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Publié le 24 Mai 2015

Festival de Cannes

Carol de Todd Haynes Queer Palm 2015

En lice pour la Palme d'or, le film "Carol" de l'Américain Todd Haynes, romance élégante avec Cate Blanchett qui a enthousiasmé une partie de la critique, a remporté samedi soir la "Queer Palm 2015", récompense hors compétition du Festival de Cannes qui distingue le film traitant le mieux des questions LGBT.

Le jury 100% féminin de la "Queer Palm 2015" était présidé par l'actrice et réalisatrice américaine Desiree Akhavan.

La "Queer Palm" du court métrage a distingué le film chilien "Locas Perdidas" ("Lost Queens") d'Ignacio Juricic Merillan présenté à la Cinéfondation. Le film "The Lobster" du cinéaste grec Yorgos Lanthimos, également en compétition officielle, a reçu une mention spéciale, ont annoncé les organisateurs.

Créée en 2010 par le journaliste Franck Finance-Madureira, la "Queer Palm" est l'équivalent à Cannes, des "Teddy Awards", prix décernés pendant la Berlinale aux films évoquant l'homosexualité.

Après "L'Inconnu du Lac", de Alain Guiraudie, en 2013, la Queer Palm 2014 avait récompensé "Pride", du Britannique Matthew Warchus, film sur l'engagement d'un groupe d'activistes gays et lesbiens en faveur des mineurs en grève sous l'ère Thatcher.

"Carol" que nous avons choisi de récompenser, est bien plus qu'un simple film: c'est un moment d'histoire. La première histoire d'amour entre deux femmes, traitée avec le respect et l'importance que l'on accorde à toutes les autres romances cinématographiques", a commenté la présidente du jury de la Queer Palm Desiree Akhavan.

"Le film The Lobster qui a reçu une mention, ne contient aucun élément gay mais il se démarque par la manière dont il se moque des normes sociales absurdes et des conventions sur les relations sexuelles. Une allégorie parfaite, qui fait écho à un manque de représentation ouvertement gay à Cannes", a souligné encore Desiree Akhavan.

La journaliste Ava Cahen, rédactrice en chef de "Clap" et chroniqueuse au "Cercle" sur Canal Plus, la productrice Nadia Turincev (associée de l'actrice et productrice Julie Gayet au sein de Rouge International), la critique belge Elli Mastorou ("L'Avenir" et "Marie-Claire" Belgique) et l'actrice Laëtitia Eïdo composaient notamment le jury de la Queer Palm 2015.

Une centaine de professionnels du cinéma ont participé pendant le Festival de Cannes aux premières "Rencontres du cinéma queer", un marché réunissant des producteurs, distributeurs et sélectionneurs de grands festivals pour promouvoir depuis Cannes la production cinématographie de films et courts métrages sur l'"altersexualité".

(Source AFP) et e-llico

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Rédigé par Michael

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Publié le 23 Mai 2015

Cannes 2015 : Dope

Rick Famuyiwa invente la teen comedy « black geek » avec le savoureux Dope, qui clôt la Quinzaine des Réalisateurs sur un éclat de rire et une note hip-hop.

S’il devait y avoir une palme de la coolitude à Cannes cette année, Dope remporterait assurément le trophée. Réalisateur quasi-inconnu en France (seul son dernier film La Guerre des pères a eu droit à une mini-sortie en salles en 2011), Rick Famuyiwa nous emmène dans les ghettos de Los Angeles pour conter l’histoire d’un type d’ado très rare au cinéma : le geek black.

Malcolm n’a jamais voulu être un gangster. Sapé comme un rappeur des nineties, ce frêle dandy d’Inglewood écoute du punk, roule en skate, et ambitionne de rentrer à Harvard. Comme tout bon nerd, il se fait régulièrement tabasser dans les couloirs du lycée, « zigzaguant entre les mauvais choix, et les choix encore pires. » Mais son destin prend un détour inattendu lorsqu’un dealer lui confie un sac bourré de « molly » : comment arriver à la case Grande Ecole sans se faire étriper par les hordes de voyous qui convoitent ses puissantes capsules de MDMA, si possible en raflant quelques dollars au passage ?

