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Publié le 25 Septembre 2019

« Ne croyez surtout pas que je hurle », de Frank Beauvais : un journal intime en forme de bombe à fragmentations

« Ne croyez surtout pas que je hurle», de Frank Beauvais, est un chef d’œuvre intime et politique, une bombe d’émotions, un geste déchirant.

Réalisateur, gay, précaire, Frank Beauvais raconte un an de sa vie dans un premier long métrage saisissant. Voix off blanche et mots déchirants de sincérité épousent des plans courts, des fragments issus de près de 400 films parmi les milliers visionnés par le cinéaste cinéphile, isolé dans un petit village alsacien après une rupture amoureuse. Un chef d’œuvre intime et politique, une bombe d’émotions, un geste déchirant.

« J’ai quarante-cinq ans. Je vis depuis six ans, en appartement, dans un minuscule et pittoresque village d’Alsace Bossue, situé à une cinquantaine de kilomètres de Strasbourg, au cœur du Parc Régional des Vosges du Nord. Je me suis séparé, il y a de cela sept mois, du compagnon avec lequel nous avions décidé de nous installer là, dans le but de vivre à proximité de la nature et de nous loger plus confortablement que nos revenus ne nous l’autorisaient à Paris… ».
C’est avec ces mots que s’ouvre Ne croyez surtout pas que je hurle, premier long métrage de Frank Beauvais, et, soyez prévenu.e.s, vous n’en sortirez pas indemnes ! Réalisateur de courts métrages qui a bourlingué dans la création audiovisuelle, Franck Beauvais est accro au cinéma, aux images.

Fardeau salvateur

Contradictoire, cette addiction agit comme un fardeau salvateur car cette dépendance sera son salut. C’est à partir des images composites vues en 2016 que le film se construit : des plans brefs qui se succèdent à un rythme soutenu pendant que la voix du réalisateur raconte une année de sa vie, 2016, une année particulière, une année pour sortir de la dépression. Mais jamais le récit d’une dépression n’a été aussi revigorant et porteur d’espoir que ce journal en images évocatrices qu’offre au monde Frank Beauvais.

L’auteur-réalisateur, qui se décrit avec humour comme un « Vernon Subutex des sous-bois », évoque ses problématiques personnelles, l’éloignement, l’isolement, la difficulté de vivre après une rupture, la mort de son père, ses problèmes de santé et ses addictions mais également ce qui le retient de quitter son écran, les images qui l’absorbent et l’empêchent de reprendre une place dans une société dont la violence l’effraie et le révolte.

Le monde de 2016, ce sont déjà des réfugiés morts en Méditerranée mais aussi l’attentat homophobe d’Orlando, l’état d’urgence, les Nuits Debout, la loi travail ou la mort de Prince. La force du film, c’est la façon dont les images et le texte coexistent, dialoguent, se répondent et se nuancent mutuellement créant une matière inédite faite de recul, d’humour, de résistance, de remise en question et de pudeur.

Plus qu’un film, « Ne croyez surtout pas que je hurle » agit comme une bombe à fragmentations.

Plus qu’un film, Ne croyez surtout pas que je hurle agit comme une bombe à fragmentations. Ce n’est qu’après coup qu’on réalise à quel point chaque seconde, chaque mot, chaque image, s’est glissé imperceptiblement au plus profond de nos chairs et qu’on a de la chance d’être encore en vie. On sort le cœur lourd, l’œil humide, la gorge nouée mais avec une folle envie de croire à nouveau en l’humanité.

En salles le 24 septembre 2019

Source Komitid

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay

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Publié le 23 Septembre 2019

 

« Port Authority » arrive ce mercredi 25 septembre dans les salles obscures.  Un film élégant et sans compromis qui sous le vernis réaliste, se prend à rêver d’une autre Amérique.

 

En entendant l’artiste transgenre Anohi (ex-Antony and the Johnsons) réinterpréter “If It Be Your Will” de Leonard Cohen, la réalisatrice Danielle Lessovitz a eu l’intuition, le désir d’un film d’amour sur une autre Amérique. La voix singulière de la chanteuse, la rudesse folk des paroles du vieux chanteur, les arrangements lyriques qui se mêlent à la simplicité de la mélodie, il y a là l’écho d’un nouveau monde, une mélancolie inconnue.

