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Publié le 20 Mai 2018

La sélection Cannoise de cette année représente la croissance du cinéma gay à l'échelle mondiale, les films venant de pays aussi variés que l'Argentine, le Kenya , la Suède et l'Afrique du Sud. Une telle croissance devrait envoyer des signaux clairs à Hollywood aussi, où les producteurs mal à l'aise sont toujours en conflit avec les personnages gays dans les films. Ils devraient également envoyer un message à leurs pays d'origine, où l'homosexualité est encore stigmatisée, ou pire, déclarée illégale.

Avec tout ce fabuleux cinéma gay étranger conquérant Cannes, voici une sélection de six films qui ont attiré notre attention. 

L'ange

Genres Biopic, Drame
Nationalités Argentin, Espagnol

Ce film est présenté au 71ème Festival de Cannes, dans la section Un Certain Regard.

 

 

 

Buenos Aires, 1971.
Carlitos est un adolescent de 17 ans au visage d’ange à qui personne ne résiste. Ce qu’il veut il l’obtient.
Au lycée, sa route croise celle de Ramon. Ensemble ils forment un duo trouble au charme vénéneux. Ils s’engagent sur un chemin fait de vols, de mensonges où tuer devient bientôt une façon de s’exprimer...

Basé sur la vie du tueur en série argentin Carlos Puch, ce thriller a déjà généré beaucoup de buzz pour la performance du nouveau venu Lorenzo Ferro. Le film laisse entendre que Puch et son complice assassin, Ramon, ont tué parce qu'ils étaient trop timides pour avoir des rapports sexuels entre eux.

Border

Genre Thriller
Nationalité Suédois

Tina, douanière à l’efficacité redoutable, est connue pour son odorat extraordinaire. C'est presque comme si elle pouvait flairer la culpabilité d’un individu. Mais quand Vore, un homme d'apparence suspecte, passe devant elle, ses capacités sont mises à l'épreuve pour la première fois. Tina sait que Vore cache quelque chose, mais n’arrive pas à identifier quoi. Pire encore, elle ressent une étrange attirance pour lui...

Une histoire d'amour lesbienne qui donne la chair de poule de l'écrivain suédois John Ajvide Lindqvist ( Let the Right One In )

CASSANDRO, THE EXOTICO

Date de sortie 5 décembre 2018 (1h 13min)

Avec Cassandro
Nationalité Français
Après 26 ans de vols planés et d'empoignades sur le ring, Cassandro, le roi des Exoticos – ces catcheurs gays qui dynamitent les préjugés – est incapable de s'arrêter. Le corps en miettes, pulvérisé, il va pourtant devoir se réinventer…

Rafiki

Genre Drame

 

 

 

Rafiki concerne deux femmes amoureuses kenyanes qui rejettent les dictatures culturelles exigeant qu'elles épousent des hommes. 

Girl

Date de sortie 10 octobre 2018 (1h 45min)
Genre Drame
Nationalité Belge

une jeune fille rêve de devenir une ballerine prima, face à un énorme obstacle: elle est née avec le corps d'un homme.

Plaire, aimer et courir vite

Date de sortie 10 mai 2018 (2h 12min)
Nationalité Français

Un écrivain d'âge moyen et père célibataire tombe amoureux d'un jeune étudiant. Ensemble, ils forment une sorte de famille ironique, alors que les deux hommes se demandent combien de temps leur amour peut vraiment durer.

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2018, #sorties cinéma, #cinéma gay

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Publié le 20 Mai 2018

Alors que "Un couteau dans le coeur" concourt pour la Palme d'or, le film porté par Vanessa Paradis a largement divisé la critique. De quoi lui ôter ses chances d'être dans le palmarès de Cannes 2018 ?

