cinema gay

Publié le 15 Avril 2019

Liz et l'oiseau bleu

Date de sortie 17 avril 2019 (1h 30min)
Genres AnimationDrame
Nationalité Japonais

Nozomi est une jeune femme extravertie et très populaire auprès de ses camarades de classe, doublée d'une talentueuse flûtiste. Mizore, plus discrète et timide, joue du hautbois. Mizore se sent très proche et dépendante de Nozomi, qu’elle affectionne et admire. Elle craint que la fin de leur dernière année de lycée soit aussi la fin de leur histoire, entre rivalité musicale et admiration. Les 2 amies se préparent à jouer en duo pour la compétition musicale du lycée Kita Uji. Quand leur orchestre commence à travailler sur les musiques de Liz und ein Blauer Vogel (Liz et l’Oiseau Bleu), Nozomi et Mizore croient voir dans cette oeuvre bucolique le reflet de leur histoire d’adolescentes.
La réalité rejoindra-t-elle le conte ?

Le film d’animation japonais, Liz & l’oiseau bleu de Naoko Yamada, formidable exploration du monde secret adolescent, déploie une extrême sensibilité. Voici un autre long-métrage d’animation qui traite avec force le bouillonnement des sentiments.

YOUR NAME de Makoto Shinkai (2016)

C’est l’histoire d’une jeune fille de la campagne qui s’ennuie ferme et rêve d’une vie qui serait l’exact opposé de la sienne. Ce vœu un peu fou se réalise et voilà soudain Mitsuha dans la peau de Taki, un beau garçon tokyoïte. A l’inverse, Taki pourrait bien rejoindre les montagnes et la famille traditionnelle de Mitsuha en épousant aussi ses traits. Traité avec beaucoup de finesse et de poésie ce film sur l’identité sexuelle adolescent fait voler en éclat la notion même de genre. Dans le top de l’animation nippone, En 2016, Your name produit par la mythique Toho, a joué les trouble-fêtes en devenant le cinquième plus gros succès du box-office japonais. Les studios Ghibli n’ont qu’à bien se tenir.  

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Rédigé par Michael

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Publié le 15 Avril 2019

20th Century Fox

Le biopic de Queen a notamment cartonné au Japon.

Sorti en octobre/novembre 2018 dans deux nombreux pays, Bohemian Rhapsody a été diffusé plus tard en Chine, si bien que son succès continue au printemps 2019 ! Même en étant proposé en version censurée, le biopic de Queen porté par Rami Malek en Freddie Mercury a récolté 13,9 millions de billets verts depuis fin mars, là-bas, une somme lui permettant de passer ce week-end la barre des 900 millions de dollars de recettes dans le monde. Un score impressionnant qu'il doit en grande partie au public américain (216,2 millions de billets verts viennent directement des USA) et japonais : à l'écran depuis le 9 novembre, il y a raflé 115 millions de dollars, les spectateurs nippons se déplaçant en masse pour le découvrir en séances classiques ou en karaoké, qui permettent aux fans de chanter les tubes du groupe pendant les séances. En Corée du Sud et en Angleterre aussi, le film a fait déplacer les foules, passant aisément les 70 millions de dollars. Chez nous, il a attiré 4,3 millions de spectateurs, ce qui représente 35 millions de recettes. 

Bohemian Rhapsody s'est maintenu pendant plusieurs mois dans divers classements de la planète, boosté également par ses nominations aux Oscars en février dernier et ses séances spéciales organisées à plus ou moins grande échelle (The Hollywood Reporter parle d'un "véritable phénomène de mode" à propos des projections en karaoké et cosplay au Japon). En fin de course, le film aura enregistré le sixième meilleur résultat de l'année 2018, s'immisçant au milieu de blockbusters tels que Aquaman (qui a franchi le milliard de dollars de recettes) et Venom(arrêté à 855 millions). Pour un projet qui a officiellement coûté 52 millions de billets verts à la Fox (sans compter sa promotion), on peut parler d'un gros carton !

