Publié le 7 Décembre 2020

En craquant pour Mathieu dans "L'amour est dans le pré", Alexandre s'engageait à partager son quotidien à la ferme bien qu'il avait à coeur de poursuivre son métier de cavalier. Malheureusement, son avenir s'annonce aujourd'hui bien différent après qu'un terrible accident est survenu...

C'est déjà l'heure du bilan pour les agriculteurs de L'amour est dans le pré. Lundi 7 décembre 2020, Karine Le Marchand décrypte avec une première partie d'entre eux leur aventure. Parmi les couples qui se sont formés, les téléspectateurs ont certainement hâte de découvrir ce qu'il en est de Mathieu et Alexandre. Sont-ils encore ensemble ou ont-ils mis un terme à leur relation. 

En attendant d'avoir la réponse, nos confrères de Télé-Loisirs ont d'ores et déjà eu vent de leur vie à deux après le tournage. Une vie qui commençait de la meilleure des manières jusqu'à ce qu'un accident vienne bouleverser leur quotidien, plus particulièrement celui d'Alexandre, cavalier d'entraînement dans une écurie de course de vingt ans le cadet de l'éleveur de taureaux de Camargue de 44 ans. "J'ai réussi à trouver un travail dans une écurie à Marseille dix jours après m'être installé chez Mathieu", a d'abord expliqué le jeune homme. Et de poursuivre : "Mais le premier jour, je me suis fait une triple fracture de l'humérus, une fracture ouverte à la tête à cause d'un coup de pied, une autre au niveau de l'arcade. J'ai des plaques et des broches dans le bras. Je suis inapte au travail avec des chevaux de course pendant au moins un an".

 

 

Alexandre n'a alors d'autre choix que de changer de carrière professionnelle. Et il n'aura pas attendu longtemps pour rebondir puisqu'il a "entamé une formation dans l'immobilier pour être agent commercial". Le rival de Johnny reconnaît avoir traversé une longue période éprouvante où il est "passé par toutes les émotions". Toutefois, il assure s'en être sortie grâce à son cher et tendre. "Heureusement qu'il y avait Mathieu pour m'épauler. Je me suis dit que c'était peut-être le destin que j'arrête de travailler dans les courses", a-t-il estimé.

Également contacté par Télé-Loisirs, Mathieu se souvient lui aussi de ce jour où tout à basculer pour Alexandre. "Il part à 5h du matin, et à 8h30, j'ai une p*tain d'angoisse, mais un truc de malade. Je lui envoie un texto en lui expliquant que j'ai une crise d'angoisse profonde et que j'espère que tout va bien. Il me répond : 'Oui oui, je suis à mon quatrième cheval, tout va bien.'. Une demi-heure après, les urgences m'appelaient. Il a été opéré dans l'après-midi", a-t-il détaillé. Reste désormais à savoir si le couple a véritablement réussi à dépasser les conséquences de cet accident... Vivement leur bilan !

Source purepeople.com 

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Rédigé par Michael

Publié dans #programmes télé gay

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Publié le 6 Décembre 2020

Programmes tv du 7 au 18 décembre 2020 :

Arte

Lundi 7 à 20h50

Jeune fille en uniforme (drame)

Manuela, a la mort de sa mère, est placée dans une institution pour jeunes filles de la noblesse très stricte. Elle tombe amoureuse de son institutrice. Le drame éclate, Manuela tente de se suicider.

TMC

Mercredi 9 à 21h15

Bohemian Rhapsody : la vrai histoire de Queen (doc)

Ciné+club

à 20h50

Loin du paradis (drame)

Dans l'Amérique provinciale des années cinquante, Cathy Whitaker est une femme au foyer exemplaire, une mère attentive, une épouse dévouée. Son sourire éclatant figure souvent dans les colonnes du journal local.
Cathy sourit toujours. Même quand son mariage s'effondre, même quand ses amies l'abandonnent. Quand l'amitié qui la lie à son jardinier provoquera un scandale, elle sera forcée, derrière son sourire, d'affronter la réalité.