Découvrant quelques années plus tard la culture ballroom à son arrivée à New York, Danielle Lessovitz retrouve la même émotion dans “la performance des danseurs au milieu d’une famille intergénérationnelle choisie”. Elle tisse alors un récit amoureux quelque part entre l’Amérique white trash et celle du voguing, la rencontre impossible entre deux mondes qui s’ignorent et se ressemblent pourtant.

 

Le choc de deux Amériques

Largué comme le héros buriné d’un roman brut américain, Paul (Fionn Whitehead, vu notamment dans Dunkerque de Christopher Nolan) a pourtant l’allure frêle, les boucles blondes et le regard bleu d’un chérubin. Lorsqu’il débarque à la gare routière de Port Authority, à New York, il attend. Quelqu’un doit venir le chercher. Il en est sûr. Fiévreusement, il erre, cherche de l’aide, croit encore que sa vie est là, dans la Grosse Pomme.

 

Au loin, sur les marches, une troupe de danseurs noirs “voguent” sans relâche. Une brève confrontation, deux mondes qui s’entrechoquent en bordure de la ville. Paul les regarde, s’étonne, aperçoit la silhouette féminine de Wye. Une rencontre furtive, à peine un regard, qui sonne comme une épiphanie. En quelques minutes, Danielle Lessovitz dessine les contours de son propos – le choc de deux Amériques – entre fascination amoureuse et distance sociale.

« Port Authority est un appel à l’aide » 

Un pays divisé

Paul et Wye finiront par se recroiser, on le sait. Et même par s’aimer. Comme des Roméo et Juliette contemporains, leur histoire a quelque chose d’impensable, de tragique. L’Amérique white trash – racontée sans mépris, sans haine à travers des personnages de petites frappes qui se rêvent entrepreneurs – peut-elle se réconcilier avec l’Amérique queer du voguing ? Pour Leyna Bloom, interprète de Wye et belle révélation du film, “Port Authority est un appel à l’aide, un cri pour que l’Amérique se réveille et se regarde enfin en face. C’est un récit universel, l’histoire d’un amour qu’on pense impossible. Mais, pour une fois, il est au cœur d’une réalité, de ma réalité, celle d’un pays divisé.”

Actrice transgenre afro-américaine, Leyna Bloom défend l’idée d’une sensualité politique, parle d’un film qui “repense les frontières des genres et des histoires d’amour au cinéma” et qui “ose imaginer qu’un autre monde est possible”.

Et c’est peut-être ce qui émeut le plus devant Port Authority. Là où d’autres auraient insisté sur l’écart entre Paul et Wye, Danielle Lessovitz montre par petites touches combien ils souffrent d’un même abandon et combien leurs mondes se ressemblent : deux personnages dé- classés, deux survivants d’un pays vorace où la loi du plus riche règne. Mais, si les maux sont les mêmes, les remèdes diffèrent. Là où la culture ballroom prône une bienveillance, une réinvention de soi par l’art, le monde white trash cherche à dominer, à se mettre au service du pouvoir et répand la haine sociale.

« Il faut arrêter de fantasmer les personnes trans. Il faut revenir à l’humain. » 

Un film brut

“Je crois que le succès de la culture ballroom vient du désir de notre époque de changer, explique Leyna Bloom. C’est une contre-culture, au sens où elle fonctionne à l’inverse de la culture dominante. Elle prône la liberté, l’expression de soi, pas la domination. C’est la preuve que l’on peut renverser l’adversité, que l’on peut faire d’une impasse un lieu de vie et d’imaginaire. C’est une leçon dont le monde a besoin !”

À l’opposé des personnages flamboyants et romanesques de Pose, Leyna Bloom incarne à l’écran une trans libérée du glamour et des fantasmes. “C’est un film cru, un film brut sur un monde qu’on a trop longtemps fantasmé, explique-t-elle avec passion. Il faut arrêter de fantasmer les personnes trans. Il faut revenir à l’humain, raconter des histoires quotidiennes et jouer des personnages à côté de qui vous pourriez vous asseoir dans le métro. J’avais ça en tête durant tout le tournage. Je voulais que Wye me ressemble, qu’elle soit à l’écran comme je suis dans la vie.”

