Mostra de Venise 2008 "Lion queer"

Publié le 4 Septembre 2008

Italie - L'homosexualité de retour à la Mostra de Venise :

3 ans après l'immense succès du « Brockeback Mountain » d'Ang Lee, le Festival de Venise, enrichi entre temps d'une catégorie qui permettra de décerner un « Lion Queer » connaît pour sa 65ème édition un grand retour des thématiques gays.

Au menu cette année, « A Country teacher » de Bohdan Slama, raconte l'histoire d'un jeune enseignant gay qui décide de quitter Prague pour la campagne, où il va vivre un triangle amoureux peu habituel.

« Un altro pianeta »
, de Stefano Tummolini, relate quant à lui la journée débridée, pleine de surprises et de sexe d'un jeune gay et de trois filles, sur la plage de Capocotta.

Dans" Il primo giorno d'inverno " (le premier jour d'hiver) de Mirko Locatelli, il est question d'homophobie à l'encontre d'un jeune adolescent.

Deux films ont déjà créé la surprise, « Khastegi » de l'iranien Bahman Motamedian, traite du parcours de 7 transsexuels rejetés par leurs familles respectives, et mis au ban de la société.

Et puis « Jay », du philippin Francis Xavier Pasion s'attaque à l'affaire du meurtre d'un jeune enseignant gay.

«Cold Lunch »
de Eva Sorhaug, raconte quant à lui l'histoire d'un jeune gay qui rassemble l'argent qui selon lui le fera accepter de la société. Enfin, le documentaire « Valentino : The Last Emperor », de Matt Tynauer, porte un regard plein d'humour, sur la vie du créateur de mode Valentino avec son compagnon Giancarlo Giametti.

L'œuvre provocatrice de Werner Schroeter distinguée à Venise

Le jury de la 65e Mostra de Venise a décerné un Lion spécial au cinéaste allemand Werner Schroeter, samedi 6 septembre, «pour son œuvre innovante, sans compromis et souvent provocatrice». Ouvertement homosexuel, le cinéaste et metteur en scène de théâtre est l'un des représentants majeurs du Nouveau cinéma allemand des années 1960-1970. Marginal, souvent tourné au ridicule par les critiques, son cinéma est resté longtemps dans l'ombre des Fassbinder, Wenders et Schlöndorff, car Werner Schroeter a toujours refusé les conventions narratives classiques dans ses films. Étranges, noires et captivantes, les œuvres de ce sexagénaire sont pourtant reconsidérées aujourd'hui.

Schroeter a notamment tourné Le Jour des idiots en 1982 avec Carole Bouquet et Malina en 1991 avec Isabelle Huppert. Dans son dernier film, Nuits de chien, présenté à Venise, Schroeter fait évoluer Pascal Greggory, Amira Casar, Bruno Todeschini et Samy Frey dans un monde pessimiste et sombre, qui, comme à son habitude, a divisé la salle entre ceux qui détestent et ceux qui adorent.
source têtu

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma

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