire du monde politique se déroulant dans l'univers du lycée.

L'histoire suit Payton Hobart (Ben Platt), riche élève de Santa Barbara en Californie, qui pressent depuis l’âge de 7 ans, qu’il deviendra un jour Président des États-Unis d’Amérique. Toute sa vie a donc été guidée par ce but ultime. Et alors qu'il entre en Terminale, le voilà face à une étape cruciale de son parcours idéal vers la Maison Blanche : devenir Président du conseil des Etudiants du lycée Saint Sebastian avant de s’assurer une place à Harvard...

Difficile de classer The Politician dans une seule catégorie. Comme souvent, Ryan Murphy s'amuse à mélanger les genres. On est clairement dans la comédie loufoque, avec cette lumière chatoyante, ces décors plus beaux que nature et ces costumes particulièrement chamarrés. On est également dans le drame, parce que l'histoire parle de suicide, d'abandon, de divorce, de maltraitance. On est un peu dans Glee aussi, avec cette ambiance lycéenne farfelue, autour de cette interminable quête d'identité. Enfin, The Politican rajoute une petite note de Music-hall, puisqu'il y a, au fil de la première saison, 2 ou 3 chansons magistralement interprétées par Ben Platt, l'acteur principal, qui est habituellement une star de Broadway.

C'est d'ailleurs pour lui que Ryan Murphy a écrit la série et il vrai que le jeune homme (clairement un peu trop vieux pour jouer les lycéens, mais tant pis) sait jouer avec brio sur tous les tableaux. Il est le cœur battant de cette histoire burlesque, qui repose grandement sur la performance du casting (de Jessica Lange à Zoey Deutch en passant par Gwyneth Paltrow). Tous ces personnages cartoonesques n'ont pas vocation à être réalistes. Ils sont volontairement énormes. Comme dans un film de Wes Anderson, vers qui Murphy et ses auteurs lorgnent manifestement.

D'une créativité folle, jamais avare de rebondissements, jamais ennuyeuse et rythmée par des épisodes courts et efficaces, la série réussit à nous passionner pour l'élection du Président du lycée, en jouant à fond la carte de la satire politique du XXIe siècle, avec ses calculs vicieux, ses stratégies douteuses, ses mises en scènes ridicules et ses sondages improbables, omniprésents. Un peu grossière par moment, la caricature va en se complexifiant et finit par faire mouche. L'épisode consacré "au votant" est une petite merveille en soi. Au fur et à mesure que l'élection approche, ces personnages ubuesques gagnent en épaisseur. La pantalonnade devient plus forte, plus sérieuse aussi. Et la fin de la saison prend ainsi un virage plus nuancé, ouvrant de belles et excitantes perspectives pour la saison 2 déjà commandée par Netflix.

The Politician, saison 1 en 8 épisodes - Disponibles sur Netflix le vendredi 27 septembre 2019.

par Charles Martin pour première

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Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay, #Netflix

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Publié le 25 Septembre 2019

« Ne croyez surtout pas que je hurle », de Frank Beauvais : un journal intime en forme de bombe à fragmentations

« Ne croyez surtout pas que je hurle», de Frank Beauvais, est un chef d’œuvre intime et politique, une bombe d’émotions, un geste déchirant.

Réalisateur, gay, précaire, Frank Beauvais raconte un an de sa vie dans un premier long métrage saisissant. Voix off blanche et mots déchirants de sincérité épousent des plans courts, des fragments issus de près de 400 films parmi les milliers visionnés par le cinéaste cinéphile, isolé dans un petit village alsacien après une rupture amoureuse. Un chef d’œuvre intime et politique, une bombe d’émotions, un geste déchirant.

« J’ai quarante-cinq ans. Je vis depuis six ans, en appartement, dans un minuscule et pittoresque village d’Alsace Bossue, situé à une cinquantaine de kilomètres de Strasbourg, au cœur du Parc Régional des Vosges du Nord. Je me suis séparé, il y a de cela sept mois, du compagnon avec lequel nous avions décidé de nous installer là, dans le but de vivre à proximité de la nature et de nous loger plus confortablement que nos revenus ne nous l’autorisaient à Paris… ».
C’est avec ces mots que s’ouvre Ne croyez surtout pas que je hurle, premier long métrage de Frank Beauvais, et, soyez prévenu.e.s, vous n’en sortirez pas indemnes ! Réalisateur de courts métrages qui a bourlingué dans la création audiovisuelle, Franck Beauvais est accro au cinéma, aux images.