OCS city

Dimanche 13 à 22h30

Et puis nous danserons (drame)

Merab s’entraîne depuis son plus jeune âge dans le cadre de l’Ensemble National Géorgien avec sa partenaire de danse, Mary. Son monde est brusquement bouleversé lorsque le charismatique Irakli arrive et devient son plus fort rival et son plus grand désir.

Ciné+club

Mercredi 16 à 20h50

Tabou (drame)

Kyoto, printemps 1865. Au temple Nishi-Honganji, la milice du Shinsengumi selectionne de nouvelles recrues en presence du commandant Isami Kondo et du capitaine Toshizo Hijikata. Les candidats doivent affronter le meilleur guerrier de la milice, Soji Okita. Ce jour-la, deux hommes se detachent du lot et integrent la milice: Hyozo Tashiro, samourai de rang inferieur originaire du clan Kurume, et Sozaburo Kano, jeune homme dont la beaute envoutante attire tous les regards. Tashiro s'eprend immediatement de Kano.

Arte

Jeudi 17 à 20h50

Une si belle famille (saison 1)

Par un bel après-midi, Sunny et Meja célèbrent leur union dans la campagne suédoise, entourées de leurs proches. Mais on ne choisit pas sa famille… Et quand la situation leur échappe, tous se retrouvent confrontés au meilleur comme au pire.

Les rediffusions 

Noureev le 7 sur ciné+émotion

Fritz Bauer un héros Allemand le 7 sur Arte

JFK le 7 sur Paramout channel

Juste la fin du monde le 7 sur Ocs city

L'auberge espagnole,  les poupées russes et casse-tête chinois le 8 sur ciné+émotion

The Danish girl le 8 sur Ocs max

Port authority le 8 sur Ocs city

Millénium : tout se qui ne me tue pas le 8 sur c+cinéma

Roubaix une lumière le 8 sur c+cinéma

Mauvaise éducation le 9 sur Ocs max

Atomic blonde le 9 sur Paramout channel 

Nous finirons ensemble le 9 sur ciné+premier

Ma vie avec John F. Donovan le 10 sur ciné+émotion

Matthias et Maxime le 10 sur c+cinéma

Colette le 10 sur ocs city

American beauty le 11 sur Altice studio

Rock'n Rolla le 12 sur ciné+frisson

Quand Chuck rencontre Larry le 14 sur Altice studio

Les adieux à la reine le 14 sur ciné+émotion

Basic instinct le 15 sur TCM

La favorite le 16 sur ciné+premier

Une jeunesse dorée le 17 sur ciné+émotion

Philadelphia le 17 sur TCM

Sang froid le 18 sur ciné+frisson

My beautiful laundrette le 18 sur TCM

 

Du côté des séries :

Doom Patrol (saison 2) sur Syfy

A la croisée des mondes (saison 2) sur ocs city

New Amsterdam (saison 2) sur TF1

Brooklyn nine-nine (saison 7) sur c+séries

Stumptown (saison 1) sur Téva

9-1-1 lone star (saison 1) sur M6

Batwoman (saison 1) sur Warner Tv

Gotham sur Warner tvs

Modern Family (saison 2) sur NRJ12

The 100 (saison 7) sur SYFY

Euphoria (saison 1) sur ocs city

Looking (saison 1) sur Ocs max

DC Legend of tomorrow (saison2) sur Syfy

L'amour est dans le pré sur M6

Charmed  (saison 2) sur Syfy

The Rookie : le flic de los Angeles (saison 2) sur M6

The good fight (saison 3) sur Téva

Swat (saison 1) sur 13ième rue

Demain nous appartient sur Tf1

Ici tout commence sur TF1

Plus belle la vie sur France  3

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Rédigé par Michael

Publié dans #programmes télé gay

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Publié le 4 Décembre 2020

Shadow Moon se cache mais la guerre des Dieux aura bien lieu.