Rick Famuyiwa n’a pas forcément le talent satirique d’un Spike Lee, l’élégance pop d’un Justin Simien (auteur du brillant Dear White People) ou le sens de la punchline de Judd Apatow. Sa mise en scène se perd parfois un peu dans les gimmicks inutiles (accélérés / ralentis, flashbacks tarantiniens, split-screen) ou le vouloir-dire social forcé sur la condition des afro-américains (le discours final en regard-caméra), c’est vrai. Mais malgré ces quelques détails maladroits, son teen-movie à la sauce « Black Studies » séduit. Tourné dans le même lycée que la sérieFreaks and geeks, il met à profit son casting stylé (Zoe Kravitz, des rappeurs comme A$AP Rocky ou Vince Staples, et la révélation Shameik Moore dans le rôle principal) pour construire de vrais personnages, tchatcheurs et attachants.

Dans Dope, les wannabe rappeurs prennent des cours d’élocution « gangsta », les voyous géolocalisent leurs proie à l’iPad, les nerds dealent sur le Dark Web et plaisent aux jolies filles, qui leur vomissent parfois dessus, entre deux discussions sur les dates exactes sur l’âge d’or du rap et l’utilisation du « n-word ». Bref, c’est drôle, tendre, sexy, plein de gouaille. Et pour ne rien gâcher, Pharrell Williams est aux platines, pour une B. O. hip-hop endiablée, mêlant classiques nineties et embardées contemporaines. On hoche la tête en rythme, et avec le sourire. Because we’re happyyyy.

Eric Vernay (ericvernay) pour première

Bande-annonce de Dope, qui n'a pas encore de date de sortie française :

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Rédigé par Michael

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Publié le 19 Mai 2015

Carol, La Vie d'Adèle, Mulholland Drive : les romances lesbiennes à Cannes

Petit tour d'horizon des romances féminines cannoises les plus marquantes.

Après les triomphes de Mulholland Drive et de La Vie d'Adèle sur la Croisette, Carol, en compétition cette année, rappelle que Cannes et les aventures amoureuses entre femmes ont souvent fait bon ménage. La preuve par 8 films ou séquences lesbiennes d'anthologie.

 Les romances lesbiennes à Cannes

Thelma et Louise de Ridley Scott (1991)

Thelma et Louise n'est pas un film lesbien à proprement parler, mais on aurait tort d'exclure la possibilité d'une romance forte et invisible au sein des aventures folles de ce couple d'amies en cavale. Mais s'il y a de l'amour dans ce road movie, c'est avant tout celui que porteRidley Scott à ces deux femmes qu'il lance à la conquête de l'Ouest dans un brillant plaidoyer pour l'émancipation féminine et la transgression des genres. Culte pour les cinéphiles et les mouvements féministes, Thelma et Louise était le film de clôture du Festival de Cannes en 1991.

 Les romances lesbiennes à Cannes

Basic Instinct de Paul Verhoeven (1992)

Ce thriller érotique incontournable qui a émoustillé la Croisette en 1992 n'est pas avare en scènes de sexes crues et sauvages. Mais ce coquin de Paul Verhoeven a même offert à Sharon Stone, sa sulfureuse mante-religieuse, une courte excursion dans les plaisirs lesbiens. Dans la scène de la boîte de nuit, la terrible croqueuse d'homme danse lascivement avec une autre femme avant de l'embrasser pour rendre Michael Douglas fou de désir. C'est l'un de ces nombreux instants torrides qui parfuma de souffre Basic Instinct avant de propulser Sharon Stones au rang de sex-symbol international. A noter (SPOILER) que les associations LGBT de l'époque virent comme un raccourci simpliste et biphobe le fait que ce personnage bisexuel soit obsédé par le sexe et mentalement déséquilibré. Ce qui avait provoqué de nombreux débats, en plus de la censure autour du film.

