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Publié le 27 Mai 2019

ET PUIS NOUS DANSERONS

De Levan Akin

Genres RomanceDrame
Nationalités SuédoisGéorgienFrançais
 
Merab s’entraîne depuis son plus jeune âge dans le cadre de l’Ensemble National Géorgien avec sa partenaire de danse, Mary. Son monde est brusquement bouleversé lorsque le charismatique Irakli arrive et devient son plus fort rival et son plus grand désir.

 

Film présenté à la Quinzaine des réalisateurs

Le réalisateur suédois Levan Akin a choisi la Géorgie, son pays d’origine, pour y raconter l’histoire de Merab, un jeune danseur qui va vivre une attirance forte pour le nouvel arrivant du ballet traditionnel avec lequel il s’entraîne. And then we danced est un joli « coming of age » sincère et touchant qui donne l’occasion de découvrir la situation des LGBT+ en Georgie, mais également une troupe de comédien.ne.s à l’énergie communicative.

 

Source Komitid

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Cannes 2019

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Publié le 25 Mai 2019

Prix d'interprétation masculine
Antonio Banderas pour Douleur et Gloire de Pedro Almodovar

Prix du scénario
Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2019

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Publié le 25 Mai 2019

La Queer Palm 2019 a été remise à Céline Sciamma pour « Portrait d’une jeune fille en feu »

 

Virginie Ledoyen, qui présidait ce jury, avait confié à 20 Minutes qu'« un bon film queer est d’abord un bon film de cinéma ».

 

On ne s'étonnera donc pas que son jury ait porté son suffrage sur l’exceptionnel Portrait d’une jeune fille en feu, qui relate la très délicate rencontre d’une femme peintre et de son modèle qui vont s’éprendre l’une de l’autre dans la France du XVIIIe siècle. Xavier Dolan avait dit tout le bien qu'il pensait du film sur son compte Instagram.

Céline Sciamma n’était pas là pour recevoir sa récompense vendredi dans la soirée, mais Virginie Ledoyen a souligné au moment de l’annoncer que c’était la première fois, en dix ans, que la Queer Palm était remise à une femme.

 

Queer Palm du court métrage à La Distance entre le ciel et nous de Vasilis Kekatos pour "son approche sensible du désir, ses irrésistibles performances d’acteurs et sa réalisation maîtrisée".

Il y est question d’une rencontre, d’un temps suspendu dans une station essence perdue en Grèce. Vasilis Kekatos, se joue ici de l’espace et des cadres pour faire vivre cette rencontre, entre séduction et provocation.

 

Source 20mn

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2019, #sorties cinéma, #cinéma gay, #lesbien

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Publié le 23 Mai 2019

Trois ans après le Grand Prix de "Juste la fin du monde", Xavier Dolan revient en Compétition avec "Matthias & Maxime". Mais peut-il briguer la Palme d'Or ? Premiers éléments de réponse avec les avis de la presse.

DE QUOI ÇA PARLE ?

Deux amis d’enfance s’embrassent pour les besoins d’un court métrage amateur. Suite à ce baiser d’apparence anodine, un doute récurrent s’installe, confrontant les deux garçons à leurs préférences, bouleversant l'équilibre de leur cercle social et, bientôt, leurs existences.

QU'EN PENSE LA PRESSE ?

Renan Cros / CinemaTeaser : "Les amateurs des envolées lyriques de Dolan seront donc peut-être un peu frustrés, déçus. Il ne leur offre que les miettes du grand mélo attendu. Pourtant, cette délicatesse est passionnante, remuante parce qu’elle fait effet à retardement et repositionne le mélodrame à l’aune de nos vies quotidiennes. La douceur avec laquelle il regarde ses personnages, la tendresse avec laquelle il accompagne leurs doutes frappe petit à petit. Au lieu de nous renverser par des histoires de cinéma plus grandes que tout, ici Dolan cherche la proximité, l’émotion miroir qui fait de nous des Matthias et des Maxime. Le film est comme une ballade, émouvante, maîtrisée." - Lire la critique complète

Yannick Vely / Paris Match : "Le réalisateur québécois Xavier Dolan signe son meilleur film depuis Mommy, l'histoire d'une amitié contrariée par la naissance d'un sentiment amoureux (...) Les anti-Dolan crieront au film narcissique de plus, les pro-Dolan seront eux en terrain conquis. Moins définitif que Mommy, moins ambitieux que Laurence Anyways, à nos yeux son meilleur film, Matthias et Maxime confirme surtout que la langue québécoise est celle qui sied le mieux à son art de la réplique qui tue." - Lire la critique complète