Cela fait plus d’un an que nous avons laissé Shadow Moon et ses American Gods. Mais la troisième saison arrive et la chaîne américaine Starz vient de dévoiler la bande-annonce du prochain chapitre, qui sera à voir le dimanche 10 janvier outre-Atlantique

 

On y retrouve Shadow dans ​​la petite ville enneigée de Lakeside dans le Winsconsin, où il se cache sous le nom de Mike Ainsel, essayant de rester hors du radar des dieux, cherchant à oublier qu'il est le fils de Odin, alias Mr Wenesday, alias Ian McShane.

Selon la description officielle, Shadow tentera de forger son propre destin au Wisconsin et sera guidé par les dieux de ses ancêtres noirs, les Orishas. Il tombera également sur un sombre secret. Il croisera sur place Marguerite Olsen (interprétée par Lela Loren) et Ann-Marie Hinzelmann (Julia Sweeney). Danny Trejo et Iwan Rheon seront aussi en guests dans cette saison 3 d'American Gods, à voir en France sur Amazon Prime Vidéo dès le 11 janvier en US+24.

Source Première 

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Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay, #Amazon prime

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Publié le 3 Décembre 2020

Le dernier chapitre des aventures de la jeune sorcière sera en ligne à la fin du mois.

 
 
 

"On va aller jusqu'au bout, comme on le fait toujours. Ensemble." Sabrina va se battre avec les Spellman et tous leurs proches, dans la saison 4 de finale, dont on découvre aujourd'hui une nouvelle bande-annonce dévoilée par Netflix. Une vidéo qui commence par une fête d'anniversaire interrompue par un groupe d'esprits malveillants qui débarque à Greendale :

Les huit derniers épisodes de Sabrina seront mis en ligne pour la Saint-Sylvestre, le jeudi 31 décembre. De quoi s'occuper si le couvre-feu perdure...
 
Le synopsis : "Au cours des huit épisodes de la saison 4, The Eldritch Terrors descendront sur Greendale. Le clan Spellman doit combattre chaque menace terrifiante une par une (The Weird, The Returned, The Darkness...), le tout menant à… The Void, qui est la fin de toutes choses. Alors que les sorcières mène la guerre, avec l’aide du Fright Club, Nick commence à revenir lentement dans le cœur de Sabrina, mais est-t-il trop tard ?"

Source Première 

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Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay, #Netflix

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Publié le 2 Décembre 2020

Portrait d’une petite fille transgenre et du combat de sa famille pour faire accepter sa différence. Un documentaire bouleversant à voir sur Arte.

 

En 2013, Sébastien Lifshitz signait avec Bambi un passionnant moyen métrage documentaire sur l’une des premières transgenres françaises, Marie- Pierre Pruvot, figure mythique des cabarets parisiens dans les années 50 et 60 qui dût ensuite cacher qui elle était pour embrasser une carrière d’enseignante. Et au cours de leurs échanges féconds, elle lui avait notamment confié que, née garçon, elle avait ressenti très tôt, dès l’âge de 3 ans qu’elle était une petite fille. Sept ans plus tard, sa caméra suit précisément un enfant dans cette situation : Sasha, 7 ans, qui depuis déjà 4 années se vit comme une fille. Comme dans Adolescentes, Lifshitz entreprend de raconter son quotidien mais aussi celui de sa famille au combat pour faire accepter sa différence hors du cocon enveloppant de leur maison, parfois violent dans ses réactions, à commencer dans son école où son cas fait débat. Et en se glissant dans l’intime sans voyeurisme, Lifshitz fait à la fois œuvre de cinéma et d’intérêt public.

Par sa capacité à entrer dans la tête de Sasha et à traduire ses envies comme ses peurs, il fracasse les idées reçues et rappelle que la question de l’identité est totalement séparée des questions de sexualité qui apparaissent à l’adolescence. Et en accompagnant sa mère aussi protectrice que combattante, il décrit les regards extérieurs sur cet enfant dont le seul « crime » est de sortir de la norme et la culpabilité angoissante que cela peut engendrer. Alors que comme lui assure une pédopsychiatre aux mots libérateurs, avoir désiré une fille pendant sa grossesse n’a en aucun cas provoqué la dysphorie de Sasha. Et que la laisser s’habiller en fille comme elle le demandait était tout sauf une erreur. Un grand film sociétal et profondément humaniste, au sens le plus noble du terme.