 Les romances lesbiennes à Cannes

Tout sur ma mère, de Pedro Almodovar (1999)

Dire que le réalisateur de Volver est un grand amoureux des femmes est un doux euphémisme. Chacun de ses films est un prétexte pour les croquer avec une infinie délicatesse, mettre en scène leurs désirs, leurs espérances, leurs galères et bien sûr... leurs sexualités. Tout sur ma mère suit le parcours d'une mère en deuil, qui pour oublier la mort de son films, tente de retrouver le père de ce dernier. Ce film sur la tolérance et la recherche d'identité sexuelle évoque aussi la relation d'une actrice de théâtre lesbienne désespérée face à l'addiction de son amante pour les drogues dures. On y croisera aussi des transsexuelles et des séropositives. Des personnages qu'on ne voit pas si souvent à Cannes et qu'Almodovar a su traiter avec beaucoup de subtilité. En compétition, Tout sur ma mère est reparti avec le prix de la mise en scène en 1999.

 Les romances lesbiennes à Cannes

Mulholland Drive de David Lynch (2001)

Deux (jolies) filles rêvent leur vie. Il y a des complots, des mondes mystérieux, des jeux de piste et des traversées du miroir. Avec ce chef d'oeuvre tortueux, Lynch regardait Hollywood à travers un prisme fantasmatique et offrait surtout (à Cannes mais pas seulement) une des scènes de sexe saphique les plus excitantes vues au cinéma. Schizo et parano, grisant et vénéneux, le film était surtout une orgie sensuelle avec comme sommet le moment de tension entreNaomi Watts et Laura Harring. Mulholland Drive a reçu le prix de la mise en scène à Cannes en 2001.

 Les romances lesbiennes à Cannes

Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen (2008)

Deux jeunes et jolies Américaines au tempérament opposé débarquent en Espagne faire la tournée des vieilles pierres et, pourquoi pas, tâter de l’étalon espagnol. La blonde et la brune rencontrent un chaud Latin, artiste peintre qui ne demande qu’à les croquer, tout en ayant encore pas mal de trucs à régler avec son ex, une brunette non moins sexy. Avec cette histoire de quadrille amoureux, Woody Allenretrouvait toute sa sève ; avec une ardeur digne d'un étudiant Erasmus, il regardait Scarlett Johansson et Penelope Cruzs'emballer dans des scènes à la jouissance et à la sensualité contagieuses. Vicky Cristina Barcelona a été présenté à cannes hors-compétition en 2008

 Les romances lesbiennes à Cannes

Passion de Brian de Palma (2012)

Difficile d'oublier dans cette sélection le dernier film en date de Brian De Palma qui a été présenté au marché du film à Cannes en 2012. En retournant à ses obsessions habituelles, le réalisateur maniaque et virtuose de Scarface et de Blow Out a filmé, dans Passion, la relation charnelle particulièrement malsaine d'une employée et de sa boss. Alors qu'elles travaillent toutes les deux au sein d'une multinationale, elle se livrent à un jeu de manipulation à l'imaginaire saphique enflammé et au dénouement périlleux. Ce thriller SM aux allures de giallo a finalement été sélectionné à Venise en compétition officielle.

 Les romances lesbiennes à Cannes

La Vie d'Adele, d'Abdellatif Kechiche (2013)

C'est la comparaison que tous les journalistes faisaient hier matin : Carol n'a rien à voir avec Adèle, mais la dernière fois qu'on a vu une scène lesbienne dans l'amphithéâtre Lumière, c'était dans le film de Kechiche. Dans ces 7 minutes où elles passaient par tous les stades de l'amour. Ca baise, beaucoup intensément, viscéralement, mais surtout ça se regarde. EtKechiche signait d'abord une love story intense concentrée autour du regard. C’est ce regard qui structure toutes les scènes, y compris celles de cul, ce regard qui fait ou défait la bulle qu’elles occupent au milieu des autres, ce regard qui devient à la fois l’enjeu de la mise en scène et son principe actif. Quand les deux actrices cessent de se regarder, que le film les sépare, il y a un vide physique, une béance, un manque terrible, obsédant, y compris pour le spectateur. Vrai film d’amour fou, lyrique et puissant, le film repartait avec la Palme d'Or.