Source première

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Rédigé par Michael

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Publié le 9 Avril 2019

Date de sortie 1 mai 2019 (1h 40min)
Genre Drame

Guatemala, Pablo, 40 ans, est un "homme comme il faut", religieux pratiquant, marié, père de deux enfants merveilleuxQuand Il tombe amoureux de Francisco, sa famille et son Église decident de l’aider à se "soigner". Dieu aime peut-être les pécheurs, mais il déteste le péché.

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Publié le 7 Avril 2019

Kristen Stewart joue aux côtés de Laura Dern, Diane Kruger et Courtney Love dans l’histoire vraie et sauvage de Savannah Knoop, une femme qui prétendait être un auteur transgenre célèbre appelé JT LeRoy.

 

Après avoir été enrôlée par sa belle sœur, l'écrivain Laura Albert (interprétée par Dern), Savannah (Kristen Stewart) passera six ans de sa vie dans le rôle de JT LeRoy, le pseudonyme de Laura pour ses romans.

 

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Rédigé par Michael

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Publié le 3 Avril 2019

« Upon The Shadow », de Nada Mezni Hafaiedh


Ex-Femen, Amina Sboui accueille désormais dans une maison de Tunis les jeunes LGBT rejeté.e.s par leur famille et menacé.e.s par la police. C’est le quotidien de cette « famille choisie » que nous offre Nada Mezni Hafaiedh dans « Upon The Shadow ». Un documentaire court (il dure 1h20) mais puissant, qui sort en salles le 10 avril.
 

GENÈSE

Date de sortie 10 avril 2019 (2h 11min)
Genre Drame
Nationalité Canadien
La naissance des premières amours ébranle trois adolescents dans le tumulte de leur jeunesse. Alors que Guillaume tombe secrètement amoureux de son meilleur ami, sa demi-sœur Charlotte quitte son petit ami pour s’essayer à des rencontres plus libres. A la genèse de ces histoires, dans un camp de vacances, le jeune Félix connait son premier émoi…
Love, Cecil (Beaton)

Date de sortie10/04/2019 Au cinéma (01h33)Titre originalLove, Cecil (Beaton)Réalisé parLisa Immordino VreelandAvecLeslie Caron, Peter Eyre, David Hockney, Julie Andrews, Truman Capote, George CukorGenreDocumentaireNationalitéÉtats-Unis Photographe, écrivain, peintre, créateur de costume et de décor pour le cinema oscarisé, Cecil Beaton était non seulement un chroniqueur éblouissant, mais également un arbitre de son temps. Du mouvement des « Bright Young Things » aux lignes de front de la guerre en passant les grands de ce monde, les pages de Vogue ou de Life, puis photographe officiel de la Reine, Cecil Beaton a su capturer les changements culturels et politiques du XXe siècle. Dans ce tendre portrait, la réalisatrice Lisa Immordino Vreeland, marie archives filmées et photographies, commentées en voix-off par Beaton lui-même. Se révèle ainsi l’héritage créatif complexe et unique d’un homme dont le style et l’engagement résonne et inspire encore aujourd’hui. 

 

Aujourd'hui, rien

24 avril 2019 / 1h 22min / Drame
Les écrivains Cesare Pavese et Jean-Luc Lagarce eurent un destin tragique. Le premier s’est suicidé après une déception sentimentale et le second est mort du sida. Le sexe tient une place centrale dans leurs journaux intimes.

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Rédigé par Michael

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Publié le 31 Mars 2019

Pratique aussi douloureuse que très contestable, la thérapie de conversion, visant à transformer une personne homosexuelle en individu hétérosexuel, à été interdite dans nombre de pays et certains Etats américains. Mais reste légale en France. Récit.

Par Olivier Pallaruelo (@Olivepal)

Sorti en salles le 18 juillet 2018, le film de Desiree Akhavan, Come as you are, primé au festival du film de Sundance et porté par la lumineuse présence de la jeune Chloë Grace Moretz, avait aussi valeur de catharsis pour la réalisatrice. Pour écrire le script du film, Akhavan et la scénariste Cecilia Frugiuele se sont notamment basé sur l'expérience personnelle de la cinéaste. Jeune, elle avait suivi un traitement pour trouble alimentaire au sein d’un centre de rééducation pratiquant la thérapie de conversion : "J’aime beaucoup les histoires se déroulant dans des centres de rééducation et j’ai toujours voulu réaliser un projet qui parlerait de ce qu’on peut ressentir dans cet environnement. Tout est fait pour «aller mieux», mais qu’est-ce que cela veut dire au fond ? Chacun a sa propre perception de ce que cela peut signifier. Il y aussi des alliances qui se forment selon la volonté profonde de chacun d’aller mieux ou non. [...] Que signifie "aller mieux" quand de simples prières ne peuvent pas avoir d’effet sur l’homosexualité de quelqu’un ? Voilà le noyau autour duquel nous avons commencé à écrire le scénario avec Cecilia."