Fardeau salvateur

Contradictoire, cette addiction agit comme un fardeau salvateur car cette dépendance sera son salut. C’est à partir des images composites vues en 2016 que le film se construit : des plans brefs qui se succèdent à un rythme soutenu pendant que la voix du réalisateur raconte une année de sa vie, 2016, une année particulière, une année pour sortir de la dépression. Mais jamais le récit d’une dépression n’a été aussi revigorant et porteur d’espoir que ce journal en images évocatrices qu’offre au monde Frank Beauvais.

L’auteur-réalisateur, qui se décrit avec humour comme un « Vernon Subutex des sous-bois », évoque ses problématiques personnelles, l’éloignement, l’isolement, la difficulté de vivre après une rupture, la mort de son père, ses problèmes de santé et ses addictions mais également ce qui le retient de quitter son écran, les images qui l’absorbent et l’empêchent de reprendre une place dans une société dont la violence l’effraie et le révolte.

Le monde de 2016, ce sont déjà des réfugiés morts en Méditerranée mais aussi l’attentat homophobe d’Orlando, l’état d’urgence, les Nuits Debout, la loi travail ou la mort de Prince. La force du film, c’est la façon dont les images et le texte coexistent, dialoguent, se répondent et se nuancent mutuellement créant une matière inédite faite de recul, d’humour, de résistance, de remise en question et de pudeur.

Plus qu’un film, « Ne croyez surtout pas que je hurle » agit comme une bombe à fragmentations.

Plus qu’un film, Ne croyez surtout pas que je hurle agit comme une bombe à fragmentations. Ce n’est qu’après coup qu’on réalise à quel point chaque seconde, chaque mot, chaque image, s’est glissé imperceptiblement au plus profond de nos chairs et qu’on a de la chance d’être encore en vie. On sort le cœur lourd, l’œil humide, la gorge nouée mais avec une folle envie de croire à nouveau en l’humanité.

En salles le 24 septembre 2019

Source Komitid

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay

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Publié le 25 Septembre 2019

Alors qu'il revient dans les bacs avec le disque "My Name Is Michael Holbrook", disponible dès le 4 octobre 2019, le populaire chanteur Mika se livre dans les pages du magazine "Paris Match", dont il fait la couverture. Il se livre notamment sur sa belle histoire avec Andy...

En 2012, Mika faisait son coming out en pleine apogée de sa carrière. Depuis, le sympathique chanteur de 36 ans a rendu publique son histoire d'amour avec Andy, de son vrai nom Andreas Dermanis. Dans les pages de Paris Match, il évoque son couple avec ses hauts et ses bas... Un entretien mené par Marc-Olivier Fogiel.

De son amoureux, âgé de 34 ans et réalisateur de documentaires et clips, Mika dit le plus grand bien. "C'est une personne face à laquelle j'oublie tout. Les succès, les échecs, la pression, l'avenir", a-t-il confié. Les deux hommes, qui doivent gérer la distance en raison des voyages aux quatre coins du monde du chanteur pour les concerts, la promo ou la télévision, sont en couple depuis une dizaine d'années. Si aujourd'hui tout va bien entre eux, il y a cependant eu des cailloux sur la route... "Il y a eu un moment où Andy et moi nous sommes séparés brièvement. Et c'est elle [sa mère, NDLR] qui s'est battue pendant deux mois pour le faire revenir", a-t-il ajouté. Nul doute qu'il doit être reconnaissant envers sa maman d'avoir mis son nez dans ses affaires.