 Les romances lesbiennes à Cannes

Carol de Todd Haynes (2015)

Le nouveau film de Todd Haynes (Velvet Goldmine, I'm Not there), en compétition cette année, a été présenté hier à Cannes. Cate Blanchett y incarne une femme séduisante prisonnière d'un mariage de raison dans le New York des années 50. Sa rencontre avec Therese (Rooney Mara) la jeune employée d’un grand magasin de Manhattan va peu à peu se muer en une attirance mutuelle plus qu'amicale. Mais le piège des conventions risque fort de compliquer leur relation...

source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #cannes 2015

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Publié le 19 Mai 2015

Cannes 2015

Carol, romance lesbienne élégante de Todd Haynes, séduit sur la Croisette

Deux ans après la Palme d'Or pour "La Vie d'Adèle", une nouvelle histoire d'amour entre femmes pourrait séduire le jury de Cannes: "Carol", romance élégante avec Cate Blanchett, a enthousiasmé une partie de la critique.

 

Fidèle à son style très sophistiqué et à une époque, les années 50 aux Etats-Unis, l'Américain Todd Haynes traite cependant le sujet d'une façon qui n'a rien à voir avec le réalisme cru d'Abdellatif Kechiche Après "Loin du paradis" (2002), dans lequel il mettait en scène Julianne Moore en mère au foyer des années 50 s'abandonnant dans les bras de son jardinier noir, il livre un nouveau film marqué par l'empreinte des mélodrames aux couleurs chaudes de Douglas Sirk.

Dans "Carol", adapté du roman éponyme de Patricia Highsmith (1952), écrit sous pseudonyme sur une thématique très osée pour l'époque, Cate Blanchett campe le personnage de Carol Aird, femme mûre, sophistiquée mais fragile. Elle est mère d'une petite fille et prisonnière de son mariage avec Harge, un riche banquier (Kyle Chandler, le coach Eric Taylor de la série "Friday Night Lights") avec qui elle est en instance de divorce mais qui cherche à la retenir par tous les moyens.

Face à elle, Rooney Mara ("Millenium : Les Hommes qui n'aimaient pas les femmes") joue Therese Belivet, jeune employée d'un magasin de jouets de Manhattan et aspirante photographe, qui s'interroge sur sa vie et sa relation avec son petit ami. Entre Carol et Therese, le charme va opérer lors d'un premier échange intense de regards dans le magasin où travaille Therese.

Leur attirance mutuelle, guindée et prudente, va se muer en liaison amoureuse, reflet de tous les obstacles de la société de ce début des années 50 qui minent une relation homosexuelle. "Les deux femmes à la fin du film sont très différentes de ce qu'elles étaient au début", a souligné Todd Haynes lors de la conférence de presse du film.

Blanchett et les femmes

Cate Blanchett, 46 ans, qui avait endossé l'habit du chanteur Bob Dylan dans le précédent film de Todd Haynes "I'm not There" (2007), a souligné de son côté apprécier "les références visuelles remarquables" du cinéaste. "Je savais quelle allait être la palette de couleurs, je savais quelle serait l'ambiance", a ajouté la comédienne, qui a reçu l'Oscar de la meilleure actrice en 2014 pour "Blue Jasmine" de Woody Allen.

Alors que le magazine Variety avait récemment rapporté des propos selon lesquels elle aurait eu de "nombreuses" liaisons avec des femmes, l'actrice australienne a par ailleurs démenti ces informations à Cannes. "Est ce que j'ai eu des relations sexuelles avec des femmes ? La réponse est non", a-t-elle déclaré à la presse. "Dans mon souvenir", il m'a été demandé "avez-vous eu des relations avec des femmes?" et j'ai dit 'oui, souvent. Si vous voulez dire des relations sexuelles avec des femmes, la réponse est non. Mais cela n'a pas été imprimé", a expliqué Cate Blanchett.

L'esthétique rétro aux couleurs chaudes, proche de celle de "Loin du paradis", avec des scènes d'intérieur baignant dans les tons jaunes et vieux rose et une Amérique vue par les vitres mouillées de voitures rutilantes aux courbes sensuelles, contribue à installer l'ambiance surannée des années 50 de ce film ciselé, qui a séduit une partie de la critique à Cannes. Elle n'a pas non plus été insensible au duo d'actrices, tout en retenue et en subtilité, et notamment au jeu de Cate Blanchett dans son rôle de grande bourgeoise sûre d'elle et conquérante révélant ses fragilités, à la beauté fatale parfaite.