Quant à la comédienne, elle profitait justement de l'éclairage apporté par le prix remporté par le film au festival pour dénoncer une administration Trump "qui croit totalement aux thérapies de conversion", tout en rappelant que le vice-président Mike Pence "a même tenté de les subventionner avec des fonds publics". Et de pointer du doigt dans la foulée l'Etat du New Hampshire, dont le Congrès a raté l’occasion d’interdire ces camps de conversion au début du mois de janvier 2018.

Huit mois plus tard, le cinéma n'en a pas fini avec le sujet, avec la sortie de Boy Erased, en salle ce 27 mars. Basé sur les mémoires de Garrard Conley, le film retrace le douloureux et authentique parcours de Jared Eamons, un fils de pasteur, incarné par Lucas Hedges (et épaulé par Nicole Kidman et Russell Crowe), la révélation de Manchester By The Sea, outé à l'âge de 19 ans et obligé de suivre une thérapie de conversion contre son gré, loin de ses parents, de sa famille et de ses croyances. Tout comme l'héroïne de Come as You Are, Jared est lui aussi contraint de suivre une thérapie de conversion.

LES THÉRAPIES DE CONVERSION, TRAITEMENTS INDIGNES

 

Pour expliquer ce qu'on appelle les thérapies de conversion, parfois appelée thérapie de réorientation sexuelle ou bien encore thérapie réparatrice par ses défenseurs, il faut revenir en arrière. L'homosexualité a en effet longtemps été considérée par le corps médical comme une pathologie des maladies mentales. A la suite de quoi plusieurs thérapies de conversion ont vu le jour un peu partout dans le monde. Il s'agit en fait d'un ensemble de traitements d'origines diverses utilisés dans le but supposé (et controversé) de tenter de changer l'orientation sexuelle d'une personne, pour la faire passer de l'homosexualité à l'hétérosexualité.

En 1973, l'Association américaine de psychiatrie propose de substituer au diagnostic d'homosexualité celui de "perturbation de l'orientation sexuelle" dans le manuel américain de classification des maladies mentales (DSM); un outil de référence dans le monde médical. En France, l'homosexualité avait jusqu'en 1992 sa place dans un diagnostic, au même titre que la schizophrénie ou la dépression...

Dans la première moitié du XXe siècle, des techniques médicales agressives telles que la lobotomie et la sismothérapie (traitement par éléctrochocs) ont été expérimentées. Les thérapies de conversion proprement dites apparaissent spécifiquement durant les années 60, à la faveur de l'élargissement des thérapies comportementales aux dysfonctions sexuelles. Les modalités reposent essentiellement sur les techniques aversives. Autrement dit, il s'agit de coupler un stimulus à contenu homosexuel (par exemple des image d'hommes ou de femmes nu(e)s) à un stimulus qui provoque des sensations déplaisantes, telles que des nausées. Après plusieurs répétitions, le stimulus sexuel à contenu homosexuel devient un stimulus conditionnel qui déclenche automatiquement une réponse d'anxiété chez le patient. Le stimulus aversif le plus souvent utilisé était le choc électrique (de faible intensité), mais des stimuli olfactifs ont aussi eu les préférences de certains expérimentateurs.

Au-delà des réels enjeux éthiques, la mesure de l'efficacité de ces techniques a été elle-même très discutée. Les différentes techniques employées n'ont certainement pas transformé des homosexuels exclusifs en hétérosexuels. Dans une toute récente étude dont les résultats ont été publiés en janvier 2018 par le Williams institute, du Département des études juridiques de l'Université UCLA, les chiffres font froid dans le dos. 698 000 personnes ont déjà subi, aux États-Unis, une thérapie de conversion destinée à modifier leur orientation sexuelle ou leur identité de genre vécu, dont 350.000 lorsqu’elles étaient mineures. Près de 80.000 adolescents subiront une thérapie de conversion avant d’atteindre la majorité aux États-Unis. Si on ajoute les cures prodiguées en dehors du corps médical, par une institution religieuse ou spirituelle par exemple (57000 cas), le chiffre s’élève à 77 000 adolescents dans tout le pays.

