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Publié le 21 Novembre 2020

Par un bel après-midi, Sunny et Meja célèbrent leur union dans la campagne suédoise, entourées de leurs proches. Mais on ne choisit pas sa famille… Et quand la situation leur échappe, tous se retrouvent confrontés au meilleur comme au pire.

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Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay, #Arte, #lesbien

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Publié le 20 Août 2020

Sincère, humain et visuellement beau, le dernier film de Florent Gouëlou interroge la masculinité avec brio. À découvrir sur Arte.tv.

L'acceptation est une notion récurrente lorsqu'on est queer. Il faut accepter son identité. Accepter son orientation amoureuse. Accepter les autres et, parfois, le fait que ces personnes-là ne nous acceptent pas. C'est le propos essentiel de Beauty Boys, un court-métrage impeccablement réalisé par Florent Gouëlou. Grâce à l'histoire de deux frères aux antipodes l'un de l'autre, le jeune cinéaste explore en filigrane comment, avec suffisamment d'efforts, un meilleur vivre-ensemble est possible.

La rencontre de deux mondes

Il fait beau, il fait chaud. Mais au lieu de se prélasser au soleil, Léo, 17 ans, répète sa chorégraphie pour la scène ouverte de son village, épaulé de ses fidèles amis, Yaya et Ambre. Plus pour faire évoluer les mentalités que par goût du risque, ils décident de se produire en drag-queens. Un choix osé qui est loin de séduire Jules, le grand frère de Léo à la masculinité plus qu'affirmée. Et si leur spectacle était l'occasion de réellement changer les choses ? Et si un pont pouvait exister entre Léo et Jules ? Et si leurs différences se muaient finalement en similitudes ?

Paru en 2020, Beauty Boys est le bébé de Florent Gouëlou, diplômé de la Femis. Sélectionné pour de nombreux festivals ciné à l'international, ce court-métrage décortique la relation houleuse de deux jeunes frères. D'un côté, Léo, minet chétif en apparence mais dévoré par un besoin ardent de se rebeller. De l'autre, Jules, gaillard viril pris au piège de sa propre masculinité. Quand leurs personnalités s'entrechoquent, c'est surtout deux conceptions de la vie qui entrent en collision.

S'aimer soi (et les autres)

En se représentant devant la foule du village avec sa tenue tape-à-l’œil et son maquillage outrancier, Léo veut provoquer "une guérilla". Il est en guerre contre les esprits étriqués de son entourage, contre une société qui tente frénétiquement de le ranger dans une case. Mais surtout, il se bat pour être accepté. C'est grâce à sa résilience et sa rage que le propos de Beauty Boys fait autant écho aux combats quotidiens de la communauté LGBT+.

Avec un travail léché sur l'éclairage, une sélection attentive des couleurs, Beauty Boys est un film éminemment symbolique qui encourage son public, queer ou non, à être fier. Fier d'être différent, fier d'oser affirmer sa différence. Simon Royer et Marvin Dubart forment un tandem efficace et sensible sous les traits de Léo et Jules respectivement. En moins d'une vingtaine de minutes, Florent Gouëlou tisse un récit percutant qui dézingue la masculinité toxique. Et délivre, à travers lui, une ode à l'acception de soi et de l'autre. C'est inspirant, et à visionner gratuitement sur le site d'Arte.tv.

Crédit photo : Yukunkun Productions

source Têtu 

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Rédigé par Michael

Publié dans #Court-métrage gay, #Arte

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Publié le 25 Novembre 2019

Carol, le film de Todd Haynes avec Cate Blanchett et Rooney Mara, est diffusé sur Arte dimanche 24 novembre à 20h55. Sorti en 2015, ce très beau film a été distingué par la critique mais est relativement inconnu du grand public. Retour sur un drame bouleversant, sublimé par une superbe cinématographie.

Nous sommes dans le New York du début des années 50. Thérèse rencontre Carol, et vont développer l’une pour l’autre une puissante attirance. Thérèse est fiancée, et Carol enfermée dans un mariage malheureux. Dans une Amérique homophobe et sexiste, ce film raconte une histoire d’amour, un voyage, et un drame sans « mélo » sur les conventions morales et l’assujettissement des femmes aux hommes. Neuf ans près I’m not there, Todd Haynes livre avec Carol un très beau morceau de cinéma. Les deux actrices y livrent une formidable prestation, avec à la clé le Prix d’interprétation féminine pour Rooney Mara au festival de Cannes 2015.

Une cinématographie de premier ordre

La réussite du film est de s’inscrire dans un cadre très hollywoodien, en utilisant les représentations de l’époque, mais en modernisant le traitement, sans user des traditionnelles séquences de déclaration d’amour, de larmes, le film va plutôt chercher sa puissance d’évocation dans une iconographie américaine célèbre : les peintures d’Edward Hopper et la photographie de Saul Leiter.

Edward Hopper – Room in New York (1932)

Edward Hopper – Room in New York (1932)

Avec son équipe artistique, notamment Sandy Powell aux costumes (récompensée de 3 Oscars ) et Edward Lachman, le directeur de la photographie attitré de Todd Haynes, le réalisateur propose un bijou artistique, s’inscrivant dans la même représentation de la société que le peintre et le photographe, appliquant aux choses simples, aux petits détails, une élégante mélancolie.

Saul Leiter – Exacta (1948)

Saul Leiter – Exacta (1948)

Dans les intérieurs bourgeois qui sont autant des refuges confortables que des carcans, la délicatesse du traitement renforce la pesanteur de la société ultra-conservatrice. Véritable cinéaste-plasticien, Todd Haynes réussit avec Carol un film brillant sur l’amour, sur la différence et les luttes qui font la beauté de l’existence, avec une qualité cinématographique rare. À ne manquer sous aucun prétexte !

Carol est à voir ou à revoir dimanche 24 novembre à 20h55 sur Arte.

Source cineseries

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Rédigé par Michael

Publié dans #programmes télé gay, #lesbien, #Arte

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