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Publié le 2 Juin 2021

Jean-Luc Godard, Xavier Dolan et Arnaud Desplechin, trois cinéastes emblématiques de la Croisette à retrouver en streaming gratuitement ce mois-ci.

 

Alors que le Festival de Cannes 2021 dévoile ce jeudi sa sélection officielle, la plateforme de streaming Arte.tv propose aux cinéphiles de voir ou revoir gratuitement quelques chefs d'oeuvres qui ont fait frémir la Croisette ces dernières années.

Comment je me suis disputé… (ma vie sexuelle) (1996) - disponible jusqu'au 31/08/2021
Le Livre d'image, de Jean-Luc Godard (2018) - disponible jusqu'au 26/04/2022
Juste la fin du monde, de Xavier Dolan (2016) - disponible à partir du 23/06/2021 et jusqu'au 29/06/2021

Après le choc Mommy, Xavier Dolan adapte Jean-Luc Lagarce pour croquer les liens familiaux de manière plus naturaliste, et plus cinglante encore. Autour de Gaspard Ulliel, qui incarne Louis, un jeune homme souffrant du SIDA qui retoruve sa famille douze ans après avoir coupé les ponts, défilent Nathalie Baye, Vincent Cassel, Marion Cotillard ou encore Léa Seydoux dans un huis clos asphyxiant, qui sera honoré par le Grand prix et le prix du jury à Cannes, puis par trois César : meilleur réalisateur, meilleur acteur et meilleur montage.

A voir ici : https://www.arte.tv/fr/videos/100179-000-A/juste-la-fin-du-monde/

 

Source Première 

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Rédigé par Michael

Publié dans #programmes télé gay, #Arte

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Publié le 9 Avril 2021

 

 

 

 

 

PLEIN SUD (2009) - disponible jusqu'au 30 avril 2021

Après le très beau Les Invisibles, son documentaire Adolescentes a été l'uns des très belles réussites de l'année écoulée au cinéma. Mais Sébastien Lifshitz a aussi tourné des fictions. Et pour son troisième long métrage, il avait mis en scène Léa Seydoux dans un road-movie estival, romantique et torturé. 

Plein Sud

(France)
Duree : 87 mn
Distributeur : Ad Vitam
Sortie en salles le 30 Décembre 2009
Année de production : 2009
C'est l'été, Sam 27 ans file tout droit vers le sud au volant de sa Ford. Avec lui, un frère et une sœur rencontrés au hasard de la route : Mathieu et Léa. Léa est belle, pulpeuse et archi féminine. Elle aime beaucoup les hommes, Mathieu aussi.
Partis pour un long voyage, loin des autoroutes, en direction de l'Espagne, ils vont apprendre à se connaître, s'affronter, s'aimer. Mais Sam a un secret, une ancienne blessure qui l'isole chaque jour un peu plus. Séparé de sa mère depuis l'enfance, ce voyage n'a qu'un seul but : la retrouver

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Rédigé par Michael

Publié dans #VOD gay, #Arte

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Publié le 24 Janvier 2021

Rédigé par Michael

Publié dans #Arte, #programmes télé gay

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Publié le 11 Décembre 2020

Le gouvernement l’a confirmé, les salles de cinéma, les théâtres et musées resteront fermés jusqu’en janvier prochain. Komitid s’adapte et vous conseille cinq films ou séries à découvrir chez vous pendant les fêtes de fin d’année. Au programme : une plongée en studio avec une chanteuse de blues dans les années 20, un documentaire sur l’homophobie familiale, deux épisodes « bonus » d’une série culte, un feuilleton suédois décapant et un DVD « best of » du plus queer des jeunes cinéastes français.

1) Le Blues de Ma Rainey avec Viola Davis, sur Netflix

Vous avez déjà appris les paroles des chansons et les chorégraphies de The Prom par cœur ? Pas de panique, Netflix en a sous le pied et dégaine dès le 18 décembre un des ses autres grands films de l’année, lui aussi adapté d’un spectacle créé sur scène, Le Blues de Ma Rainey. Ce quasi huis-clos qui se déroule en 1927 dans des studios d’enregistrement de Chicago raconte le bras de fer opposant la « mère du Blues », Ma Rainey, ses producteurs et son groupe de musiciens. Cette adaptation d’un grand succès théâtral créé en 1982 est à la fois surprenante et d’une force implacable. Dans le rôle d’une chanteuse noire et lesbienne qui a décidé de ne plus faire de concessions, Viola Davis, à peine échappée de son personnage d’Annalise Keating dans les six saisons de How to get away with Murder, excelle et s’accorde une place de choix dans la ligne de départ pour les Oscars. À noter à ses côtés, l’interprétation dingue de Chadwick Boseman dont cela restera le dernier rôle. Le comédien de Black Panther décédé d’un cancer en août dernier donne vie à Levee, un musicien atypique et à fleur de peau. 