 

DES PRATIQUES DISCRÉDITÉES

 

Ces traitements sont une source de controverse dans de nombreux pays. Depuis 1999, un mouvement s'est engagé à travers le monde, visant à interdire les thérapies de conversion. Des pays comme Malte (premier Etat européen à voter l'interdiction en décembre 2016), la Chine (depuis 2014), le Brésil (depuis 1999), le Canada (2015) et certains Etats américains l'interdisent, comme la Californie (depuis 2012) ou l'Etat de Washington (mars 2018).

Aux Etats-Unis, les plus grandes instances américaines de médecine s’accordent désormais sur leur inefficacité et leur nocivité, en particulier sur le bien être psychique. L’Association médicale américaine, l’Association psychiatrique américaine et l’Académie américaine des pédiatres se sont publiquement opposées à leur pratique. Si la pratique reste encore légale dans certains Etats américains, d'autres en revanche semblent prêts à prononcer une interdiction de cette pratique. Un sondage de 2016 cité par l'étude du Williams Institute rapporte par exemple que 71% des habitants de la Floride souhaitent l'interdiction des thérapies de conversion, tandis qu'ils sont 64% en Virginie, et 60% au Nouveau-Mexique. Les interdictions pourraient être progressives, si l'on en juge par les chiffres fournis par l'étude.

En 2014, à peine 8% des américains estimaient ces thérapies efficaces. Parmi les plus fervents partisans de la thérapie de conversion, on retrouve principalement des groupes de fondamentalistes chrétiens, ainsi que d'autres organisations religieuses d'extrême droite. Celles-ci profitent d'ailleurs d'une faille ou, en tout cas, d'un vide juridique. Ainsi, dans certains Etats qui ont banni les thérapies de conversion (Californie, Oregon, Nevada, ect...), n'importe quel individu peut toutefois proposer ces thérapies (qui d'ailleurs ne se dénomment pas forcément sous cette terminologie), même si c'est interdit dans l'Etat donc; à la seule condition de se revendiquer comme membre d'un clergé ou appartenant à un mouvement religieux et, dans certains cas, à la condition de ne pas faire payer ce "service". Des procédés qui rendent vulnérables les jeunes de 13 à 17 ans, très ciblés, et qui seraient au nombre de 57.000 dans ce cas chaque année, comme nous le disions plus haut.

Et en France ? Le flou règne, et ces thérapies de conversion ne sont pas condamnées. Mais il est très difficile d'évaluer leurs nombres, comme le révélait un article paru dans le journal Libération et daté de janvier 2017. "En France, il y a cinq ou six groupes qui pratiquent des “thérapies” de conversion" expliquait Louis-Georges Tin, militant homosexuel et auteur du Dictionnaire de l’homophobie (publié aux PUF en 2003). "Mais elles sont aussi le fait de psychiatres et des psychothérapeutes, difficiles à combattre, qui continuent à "guérir" leurs patients dans le secret des cabinets." Reste que si Malte, pour revenir à cet exemple, est effectivement devenu le premier pays européen à interdire les "traitements" censés "guérir" les personnes LGBT et qu'il s'est même penché sur l'ouverture de l'union civile et de l'adoption aux couples homosexuels, avorter dans ce minuscule Etat très catholique est encore totalement interdit, même s'il y a un risque vital pour la mère...

Source allociné

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #homophobie

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Publié le 31 Mars 2019

Taron Egerton s'est récemment exprimé au sujet du biopic "Rocketman", en salles le 29 mai prochain, qui le voit se glisser dans la peau de la rock-star Elton John. Un défi "terrifiant" pour l'acteur de la saga "Kingsman".