Il était forcément attendu, autant pour son actrice principale que pour son sujet, hautement sulfureux. Un couteau dans le coeur a fait son entrée en Compétition officielle, hier soir, jeudi 17 mai. L'occasion pour Vanessa Paradisde faire crépiter les flashs, avant que les premiers festivaliers ne découvrent ce thriller érotique réalisé par Yann Gonzalez (Les Rencontres d'après minuit)

À la sortie de la projection, les premiers avis ont fusé. Et le moins qu'on puisse dire, c'est que le film a beaucoup divisé la critique. Côté positif, on loue bien évidemment la prestation de Vanessa Paradis, "une de ses performances les plus impressionnantes" pour The Hollywood Reporter, tandis qu'on voit naître ici ou là sur Twitter des pronostics sur un potentiel Prix d'interprétation féminine. "Délicieux film gore théâtral" pour THR, "parodie et hommage à Cruising de Brian de Palma à la fois kitsch et coquin, brillant d'une bande originale et d'une lumière unique" pour Variety, "thriller mélo et baroque souvent très beau" chez Première, Un couteau dans le coeur est essentiellement salué pour son esthétique visuelle, son actrice principale et la musique signée M83 (Anthony Gonzalez, le frère de Yann).

Côté négatif, "la compétition officielle tient son nanar" d'après Le Figaro. Un couteau dans le coeur est "une étrange histoire sans queue ni tête, (...) un fantasme sur pellicule ni assez drôle ni assez sérieux" pour The Guardian, on souligne "le manque de profondeur de ses personnages et l'atomisation de sa ligne narrative" dans Le Monde, "kitsch, creux, mal joué et surtout pas sensuel du tout" et digne d'"Un mauvais clip de Mylène Farmer" pour un critique de 20 Minutes, alors que pour The Wrap, "l'actrice et la musique de Yann Gonzalez surnagent de ce film d'horreur bordélique aussi fascinant que difficile à regarder".

En revanche, c'est sur Twitter qu'on est le moindre tendre. Certains festivaliers n'ont pas hésité à dézinguer totalement le film français. "Un navet cinématographique", "un truc informe et insupportable", "Meta-nanar visuellement non inspiré", "un giallo anesthésié par son envie de bien faire, désincarné et extrêmement consensuel", "Scénar foireux, jeu d'acteur pitoyable, dialogues nazes au possible, y a rien à garder, c'est si gênant", peut-on notamment lire sur le réseau social...

Source purepeople

 

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2018, #sorties cinéma, #cinéma gay, #lesbien

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Publié le 20 Mai 2018

Le premier long métrage de Lukas Dhont, "Girl", présenté à Un Certain Regard, décroche la Queer Palm 2018. Le court métrage "The Orphan" a également été distingué.

La Queer Palm a dévoilé ses lauréats. Ce prix distingue deux films abordant le mieux, parmi tous les films sélectionnés à Cannes, des thématiques homosexuelles, bisexuelles, transgenres ou "Queer", c'est à dire proposant des sujets et personnages cassant les codes de genre, et donnant à voir autre chose que la norme.

Présidé par la productrice Sylvie Pialat, le jury a choisi de récompenser Girl, premier long métrage de Lukas Dhont. Présenté dans la section Un Certain Regard, Girl suit Lara, 15 ans, qui rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d’absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est née garçon.  Un film court a également été récompensé, par la Queer Palm « Hornet » du court métrage : O órfão (The Orphan) de Carolina Markowicz 

Jonathas a été adopté puis renvoyé en foyer en raison de sa «différence». Inspiré par de vrais événements.

Le jury de la 9ème édition de la Queer Palm était composé de Sylvie Pialat, entourée de Pepe Ruiloba, Programmateur et coordinateur du prix Premio Maguey du Festival de Guadalajara (Mexique), Dounia Sichov, actrice, monteuse et productrice, Morgan Simon, réalisateur et Boyd van Hoeij, journaliste cinéma (The Hollywood Reporter).

Source allociné

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Publié le 16 Mai 2018

 

 

 

 

 

Avec "Carmen & Lola", l'Espagnole Arantxa Echevarria signe un premier long métrage évoquant avec beaucoup de sensibilité et d'humanité une histoire d'amour au féminin dans le milieu gitan où l'homosexualité est particulièrement taboue.

 

Projeté ce mardi à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes, candidat à la Caméra d'or qui récompense le meilleur premier film des sélections du Festival, ce long métrage réunit essentiellement des acteurs amateurs recrutés au sein de la communauté gitane de Madrid au terme d'un casting difficile de six mois en raison du thème du film.