Petite fille est diffusée ce soir à 20h55 sur Arte, et déjà disponible sur le site de la chaine.

Source Première 

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Rédigé par Michael

Publié dans #Trans&transgenre, #Documentaire

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Publié le 2 Décembre 2020

Initialement planifiée pour le mois de novembre, la 26ème édition du festival queer Chéries-Chéris s'est vue repoussée à cause de la crise sanitaire. Elle se déroulera désormais à la rentrée prochaine, du 9 au 19 janvier 2021.

Bien que le reconfinement ait eu raison du festival Chéries-Chéris cette année, ses organisateurs n'ont pas dit leur dernier mot. Un temps prévue pour novembre, la 26ème édition de l'événement se voit finalement décalée au début de la nouvelle année. En effet, du 9 au 19 janvier 2021, les films LGBTQ+ en lice investiront les salles parisiennes, précisément les cinémas MK2 Beaubourg, Quai de Seine et Bibliothèque. Les dates et horaires exacts de chaque projection n'ont pas encore été communiqués.

Une nouveauté qui fait envie

Bonne nouvelle : le line-up du festival demeure inchangé. En d'autres termes, les cinéphiles de la capitale pourront voir les derniers fleurons du cinéma queer, à l'instar du touchant Un printemps à Hong-Kong de Ray Yeung ou encore Le Prédateur, soit le nouveau long-métrage du réalisateur argentin Marco Berger. Le très attendu Ammonite de Francis Lee (Seule la terre) restera le film d'ouverture. On soulignera un ajout notable à la programmation : Supernova, le film gay dramatique porté par le duo Colin Firth/Stanley Tucci, fera partie de cette 26ème édition – bien qu'il ne soit pas intégré dans la compétition fiction du festival.

Signé Harry Macqueen (Hinterland), Supernova relate la vie commune de deux hommes gays, Tusker et Sam, ensemble depuis une vingtaine d'années. Mais leur idylle toujours vive est ternie par une terrible annonce : Tusker est atteint de démence et la maladie menace d'impacter rapidement son quotidien. Suite à ce diagnostic, le couple décide de partir en voiture afin de parcourir l'Angleterre rurale, déterminé à profiter de ses proches avant que la santé de Tusker n'en pâtisse. On prépare déjà les mouchoirs.

Crédit photo : Outplay

Source Têtu 

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Rédigé par Michael

Publié dans #festival gay

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Publié le 1 Décembre 2020

 

Ce 1er décembre, Ellen Page a annoncé devenir Elliot Page et changer de genre. Une annonce rendue officielle sur son compte Twitter.

Ellen Page a annoncé, ce 1er décembre, avoir changé de genre. L'actrice connue notamment pour son rôle dans le film Juno mais aussi plus récemment dans la série Umbrella Academy, diffusée sur Netflix, a rendu officiel ce choix sur son compte Twitter. L'actrice mariée à Emma Portner troque son prénom d'Ellen pour celui d'Elliot. « Je me sens chanceux d'écrire ceci. Être ici. Être arrivé à cet endroit de ma vie. (...) Je ressens une immense gratitude pour les personnes incroyables qui m'ont soutenu tout au long de ce voyage. Je ne peux pas commencer à exprimer à quel point c'est remarquable d'aimer enfin qui je suis assez pour poursuivre mon moi authentique. »