 

« Nous ne sommes pas des créatures »

L’enjeu est primordial pour l’actrice, une façon d’être honnête envers elle- même et envers la portée politique du film : “Il y a une part de spectacle inhérente à la culture ballroom. Mais ce n’est pas que ça, assure-t-elle. Bien sûr qu’il y a de la beauté dans l’exubérance, dans le glamour et la façon dont on façonne son propre corps. Mais je crois aussi beaucoup à la beauté simple des corps au quotidien.

« Nous ne sommes pas des « créatures » ou des fantasmes » 

Si Wye est un personnage fictionnel, l’actrice insiste sur la dimension naturaliste, quasi quotidienne, de son interprétation. “C’est important que le cinéma regarde ma communauté avec honnêteté. Nous ne sommes pas des « créatures » ou des fantasmes ! Défend-elle avec passion. Je veux pouvoir tout jouer, être qui je veux et ne pas me dire qu’en tant qu’actrice trans noire je suis limitée à ce que je suis dans la vie.”

Ces propos résonnent avec le regard de Danielle Lessovitz : aller à l’encontre des clichés et bousculer une vision fantasmée de l’Amérique et de ses marges. À travers l’émotion brute, romanesque et évidente Port Authority, qui voit se rapprocher deux corps, Port de Danielle Authority trouve la solution pour réenchanter un monde désolé.

Source têtu

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Trans&transgenre

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Publié le 22 Septembre 2019

Dans la scène d’ouverture du film « Ça : Chapitre 2 », sorti le 11 septembre dernier, on voit Xavier Dolan subir une violente agression homophobe qui a fait beaucoup réagir.

Attention des spoilers seront présent dans l’article.

Dans la scène d’ouverture du film Ça : Chapitre 2, sorti le 11 septembre dernier, on voit Xavier Dolan subir une violente agression homophobe qui a fait beaucoup réagir les personnes LGBT+.

Meurtre réel

Le film commence par une scène tirée du roman original de Stephen King, dans laquelle un couple de gays (interprété par Xavier Dolan et Taylor Frey) sont attaqués par un groupe d’homophobes qui ruent de coups le personnage de Dolan (Adrian) et le balance d’un pont avant que celui-ci se fasse dévorer par Pennywise (le clown).

Cette attaque, inspirée de faits réels, est d’une violence insoutenable. Le réalisateur a choisi de montrer chaque coup au visage par des plans horribles, sans épargner le public. Adrian, mutilé et ayant du mal à respirer, est jeté d’un pont dans une rivière sous le regard impuissant de son partenaire.

« Nous sommes restés sous le choc, c’est notre plus grande peur en tant que couple homosexuel, nous avons fui le cinéma, sans voix et effrayés. »

Certains spectateurs mal à l’aise dans la salle suite au comportement homophobe de certains (insultes et rires), ont quitté la salle immédiatement après l’introduction du film.

Stephen King a basé la scène sur le meutre réel de Charlie Howard dans sa ville natale de Bangor (Maine). Il ne fait aucun doute que ce meurtre a profondément affecté King dans sa jeunesse sachant qu’en 1984, année de ce meurtre, peu de gens parlaient de ce type de crimes.

De nombreux spectateurs queer choqués par la scène ont reproché au réalisateur Andrés Muschietti d’avoir inclue celle-ci. Il s’est défendu en disant qu’il ne l’aurait probablement pas fait si elle ne figurait pas dans le livre, mais que c’était très important pour Stephen King que la scène soit présente dans le film.

Muschietti a également affirmé que la scène sensibilisait les gens au fait que « des crimes motivés par la haine existaient encore. Pour lui, il est important de l’inclure, car c’est quelque chose pour laquelle les LGBT+ souffrent encore. »

Le problème selon The Advocate, c’est qu’au lieu de donner de la visibilité aux personnes homosexuelles et de sensibiliser le public aux crimes motivés par la haine, la scène est du pain béni pour les homophobes, validant ainsi leurs fantasmes violents et alimentant nos peurs. Comme l’explique le chroniqueur du site : « Nous sommes restés sous le choc, c’est notre plus grande peur en tant que couple homosexuel, nous avons fui le cinéma, sans voix et effrayés. »

En clair, pour le magazine Out, cette scène choquante n’était pas forcément utile.