Si Mika est heureux et assume aujourd'hui pleinement son homosexualité, il y a encore des membres de sa famille qui ne lui parlent plus. Son coming out auprès de ses proches a heureusement été plus simple, notamment avec sa maman. "Andy a une relation très forte avec ma mère. C'est avec lui que j'ai révélé mon homosexualité à ma famille. Nous étions assis dans la cuisine. Ma mère m'a dit : 'Au fond, quelle différence cela fait-il ? Je l'ai toujours su. Si toi, tu ne le savais pas, c'est ton problème'", s'est-il souvenu.

Le nouveau disque de Mika, My Name Is Michael Holbrook, sortira le 4 octobre et il est d'ores et déjà défendu par le premier single intitulé Ice Cream.

 

Par Thomas Montet pour purepeople

L'interview intégrale de Mika est à retrouver dans Paris Match dans les kiosques le 26 septembre 2019.

 

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Rédigé par Michael

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Publié le 25 Septembre 2019

Programmes tv du 28 au 11 octobre 2019 :

Arte

Dimanche 29 à 23h40

Le testament d'Alexander McQueen (doc)

Comment comprendre un génie comme Alexander McQueen ? Avec son style inimitable (une narration enlevée et un regard très aiguisé sur les détails qui font sens), Loïc Prigent retrace l'ébouriffante carrière du designer anglais, brusquement interrompue par son suicide, en février 2010. Le testament d’Alexander McQueen explore ses trois derniers défilés et révèle leur extraordinaire processus de création.

OCs max

Mercredi 2 à 20h40

Qu'est-ce qu'on a encore fait au bon dieu (comédie)

Le retour des familles Verneuil et Koffi au grand complet !
Claude et Marie Verneuil font face à une nouvelle crise.
Leurs quatre gendres, Rachid, David, Chao et Charles sont décidés à quitter la France avec femmes et enfants pour tenter leur chance à l’étranger.
Incapables d’imaginer leur famille loin d’eux, Claude et Marie sont prêts à tout pour les retenir.
De leur côté, les Koffi débarquent en France pour le mariage de leur fille. Eux non plus ne sont pas au bout de leurs surprises… 

 

Ciné+émotion

Jeudi 3 à 20h50

Showgirls (drame)

Sans famille, sans amis et sans argent, Nomi Malone débarque à Las Vegas pour réaliser son rêve : devenir danseuse. A peine arrivée, elle se fait voler sa valise par l'homme qui l'a prise en stop. Perdue dans la ville, Nomi doit son salut à Molly Abrams, costumière au «Cheetah», un cabaret réputé de la ville. Molly lui trouve un job de stripteaseuse dans une boîte où elle fait elle-même quelques extras. Cristal Connors, la vedette du «Cheetah», très attirée par Nomi, la fait engager dans son show où elle gravit rapidement les échelons. Dans les coulisses impitoyables de Vegas, Nomi devient très vite une rivale gênante.

Ciné+premier

à 20h50

D'après une histoire vraie (drame)

Delphine est l’auteur d’un roman intime et consacré à sa mère devenu best-seller.
Déjà éreintée par les sollicitations multiples et fragilisée par le souvenir, Delphine est bientôt tourmentée par des lettres anonymes l'accusant d'avoir livré sa famille en pâture au public.
La romancière est en panne, tétanisée à l'idée de devoir se remettre à écrire.
Son chemin croise alors celui de Elle. La jeune femme est séduisante, intelligente, intuitive. Elle comprend Delphine mieux que personne. Delphine s'attache à Elle, se confie, s'abandonne.
Alors qu’Elle s’installe à demeure chez la romancière, leur amitié prend une tournure inquiétante. Est-elle venue combler un vide ou lui voler sa vie ?

C+cinéma

Samedi 5 à 20h50

Girl (drame)

Lara, 15 ans, rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d’absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est née garçon.

France 2

Lundi 7 à 23h05

Chris aux vieilles Charrues (concert)

Arte

Vendredi 11 à 23h10

David avant Bowie (doc)

L'ascension en dents de scie du jeune prodige Bowie, des débuts discrets de David Jones jusqu'à la renommée mondiale sous les traits de Ziggy Stardust. Des années d'expériences intenses et de visions fondatrices dans un documentaire vibrant.

