cannes 2018

Publié le 11 Mai 2018

Le réalisateur de la première claque cannoise, "Plaire, aimer et courir vite", Christophe Honoré, se confie sur le tournage de son histoire d'amour au masculin et son rapport à l'homosexualité ainsi qu'à la paternité.

Un an après la claque 120 battements par minute, c'est autour deChristophe Honoré d'explorer au Festival de Cannes une histoire d'amour au masculin sur fond de sida au coeur des années 90. Avec Plaire, aimer et courir vite, le réalisateur des Chansons d'amour livre un livre très personnel, quasi autobiographique. "Arthur, le personnage principal [joué par Vincent Lacoste, NDLR], c'est à la fois moi et un autre, assure Honoré dans une interview accordée à Paris Match. Mais il y aussi de moi dans Jacques [Pierre Deladonchamps]. Il est écrivain et père, comme je le suis."

Gay et père de famille, Christophe Honoré se met à nu au travers de ce film à la fois engagé et bouleversant. Sur la comparaison avec 120 battements par minute, de Robin Campillo, Christophe Honoré balaie l'idée et tente d'expliquer pourquoi il a mis autant de temps à faire ce film auquel il pensait depuis plusieurs années. Le sida, la disparition des proches et la culpabilité de ceux qui restent, en est la cause. "C'est aussi pour cela que Robin et moi avons mis plus de vingt ans pour en parler. Il fallait laisser le temps à la maturation. A l'acceptation, aussi", dit-il.

 

Face au débat sur le Mariage pour tous et la GPA, le cinéaste de 47 ans dit l'avoir vécu avec "beaucoup de violence", dénonçant "une résurgence de l'homophobie" et notamment le rapport gay / paternité. "Si je vis mon homosexualité de manière joyeuse, la parentalité est un sujet plus compliqué, reconnaît-il. Je suis un père comblé et je m'étais presque aveuglé sur le sujet. J'étais naïf."

Interview à retrouver en intégralité dans Paris Match, en kiosques dès le 10 mai 2018.

 

Source purepeople

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Cannes 2018

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Publié le 30 Avril 2018

Le film kényan de Wanuri Kahiu, qui aborde la question de l'homosexualité féminine, et qui sera présenté au prochain festival de Cannes dans la section "Un certain regard", sera interdit au Kenya.

Sélectionné pour être présenté dans le cadre de la section Un Certain regard au prochain Festival de Cannes, Rafiki, mis en scène par la cinéaste Wanuri Kahiu, était le premier film kényan à avoir les honneurs d'une telle sélection. Mais son sujet, une histoire d'amour entre deux femmes, n'a visiblement pas les faveurs de la commission de classification des films du pays, qui vient tout simplement d'interdire le film dans le pays.

La réalisatrice a annoncé la nouvelle vendredi, lors d'une émission matinale populaire baptisée Morning Express, diffusée sur la chaîne locale KTN. Se déclarant logiquement "incroyablement déçue", Wanuri Kahiu a ajouté : "malheureusement, notre film a été censuré au Kenya, parce qu'il traite de choses qui mettent mal à l'aise la commission de classification des films. Mais je crois vraiment qu'une audience adulte est suffisamment mature et capable de discerner les choses, capable de voir ce film et se faire son propre avis. Rafiki est un reflet de notre société, et nous avons besoin de discuter de ce qui se passe dans celle-ci. Malheureusement, parce que le film vient d'être interdit, nous ne serons pas en mesure d'avoir ces discussions".

Contacté par Variety sur les raisons de cette censure / interdiction, le président de cette commission, Ezekiel Mutua, a motivé sa décision en expliquant que le film "décrit des pratiques homosexuelles qui vont à l'encontre de la loi et de la culture de la population kenyane", ajoutant : "il est de notre considération que la morale véhiculée par l'histoire dans ce film vise à légitimer le lesbianisme au Kénya, contrairement à la loi et à la Guideline de la commission de classification".

On ne plaisante pas avec l'homosexualité au Kénya, qui est illégale. L'an dernier, la série inoffensive Andi diffusée sur Disney Channel fut interdite, lorsqu'il fut révélé qu'un personnage clé gay serait présent dans la seconde saison du Show...

Source allociné

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2018, #sorties cinéma, #cinéma gay, #lesbien

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Publié le 18 Avril 2018

La moins connue des sections parallèles gagne en notoriété année après année. Zoom sur la 26ème édition.