Le magazine américain Variety a salué les "performances brillantes" des actrices dans un film "d'un grand raffinement", soulignant en particulier le jeu "incandescent" de Cate Blanchett. Pour le journal britannique "The Guardian", Cate Blanchett "captive" dans ce film "beau" et "remarquablement intelligent", tandis que pour le site américain spécialisé Indiewire, le film est un "chef d'oeuvre". Pour le magazine de cinéma Première cependant, il s'agit d'un "drame de société en costumes propre et sans bavures", mais "sans étincelle non plus".

(Source AFP) et e-llico

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Rédigé par Michael

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Publié le 16 Mai 2015

Cannes 2015 "Carol"

Il y a quelques jours, Cate Blanchett révélait avoir eu «de nombreuses» relations avec des femmes. Cette déclaration ne rend que plus savoureuses les premières images de Carol, le film de Todd Haynes adapté du roman de Patricia Highsmith, dans lequel le personnage principale, incarné par Cate Blanchett, tombe amoureux d’une jeune femme, Therese, jouée par Rooney Mara.

Découvrez ci-dessous les premiers extraits:

Le film, pour lequel aucune date de sortie en France n’a pour l’instant été communiquée, sera projeté en sélection officielle du Festival de Cannes dimanche 17 mai. Il fait bien sûr partie également des films en compétition pour la Queer Palm.

Publié par Judith Silberfeld pour yagg

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Rédigé par Michael

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Publié le 14 Mai 2015

Interview de Désiree Akhavan Cannes 2015

Desiree Akhavan, réalisatrice (Appropriate Behavior) et comédienne (Girls), est la présidente de la 5ème édition de la Queer Palm. Comment compte t-elle présider ce jury 100% féminin? Quel est son regard sur le ciné et les séries queer ? Rencontre.

c'est la première fois que le jury est intégralement féminin...

C'est important. Aussi parce que le cinéma queer est généralement plutôt dominé par les hommes. Les gays ont un monopole sur cette industrie cinématographique. Les films lesbiens sont généralement plus difficiles à monter et les distributeurs en sont conscients. Avoir un jury intégralement féminin pour cette Queer Palm, c'est excitant. Ceci étant dit, je suis sûrement la plus gay de tout ce jury ! (Rires)

En tant que jury queer, par quel biais allez-vous juger les films présentés ?

C'est justement une discussion que je veux avoir avec le jury. Est-ce l'auteur ? Le scénario ? Les messages ? Ce sont des facteurs que l'on doit prendre, ou pas, en compte. Mais je suis aussi curieuse de voir Amy (Ndlr : le documentaire sur la chanteuse Amy Winehouse). Ce n'est pas à proprement un film queer mais Amy est bien une icône de cette communauté. Donc c'est vraiment une question à laquelle nous devrons répondre en équipe. Si un réalisateur est gay, toute son oeuvre est-elle à voir sous cet angle ? Ainsi, Mommy serait-il un film queer ?

Que pensez-vous justement des films précédemment couronnés à la Queer Palm ? Y en a-t-il un que vous préférez ?

Je ne pense pas les avoir tous vus mais L'Inconnu du Lac probablement (ndlr : le film d'Alain Guiraudie a été sacré en 2013). Il représente aussi tout ce que la question queer englobe et ne ressemble à rien de ce qu'on a pu voir auparavant. Et c'est très précisément le cinéma auquel je suis sensible. Sans forcément tomber dans l'avant garde ou le délire, si je m'aperçois qu'un film traite quelque chose que j'ai déjà vu auparavant, je décroche. Je ne suis plus investie de la même manière. Et c'est aussi ce que j'aime plus généralement à propos du Festival de Cannes. La sélection prend des risques, regarde ailleurs.

Vous êtes apparue dans l'excellente saison 4 de "Girls"...