Source Komitid

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #homophobie

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Publié le 17 Septembre 2019

Les Misérables, Portrait de la jeune fille en feu et Proxima sont sur les rangs pour défendre les couleurs du cinéma tricolore.

Cocorico ! Les Oscars 2020 pointent déjà le bout de leurs nez et trois long-métrages français ont été présélectionnés pour représenter le cinéma tricolore dans la catégorie du meilleur film étranger : Les Misérables de Ladj Ly, Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma et Proxima d’Alice Winocour. Seul un traversera l'Atlantique. 

Portrait de la jeune fille en feu est une romance ambiguë entre une peintre et son modèle féminin, une noble qui va se marier. Une histoire d’amour happée par la tension sexuelle lesbienne portée par les incandescentes Noémie Merlant et Adèle Haenel. Prix du scénario à Cannes 2019. 

Source première

Portrait de la jeune fille en feu : Tableau de maître [Critique]

 

Céline Sciamma raconte avec une infinie délicatesse une histoire d’amour impossible, sublimée par Adèle Haenel et Noémie Merlant.

Mai 2019 restera à part dans la carrière de Céline Sciamma. Douze ans après son premier long métrage, Naissance des pieuvres, découvert à Un certain regard, elle a connu sa toute première sélection en compétition cannoise avec Portrait de la jeune fille en feu. Un baptême toujours stressant mais qui s’est déroulé ici de la plus radieuse des façons, l’accueil enthousiaste de la projection officielle ayant trouvé un écho idoine dans celle réservée à la presse. Cerise sur le gâteau, la cinéaste a même reçu le fameux coup de fil du samedi 13 heures, jour de palmarès, lui indiquant de revenir fissa à Cannes pour recevoir sa récompense. En l’occurrence l’une des premières de cette soirée, le prix du scénario. Mais, au visage et aux mots de Céline Sciamma, on pouvait deviner une déception. Celle de voir ce film si brillamment mis en scène et si puissamment interprété salué ainsi. On l’a dit et on n’a pas fini de le répéter au fil des sorties des œuvres majeures dégagées du palmarès (Une vie cachée, Le Traître...) au profit des sempiternels films à sujets, le jury d’Iñarritu n’a pas été à la hauteur de cette sensationnelle édition cannoise. Et même lorsqu’il distingue un film qui transcende son sujet comme ici, il se trompe de récompense. Prix de la mise en scène, double prix d’interprétation féminine, Grand Prix... Le choix était pourtant vaste pour saluer ce voyage dans la France de 1770 et l’arrivée sur les côtes bretonnes de Marianne, une peintre venue faire en secret le portrait d’Héloïse, une jeune femme rétive à toute idée de poser. Car ce tableau n’est pas une innocente œuvre d’art mais une commande de sa mère qui, ayant décidé de lui faire épouser un riche Milanais, l’expédiera ensuite à ce dernier pour qu’il la trouve à son goût. Or, tout juste sortie du couvent, Héloïse entend résister à ce destin dans lequel on veut l’enfermer avec pour seule arme sa colère sourde. Marianne va alors devoir user de mille et une ruses – à commencer par se faire passer pour sa dame de compagnie – pour parvenir à créer ce tableau dans ces conditions. Elle devra apprendre à scruter son modèle dans les moindres détails pour, le soir venu, coucher sur la toile les détails de ce corps. Et de leurs regards échangés naîtra un irrésistible sentiment amoureux qui mettra longtemps à dire son nom.

CONTE MODERNE
Portrait de la jeune fille en feu entre au Panthéon des plus belles histoires d’amour du 7e art. Celles où les sentiments enflammés dévorent de l’intérieur leurs protagonistes. Celles où un geste maladroit ou un regard un peu trop appuyé en disent plus que mille mots ou baisers langoureux. À l’image de son parti pris d’une quasi-absence de musique, Céline Sciamma signe un film d’une délicatesse infinie et fait monter le désir crescendo jusqu’à ce qu’il explose aussi tendrement que violemment. Car on ne se défait pas du poids des conventions par une simple succession de battements de cœur, aussi à l’unisson soient-ils. Pour son premier film d’époque en costumes, Céline Sciamma ne paraît jamais prisonnière du poids de la reconstitution. Elle y distille une modernité jamais criarde pour rappeler que des problématiques anciennes (les revendications des femmes artistes à plus de visibilité, la liberté entravée d’aimer qui on veut quand on veut...) n’ont hélas rien perdu de leur actualité. Cette modernité se retrouve dans l’interprétation de ses deux comédiennes principales.