 

Xavier Dolan signe son meilleur film depuis Mommy (Paris Match)

 

Véronique Cauhapé / Le Monde : "Xavier Dolan use de l’image, du cadrage, des mouvements de caméra, et de la musique comme d’une partition silencieuse mise au service des émotions. Dans Matthias et Maxime, il use aussi de son art à mettre en mouvement, et sur un rythme tendu, les scènes de groupe qui nous placent au centre de la pagaille et de sa montée en puissance. Ainsi que de son talent à verser dans une forme de lyrisme qu’il tient en respect par une extrême pudeur. Il déploie enfin cette faculté qu’il a de si bien se poser sur un visage, un échange intime, un instant de peu qui, entrelacés les uns les autres, dessinent des vies faites de petits riens, de grands tumultes et de sensations." - Lire la critique complète

Jon Frosch / The Hollywood Reporter : "Une dramédie terne sur un désir homosexuel refoulé (...) Le réalisme psychologique se révèle être un défi pour le réalisateur, et Matthias & Maxime ne parvient pas à donner vie aux tourments affectifs de ces deux jeunes hommes de façon convaincante (...) Les mystères du désir masculin peuvent en effet être profonds ; Matthias & Maxime ne fait, hélas, pas grand-chose pour nous aider à les résoudre." - Lire la critique complète

Guy Lodge / Variety : "Après quelques déceptions ambitieuses, Xavier Dolan signe une étude douce-amère de l'amitié masculine (et peut-être plus), et nous apparaît dans une forme contenue et charmante (...) Une étude mélancolique et sobre sur l'amitié et l'amour, comme un redémarrage en forme de retour aux sources après le raté complexe en langue anglaise qu'était Ma vie avec John F. Donovan, qui paraît à la fois plus jeune et plus âgée, plus douce et plus relevée que les précédents films de Dolan." - Lire la critique complète

Source allociné

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Cannes 2019

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Publié le 22 Mai 2019

Roubaix, une lumière, le premier polar de Desplechin, se dévoile dans une série d'extraits avec ses têtes d'affiche Roschdy Zem, Léa Seydoux et Sara Forestier. Le film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2019.

À Roubaix, un soir de Noël, Daoud le chef de la police locale et Louis, fraîchement diplômé, font face au meurtre d’une vieille femme. Les voisines de la victime, deux jeunes femmes, Claude et Marie, sont arrêtées. Elles sont toxicomanes, alcooliques, amantes… Telle est l'histoire de départ de Roubaix, une lumière, prochain film d'Arnaud Desplechinqui pose une nouvelle fois sa caméra dans sa ville de naissance et de coeur. C'est ici-même qu'il a tourné son dernier long-métrage, Les Fantômes d'Ismael (film d'ouverture à Cannes en 2017).

Son premier polar se dévoile dans trois longs extraits : on y fait la rencontre de Claude et Marie, jouées par Léa Seydoux et Sara Forestier, et des deux héros campés par Antoine Reinartz (César du meilleur second rôle 2018 pour 120 battements par minute) et Roschdy Zem. Ce dernier nous fait part dans l'un des extraits de son amour pour cette ville gangrenée par le trafic et la violence. Impossible de ne pas y voir là les pensées de son réalisateur...

Desplechin s'offre avec son dixième long-métrage une nouvelle sélection en compétition au Festival de Cannes 2019, qui se déroule actuellement. Roubaix, une lumière n'a pour le moment aucune date de sortie en salle.

Source allociné

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2019, #sorties cinéma, #cinéma gay, #lesbien

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Publié le 22 Mai 2019

Xavier Dolan a dévoilé un tout premier extrait de son nouveau film, sélectionné à Cannes et dont on ignore encore la date de sortie.

30 ans, huit long-métrages, six sélections à Cannes. Le prolifique Xavier Dolan est à nouveau présent dans la sélection officielle de la Croisette, avec son nouveau film « Matthias et Maxime ». Une histoire d’amour et d’amitié dont nous n’avions jusqu’à présent que quelques photos promotionnelles.

Le réalisateur a dévoilé pour Konbini un premier extrait du film. Une minute trente où l’on découvre les personnages de Matthias (Gabriel D’Almeida Freitas) et de Maxime (Xavier Dolan). Mais aussi Francine, la mère de Matthias, et plusieurs de leurs amis.

Ces premières images laissent deviner la tension qui unit les deux jeunes hommes.