Sortie mondiale sur Netflix le 18 décembre

2) Famille, tu me hais, documentaire de Gaël Morel, sur France 3

Cela faisait longtemps qu’il avait envie de faire en sorte que personne n’ignore la façon dont sont traité.e.s certains gays et certaines lesbiennes par leurs parents, leur propre famille. Gaël Morel, héros adolescent des Roseaux sauvages de Téchiné devenu au fil des films un des réalisateurs français qui comptent (Le Clan, Prendre le large…), est parti à la rencontre, entre deux confinements, de jeunes garçons et filles qui ont accepté de lui confier leur histoire souvent difficile. C’est beau, c’est simple et c’est indispensable !

Diffusion sur France 3 et en replay à partir du 18 décembre 

3) Le bref retour d’Euphoria, sur OCS

La série la plus sexy-trash diffusée en 2019 sur HBO a du retarder le tournage et la diffusion de sa saison 2 pour cause de pandémie. Devant l’impatience des fans de connaître la suite des aventures de l’héroïne Rue Bennett (l’incroyable Zendaya récompensée pour ce rôle aux derniers Emmy Awards) et de sa girlfriend Jules (Hunter Shafer), la production avait promis deux épisodes spéciaux pour patienter. Le Malheur n’est pas éternel, premier de ces épisodes spéciaux tranche avec la saison 1 d’Euphoria en proposant un huis-clos décalé qui prend le contrepied du rythme habituel de la série. Dans un « diner » la nuit, alors qu’elle a replongé, Rue retrouve son sponsor des Narcotiques Anonymes, Ali pour une discussion passionnante sur les addictions, la religion et le sens de la vie. Toujours sublimement réalisée et interprétée, Euphoria impose à nouveau son style fort, marqué par une utilisation idéale de la musique (ici le « Me in 20 years » de Moses Sumney ou l’Ave Maria de Labrinth) et la capacité à créer une ambiance hors du temps. Sublime ! 

Episode Le Malheur n’est pas éternel déjà disponible sur OCS, le deuxième épisode à partir du 25 janvier 2021

4) Une si belle famille, série suédoise, sur Arte

C’est une série très étonnante qui s’ouvre par un beau mariage lesbien que propose Arte pour cette fin d’année. Sous ses aspects très bourgeois avec ses réunions familiales à répétitions dans une belle maison de la campagne suédoise, Une si belle famille (Mariage, enterrement et baptême en VO) parvient à aborder de nombreux sujets de société (la PMA, la ménopause, les nouvelles familles…) en quatre épisodes de 45 minutes plutôt riches en rebondissements qui mêlent comédie et tragédie avec un certain talent. À découvrir !

Déjà disponible sur Arte.tv et diffusée sur Arte le 17 décembre

5) Les courts métrages d’Alexis Langlois en DVD

Vous imaginez des personnages de Jacques Demy chez John Waters (ou l’inverse) ? Si vous faites partie de celles et ceux qui ne connaissent pas encore l’univers camp et trash d’Alexis Langlois, il n’est jamais trop tard pour combler cette lacune. Alors que le plus queer des réalisateurs de la jeune génération de cinéastes français prépare son premier long métrage, vous pouvez découvrir sur un DVD ses clips, des images de tournage et une interview aux côtés de ses trois courts métrages aux titres évocateurs : Fanfreluches et idées noires, À ton âge le chagrin c’est vite passé et De la terreur mes sœurs !.

DVD disponible dans la collection « Cinéastes de demain » éditée par JHR 

Source Komitid

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Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay, #Netflix, #Arte, #France 3, #OCS

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Publié le 21 Novembre 2020

Par un bel après-midi, Sunny et Meja célèbrent leur union dans la campagne suédoise, entourées de leurs proches. Mais on ne choisit pas sa famille… Et quand la situation leur échappe, tous se retrouvent confrontés au meilleur comme au pire.

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Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay, #Arte, #lesbien

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Publié le 20 Août 2020

Sincère, humain et visuellement beau, le dernier film de Florent Gouëlou interroge la masculinité avec brio. À découvrir sur Arte.tv.

L'acceptation est une notion récurrente lorsqu'on est queer. Il faut accepter son identité. Accepter son orientation amoureuse. Accepter les autres et, parfois, le fait que ces personnes-là ne nous acceptent pas. C'est le propos essentiel de Beauty Boys, un court-métrage impeccablement réalisé par Florent Gouëlou. Grâce à l'histoire de deux frères aux antipodes l'un de l'autre, le jeune cinéaste explore en filigrane comment, avec suffisamment d'efforts, un meilleur vivre-ensemble est possible.