Dans le biopic Rocketman, en salles le 29 mai prochain, l'acteur Taron Egerton se glisse dans la peau de la rock-star Elton John. Un défi "terrifiant" pour l'acteur de la saga Kingsman, qui s'est exprimé sur le sujet le 18 mars dernier après la projection de 15 minutes du film dans la légendaire salle du Troubadour, à Los Angeles. L'endroit même où Elton John donna son tout premier concert. Morceaux choisis.

Un biopic pas comme les autres

L'objectif a toujours été que Rocketman ne soit pas un biopic linéaire. Il fallait que le film nous embarque vers ces éléments fantastiques dont vous avez dû avoir un aperçu avec la scène du Troubadour. Sinon, structurellement, le film débute avec l'entrée d'Elton en cure de désintoxication. A titre personnel, j'ai toujours trouvé ça très excitant. Je suis excité à l'idée que les gens voient ce genre de scènes, car je pense que voir quelqu'un comme Elton John, si universellement connu, dans une situation si intime, si vulnérable, est très inhabituel. Ca dit quelque chose sur lui, sur combien il est une personne candide et résiliente.

Ce qui se passe essentiellement avec Rocketman, c'est Elton John qui se remémore sa vie alors qu'il est en cure. On apprend son histoire à partir de son enfance et du moment où il entre à la Royal Academy of Music et on se dirige, essentiellement, jusqu'au moment où il entre en cure.

Incarner Elton John à l'écran ? Un défi "terrifiant" ! "

C'était terrifiant. Comme il s'agit d'une comédie musicale et qu'il y a des éléments fantastiques, c'était une obligation que les comédiens chantent. Donc, c'est délicat, surtout après un film comme Bohemian Rhapsody qui montre indubitablement qui est Freddie Mercury. Pour moi, l'idée, c'était donc juste de chanter les chansons du mieux que je pouvais. Nous avions de la chance dans le sens où Elton John et Bernie Taupin sont très impliqués sur le projet. L'aventure a commencé avec eux, et Elton a été fantastique. Il m'a franchement laissé être une partie de sa vie durant quelques années.

Une première rencontre autour d'un... curry !

Pour moi, le déclic a vraiment été quand je me suis assis la première fois aux côtés d'Elton John et que nous avons partagé un curry. Je ne sais pas si je devrais vous dire ça. On a pris un curry à emporter pour manger chez lui, on a discuté durant 2 heures et demi et voilà, c'est juste quelque chose de difficile à décrire. Quand vous avez l'honneur d'incarner à l'écran quelqu'un qui est l'une des personnes les plus adorées et célèbres au monde, ça s'accompagne de lourdes responsabilités. Et quand vous rencontrez cette personne, que vous vous "connectez" vraiment à elle, je ne sais pas... Ca apparaît juste comme l'une des plus importantes choses qu'il m'ait jamais été donnée de faire, je ne peux pas vraiment décrire la sensation d'avoir vécu toute cette aventure.

Elton John : une vie faite de joie, de fun et d'excès...

Une partie du voyage vers la réhabilitation est de se confronter à toutes les erreurs qu'on a faites, toutes les mauvaises décisions qu'on a prises. Il faut également être en paix avec la personne qu'on est devenue et apprendre à s'aimer de nouveau. Et on ne peut pas faire ça tant qu'on aime pas tous les aspects de notre personne. (...) La relation d'Elton avec certaines substances était extrêmement corrosive et mauvaise pour sa santé, ça lui a presque tout coûté. C'était une partie importante de l'histoire pour moi. Et en parallèle, il fallait trouver un équilibre avec quelque chose de joyeux, une célébration, quelque chose de fun à regarder. C'est cet équilibre, sur le fil du rasoir, qu'on a eu en tête durant toute cette aventure, et j'espère que lorsque les gens verront le film, ils sentiront qu'on a fait un bon job à ce niveau.

Comment Taron est devenu Elton...

J'ai regardé beaucoup d'images d'époque de lui. Pourtant, jouer Elton John âgé était plus facile, certainement parce que j'ai passé du temps avec lui aujourd'hui. En fait, dans Rocketman, je devais incarner quatre Elton à des âges différents : le premier, adolescent avec une coupe au bol et de grosses lunettes bien larges, le deuxième vers l'âge de 20 ans avec les cheveux long, quand il habitait Los Angeles, etc...