Un changement de vie plein de bonheur



Eliott Page a adressé un hommage aux associations qui prennent part aux différentes causes liées à la communauté LGBTQ+ en saluant leur « courage, (leur) générosité et (leur) travail sans relâche pour faire de ce monde un endroit plus inclusif et plus compatissant.» L'acteur a par ailleurs tenu à exprimer ses réticences quant à la publication de cette nouvelle. Une nouvelle dont il sait qu'elle peut faire l'objet de critiques et de messages haineux : « Pour être clair, je n'essaye pas de tempérer un moment joyeux et que je célèbre, mais je veux aborder le tableau dans son ensemble. (...) À toutes les personnes trans qui sont quotidiennement confrontées au harcèlement, à la haine de soi, aux abus et à la menace de violence: je vous vois, je vous aime et je ferai tout ce que je peux pour changer ce monde pour le mieux ». Pour lui, ce moment semble représenter une véritable délivrance, un moment de joie qu'il a choisi de célébrer avec le monde entier. « J'aime le fait que je sois trans. Et j'adore le fait que je sois queer. Et plus je me tiens étroitement et embrasse pleinement qui je suis, plus je rêve, plus mon cœur grandit et plus je prospère ».

Source voici

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Rédigé par Michael

Publié dans #people, #Trans&transgenre

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Publié le 1 Décembre 2020

Ce 1er décembre marque la Journée mondiale de lutte contre le sida. L'occasion de revenir, en quatre dates, sur les premières œuvres qui ont abordé la maladie à la télévision et au cinéma.

 

1,7 million. C'est le nombre, en 2019, de nouvelles contaminations au VIH d'après l'Organisation des Nations unies (ONU). Aujourd'hui encore, les maladies liées au sida provoquent pas moins de 690 000 décès. À l'initiative de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Journée mondiale de lutte contre le sida est organisée tous les 1er décembre et ce, depuis 1988. Elle vise à soutenir les personnes malades, à poursuivre les opérations de sensibilisation et à saluer la mémoire des disparus.

Afin de participer à cet évènement important, sous le prisme du cinéma et de la télévision, un bond en arrière s'impose. Un coup d'œil dans le rétroviseur pour se remémorer les premières œuvres qui ont traité du sida à l'écran. Certaines restent cultes, d'autres sont méconnues, mais toutes ont permis de briser les tabous et de dissiper les préjugés. Retour sur quatre dates clés.

1983, À LA TÉLÉVISION

Cette année-là, le professeur Luc Montagnier et des chercheurs de l'Institut Pasteur, à Paris, rendent public leur découverte du virus responsable du sida dans le magazine Science. Sept mois plus tard, le 21 décembre 1983, la maladie est abordée pour la première fois dans une œuvre de fiction. Et c'est la série américaine Hôpital St Elsewhere qui franchit le pas. Le neuvième épisode de la saison 2, intitulé Sida et réconfort - Aids and Comfort en version originale -, met en scène un patient porteur du syndrome.

Le personnage, incarné par Michael Brandon, est présenté comme un homme politique, marié et père de famille. Admis dans l'établissement, il tient à garder son anonymat pour le bien de sa carrière. L'épisode cumule de nombreux clichés sur la maladie, encore considérée, en 1983, comme le "cancer gay". Malgré tout, il reflète avec brio les conditions dans lesquelles ces patients étaient traités à l'époque : isolement, harcèlement, culpabilité et hostilité de la part du corps soignant.

C'est une révolution qui s'opère sur le petit écran. Grâce à cette intrigue, Hôpital St Elsewhere - ancêtre de Urgences et de Grey's Anatomy - suit l'actualité de façon quasi instantanée, de la même manière que les quotidiennes et les séries sont les premières à parler de la COVID-19. L'épisode se conclut par une fin inspirante durant laquelle un journaliste à la radio fait savoir que l'homme politique a annoncé publiquement la nouvelle.

1985, AU CINÉMA

Du côté des films, le sujet est abordé deux ans plus tard. Un Printemps de glace de John Erman est souvent considéré comme le tout premier long métrage à parler du sida. Il s'agit en réalité de Buddies, réalisé par Arthur J. Bressan Jr, lui-même malade. Le cinéaste tourne le film dans l'urgence - 27 000 dollars de budget pour neuf jours de tournage seulement. Injustement méconnu, le drame, au ton très politique, ne sort que dans une poignée de cinémas d'art et d'essai après sa grande première à San Francisco, fin septembre 1985. 