"Dès le début, nous savions que nous devions coller à la réalité. Il y a peu d'actrices et d'acteurs gitans car ils sont rarement poussés dans cette voie artistique", a expliqué Arantxa Echevarria dans ses notes d'intention.

Le plus compliqué a été de trouver pour les rôles principaux deux adolescentes gitanes prêtes à s'engager dans le projet "malgré la marginalisation dont le film pourrait souffrir", a ajouté la réalisatrice inspirée par une histoire vraie.

Le premier mariage lesbien a été célébré en Espagne, à Grenade, en 2009. Les épouses, gitanes, avaient fait part dans la presse du rejet dont elles ont fait l'objet dans leur communauté dès leur liaison connue.

Dans le film, Carmen est destinée à reproduire un schéma qui se répète de génération en génération, comme toutes les femmes gitanes : se marier et avoir des enfants. Jusqu'au jour où l'adolescente croise le regard de Lola, du même âge qu'elle.

"J'ai voulu représenter la culture gitane avec respect et pudeur. Je voulais que notre caméra voit sans juger alors que dans le même temps ces mêmes images mettent dans la situation difficile de prendre parti. Il est impossible de rester neutre", estime la cinéaste.

Les deux actrices principales sont rayonnantes à l'écran : Zaira Romero (Lola), 16 ans, n'avait jamais tourné tout comme Rosy Rodriguez (Carmen), 17 ans, 897e candidate du casting. Elle a été réellement mariée à 15 ans, avant de quitter son mari six mois plus tard.

Malgré ses premiers émois pour Lola, Carmen ne renonce pas à ses fiançailles organisées dans la communauté gitane avec les mêmes fastes que le mariage, tandis que la religion est très présente. Lola qui consulte des sites de rencontres en cachette dans un cyber-café, refuse pour sa part un destin tout tracé sous l'autorité d'un mari.

Petit à petit, l'idylle s'installe entre les deux adolescentes, une "abomination" selon les deux familles qui la découvriront par hasard.

Un autre film évoque à Cannes une romance entre deux jeunes femmes: "Rafiki", premier film kényan sélectionné sur la Croisette mais censuré dans son propre pays.

(Source AFP)

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Cannes 2018, #lesbien

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Publié le 15 Mai 2018

Sans jugement ni condamnation morale, "Sauvage" suit le parcours d'un jeune prostitué dans un Paris interlope. Un premier long-métrage signé Camille Vidal-Naquet présenté à la Semaine de la Critique. Rencontre.

Lors de la présentation du film à la Semaine de la Critique, le délégué général Charles Tesson a présenté Sauvage comme un mélange entre Maurice Pialat et le Marquis de Sade…

Camille Vidal-Naquet : On se sont évidemment un peu petit à côté de ces références écrasantes. Ce sont deux auteurs que j'aime énormément. Sans être une référence consciente, A nos amours est un film qui m'a toujours impressionné par son sens de l'ellipse. Entre les séquences, il y a toujours un laps de temps indéterminé, et le spectateur s'interroge pour savoir ce qu'il s'est passé entre-temps. Il y a quelque chose de très abrupt, un gisement d'énergie. Cela m'a toujours énormément impressionné chez Pialat. Quant au Marquis de Sade, je vois à quoi Charles Tesson fait référence. Au cours de mes années de recherche sur la prostitution masculine, j'ai pris conscience que ces garçons avaient une connaissance intime de notre société et de ses perversions. Avec leur expérience, on pourrait établir une cartographie des fantasmes modernes.

Combien d'années ont duré vos recherches sur la prostitution masculine ?