Mettre de moi dans le personnage ne m'a pas vraiment aidé, donc j'ai créé une sorte d'hybride entre Elton John et moi. Il y a une chose que j'ai ressenti en apprenant à le connaître, c'est que j'ai l'impression d'avoir des points communs avec lui. Je ne suis pas un génie, bien sûr, je parle plutôt en terme de névroses et de sentiment d'insécurité. J'avais parfois l'impression de me reconnaître en lui, sur ce qui touche à mon instabilité émotionnelle, par exemple. Car je suis quelqu'un qui vit les choses à fond et qui a parfois de vives réactions. Et je pense qu'Elton John est pareil. Il s'agissait donc de composer avec ce genre de choses.

Des costumes fidèles et innovants

Nous avons travaillé avec Julian Day, un incroyable costumier. Il n'a pas seulement créé des looks très fidèles à la manière dont Elton John s'habillait, il a également créé de nouvelles choses innovantes. Je pense que c'était quelque chose que le réalisateur Dexter Fletcher souhaitait vraiment avec ce film : nous accorder quelques libertés pour prendre possession du personnage.

La sexualité d'Elton John à l'écran

Je suis un comédien hétérosexuel qui joue une icône gay, donc j'avais le vif sentiment que si je jouais ce personnage, j'avais l'obligation d'honorer cette facette de l'histoire. Au début du film, il y a cette scène d'amour entre Richard Madden et moi. J'en suis suis très fier. Non seulement c'est la première scène de sexe que j'ai jamais tournée, mais en plus, c'est une scène entre deux jeunes hommes qui tombent amoureux à une époque où ce n'était pas acceptable sociablement. Nous avions la responsabilité d'honorer cette partie de l'histoire. C'était fantastique de travailler avec les studios Paramount, qui ont tout de suite compris qu'il fallait la pousser, l'honorer, et la voir refletée dans le film. J'en suis vraiment ravi.

Source allociné

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Rédigé par Michael

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Publié le 27 Mars 2019

L'adolescence, un moment de la vie qui a inspiré nombre d'œuvres cinématographiques. Celui de Martin Deus se distingue par le jeu admirable des deux acteurs principaux dans un film solaire.

Le premier long métrage du réalisateur argentin Martin Deus explore, avec une infinie délicatesse, les contours des amitiés fondatrices. Celles dont on se souvient toute une vie avec un petit sourire nostalgique et qui, d’une façon ou d’une autre, ont aidé à se construire. Lorenzo et Caito, deux adolescents aux caractères diamétralement opposés, vont apprendre à se connaître et se faire grandir l’un l’autre. Ce très joli film solaire parvient à raconter l’indicible, à mettre le doigt sur ces moments fugaces qui font qu’un être s’émancipe et aborde l’avenir sous un jour nouveau. Mon meilleur ami est une chronique fine et sensible des moments d’avant, ceux qui précèdent de peu le fameux premier jour du reste d’une vie.

Dès l’ouverture de Mon meilleur ami, on comprend que le jeune Lorenzo n’est pas un ado comme les autres. La preuve, il est le dernier choisi pour la composition de l’équipe de foot du cours de sport avec comme concurrent le garçon grassouillet de la classe. Lorenzo est un garçon studieux, réfléchi, qui semble sur les rails des cases à cocher pour être l’enfant parfait. Il est poli, posé, travaille bien à l’école, l’équivalent, ici dans une petite ville de Patagonie, du jeune garçon BCBG à mèche qui fait son petit bonhomme de chemin entouré, d’un petit frère sympa, de parents aimants et confiants et d’amies filles qui ne se sentent pas menacées par l’expression d’une virilité exacerbée plus commune chez les jeunes Argentins de son âge.

Virilité et esprit rebelle

Côté virilité et esprit rebelle, c’est plutôt le jeune Caito qui en impose. Cet ado tatoué et déjà sculpté va faire irruption dans la petite routine tranquille de la vie de Lorenzo de façon assez mystérieuse. Il est envoyé par son père, ami de longue date de celui de Lorenzo, qui, en son temps, a fui Buenos Aires, la drogue et la délinquance. L’ado, lui dit-on, a eu des problèmes de mésentente avec sa belle-mère et doit se « mettre au vert ». Caito a, en fait, un secret bien plus lourd que cela à porter.