Le film suit David (David Schachter), un jeune homosexuel qui se porte volontaire pour accompagner un patient, Robert (Geoff Edholm), durant les derniers jours de sa vie. D'abord étrangers l'un pour l'autre, les deux hommes vont se lier d'amitié. L'histoire s'inspire du Buddy Program, une initiative qui permet à des bénévoles d'apporter un soutien moral aux personnes atteintes du sida, souvent rejetées par leur famille. 

Grâce à son petit budget, le film fait preuve d'un réalisme déconcertant et s'ouvre sur un générique qui recense tous les noms des hommes décédés sur plusieurs années. Introuvable pendant un certain temps, le long métrage a fait l'objet d'une restauration grâce à la sœur du réalisateur, Roe Bressan. "Si Buddies est mon dernier film, alors c'est une belle manière de partir", proclamait Arthur J. Bressan Jr., avant de disparaître en 1987 à l'âge de 44 ans.

Un Printemps de glace, quant à lui, est diffusé à la télévision américaine un mois et demi plus tard, en novembre 1985. Porté par Gena RowlandsAidan Quinn et Ben Gazzara, le mélodrame raconte le retour de Michael (Aidan Quinn) chez ses parents pour révéler son homosexualité et sa maladie. Le soir de la diffusion, les annonceurs boycottent le long métrage, ce qui cause une perte d'un demi-million de dollars pour le groupe NBC. Néanmoins, Un printemps de glace rassemble plus de 34 millions de téléspectateurs et récolte de nombreux prix. Un succès indispensable pour une meilleure visibilité.

1985 marque également la sortie du premier documentaire sur la pandémie. Réalisé par Nick Sheehan, No Sad Songs met en lumière le témoignage édifiant de Jim Black, un Canadien de 37 ans. "Je suis mentalement prêt à mourir", lance-t-il face caméra, en arborant, non sans ironie, le célèbre t-shirt de George Michael, "Choose Life". D'autres voix, notamment issues du milieu associatif, viennent porter son discours pour dénoncer les discriminations et l'inaction totale de la classe politique. 

1988, EN FRANCE

Dans l'Hexagone, il faut encore attendre. Avec Mauvais sang, sorti en 1986, le cinéaste Leos Carax met en scène la propagation d'une maladie fictive, baptisée la STDO, qui contamine ceux qui font l'amour sans aimer. Or, le réalisateur s'arrête à la métaphore. Le mot "sida" n'est jamais prononcé. Ce n'est qu'en 1988, avec Encore de Paul Vecchiali, que le sujet est abordé pour la première fois de manière frontale.

Le long métrage relate la vie sentimentale de Louis (Jean-Louis Rolland) sur une période bien définie, entre 1978 et 1987. Le héros est un père de famille qui quitte sa femme pour vivre son homosexualité avant de tomber malade. "C'est grave ce qu'il se passe en Amérique. Ici aussi ça commence à être inquiétant", se soucie l'ex-compagne dans l'une des séquences du film. Projet indépendant et à la structure peu habituelle, Encore ne parvient malheureusement pas à toucher un grand public. 

Le regard d'Hervé Guibert

Mais le 30 janvier 1992, TF1, première chaîne d'Europe, diffuse La Pudeur ou l'impudeur de l'écrivain Hervé Guibert en seconde partie de soirée. Peu après la publication de son ouvrage À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie, l'auteur documente, entre 1990 et 1991, son quotidien avec la maladie. Caméscope en main, il filme ses séances de kiné, ses rendez-vous à l'hôpital ou encore ses visites chez ses grands-tantes, Suzanne et Louise. D'une grande dureté, le documentaire met les Français en face d'une réalité. Hervé Guibert décède quelques jours avant la diffusion, le 27 décembre 1991, à l'âge de 36 ans.

Le sida continue de gagner en visibilité en octobre 1992. Ce mois-là, Cyril Collard sort Les Nuits fauves, film adapté de son livre autobiographique du même nom. Dans les salles, c'est un triomphe, avec près de trois millions d'entrées. La médiatisation du phénomène est une étape de plus dans la représentation des malades en France. Encensé par la profession, le long métrage reçoit quatre César, dont celui du meilleur film. L'acteur et réalisateur disparaît trois jours avant la cérémonie, le 5 mars 1993. Il avait 35 ans.