DUOS DE FEMMES
Il est forcément émouvant de voir Céline Sciamma écrire un nouveau chapitre de son histoire avec Adèle Haenel, qu’elle a révélée sur grand écran. Cette Héloïse, elle l’a écrite pour elle. Et la comédienne révèle à travers la docilité intranquille de ce personnage une nouvelle facette de ses talents d’actrice décidément infinis. Face à elle, Noémie Merlant aurait pu occuper une position délicate. L’empêcheuse de tourner en rond dans un dialogue entre sa partenaire et leur réalisatrice. Il n’en est évidemment rien. Dans ce rôle de peintre qui cherche, elle aussi, à s’affranchir de sa condition et des préjugés sur son sexe et voit son amour se consumer à mesure qu’il lui permet d’accéder à une nouvelle étape de sa vie, l’héroïne du Ciel attendra franchit un nouveau cap. Parfaite de complémentarité avec sa principale partenaire comme avec les impeccables Valeria Golino (la mère d’Héloïse) et Luàna Bajrami (la servante qui se lie d’amitié avec les jeunes amoureuses, par-delà les rapports de classe) dans ce film poétique et politique d’une sensibilité infinie.

Portrait de la jeune fille en feu, en salles le 18 septembre 2019.

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Rédigé par Michael

Publié dans #Oscars 2020, #cinéma gay, #lesbien

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Publié le 16 Septembre 2019

L’emblématique directeur de la photographie a confié qu’il existait deux versions longues de ce western crépusculaire devenu culte porté par Brad Pitt et Casey Affleck.

Flop commercial à sa sortie en 2007, L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford, western aux allures de chant du cygne signé Andrew Dominik, a depuis acquit un petit statut de film culte au fil des années. Casey Affleck en disciple taciturne, Brad Pitt en hors-la-loi vampirique, tension homo-érotique entre les deux cowboys et mélancolie ténébreuse planant sur leurs errances existentielles portées par la musique atmosphérique de Nick Cave et Warren Ellis… L’Assassinat de Jesse James cassait les codes du genre.

Pas étonnant que sa base de fans, passionnés, obsédés et acharnés, en demande toujours plus. Si l’on savait déjà que plusieurs versions longues existaient, vues par seulement une poignée de chanceux, Roger Deakins, son directeur de la photographie, confirme leur existence en faisant part à Collider de son envie de les voir. "J’aimerais beaucoup voir la version longue. (...) Mais je ne pense pas que ça arrivera car lorsque j’en ai parlé à Andrew [Dominik], il semblait plutôt satisfait de la version cinéma. Je me souviens que le premier montage que j’ai vu durait 3h15, c’était assez remarquable. Il existe aussi une version de 4 heures (...)"

Selon le média américain, Deakins aimerait voir L’Assassinat de Jesse James intégrer la prestigieuse collection Criterion même si selon lui ce n’est pas à l’ordre du jour : "Je ne pense pas que Criterion soit intéressé par le film. Il n’a pas l’air d’être assez significatif pour eux." Le directeur de la photographie est également revenu sur un souvenir lié au film : "Il y avait ce type vraiment adorable, un étudiant en cinéma, qui a organisé un événement autour de Jesse James, l’année dernière ou il y a deux ans. Jesse James est son film préféré. Il l'avait fait projeter sur pas mal d’écrans, dans plusieurs cinémathèques, ce genre de truc." Roger Deakins, l’air déçu, en rajoute une couche : "Il avait essayé d’approcher Criterion mais ils n’avaient pas du tout été emballés."

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #cinéma gay

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Publié le 15 Septembre 2019

Rob James-Collier  parle de l'histoire de son personnage dans le nouveau film  "Downton Abbey".

L'acteur, qui jouait le rôle du maître d'hôtel Thomas Barrow dans la série à succès britannique, a révélé que le scénario du film parlera du traitement réservé aux hommes homosexuels en Angleterre dans les années 1920, lorsque l'homosexualité était illégale.