00h40

Ziggy Stardust and the spiders from mars (concert)

Rediffusion :

 

L'homme blessé le 28 sur ciné+club

Bohemian rhapsody le 28 sur c+cinéma

Ne le dis à personne le 28 sur ciné+frisson

Loue-moi le 29 sur ciné+émotion

Stonewall le 30 sur ciné+émotion

Battle of the sexes le 30 sur ciné+émotion et le 10 sur ciné+club

Rock'n Rolla le 2 sur c+cinéma

Reflet dans un oeil d'or le 2 sur ciné+classic

120 battements par minute le 3 sur ciné+club

Atomic blonde le 7 sur Altice studio

Rafiki le 7 sur ciné+club

The lady boys le 7 sur arte

Masculin féminin le 9 sur ciné+classic

Fleuve noir le 10 sur c+cinéma

La vie d'Adèle le 10 sur Ocs city

 

 

 

Du coté des séries

Instinct (saison 1) sur M6

Victoria (saison 1) sur chérie 25

Marvel's runaways (saison 1) sur Syfy

Swat (saison 2) sur TF1

Gotham sur Warner tv

The Deuce sur Ocs city

Riverdale sur Warner tv

The young pope (saison 1) sur c+séries

American Horror story : 1984 sur c+séries

Brooklyn nine-nine (saison 6) sur c+séries

Jane the virgin (saison 5) sur téva

Killing Eve (saison 1) sur Polar + et (saison 2) sur c+

Dc : legend of tomorrow(saison 3) sur Cstar

 

 

 

The handmaid's tale (saison 3) sur ocs max et (saison 1) sur tf1séries

Une famille formidable (saison 10) sur Nrj12

The walking dead (saison 9) sur ocs choc

Demain nous appartient (saison 1) sur TF1 

Plus belle la vie sur France 3

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Rédigé par Michael

Publié dans #programmes télé gay

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Publié le 23 Septembre 2019

La série de HBO a remporté le prix principal de la soirée, mais c'est Fleabag qui a tout raflé !

La 71e cérémonie des Emmy Awards était diffusée hier soir aux Etats-Unis, et elle a pris un drôle d'accent britannique, avec la victoire aussi méritée que spectaculaire de Phoebe Waller-Bridge, quatre fois récompensée pour Fleabag. Chernobyl aussi a gagné quelques trophées, et Game of Thrones a sauvé l'honneur en remportant le grand prix du Meilleur Drama. Bilan de la compétition : HBO a terminé la soirée en tête avec 34 prix devant Netflix (27) et Amazon (15).

Voici le palmarès LGBT de ces Emmy Awards 2019 :
 
MEILLEUR DRAMA

Game of Thrones 
 

MEILLEURE RÉALISATION POUR UN DRAMA

Ozark, “Reparations” (Jason Bateman) 
 

MEILLEUR ACTEUR POUR UN DRAMA

Billy Porter, Pose 
 

MEILLEURE ACTRICE POUR UN DRAMA

Jodie Comer, Killing Eve 
 

MEILLEURE COMÉDIE

Fleabag 
 

MEILLEURE ACTRICE POUR UNE COMÉDIE

Phoebe Waller-Bridge, Fleabag 

MEILLEUR ACTEUR POUR UNE SÉRIE LIMITÉE OU TÉLÉFILM

Jharrel Jerome, When They See Us 
 

UN SECOND RÔLE POUR UNE SÉRIE LIMITÉE OU TÉLÉFILM

Ben Whishaw, A Very English Scandal 

RuPaul Charles vient de décrocher un sixième Emmy pour plus d'une décennie de travail avec la Drag Race de RuPaul . 

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #Emmy Award, #people

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Publié le 23 Septembre 2019

Dernier round pour les catcheuses !

Les Gorgeous Ladies of Wrestling vont bientôt faire leur tournée d'adieu : la série vient d'être annulée par Netflix mais GLOW ne partira pas sans combattre. La plateforme a commandé une quatrième et dernière saison.

Un renouvellement mérité pour cette belle comédie 80's un peu folle, qui aura donc droit à une conclusion, après une fin de saison 3 très sombre, marquée par la rupture brutale entre Debbie et Ruth.