Elle était vraiment bien en effet, et je le dis d'autant plus facilement que je ne suis pas responsable de son écriture ! (Rires) Et même si je n'y fais qu'une petite apparition, j'étais très excitée. Lorsque j'ai regardé cette saison dans sa totalité, j'étais très heureuse des choix retenus, et pas seulement ceux liés à la révélation de l'homosexualité du père d'Hannah.

Pour vous, "Girls" est donc une série queer...

Techniquement, avec le personnage queer, on pourrait simplement répondre oui. Personnellement, je m'intéresse davantage au fait qu'il y ait une voix queer au coeur du projet et que cette voix soit vraiment infusée dans le projet. Looking est, de manière plus évidente, un queer show. Comme Transparent ou Orange is the New Black. Des séries comme Gossip Girl ou Sex & the City relèvent plus du faux cliché, de l'idée qu'on se fait d'un personnage gay.

Le succès d'une série comme "Transparent" justement peut changer quelque chose, dans la production ou la perception ?

Je l'espère de tout coeur. J'y réfléchis souvent, notamment parce que j'assiste à des réunions où on me dit régulièrement "Il y a déjà Transparent sur cette thématique." Il est dommage de ne pas faire quelque chose parce que telle ou telle chose existe déjà. Personne n'a envie de copier Transparent. Mais je ressens cette hésitation à produire des projets queer. Et j'en ai proposé bien avant, à Los Angeles ou ailleurs. Il y a encore une résistance. Mais dans 5 ans nous verrons une vraie différence. Actuellement j'ai davantage l'impression qu'une chaîne en peut se permettre qu'une seule série "gay". Netflix avec Orange, Amazon avec Transparent, HBO avec Looking...

Avez-vous un projet en tant que réalisatrice actuellement ?

Mon producteur et moi-même développons l'adaptation d'un roman en ce moment. Et nous écrivons également un pilote de série que l'on pourrait produire en Angleterre. J'ai d'ailleurs déménagé là-bas. Pour l'instant, son titre provisoire est "Switch Hitter", c'est une comédie amoureuse bisexuelle. Mais personne n'aime ce titre ! (Rires) Nous verrons bien...

Propos recueillis par Brigitte Baronnet et Thomas Destouches à Cannes le 13 mai 2015. Toute l'inteview par ici

source allociné

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Rédigé par Michael

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Publié le 27 Avril 2015

Cannes 2015 "Love" l'affiche polémique

 le film Love de Gaspar Noé refait parler de lui aujourd'hui alors que des affiches (très hot !) et un synopsis viennent de débouler sur la toile. Ce nouveau film du réalisateur d'Enter the Void sera donc un "mélodrame sexuel en 3D" qui parle d’un garçon et d’une fille, et d’une autre fille, et qui explore les multiples facettes de l'amour par delà le bien et le mal : besoin génétique, dépassement de soi, état altéré de la conscience, drogue dure, maladie mentale, jeu de pouvoir, lumière aveuglante, fait de sperme, de fluides et de larmes. L'histoire débute un matin avec un téléphone qui sonne. Murphy (Karl Glusman), 25 ans, se réveille entouré de sa jeune femme et de son enfant de trois ans. Il écoute son répondeur. Sur le message, la mère d'Electra lui demande, très inquiète, s'il n'a pas eu de nouvelles de sa fille disparue depuis longtemps. Elle craint qu'il lui soit arrivé un accident grave. Au cours d'une longue journée grise, Murphy va se retrouver seul dans son appartement à se remémorer sa plus grande histoire d'amour d'une durée de deux ans avec Electra : une passion amoureuse contenant toutes sortes de promesses, de jeux et d'excès... Gaspar Noé nous livrera-t-il un film encore plus explicite que le Nymphomaniac Director's Cut de Lars Von Trier ? Réponse dans quelques semaines, au festival de Cannes, où Love sera présenté en séance de minuit.


Source : FilmsActu http://cinema.jeuxactu.com/news-cinema-love-le-film-de-gaspar-noe-23409.htm

Une image classée X qui tease Love, un long-métrage qui sera présenté sur la Croisette lors d'une séance de minuit.

Difficile de faire plus explicite comme image. Après une première affiche montrant les bouches de trois personnes s'embrassant goulûment avec la langue, Gaspar Noé a mis la barre plus haut, sans aucun jeu de mot sexuel, pour le deuxième teasing de son nouveau long métrage Love. Un film qui tournera autour d'un trio amoureux.