"Quand tout le faste de la visite royale se déroule, vous passez à l'histoire de Thomas, alors je me dis:" Merci Julian [Fellowes, l'écrivain] de m'avoir fait confiance pour que je puisse faire cela ".

Le personnage de Thomas est tombé amoureux de plusieurs hommes, a subi une "thérapie" de conversion gay et a même tenté de se suicider, avant d'être nommé maître d'hôtel du domaine dans le finale de la série .

"Vous voyez Thomas découvrir un tout nouveau monde, et être plus proche de ce qu'il est. Il y avait de la joie, mais cette joie peut être enlevée alors le voyage de Thomas est très émotionnel, ", a-t-il poursuivi.

«C’était horrible de revenir à la maison et de montrer à quel point tout était différent."

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Rédigé par Michael

Publié dans #cinéma gay, #sorties cinéma

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Publié le 15 Septembre 2019

Contrairement à ce qui avait été annoncé, "Les Crevettes pailletées" ne deviendra pas une série mais devrait avoir droit à une suite sur grand écran selon Nicolas Gob, l'interprète de Matthias Le Goff.

Les Crevettes pailletées devraient finalement bien refaire un plongeon du côté du grand écran. Alors que les réalisateurs Maxime Govare et Cédric Le Gallo nous confiaient en mai dernier, durant le Festival de Cannes, qu'un projet de série se déroulant avant les événements du film était en développement, il semblerait que cette idée de prequel pour la télévision ait été abandonnée au profit d'une suite au cinéma si l'on en croit Nicolas Gob.

Rencontré aujourd'hui dans le cadre du Festival de La Rochelle, où il est venu présenter le premier épisode de la saison 3 à venir de L'Art du crime, le comédien de 36 ans nous a en effet confié qu'un deuxième volet était actuellement en écriture et devrait donc voir le jour prochainement si tout va bien. "Il y aura sûrement un Crevettes pailletées 2", révèle l'interprète de Matthias Le Goff. "On est tous très chauds pour cette suite et en même temps on est tous tatillons car on veut faire mieux et pas moins bien. Si c'est pour faire un Pédale douce 2, c'est pas la peine. (...) C'est vrai qu'à un moment il a été question d'une série, mais ça a été abandonné pour un film. Je pense que le film a tellement bien marché que la commande a été directe. Donc là je pense qu'ils sont en écriture et on attend de voir. Mais on serait tous très excités de tourner une suite. Ça a été une expérience incroyable et je suis content que le film ait autant plu. Le film est ce qu'il est, il est fragile, il n'est pas parfait, mais il a une qualité incroyable : il est honnête. Et du coup il est touchant. C'est un sujet important qui nous emporte".

Sorti le 8 mai dernier, Les Crevettes pailletées, qui a réalisé près de 600 000 entrées en France, suit les aventures de Matthias Le Goff, un vice-champion du monde de natation qui, après avoir tenu des propos homophobes, est condamné à entraîner "Les Crevettes Pailletées", une équipe de water-polo gay, davantage motivée par la fête que par la compétition. Cet explosif attelage va alors se rendre en Croatie pour participer aux Gay Games, le plus grand rassemblement sportif homosexuel du monde. Le chemin parcouru sera l’occasion pour Mathias de découvrir un univers décalé qui va bousculer tous ses repères et lui permettre de revoir ses priorités dans la vie.

Source allociné

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Rédigé par Michael

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Publié le 10 Septembre 2019

"Je ne vois pas pourquoi on se l'interdirait !"

Plus que quelques jours avant de repartir pour Downton Abbey. Le film adapté de la série arrivera en France le 25 septembre (le 13 septembre outre-Manche) et il pourrait s'agir du premier d'une longue saga.

En effet, les créateurs du drama affirment qu’il pourrait parfaitement y avoir d’autres suites, si celle-ci a du succès : "Je ne vois pas pourquoi on se l'interdirait", répond Julian Fellowes à Variety, ajoutant que la perspective de prochains longs-métrages "dépend entièrement de la réception de ce film."