« Matthias et Maxime » est présenté en sélection officielle le 22 mai à 16h. On ignore encore sa date de sortie dans les salles françaises.

Source têtu

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Cannes 2019

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Publié le 18 Mai 2019

Peut-on rester toujours le même, doit-on se réinventer, est-il permis de vieillir quand on est Pedro Almodóvar ?

Ce type aura 70 ans dans quelques mois. Le moment de se poser des questions, de regarder derrière soi comme on prend sa respiration. Le vingt-deuxième film de Pedro Almodóvar commence au fond de la piscine. En apnée. Tenir. Tenir. Tenir. Et enfin, tout laisser remonter à la surface. Être ou ne pas être Almodóvar, telle est la question. On ne le présente plus, avec sa bille de clown, ses cheveux en pétard, ses couleurs criardes, ses femmes en colère, en détresse, trop maquillées, trop belles, trop femmes, et les types flamboyants qui essaient de tenir l’écran face à elles. Depuis près de trente ans, il signe ses films « Almodóvar », sans prénom. Personne n’a osé ça avant lui. Ni Kubrick, ni Hitchcock, ni Godard (du moins en le systématisant). Pas vraiment besoin de titre, non plus. À quoi bon ? Celui-ci s’appelle Douleur et Gloire, mais on a dû revérifier sur internet une semaine après l’avoir vu. Un « Almodóvar », c’est mieux qu’une promesse, des certitudes, un parfum, un rendez-vous. Vingt-deux films en quarante ans, ça vous pose un cinéaste. Il tournait presque chaque année, au début, et puis le rythme a ralenti pour se caler sur un film tous les trois ans, désormais, comme un vieil athlète qui doit se ménager. Il le dit littéralement dans Douleur et Gloire : « Un tournage, c’est une épreuve physique, je ne m’en sens plus capable. » Enfin, ce n’est pas tout à fait lui qui le dit mais son alter ego fétiche, Antonio Banderas, qui joue ici un vieux réalisateur raplapla, au fond du trou, préférant rester chez lui fumer de l’héroïne avec un acteur junkie, plutôt que d’affronter son propre mythe lors d’un hommage à la Cinémathèque. Parce que, voyez-vous, c’est dur d’être condamné à la lumière, à l’excentricité, à une part de folie qui vous quitte peu à peu, en même temps que la jeunesse et la libido. Dur aussi d’être condamné à se répéter, d’une manière ou d’une autre, comme le premier auteur venu. Tu as vu le dernier Almodóvar ? Oui, pas mal, pas son meilleur... Combien de fois a-t-on entendu ça à la sortie d’un de ses films ? Combien de fois a-t-il su que c’était ce que les gens disaient, une fois les flashs éteints et les tapis rouges rangés jusqu’à l’année prochaine ?

PSYCHANALYSE SUR GRAND ÉCRAN
Avec le temps, Almodóvar est devenu sa propre prison, sa propre sentence, obligé d’être génial (Parle avec elle) ou de décevoir, obligé d’être lui-même jusqu’à sa propre lassitude, son propre épuisement. Un cinéaste comme lui a le droit de disparaître, bien sûr, mais a-t-il le droit de vieillir ? La question, douloureuse, est au cœur de ce film introspectif, à mi-chemin entre Amarcord et 8 et demi, qui mélange l’enfance et l’autoportrait d’un artiste en crise existentielle. Almodóvar doublement face à lui-même, enfermé dans des pièces sans fenêtres, entouré d’œuvres d’art et de murs peints aux couleurs de ses films, prisonnier de lui-même, de son art, de son impossibilité à se réinventer. Alors, il a recours à un truc vieux comme la page blanche : il fait un film sur cette impossibilité même, un vrai film psychanalytique, où il remonterait jusqu’au premier amour (sans doute la plus belle scène du film, deux barbes poivre et sel qui discutent du passé jusqu’au bout de la nuit) et, encore au-delà, au premier désir, sous le cagnard, quand on était enfant et que l’idée du sexe s’est matérialisée pour la première fois.