Et c'est avec une deuxième affiche qui risque bien d'être interdite aux moins de 16, voire 18 ans, que le réalisateur de 7 jours à la Havane a choisi de faire parler de son film. Une image au cadrage très serré qui montre un pénis en gros plan en pleine éjaculation. On retrouve en arrière plan un sein surmonté du titre du film écrit d'une manière qui laisse à penser qu'il s'agit d'un fluide corporel pour le dire de façon poétique

Si vous voulez voir l'affiche X  c'est par ici

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Rédigé par Michael

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Publié le 25 Avril 2015

Cannes : la Queer Palm 2015 a sa présidente

L’actrice et réalisatrice américaine d’origine iranienne Desiree Akhavan présidera le jury de la 6e édition de la Queer Palm, récompense hors compétition du Festival de Cannes qui distingue chaque année le film traitant le mieux des questions homosexuelles, bisexuelles ou transgenres, ont annoncé les organisateurs.

Créée par le journaliste Franck Finance-Madureira, la Queer Palm est l’équivalent desTeddy Awards, prix annuels décernés pendant la Berlinale aux films évoquant l’homosexualité au cinéma.

APRÈS PRIDE
Personnalité en vue du cinéma américain indépendant, Desiree Akhavan a réalisé le long métrage Appropriate Behavior, et a joué dans les séries TV The Slope et Girls.

Après L’Inconnu du Lac, de Alain Guiraudie, en 2013, la Queer Palm 2014 a récompensé Pride, du Britannique Matthew Warchus, film qui racontait l’engagement d’un groupe d’activistes gays et lesbiens en faveur des mineurs en grève sous l’ère Thatcher.

Avec AFP et tétu

Cannes : la Queer Palm 2015 a sa présidente

Grande première pour la Queer Palm 2015, alors que la faible place accordée aux femmes au Festival de Cannes et ailleurs continue de poser question, le jury du prix LGBT sera composé exclusivement de femmes, avec, à sa tête, l’actrice et réalisatrice Desiree Akhavan (Appropriate Behaviour, la série lesbienne The Slope, Girls…). À ses côtés, Ava Cahen, rédactrice en chef de Clap et chroniqueuse au Cercle sur Canal+, Elli Mastorou, journaliste cinéma pour le quotidien belge L’Avenir et Marie-Claire Belgique, Nadia Turincev, productrice chez Rouge International, et Laëtitia Eïdo, actrice (Mon fils, Strike Back…). Cette dernière figure également sur l’affiche du prix, entourée des acteurs Christophe Paou (L’Inconnu du lac) et Sandor Funtek (La Vie d’Adèle), photographié.e.s par Nicolas Menu.

La Queer Palm sera remise le samedi 23 mai à 22 heures lors d’une cérémonie organisée au Silencio à Cannes.

Les longs-métrages en compétition sont:
Carol de Todd Haynes (Royaume-Uni-États-Unis / Sélection Officielle)
Marguerite et Julien de Valérie Donzelli (France / Sélection Officielle)
Amy d’Asif Kapadia (Royaume-Uni / Sélection Officielle – Hors-Compétition)
Love de Gaspar Noé (France / Sélection Officielle – Hors-Compétition)
Dope de Rick Famuyiwa (États-Unis / La Quinzaine des Réalisateurs)
Much Loved de Nabil Ayouch (France / La Quinzaine des Réalisateurs)
Mustang de Deniz Gamze Erguven (France / La Quinzaine des Réalisateurs)
Les Deux Amis de Louis Garrel (France / La Semaine de la Critique)
Ni le ciel, ni la terre de Clément Cogitore (France-Belgique / La Semaine de la Critique)
De l’ombre il y a de Nathan Nicholovitch (France / ACID)
Pauline s’arrache d’Emilie Brisavoine (France / ACID)
La Vanité de Lionel Baier (Suisse-France / ACID)