On pourrait penser, en lisant le synopsis de Sauvage, qu’il s'agit d'un film à sujet, que j'ai décidé de consacrer un long-métrage à la prostitution masculine. Alors la genèse du projet tout autre. Je me suis avant tout intéressé au parcours de mon personnage. Et pendant de longs mois j'ai développé une histoire autour de ce personnage, qui est un prolongement des héros de mes courts métrages. C’est un jeune homme seul au monde qui cherche à établir des connexions. J'avais l'idée d'une déambulation dans les rues avec un personnage marginalisé, hors des règles. Cela m'a conduit à m'intéresser à la précarité tout d'abord. Je voyais un personnage qui n'avait rien, qui ne se souciait absolument pas du matériel. Et c'est seulement après je me suis intéressé à la prostitution masculine. Et en scénariste consciencieux, j'ai voulu m'assurer que ce que j'écrivais correspondait à la réalité. Je suis donc allé sur le terrain. J'ai contacté une association humanitaire dans Paris qui va au contact des personnes en situation de précarité et/de prostitution. Et l'un des membres de l'association m'a invité à le suivre dans ces maraudes dans le bois de Boulogne. J'avais prévu de participer à une ou deux de ces maraudes, j'y suis finalement resté quasiment 3 ans. Mais rapidement ma démarche n'a plus été lié au film. J'ai fait des rencontres très fortes, j'ai développé des liens avec des garçons de toutes origines. Alors leur contact, j'ai beaucoup appris sur le monde et même sur la France.

N'avez-vous jamais eu la tentation du documentaire ?

Non, sur ce sujet je n'ai jamais eu l'envie de réaliser un documentaire. pour une simple raison, mes personnages et les situations sont vraiment des personnages et des situations de cinéma. La vie ces exclus est tellement incroyable que nous ne pouvons imaginer qu'elle soit vraie.

Avez-vous rencontré Félix Maritaud dès le lancement du projet ?

Non, j'ai écrit sans avoir d'acteurs en tête. et dès le lancement de la phase de casting, on m'a parlé de lui. 120 battements par minute en était alors au stade du montage. il était très différent des autres comédiens que j'avais rencontré. Il a une sorte de naturel et d’instinct qui le rendent unique. C'est un comédien qui a une énorme qualité, il ne se regarde jamais jouer, il laisse au réalisateur le soin de le juger. Mais lui ne se regarde pas. Il est entièrement dans l'action. Je ne pouvais pas rêver mieux pour le personnage. Il n'est pas du tout dans la caricature du comédien qui fait performance. Il est très animal, il ce physique étonnant. il sait tout faire, de la scène de texte à la scène d'action. J'avais le sentiment que je pouvais tout lui demander.

Source allociné

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Cannes 2018

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Publié le 14 Mai 2018

Portrait d'un ado danseur qui veut devenir une femme : Girl, le premier long-métrage de Lukas Dhont, est très fort.

Lara a 15 ans, de beaux cheveux blonds et des yeux bleus pénétrants. Elle aspire à devenir danseuse et se bat pour être à la hauteur et faire virevolter un corps dont on sent bien vite qu’il souffre. A partir d’un tel topo, le film pourrait glisser tranquilou sur les rails d’un récit adolescent comme il en existe des tonnes. Sauf que le corps même du film semble, lui aussi, résister. La caméra colle l’héroïne de près, accompagne ses gestes et forcément dévoile un détail qui n’en est pas un. Lara est un garçon qui entend devenir fille. Avant que les hormones n’agissent, il faut faire avec et mettre un sparadrap pour cacher ce sexe d’homme dont elle ne veut pas. Girl n’est pour non plus le récit d’une jeune fille différente bientôt brimée par la communauté. Au contraire, le monde qui entoure Lara (père, petit frère, copines de classe, médecins…) a non seulement accepté cette "différence" mais fait avec. Certains soutiennent, d’autres se tiennent à distance. Ce qui importe le cinéaste flamand Lukas Dhont dont c’est le premier long-métrage a seulement 25 ans, n’est pas tant de savoir ce qu’en pensent les autres que la façon dont Lara vit sa lente métamorphose. Le spectateur regarde cette jeune femme courageuse qui intériorise tout jusqu’à perdre haleine. Girl est un film fort et puissant porté par un jeune acteur (Victor Polster) d’une force inouïe. Un choc.

Présenté au Festival de Cannes 2018 dans la sélection Un certain regard, Girl sortira le 10 octobre prochain.

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Trans&transgenre, #Cannes 2018

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Publié le 12 Mai 2018

Lukas Dhont a créé la sensation avec son premier film, Girl, longuement ovationné à Un Certain Regard.