Cette saison 4 de GLOW sera certaine diffusée en 2020 sur Netflix.

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay, #lesbien, #Netflix

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Publié le 23 Septembre 2019

 

« Port Authority » arrive ce mercredi 25 septembre dans les salles obscures.  Un film élégant et sans compromis qui sous le vernis réaliste, se prend à rêver d’une autre Amérique.

 

En entendant l’artiste transgenre Anohi (ex-Antony and the Johnsons) réinterpréter “If It Be Your Will” de Leonard Cohen, la réalisatrice Danielle Lessovitz a eu l’intuition, le désir d’un film d’amour sur une autre Amérique. La voix singulière de la chanteuse, la rudesse folk des paroles du vieux chanteur, les arrangements lyriques qui se mêlent à la simplicité de la mélodie, il y a là l’écho d’un nouveau monde, une mélancolie inconnue.

Découvrant quelques années plus tard la culture ballroom à son arrivée à New York, Danielle Lessovitz retrouve la même émotion dans “la performance des danseurs au milieu d’une famille intergénérationnelle choisie”. Elle tisse alors un récit amoureux quelque part entre l’Amérique white trash et celle du voguing, la rencontre impossible entre deux mondes qui s’ignorent et se ressemblent pourtant.

 

Le choc de deux Amériques

Largué comme le héros buriné d’un roman brut américain, Paul (Fionn Whitehead, vu notamment dans Dunkerque de Christopher Nolan) a pourtant l’allure frêle, les boucles blondes et le regard bleu d’un chérubin. Lorsqu’il débarque à la gare routière de Port Authority, à New York, il attend. Quelqu’un doit venir le chercher. Il en est sûr. Fiévreusement, il erre, cherche de l’aide, croit encore que sa vie est là, dans la Grosse Pomme.

 

Au loin, sur les marches, une troupe de danseurs noirs “voguent” sans relâche. Une brève confrontation, deux mondes qui s’entrechoquent en bordure de la ville. Paul les regarde, s’étonne, aperçoit la silhouette féminine de Wye. Une rencontre furtive, à peine un regard, qui sonne comme une épiphanie. En quelques minutes, Danielle Lessovitz dessine les contours de son propos – le choc de deux Amériques – entre fascination amoureuse et distance sociale.

« Port Authority est un appel à l’aide » 

Un pays divisé

Paul et Wye finiront par se recroiser, on le sait. Et même par s’aimer. Comme des Roméo et Juliette contemporains, leur histoire a quelque chose d’impensable, de tragique. L’Amérique white trash – racontée sans mépris, sans haine à travers des personnages de petites frappes qui se rêvent entrepreneurs – peut-elle se réconcilier avec l’Amérique queer du voguing ? Pour Leyna Bloom, interprète de Wye et belle révélation du film, “Port Authority est un appel à l’aide, un cri pour que l’Amérique se réveille et se regarde enfin en face. C’est un récit universel, l’histoire d’un amour qu’on pense impossible. Mais, pour une fois, il est au cœur d’une réalité, de ma réalité, celle d’un pays divisé.”

Actrice transgenre afro-américaine, Leyna Bloom défend l’idée d’une sensualité politique, parle d’un film qui “repense les frontières des genres et des histoires d’amour au cinéma” et qui “ose imaginer qu’un autre monde est possible”.

Et c’est peut-être ce qui émeut le plus devant Port Authority. Là où d’autres auraient insisté sur l’écart entre Paul et Wye, Danielle Lessovitz montre par petites touches combien ils souffrent d’un même abandon et combien leurs mondes se ressemblent : deux personnages dé- classés, deux survivants d’un pays vorace où la loi du plus riche règne. Mais, si les maux sont les mêmes, les remèdes diffèrent. Là où la culture ballroom prône une bienveillance, une réinvention de soi par l’art, le monde white trash cherche à dominer, à se mettre au service du pouvoir et répand la haine sociale.