La rencontre de deux mondes

Il fait beau, il fait chaud. Mais au lieu de se prélasser au soleil, Léo, 17 ans, répète sa chorégraphie pour la scène ouverte de son village, épaulé de ses fidèles amis, Yaya et Ambre. Plus pour faire évoluer les mentalités que par goût du risque, ils décident de se produire en drag-queens. Un choix osé qui est loin de séduire Jules, le grand frère de Léo à la masculinité plus qu'affirmée. Et si leur spectacle était l'occasion de réellement changer les choses ? Et si un pont pouvait exister entre Léo et Jules ? Et si leurs différences se muaient finalement en similitudes ?

Paru en 2020, Beauty Boys est le bébé de Florent Gouëlou, diplômé de la Femis. Sélectionné pour de nombreux festivals ciné à l'international, ce court-métrage décortique la relation houleuse de deux jeunes frères. D'un côté, Léo, minet chétif en apparence mais dévoré par un besoin ardent de se rebeller. De l'autre, Jules, gaillard viril pris au piège de sa propre masculinité. Quand leurs personnalités s'entrechoquent, c'est surtout deux conceptions de la vie qui entrent en collision.

S'aimer soi (et les autres)

En se représentant devant la foule du village avec sa tenue tape-à-l’œil et son maquillage outrancier, Léo veut provoquer "une guérilla". Il est en guerre contre les esprits étriqués de son entourage, contre une société qui tente frénétiquement de le ranger dans une case. Mais surtout, il se bat pour être accepté. C'est grâce à sa résilience et sa rage que le propos de Beauty Boys fait autant écho aux combats quotidiens de la communauté LGBT+.

Avec un travail léché sur l'éclairage, une sélection attentive des couleurs, Beauty Boys est un film éminemment symbolique qui encourage son public, queer ou non, à être fier. Fier d'être différent, fier d'oser affirmer sa différence. Simon Royer et Marvin Dubart forment un tandem efficace et sensible sous les traits de Léo et Jules respectivement. En moins d'une vingtaine de minutes, Florent Gouëlou tisse un récit percutant qui dézingue la masculinité toxique. Et délivre, à travers lui, une ode à l'acception de soi et de l'autre. C'est inspirant, et à visionner gratuitement sur le site d'Arte.tv.

Crédit photo : Yukunkun Productions

source Têtu 

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Rédigé par Michael

Publié dans #Court-métrage gay, #Arte

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Publié le 25 Novembre 2019

Carol, le film de Todd Haynes avec Cate Blanchett et Rooney Mara, est diffusé sur Arte dimanche 24 novembre à 20h55. Sorti en 2015, ce très beau film a été distingué par la critique mais est relativement inconnu du grand public. Retour sur un drame bouleversant, sublimé par une superbe cinématographie.

Nous sommes dans le New York du début des années 50. Thérèse rencontre Carol, et vont développer l’une pour l’autre une puissante attirance. Thérèse est fiancée, et Carol enfermée dans un mariage malheureux. Dans une Amérique homophobe et sexiste, ce film raconte une histoire d’amour, un voyage, et un drame sans « mélo » sur les conventions morales et l’assujettissement des femmes aux hommes. Neuf ans près I’m not there, Todd Haynes livre avec Carol un très beau morceau de cinéma. Les deux actrices y livrent une formidable prestation, avec à la clé le Prix d’interprétation féminine pour Rooney Mara au festival de Cannes 2015.

Une cinématographie de premier ordre

La réussite du film est de s’inscrire dans un cadre très hollywoodien, en utilisant les représentations de l’époque, mais en modernisant le traitement, sans user des traditionnelles séquences de déclaration d’amour, de larmes, le film va plutôt chercher sa puissance d’évocation dans une iconographie américaine célèbre : les peintures d’Edward Hopper et la photographie de Saul Leiter.

Edward Hopper – Room in New York (1932)

Edward Hopper – Room in New York (1932)

Avec son équipe artistique, notamment Sandy Powell aux costumes (récompensée de 3 Oscars ) et Edward Lachman, le directeur de la photographie attitré de Todd Haynes, le réalisateur propose un bijou artistique, s’inscrivant dans la même représentation de la société que le peintre et le photographe, appliquant aux choses simples, aux petits détails, une élégante mélancolie.

Saul Leiter – Exacta (1948)

Saul Leiter – Exacta (1948)

Dans les intérieurs bourgeois qui sont autant des refuges confortables que des carcans, la délicatesse du traitement renforce la pesanteur de la société ultra-conservatrice. Véritable cinéaste-plasticien, Todd Haynes réussit avec Carol un film brillant sur l’amour, sur la différence et les luttes qui font la beauté de l’existence, avec une qualité cinématographique rare. À ne manquer sous aucun prétexte !

Carol est à voir ou à revoir dimanche 24 novembre à 20h55 sur Arte.

Source cineseries

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Rédigé par Michael

Publié dans #programmes télé gay, #lesbien, #Arte

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