Petit rappel pour les profanes : l’Association du Cinéma Indépendant pour sa Diffusion (ACID) regroupe des “cinéastes engagés depuis 1992 pour l’accès de tous à la pluralité des formes d’écriture. Par son soutien à la diffusion du cinéma indépendant, elle participe toute l’année à la rencontre entre des films, leurs auteurs et les publics. La chaîne de solidarité qu’elle construit depuis 26 ans vient renforcer son idée fondatrice, à savoir le soutien par des cinéastes de films d’autres cinéastes, en France et à l’international.” Particulièrement présente à Cannes, qui constitue une vitrine incontournable, l’ACID a révélé par le passé Justine Triet (La Bataille de Solférino, en 2013), Virgil Vernier (Mercuriales, en 2014) ou Matan Yair (Les destinées d’Asher, 2017).

Un road movie féminin, humaniste et social à la rencontre d’une Provence hors des sentiers battus.

IL SE PASSE QUELQUE CHOSE
Un film de Anne Alix
Avec Lola Duenas, Bojena Horackova

Avignon. Irma, qui ne trouve plus sa place dans le monde, croise sur sa route Dolorès, une femme libre et décomplexée  missionnée pour rédiger un guide touristique gay-friendly sur un coin de Provence oublié. L’improbable duo se lance sur les routes. Au lieu de la Provence pittoresque et sexy recherchée, elles découvrent un monde plus complexe et une humanité chaleureuse qui lutte pour exister. Pour chacune d’elle, c’est un voyage initiatique.

 

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2018, #lesbien

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Publié le 16 Avril 2018

Sauvage de Camille Vidal-Naquet :

le scénario retrace le parcours tumultueux de Léo, 20 ans, jeune prostitué homosexuel, qui mène une vie dissolue entre passes et drogue. Il entretient une relation amoureuse compliquée avec Ahd, qui lui aussi se prostitue mais n'est pas gay. Leur relation va peu à peu se déliter au fil des rencontres et des clients. Ahd finira par partir refaire sa vie au Maroc avec un riche homme âgé tandis que Léo sombrera encore plus dans la déchéance. Sur sa route, il croisera différents personnages, tous très singuliers.

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2018

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Publié le 16 Avril 2018

Festival de Cannes

Le jury de la Queer Palm présidé par la productrice française Sylvie Pialat

Le jury de la 9e Queer Palm, prix indépendant qui récompense un film des sélections Cannoises évoquant les questions LGBT, sera présidé par la productrice française Sylvie Pialat, ont annoncé vendredi les organisateurs.

Créée en 2010 par le journaliste Franck Finance-Madureira, la Queer Palm est l'équivalent au Festival de Cannes des Teddy Awards, prix décernés pendant la Berlinale.

La Queer Palm 2017 avait récompensé "120 Battements par minute" du Français Robin Campillo, Grand prix du 70e Festival de Cannes, fresque consacrée au début de la lutte contre le sida en France à travers l'association Act Up.

Le jury était alors présidé par le réalisateur américain Travis Mathews.

Prix Daniel Toscan du Plantier de la meilleure productrice en 2014 et 2015, Sylvie Pialat a produit notamment "L'Inconnu du lac" (Queer Palm 2013), mais aussi "Timbuktu" de Abderrahmane Sissako, César du meilleur film en 2015, "Rester Vertical" de Alain Guiraudie et "Les Gardiennes" de Xavier Beauvois.

(Source AFP)

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Rédigé par Michael

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Publié le 12 Avril 2018

Voici les films LGBT en compétition 

Film en compétition :

Plaire, aimer et courir vite
Date de sortie 11 juillet 2018 (2h 12min)
Nationalité Français

1990. Arthur a vingt ans et il est étudiant à Rennes. Sa vie bascule le jour où il rencontre Jacques, un écrivain qui habite à Paris avec son jeune fils. Le temps d’un été, Arthur et Jacques vont se plaire et s’aimer. Mais cet amour, Jacques sait qu’il faut le vivre vite.

Un certain regard

Girl
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    Belgique (2017)
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    Néerlandais

Girl est l'histoire de Lara, 15 ans. Elle rêve de devenir danseuse étoile. Avec le soutien de son père, elle se lance à corps perdu dans cette quête d'absolu. Mais ce corps ne se plie pas si facilement à la discipline que lui impose Lara, car celle-ci est née garçon.

RAFIKI

Par Wanuri Kahiu

Afrique du Sud / Kenya / France / Pays-Bas / Allemagne 

Synopsis

«Les bonnes filles kenyanes deviennent de bonnes épouses kenyanes», mais Kena et Ziki rêvent de quelque chose de plus. Malgré la rivalité politique entre leurs familles, les filles résistent et restent des amis proches, se soutenant mutuellement pour poursuivre leurs rêves dans une société conservatrice. Quand l'amour s'épanouira entre eux, les deux filles seront forcées de choisir entre le bonheur et la sécurité.

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Cannes 2018

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