Les courts-métrages en compétition sont:
Le Repas dominical de Céline Devaux (France / Sélection Officielle)
Locas Perdidas d’Ignacio Juricic Merillan (Chili / Cinéfondation)
Victor XX d’Ian Garrido Lopez (Espagne / Cinéfondation)
Kung Fury de David Sandberg (Suède / La Quinzaine des Réalisateurs)
Rate Me de Fyzal Boulifa (Royaume Uni / La Quinzaine des Réalisateurs)
The Fox Exploits The Tiger’s Might de Lucky Kuswandi (Indonésie / La Semaine de la Critique)
Ramona d’Andrei Cretulescu (Roumanie / La Semaine de la Critique)

Cette année, la Queer Palm organise aussi son «Marché Queer», le 17 mai (la date n’a pas été choisie par hasard), pour permettre à toutes les professionnel.le.s du cinéma intéressées par les sujets de l’altersexualité, du genre et de la marge de se rencontrer.

source

Publié par Judith Silberfeld

Cofondatrice et rédactrice en chef de Yagg.

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Publié le 24 Avril 2015

Le jury de Cannes

Xavier Dolan, Sienna Miller, Guillermo del Toro, Sophie Marceau, Rossy de Palma

Le cinéaste canadien Xavier Dolan, l'actrice britannique Sienna Miller, le réalisateur mexicain Guillermo del Toro, la comédienne Française Sophie Marceau, l'actrice espagnole Rossy de Palma seront membres du jury du 68e festival de Cannes du 13 au 24 mai, selon un communiqué officiel.

La chanteuse malienne Rokia Traoré, l'acteur américain Jake Gyllenhaal complèteront ce jury qui sera coprésidé par les cinéastes américains Joel et Ethan Coen, Palme d'or en 1991.

Composé de cinq hommes et quatre femmes - il était majoritairement féminin l'an passé, sous la présidence de la cinéaste néo-zélandaise Jane Campion- le jury devra départager les films en compétition pour composer le palmarès, culminant avec la Palme d'or, qui sera annoncé le dimanche 24 mai.

Cadet des jurés à 26 ans, Xavier Dolan, s'est fait connaître du grand public en 2009, avec son premier long métrage "J'ai tué ma mère", présenté à la Quinzaine des réalisateurs, à Cannes. Son dernier film "Mommy" a reçu le prix du Jury l'an dernier sur la Croisette ainsi que le César du meilleur film étranger.

Actrice de cinéma et de théâtre, Sienna Miller s'est fait connaître en 2004 pour son rôle dans "Layer Cake" de Matthew Vaughn. Elle a notamment tourné dans "Foxcatcher" de Bennett Miller, présenté à Cannes l'an passé, et dans le récent "American Sniper" de Clint Eastwood.

Représentant le Mexique, Guillermo del Toro est considéré comme "l'un des représentants les plus inventifs de la nouvelle génération de cinéastes mexicains, aux côtés d'Alfonso Cuarón et Alejandro González Iñárritu", indique le festival de Cannes.

Découverte dans "La Boum", Sophie Marceau a construit sa carrière en alternant grands succès populaires et films d'auteur. On la voit dans "Police" de Maurice Pialat et "L'Amour braque" d'Andrzej Zulawski mais aussi dans "Braveheart" de Mel Gibson (1995).

Figure emblématique du cinéma d'Almodovar, Rossy de Palma est révélée en 1986 avec "La Loi du désir" du cinéaste espagnol. Elle tourne avec lui "Femmes au bord de la crise de nerfs", "Attache-moi!", puis "Kika et La Fleur de mon secret" pour lesquels elle est nommée aux Goya, ainsi qu'"Étreintes brisées", sélectionné à Cannes en 2009.

(Source AFP) et e-llico

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Publié le 19 Avril 2015

Cannes 2015

En compétition :

Carol

Dans le New York des années 1950, Therese, jeune employée d’un grand magasin de Manhattan, fait la connaissance d’une cliente distinguée, Carol, femme séduisante, prisonnière d'un mariage peu heureux. À l’étincelle de la première rencontre succède rapidement un sentiment plus profond. Les deux femmes se retrouvent bientôt prises au piège entre les conventions et leur attirance mutuelle.

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Rédigé par Michael

Publié dans #festival, #cannes 2015

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