Sortie ciné gay "Ander" le 17 février 2010

Publié le 7 Février 2010

 Ander
    Film de Roberto Caston

Ander vit et travaille dans la montagne basque. Il s’occupe de l’exploitation agricole familiale, avec sa mère et sa sœur. Celle-ci doit se marier. Ander se fracture la jambe et il ne peut plus travailler. La famille engage un immigré péruvien, José… Le Brokeback Moutain basque !


Roberto Caston réalise ici son premier long-métrage avec beaucoup de sensibilité. Le thème est atypique : une famille d’agriculteurs basques qui va se confronter à l’étranger et à des désirs hors-normes. Il faut savoir que ce film est le fruit de l’initiative du Berdindo, une association basque pour la visibilité des personnes LGBT. Mais plutôt que de choisir un cadre citadin plus propice, c’est en pleine campagne dans un environnement plus hostile que l’histoire se déroule. L’intrigue, tout comme le personnage d’Ander, est simple et linéaire. Elle fait intervenir les histoires des gens qui entourent l’anti-héro, personnage vieillissant, rustre, pour qui le travail est primordial. Ander consacre son temps à s’occuper de l’exploitation agricole familiale et en plus, travaille dans une usine du coin. Il vit avec sa mère et sa sœur, qui va se marier. Chez les paysans, on ne parle que pour les choses essentielles, chaque parole est comptée, parce qu’on a pas le temps et parce que les futilités n’ont pas cours à la campagne. Mais quand Ander se fracture la jambe et est alité pendant quelques temps, la famille décide d’engager un ouvrier agricole, immigré péruvien. José est un homme jeune, lumineux, qu’on devine juste et bon. Attisé par la curiosité et refusant les désirs qui naissent en lui, Ander rejette dans un premier temps José, jusqu’au jour où ils se retrouvent seuls… Dans une précipitation teintée de violence, d’animalité et de désirs refoulés, ils font l’amour. Coupable de cet acte qu’il refuse Ander se retranche dans le mutisme et rejette José.
Mais l’entourage proche d’Ander perçoit le drame et provoque la réconciliation des deux hommes !
Roberto Caston dresse un portrait psychologique intéressant d’un paysan enfermé dans sa solitude, dans son refus de communiquer et d’accepter les bouleversements qui s’opèrent en lui et la pertinence du film est dans la compréhension par un milieu à priori fermé, d’une situation « hors norme ».
Un film, lent, grave, où les magnifiques paysages du pays basque sont très présents.





source la lucarne

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma

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