DOUBLE INSPIRATION
Douleur et Gloire remonte ainsi à l’origine des choses, l’enfance de l’artiste, l’enfance de l’art. Il le fait avec grâce et retenue, une émotion douce en rupture avec le « almodovarisme » habituel. Ce film va moins vite, moins fort, moins loin peut-être, mais il plonge plus profond que la plupart des précédents. C’est une oeuvre grisonnante, tournée par un homme qui en a plein le dos et trouve le temps qui passe de plus en plus dur à avaler. Un homme qui doit se convaincre que ce n’est pas fini, qu’il a encore quelque chose à dire et les ressources intimes pour le faire. Au fond de la piscine, il retient sa respiration. Bientôt, il faudra remonter. Et reprendre son inspiration... selon un double sens qui est le même en espagnol et en français. Avec elle reviendront les acteurs qui lui ont cassé les couilles, les souvenirs enfouis, les hommes qu’il a aimés, la mère tant adorée qui « détestait l’autofiction » et qui, quand on y pense, ne ressemblait pas le moins du monde à Penélope Cruz. Car ça, ne l’oublions pas, c’est la beauté du cinéma.

Douleur et gloire, en salles le 17 mai 2019

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2019, #sorties cinéma, #cinéma gay

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Publié le 18 Mai 2019

Cette comédie savoureuse et émouvante sur l’amitié toxique entre deux hommes a séduit le public d’Un Certain Regard ce matin

Sur le papier, ce premier long métrage américain avait tout du parfait petit fayot en cochant deux cases qui rendaient sa sélection cannoise inévitable. Il s’ouvre sur les routes montantes du col de Vence, non loin de Cannes, ce qui en fait une sorte de régional de l’étape. Et ses deux personnages principaux s’emploient à les gravir à vélo, péché mignon du patron de la sélection Thierry Frémaux ! On ne sait à quel hauteur ces deux atouts majeurs ont contribué à la présence de The Climb dans la section Un Certain Regard. Mais le choix se révèle judicieux: un de ces moments de détente sans prétention qui font toujours du bien au cœur d’une sélection cannoise très intense où résonnent en écho tous les malheurs de notre planète

Le réalisateur Michael Angelo Covino (qu'on retrouve aussi devant la caméra avec Kyle Marvin, amis de 10 ans dans la « vraie » vie et épatants comédiens) dit s’être beaucoup inspiré du cinéma français pour ce premier long et cite d’ailleurs à l’écran le trop peu connu Le Grand amour de Pierre Etaix, projeté dans un cinéma. Mais c’est aussi à Woody Allen qu'on pense beaucoup dans cette bromance où humour et sensibilité font bon ménage. Notamment dans ces dialogues bien sentis que s’envoient à la figure ses deux personnages principaux, Mike et Kyle. Deux amis d’enfance unis par un lien sans nuage jusqu’à ce que le premier annonce au second qu’il couche avec sa future fiancée. Cette scène d’ouverture - où les deux personnages escaladent donc en danseuse le col de Vence - donne le ton du film. Avec The Climb, Covino explore les méandres de l’amitié dans un mélange permanent de gravité et d’éclats de rire. Et s’aventure sur des chemins balisés en multipliant joyeusement les sorties de route. Avec la belle idée de montrer la toxicité que peut avoir une amitié trop forte quand l’un essaie de faire le bonheur de l’autre à tout prix, y compris en écartant les femmes avec qui celui- ci veut se mettre en couple au motif qu’elles ne seraient pas assez bien pour lui.

Alors certes le récit souffre ça et là de trous d’air. Mais Covino maîtrise l’art du tragi- comique de situation et sait pimenter ses scènes de dîner familial de saillies bien vachardes contre la future mariée, vue comme l’ennemie. Le tout sans la moindre facilité misogyne mais en donnant à l'inverse une vraie place pleine de nuances à l’élue du cœur de Kyle (Gayle Ranking, géniale), jamais réduite – bien au contraire – au seul rang d’empêcheuse de tourner en rond. Dans une journée riche en sommets (Douleur et gloire, J’ai perdu mon corps, Rocketman….), cette comédie émouvante et sans prétention réussit à trouver sa place.

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2019, #sorties cinéma

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Publié le 18 Mai 2019

Dexter Fletcher filme la vie "officielle" d’Elton John à la façon d’une comédie musicale du West End, et c’est surexcitant.

Les biographies de stars, qu’elles chantent du rock ou pas, se divisent en deux grandes catégories : les "autorisées" et les "non autorisées". Rocketman, produit par Elton John, se range d’emblée dans la première catégorie, la biographie officielle, validée par leur sujet lui-même. Qui a accepté donc qu’on le mette en scène comme le narrateur de sa propre dépression, de son propre narcissisme et de ses addictions diverses – le film est raconté au cours d’une séance entre alcooliques dans une clinique où le chanteur, travesti comme un démon, se met peu à peu à nu et raconte sa carrière fulgurante. L’enfance, le père qui s’en va et la mère indifférente, la rencontre avec le piano et avec son parolier Bernie Taupin, puis la gloire planétaire, la drogue, l’homosexualité, tout y passe, jusqu’à l’épiphanie et la promesse de se pardonner à soi-même pour avancer. Soit ça, soit le suicide et l’autodestruction. Bref, le programme classique d’une star du rock d’après-guerre. Mais ce qui fait le prix de Rocketman, c’est que le film assume pleinement son statut de biopic pop et devient une comédie musicale authentique, où les acteurs chantent eux-mêmes des versions réorchestrées des tubes d’Elton lors d’électrisantes séquences dansées, justement kitsch et follement divertissantes.