Le producteur Gareth Neame est sur la même longueur d'ondes et se dit "très optimiste ! Parce que la série était une émission de télé dont tout le monde parlait au bureau. Les gens voudront aller voir le film dans les salles de cinéma. Du coup, j'espère qu'il y aura une envie d'en voir plus. Tout dépend de ce que les fans ont envie. Je pense que Julian [Fellowes] et moi-même avons cet appétit pour d'autres suites."

Reste qu'il faudra alors réussir à réunir à nouveau l'ensemble du vaste casting de Downton Abbey...

Source Première

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Rédigé par Michael

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Publié le 10 Septembre 2019

Hafsia Herzi convainc avec l’histoire d’une rupture dont elle tient aussi le rôle central avec une gourmandise contagieuse.

Une jeune femme peine à se remettre de l’infidélité de son petit ami. Pour son premier long métrage de cinéaste, Hafsia Herzi a choisi un sujet a priori usé jusqu’à la corde. Mais il faut toujours se méfier des apparences... Découverte à la Semaine de la critique, l’histoire se vit intensément au rythme des montagnes russes émotionnelles de son héroïne, incapable de faire le deuil de cet amant toxique et prête à tous les subterfuges, surtout les plus iconoclastes (faire appel à un marabout... ami de Carla Bruni !), pour que ce serial lover revienne. Entre rage, désespoir et éclats de rire salvateurs. Tu mérites un amourn’a aucune autre prétention que cette justesse-là des sentiments. Hafsia Herzi se montre à la hauteur de cette sacrée belle ambition. À la manière de son mentor Abdellatif Kechiche, elle laisse la vie – d’autant plus naturelle qu’elle y est recréée sans jamais rien laisser paraître – envahir l’écran. Elle fait la part belle à la tchatche et peuple son histoire de seconds rôles tous parfaits. Grande gueule extravertie (Djanis Bouzyani, une révélation) ou petite boule de sensibilité introvertie (Anthony Bajon), ils donnent à ce récit les couleurs de l’arc-en-ciel et ses ruptures de rythme qui le rendent si attachant. Mais elle a surtout eu la belle idée de s’offrir le rôle central de son film. Car sa réalisation ressemble à sa manière de jouer, à cette façon de ne jamais surgir où on l’attend avec une liberté qui rend le champ des possibles infini. Sa joie de jouer et de filmer traverse l’écran.

Tu mérites un amour, en salles le 11 septembre 2019.

Source Première

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Rédigé par Michael

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Publié le 9 Septembre 2019

TU MÉRITES UN AMOUR

 

Date de sortie 11 septembre 2019 (1h 39min)
Nationalité Français
Suite à l'infidélité de Rémi, Lila qui l'aimait plus que tout vit difficilement la rupture. Un jour, il lui annonce qu'il part seul en Bolivie pour se retrouver face à lui-même et essayer de comprendre ses erreurs. Là-bas, il lui laisse entendre que leur histoire n'est pas finie... Entre discussions, réconforts et encouragement à la folie amoureuse, Lila s'égare...

Le film joue la carte du renouveau romantique et de l’inclusivité. Avec un personnage de jeune gay maghrébin, encore trop rare dans le cinéma français.

 

 

Tous les 27 ans, une créature maléfique revient hanter les rues de Derry, dans le Maine. Près de trente ans après les événements du premier opus, les membres du Club des Ratés, désormais adultes, se retrouvent.

 

1770. Marianne est peintre et doit réaliser le portrait de mariage d’Héloïse, une jeune femme qui vient de quitter le couvent. Héloïse résiste à son destin d’épouse en refusant de poser. Marianne va devoir la peindre en secret. Introduite auprès d’elle en tant que dame de compagnie, elle la regarde.
Downton Abbey met en scène la vie de la famille Crowley et de ses serviteurs dans un manoir de la campagne anglaise à l’orée du XX° siècle.

 

Port Authority

25 septembre 2019 / 1h 34min / Drame
C’est l’histoire d’une rencontre, entre un jeune homme blanc qu’on prend pour un loser et qui tente de survivre dans un New York qui ne veut pas de lui, et une « famille » de danseurs noirs et queer de Harlem adeptes du « voguing ». Parmi eux, il y a une fille superbe. Mais voilà, elle n’est pas seulement une fille superbe.
 

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Rédigé par Michael

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