1993, DU CÔTÉ D'HOLLYWOOD

Aux États-Unis, il n'existe pas encore de succès semblable à celui des Nuits fauves. Des films comme Clins d'œil sur un adieu de Bill Sherwood, en 1986, ou Un compagnon de longue date de Norman René, en 1989, n'attirent qu'un public averti. L'année 1993 change la donne. TriStar Pictures, important studio Hollywoodien, sort Philadelphia, réalisé par Jonathan Demme. Son impact est mondial, ce qui place le sida au cœur de la culture populaire.

Il reçoit les éloges de la critique et deux Oscars : le premier pour Tom Hanks et le second pour la chanson culte de Bruce Springsteen, Streets of Philadelphia. En France, le long métrage attire plus de 2 700 000 spectateurs - presque autant que Les Nuits fauves - et fait la Une des journaux. C'est le cas de Libération, qui lui consacre plusieurs pages dans son édition du 9 mars 1994 pour la sortie française. "Son souci de rameuter le grand public peut crisper mais sa vertu pédagogique est sa force essentielle et nécessaire", écrit le quotidien.

Oui, Philadelphia reste un pur produit hollywoodien. Le studio choisit une distribution bien identifiée, Tom Hanks et Denzel Washington en tête, pour incarner des personnages virils et sans excès. De quoi rassurer l'opinion publique. Toutefois, plus d'une cinquantaine de figurants atteints du sida ont été engagés pour participer au projet, devenu un classique. Ses petits défauts, comme son aspect conventionnel, sont pardonnables tant le film œuvre pour la représentation du sida. L'important, c'est d'en parler.

 

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Rédigé par Michael

Publié dans #dvd gay, #Sida

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Publié le 1 Décembre 2020

Rue Bennett vous avait manqué ? N'ayez crainte, l'ado torturée jouée par Zendaya s'apprête à revenir le temps d'un épisode de transition, de quoi faire patienter les fans avant la saison 2. Disponible dès le 7 décembre sur OCS en France.

Les mordus d’Euphoria sont sur le point d'avoir un cadeau de Noël en avance. La série ado revient le temps d'un épisode spécial le 6 décembre à l'antenne de HBO outre-Atlantique. Et pour titiller les fans, la chaîne mis en ligne un petit aperçu de ce que donnera cet épisode unique. En plus d'incorporer des scènes issues de la première saison, cette vidéo promotionnelle dépeint Rue – l'héroïne toxicomane jouée par Zendaya – installée dans un restaurant. En face d'elle, Ali (Colman Domingo), l'homme qu'elle avait rencontré lors de ses réunions aux narcotiques anonymes.

Zendaya plus que tout

Serait-elle sur la voie de la guérison ? Suite aux événements du dernier épisode diffusé, on ne peut qu'espérer. Pour la piqûre de rappel, Rue avait replongé dans les drogues après avoir été abandonnée par sa bien-aimée Jules sur le quai de la gare. Dévastée par cette "séparation", l'adolescente aurait alors été sujette à une nouvelle overdose, bien que l'ultime scène n'ait pas été très claire quant à son état de santé.

En tout cas, si l'on a hâte de voir comment Rue s'est remise de cette soirée infernale, de nombreux fans se réjouissent d'un moment particulier du teaser : celui où Zendaya est qualifiée de "Emmy Award winner". Plus tôt cette année, l'actrice de 24 ans est effectivement repartie avec le prix de Meilleur actrice dans une série dramatique pour son interprétation dans Euphoria. Une distinction amplement méritée.

Un autre épisode en stock

Aux dernières nouvelles, le tournage de la saison 2 devrait débuter à l'aube de 2021. Un deuxième épisode de transition déjà dans la boîte, possiblement focalisé sur Jules (Hunter Schafer). Il devrait être diffusé dans le courant de l'année prochaine. En espérant que l'attente ne soit pas trop longue.

Crédit photo : HBO

 

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Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay, #lesbien, #OCS

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