Rocketman possède toute la flamboyance la joie qui manquaient à Bohemian Rhapsody, la comparaison avec ce dernier est inévitable puisque le réalisateur Dexter Fletcher a terminé le biopic de Freddie Mercury à la place de Bryan Singer. Mais Fletcher avait aussi tourné Eddie the Eagle, biopic pas terrible sur un skieur anglais nul à lunettes, interprété par Taron Egerton : ce dernier incarne avec un charme et une énergie folles un Elton John arlequin, vortex autour duquel tourbillonne les tout aussi charmants et énergiques Jamie Bell (le parolier Bernie Taupin), Richard Madden (le manager/amant roublard John Reid incarné en moins requin par Aidan Gillen dans Bohemian Rhapsody)…

A la façon d’une comédie musicale du West End transformant sa matière musicale en énergie scénique pure (le film est d’ailleurs écrit par Lee Hall, qui a adapté Billy Elliott sur scène avec une musique d’Elton John),Rocketman ne cherche pas finalement pas une quelconque vérité sur Elton John, mais la beauté et la joie, un peu dans la lignée de ce que voulait faire Clint Eastwood avec Jersey Boys. Si l’on voit les mécanismes, mais c’est également l’un des traits des musicals de nous montrer qu’au cinéma tout est mécanisme, ordonnance, machinerie, chorégraphie.

Présenté hors compétition au 72ème Festival de Cannes, Rocketman est en salles le 29 mai

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #Biopic, #Cannes 2019, #sorties cinéma, #cinéma gay

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Publié le 11 Mai 2019

En compétition pour la Palme d’or, Xavier Dolan revient au Festival trois ans après le Grand Prix de Juste la fin du monde avec Matthias & Maxime.

De quoi ça parle ?

Deux amis d’enfance s’embrassent pour les besoins d’un court métrage amateur. Suite à ce baiser d’apparence anodine, un doute récurrent s’installe, confrontant les deux garçons à leurs préférences, bouleversant l'équilibre de leur cercle social et, bientôt, leurs existences.

Pourquoi on l’attend ?

Juste La fin du monde l’avait placé au firmament des réalisateurs. Réussissant à envoûter la pièce de Jean-Luc Lagarce et à sublimer un casting de stars (Marion Cotillard, Léa Seydoux, Vincent Cassel, Gaspard Ulliel et Nathalie Baye), Xavier Dolan se montrait en totale maîtrise de son art. Son dernier film, Ma vie avec John F. Donovan, tourné en langue anglaise l’a hissé encore d’un cran, tant cette oeuvre très ambitieuse et très réussie -même si elle n’a pas rencontré le public américain- mettait en avant son lyrisme et sa précision dans la mise en scène. Avec Matthias & Maxime, il revient à plus de simplicité et interprète aux côtés de Gabriel D'Almeida Freitas (un humoriste Québécois) un des deux rôles principaux.

Le CV Cannois de Xavier Dolan 

Le réalisateur Canadien est un enfant de Cannes. Son premier long métrage J'ai tué ma mère a été présenté à la Quinzaine des réalisateurs en 2009. Il venait de fêter ses 20 ans. En 2010, son deuxième est Les Amours imaginaires, est en sélection officielle, à Un certain regard, tout comme  Laurence Anyways l’année suivante. C’est avec son cinquième film, Mommy, qu’il rejoint, en 2014, la courte liste des réalisateurs sélectionnés pour la compétition. Le film décroche le prix du Jury, (ex-æquo avec Adieu au langage de Jean-Luc Godard) à la grande surprise de la critique enthousiaste qui le rêvait plus haut dans le palmarès. En 2015, il est membre du jury sous la présidence de Joel et Ethan Coen. En 2016, lors du 69ème Festival du Film, il présente Juste la fin du monde qui reçoit le Grand Prix du Jury.

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2019, #sorties cinéma, #cinéma gay

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