« Il faut arrêter de fantasmer les personnes trans. Il faut revenir à l’humain. » 

Un film brut

“Je crois que le succès de la culture ballroom vient du désir de notre époque de changer, explique Leyna Bloom. C’est une contre-culture, au sens où elle fonctionne à l’inverse de la culture dominante. Elle prône la liberté, l’expression de soi, pas la domination. C’est la preuve que l’on peut renverser l’adversité, que l’on peut faire d’une impasse un lieu de vie et d’imaginaire. C’est une leçon dont le monde a besoin !”

À l’opposé des personnages flamboyants et romanesques de Pose, Leyna Bloom incarne à l’écran une trans libérée du glamour et des fantasmes. “C’est un film cru, un film brut sur un monde qu’on a trop longtemps fantasmé, explique-t-elle avec passion. Il faut arrêter de fantasmer les personnes trans. Il faut revenir à l’humain, raconter des histoires quotidiennes et jouer des personnages à côté de qui vous pourriez vous asseoir dans le métro. J’avais ça en tête durant tout le tournage. Je voulais que Wye me ressemble, qu’elle soit à l’écran comme je suis dans la vie.”

 

« Nous ne sommes pas des créatures »

L’enjeu est primordial pour l’actrice, une façon d’être honnête envers elle- même et envers la portée politique du film : “Il y a une part de spectacle inhérente à la culture ballroom. Mais ce n’est pas que ça, assure-t-elle. Bien sûr qu’il y a de la beauté dans l’exubérance, dans le glamour et la façon dont on façonne son propre corps. Mais je crois aussi beaucoup à la beauté simple des corps au quotidien.

« Nous ne sommes pas des « créatures » ou des fantasmes » 

Si Wye est un personnage fictionnel, l’actrice insiste sur la dimension naturaliste, quasi quotidienne, de son interprétation. “C’est important que le cinéma regarde ma communauté avec honnêteté. Nous ne sommes pas des « créatures » ou des fantasmes ! Défend-elle avec passion. Je veux pouvoir tout jouer, être qui je veux et ne pas me dire qu’en tant qu’actrice trans noire je suis limitée à ce que je suis dans la vie.”

Ces propos résonnent avec le regard de Danielle Lessovitz : aller à l’encontre des clichés et bousculer une vision fantasmée de l’Amérique et de ses marges. À travers l’émotion brute, romanesque et évidente Port Authority, qui voit se rapprocher deux corps, Port de Danielle Authority trouve la solution pour réenchanter un monde désolé.

Source têtu

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Trans&transgenre

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Publié le 23 Septembre 2019

L'acteur a remporté le prix du meilleur acteur principal pour son rôle dans la série « Pose » sur le voguing.

L’artiste Billy Porter a remporté le prix du meilleur acteur principal dans la série Pose pour son rôle de Pray-Tell, ce qui fait de lui le premier acteur ouvertement gay et noir à gagner un Emmy. Son personnage dans Pose, une série sur le voguing à New York, le décrit comme une figure maternelle pour des jeunes LGBT de la scène balloom.

Vêtu d’un magnifique costume Michael Kors orné de 100 000 cristaux, il est une légende de la scène et désormais du petit écran.

« J’ai le droit d’être ici. Vous avez le droit. Nous avons tous le droit.  », a-t-il lancé devant le public du Microsoft Theater à Los Angeles, dimanche soir.

Lors de son discours de remerciement, il a d’abord salué les autres acteurs nominés : Bob Odenkirk, Jason Bateman, Kit Harington, Milo Ventimiglia et Sterling K. Brown.

« C’est un honneur de respirer le même air que vous respirez. »

« C’est un honneur de respirer ici le même air que vous respirez », a-t-il déclaré avant de remercier sa mère, qui était présente à la cérémonie.

Billy Porter a ensuite remercié les autres membres de la distribution de la série Pose avant de se tourner vers l’homme qui lui a donné vie.

« Ryan Murphy, vous m’avez vu », dit-il. « Vous avez cru en nous. Je vous remercie. Je vous remercie. Je vous remercie. »

Avant de quitter la scène, Porter a partagé un message pour ses ami.e.s artistes.

