Sorties ciné comme des voleurs & I'm not there

Publié le 4 Décembre 2007

Comme des voleurs (à l'Est)
Road movie

Film suisse, sortie le 05/12/2007
Réalisé par Lionel Baier
Avec Natacha Koutchoumov, Lionel Baier, Alicja Bachleda-Curus

Durée : 1h52
Lien officiel : www.commedesvoleurs.com/index.php

Lionel développe une obsession fulgurante pour la Pologne, le pays de ses ancêtres, et, après avoir plus ou moins plaqué son boyfriend pour se marier en blanc avec une « compatriote », finit par prendre la fuite en compagnie de sa sœur, direction… Varsovie ! Remarqué avec son prometteur Garçon stupide, le jeune Suisse Lionel Baier (ici devant et derrière la caméra) signe un deuxième long rocambolesque, riche en aventures loufoques et sentimentales –à l’Est, il y a aussi des garçons dont on tombe amoureux… Si le cinéaste s’avère parfois agaçant dans son rôle de baroudeur tout feu tout flamme, son Comme des voleurs ne manque pas de charme et s’affirme comme une comédie enlevée et singulière.

 

I'm not there
Biopic

Film américain, sortie le 05/12/2007
Réalisé par Todd Haynes
Avec Christian Bale, Cate Blanchett, Marcus Carl Franklin

Durée : 2h15
Lien officiel : www.imnotthere-movie.com/

Après sa relecture de Douglas Sirk (Loin du Paradis), Todd Haynes s’attaque à un nouveau mythe -musical celui-ci- en la personne de Bob Dylan. Comment cerner une figure aussi complexe et insaisissable que l’auteur de « Blonde on Blonde » ? En lui donnant de multiples visages, en créant des avatars qui, mis côte à côte, formeraient une sorte de constellation dylanienne absurde et inédite : « je » est un autre, et le grand Bob, ici, est à la fois un enfant noir (Marcus Carl Franklin : LA révélation du film), un acteur à succès (Heath Ledger, réchappé de Brokeback Mountain), ou encore un chanteur « électrique » (joué par une Cate Blanchett androgyne à souhait). Chaque personnage symbolise ainsi une période-clé de la vie du musicien, tandis que Haynes jongle avec les formes, passe du noir et blanc à la couleur, se joue des temporalités, et propose in fine une sorte de maelström plastique et érudit auquel il manque seulement un je-ne-sais-quoi d’âme pour nous emporter tout à fait. 

source têtu

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma

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