Lara est une adolescente prisonnière d’un corps de garçon dont elle souhaiterait se débarrasser au plus vite. Mais sa transition sexuelle, programmée et surveillée, doit attendre encore un peu. Entre ses aspirations à devenir ballerine professionnelle et l’éveil de sa libido, Lara est animée de conflits intérieurs quasiment insurmontables... Le jeune réalisateur flamand Lukas Dhont signe un premier film à la décharge émotionnelle renversante sur l’altérité qui doit beaucoup à son jeune interprète, Victor Polster, révélation ébouriffante du Festival.

Comment vous est venue l’idée du film ?
De la lecture, en 2009, d’un article dans un journal flamand qui parlait d’une jeune fille, née dans un corps de garçon, voulant devenir danseuse étoile. Cela m’a touché parce que, pour moi, c’était une héroïne. Je faisais des études de cinéma et je me suis dit que mon premier film devrait parler de ce thème de l’identité sexuelle sans que cela soit forcément biographique.

L’avez-vous finalement rencontrée ?
Bien sûr. J’ai voulu qu’elle soit à mes côtés dès l’écriture. Elle avait dix-sept ans à l’époque et n’avait pas encore achevé sa transformation. Elle m’a donné beaucoup d’informations sur le monde intérieur du personnage, sur ses conflits. Elle a également été très utile à Victor (Polster) qui a pu s’appuyer sur elle pendant tout le processus de fabrication du film.

Avez-vous toujours pensé prendre un garçon pour le rôle ?
J’aurais dans l’idéal voulu d’une fille transgenre, puis j’ai vite compris que filmer quelqu’un de quinze ans en pleine transition sexuelle aurait été une trop grosse responsabilité. Un film, ça reste. Il ou elle n’aurait peut-être voulu que cette période compliquée devienne un témoignage pour l’éternité. On a finalement auditionné environ 500 garçons et filles dans une école de danse avant de trouver Victor qui réunissait toutes les qualités requises pour ce rôle exigeant.

Lara est un personnage en transformation qui, par ailleurs, pratique la danse classique, une des disciplines les plus dures au monde. Elle ne se facilite pas la vie !
Cette contradiction était fascinante. Lara déteste son corps de garçon mais en a besoin pour accomplir son rêve. La préparation de Victor pour le rôle ressemble au parcours de Lara : il a dû apprendre les pointes en trois mois et martyriser un peu son physique. Ses pieds étaient à peu près dans le même état critique que ceux de son personnage ! Il aimait le défi que ça représentait et ça l’a en plus aidé à trouver le port et l’élégance qui caractérisent les ballerines.

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Trans&transgenre, #Cannes 2018

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Publié le 12 Mai 2018

Vincent Lacoste, l'acteur principal et coup de coeur inattendu du superbe film de Christophe Honoré, "Plaire, aimer et courir vite" s'épanche sur les scènes de sexe et ce rôle à contre-emploi.

S'il avait été un début d'objet de désir pour Virginie Efira et la réalisatrice Justine Triet dans le très réussi Victoria, Vincent Lacoste crève définitivement l'écran dans un rôle aux antipodes de ce à quoi le jeune acteur nous a habitués jusqu'ici. Elle est loin la révélation de Riad Sattouf dans Les Beaux Gosses, une comédie à succès dans laquelle le jeune garçon se posait en ado un peu moche et benêt, dans les balbutiements de sa sexualité. Dans Plaire, aimer et courir vite de Christophe Honoré, il incarne aussi un jeune homme qui se cherche. Mais il est beau, notamment lorsque la caméra le suit dans ses ébats sexuels avec Pierre Deladonchamps.

"Je n'ai pas vraiment eu peur quand j'ai lu le scénario. C'est plutôt ensuite que je me suis demandé comment j'allais faire pour jouer ça. D'autant qu'il était encore plus sexuel dans le film, avoue l'intéressé dans une interview aux Inrockuptibles. Il y avait des choses assez crues, des indications comme 'ils font un plan à trois'."