« Nous sommes les personnes qui doivent changer les mentalités et l’esprit des habitants de cette planète », a-t-il déclaré. « S’il vous plaît, n’arrêtez jamais de faire ça. S’il vous plaît, n’arrêtez jamais de dire la vérité. »

Source Komitid

 

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Rédigé par Michael

Publié dans #people, #Emmy Award

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Publié le 23 Septembre 2019

Le chouchou de l'émission "Queer Eye" est atteint du VIH. Il a fait cette révélation dans son interview accordée au magazine "The Observer", entretien réalisé dans le cadre de la promo de son livre.

Jonathan Van Ness est le chouchou de millions de téléspectateurs. Il s'ouvre à eux dans son livre, Over the Top, ainsi que dans de nouvelles interviews. Dans l'une d'elles, le héros de Queer Eye parle, pour la première fois en public, de sa vie avec le VIH.

C'est avec le magazine The Observer, la publication dominicale du Guardian, que Jonathan Van Ness s'est entretenu et qu'il a fait cette révélation. Il y évoque son homosexualité, son défunt père ("Je me souviens clairement de mon père me trouvant en robe de soirée. (...) Il l'a déchirée et m'a soulevé du sol. J'étais terrifié", confie-t-il), ainsi que du VIH. Jonathan Van Ness a en effet appris qu'il était porteur du virus après l'enterrement de son père.

"[Le médecin] m'a dit : 'Je vous garderai en vie assez longtemps pour que vous mouriez d'une crise cardiaque comme tout le monde.' Puis elle a eu un fou rire", se souvient Jonathan Van Ness à propos du jour où le diagnostic lui a été annoncé. Il ajoute ensuite, ému, : "Le plus important, c'est que je voulais faire quelque chose pour faire avancer le débat sur le VIH, et sur la vie avec le VIH, et que je voulais humaniser et normaliser beaucoup de choses dont je parle. Ça m'a donné une vraie raison de me battre."

Le 14 septembre 2019, Jonathan Van Ness et ses acolytes de Queer Eye ont assisté à la 71e édition des Creative Emmy Awards. Leur émission a remporté quatre awards, dont celui du Meilleur cast d'une émission de télé-réalité.

Source purepeople

 

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Publié dans #people, #Sida

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Publié le 23 Septembre 2019

Samedi 21 septembre 2019, Laurent Kerusoré, acteur star de "Plus belle la vie" a dévoilé pour la première fois une photo de son compagnon, sur Instagram, officialisant ainsi sa relation.

Samedi 21 septembre 2019, les 112 000 abonnés de Laurent Kerusoré ont pu découvrir une image inhabituelle : leur idole posant avec son compagnon. En effet, l'acteur emblématique de Plus belle la vie (France 2) a dévoilé une image de son cher et tendre pour la première fois. Toujours aussi discret sur sa vie privée, le comédien de 45 ans a bien pris soin de ne pas montrer le visage de son amoureux, caché par des lunettes de soleil et une casquette.

"Plus le temps de comprendre, juste vivre. C'est si bon !", écrit-il en légende de sa photo, précisant "pour toujours", "bonheur" et "amoureux" dans les hashtags. Laurent Kerusoré et son compagnon semblent avoir passé un samedi ensoleillé au restaurant de plage Blue Cargo, près de Biarritz. C'est d'ailleurs dans cet établissement que Tina Kunakey et Vincent Cassel avaient fait une halte lors de leur week-end de mariage, en août 2018.

Cibles de nombreuses attaques homophobes, l'interprète de Thomas Marci s'est livré à de nombreuses reprises sur le sujet. En février 2019, il revenait même sur son difficile coming out à ses parents lorsqu'il avait 20 ans. "Il a fallu un an à mes parents pour ruminer et accepter. Mon père m'a demandé de quitter la maison, pas parce qu'il me détestait, mais parce que ce n'était pas ce qu'il avait imaginé. C'était une autre époque. Quand je suis revenu avec mon petit ami, mon père m'a dit : 'Je suis content d'avoir un deuxième fils.' Certains parents ne comprendront jamais, mais si on n'essaie pas, on se prive d'une belle vie avec eux", avait-il confié à Télé Loisirs. À 44 ans, Laurent Kerusoré jouit désormais d'une belle idylle qui fait le bonheur de toute sa famille.

Source purepeople

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