 

 

 

Mine de rien, je n'avais jamais embrassé un garçon avant

"Mais j'avais envie de tester de nouvelles choses, poursuit l'acteur. Et Honoré a toujours été hyper respectueux et attentif vis-à-vis de notre corps. Il mimait les scènes de sexe, il ne nous balançait pas juste, 'Bon bah là, vous vous foutez à poil et vous baisez'." Ne vous attendez pas à voir une polémique à La Vie d'Adèle avec deux acteurs masculins qui auraient été humiliés, ressurgir. "Une scène de sexe n'est qu'une expression amoureuse comme une autre, affirme de son côté Christophe Honoré dans Paris Match. Il faut éviter d'être dans la performance." À Vincent Lacoste de confirmer : "Concernant les scènes de sexe, grâce à Pierre, c'était assez joyeux. J'étais un peu stressé par ça, assez intimidé même et il m'a mis très à l'aise. Mine de rien, je n'avais jamais embrassé un garçon avant."

"Par rapport à mes rôles précédents, j'ai l'impression que je devais faire un chemin plus grand vers le personnage. Il est peut-être celui qui est le moins proche de moi, estime Vincent Lacoste. En plus de son orientation sexuelle, il a très confiance en lui, il est très conquérant, très sexuel. C'est nouveau pour moi de me voir filmer de cette manière." Si l'acteur de 24 ans ne semblait pas être une évidence, de part son parcours, il était totalement légitime pour Christophe Honoré. "Je ne voulais pas d'un jeune acteur au look de minet. Vincent a une séduction différente, hors des codes gay", assure le cinéaste.

Interview à retrouver dans Les Inrockuptibles, en kiosques depuis le 7 mai 2018.

Source purepeople

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Cannes 2018

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Publié le 11 Mai 2018

C’est un retrait qui fait beaucoup de bruit au Festival de Cannes. Mario, un film de Marcel Gisler qui devait être diffusé lors de la Compétition Cannes Juniors 2018 a mystérieusement été retiré malgré sa classification « tous publics ». Discrimination homophobe, vraiment ? On fait le point

C’est avec une réelle surprise que le distributeur français de Mario, Epicentre Films, a appris, dans un communiqué publié par le festival, que celui-ci était malheureusement retiré de la compétition. Pour justifier ce retrait, le communiqué reste assez vague. Pour autant, la décision ne viendrait pas du festival mais des professeurs chargés d’accompagner les collégiens lors des projections : « des professeurs se seraient opposés à sa projection à cause de certaines scènes qui seraient susceptibles d’heurter leur public. »

UNE MESURE DISCRIMINANTE TÉMOIGNANT D’UNE CENSURE INJUSTIFIÉE D’UN AUTRE ÂGE.

Pourtant, la CNC (Commission Nationale du Cinéma) a été très clair dans sa classification : le film est « tous publics » et peut donc être vu par n’importe qui. Il peut être utile de rappeler qu’il ne s’agit aucunement d’un film érotique, voir pornographique comme certains semblent le croire, mais d’un métrage militant contre l’homophobie dans le football. Il s’agirait donc, en effet, d’une décision purement arbitraire et homophobe. Epicentre Films a d’ores et déjà annoncé qu’il condamnait fermement cette décision décrite comme « une mesure discriminante témoignant d’une censure injustifiée d’un autre âge ».

Si le festival n’a pas souhaité s’étendre sur le sujet et développer sa décision qui ne risque malheureusement pas d’évoluer, nous vous rappelons que le film sera tout-de-même projeté lors d’une séance spéciale en présence du réalisateur le mercredi 16 mai à La Licorne (Cannes) et qu’il sortira dans les salles le 1er aout 2018. On l’a vu et on peut déjà vous dire qu’on s’est régalés !

Plus d’infos :
 epicentrefilms.com

Source garçonmagazine

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Cannes 2018, #homophobie

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Publié le 11 Mai 2018

Premier long métrage de Camille Vidal-Naquet,

Sauvage était présenté aujourd’hui à la Semaine de La Critique.

Nous avons rencontré les comédiens.

Sauvage, un film comme la croisette les aime : fort et sans concession, était donc présenté aujourd’hui à la Semaine de La Critique. Dans la foulée les comédiens, Eric Bernard et Felix Maritaud ont bien voulu répondre à nos questions, car le film en pause forcément. De par son sujet, son traitement, le parcours de ce jeune prostitué gay et SDF incarné par l’acteur de 120 BPM  (Felix Maritaud) ne laissera sans doute pas les spectateurs indifférents.

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2018, #sorties cinéma, #cinéma gay

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