Entre les deux garçons, dans un premier temps réciproquement méfiants, une amitié particulière va naître. Tout les oppose et pourtant, ils vont trouver un terrain d’entente, mettre en place tout ce qui concourt à ce qu’un duo fonctionne. La sagesse et le côté « enfant modèle » de l’un, l’attitude de mauvais garçon et la violence (presque toujours) contenue de l’autre vont finalement s’accorder sur des sentiments partagés, ceux d’une rage intérieure, d’un bouillonnement adolescent, qui s’expriment différemment mais peuvent dialoguer, se comprendre, se partager.

Deux acteurs admirables de vérité

Il est toujours extrêmement difficile de rendre compte de ces moments au cinéma et, il faut reconnaître à Martin Deus une réelle maîtrise de son récit et de sa forme. Le fil de l’histoire est ténu mais gagne en profondeur plus les personnages se découvrent et se dévoilent. Les deux jeunes comédiens au cœur de l’intrigue, Angelo Mutti Spinetta (Lorenzo) et Lautaro Rodriguez (Caito) sont admirables de vérité et le duo d’acteurs confirmés (Mariana Anghileri et Guillermo Pfening, tous les deux déjà repérés, l’année dernière, dans le très beau Nobody’s watching de Julia Solomonoff) qui incarnent les parents de Lorenzo portent avec retenue une partition qui gagne en richesse et en profondeur tout au long du film.

Au contact de Caito, si différent, si libre, si perdu et sûr de lui à la fois, et si fascinant, Lorenzo va s’ouvrir au monde, à l’autre. Cette rencontre, les sentiments contradictoires qu’elle déclenche en lui et le changement de paradigme qu’elle induit vont permettre à Lorenzo d’ouvrir un dialogue fécond avec ses parents, de comprendre qu’on ne décide pas forcément de qui on est, mais simplement de comment on vit avec soi-même. La chronique est belle, émouvante, pudique et donne corps à l’une des plus belles lignes narratives qui soit, celle de l’émancipation.

Mon meilleur ami
Chronique – Argentine – 1h30
Réalisation : Martin Deus
Distribution : Angelo Mutti Spinetta, Lautaro Rodriguez, Mariana Anghileri, Guillermo Pfening, …
En salles le 27 mars

Source Komitid par 

 

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Rédigé par Michael

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Publié le 25 Mars 2019

Actuellement sous le feu des projecteurs avec son nouveau film en tant que réalisateur, Ma Vie avec John F. Donovan, Xavier Dolan poursuit en parallèle une carrière d'acteur. A l'approche de la sortie de Boy Erased, on fait un point sur ses projets.

1. Boy Erased (27 mars 2019)

Xavier Dolan tient un rôle secondaire dans Boy Erased, de et avec Joel Edgerton, avec Lucas Hedges dans le rôle principal. Le film inspiré de faits réels s'intéresse aux programmes de thérapie de reconversion. Xavier Dolan joue l'un des patients du centre de thérapie.

2. Matt & Max (courant 2019)

Après deux films en tant que réalisateur dans lesquels il n'apparaissait pas en tant qu'acteur (Juste la fin du monde et Ma Vie avec John F. Donovan), Xavier Dolan retourne devant la caméra pour son 8e long métrage, Matt & Max. Il tiendra l'un des rôles principaux de cette histoire d’amour entre deux meilleurs amis. La date de sortie n'a pas été communiquée mais le film est pressenti pour le prochain Festival de Cannes.

3. Ça 2 (18 septembre 2019)

Le cinéaste étant un grand fan de cinéma des années 90, on se réjouit d'avance de cette collaboration. A la rentrée de septembre, Xavier Dolan apparaitra en effet dans la suite très attendue du remake de Ça. Il y tiendra un rôle symbolique, celui d'Adrian Mellon, jeune homosexuel de Derry, et lancera la partie contemporaine de l'intrigue et le nouveau cycle de tueries de Grippe-Sou.

4. Bonus : Sale temps à l'hôtel El Royale (disponible en DVD)

Sorti en novembre 2018,  Sale temps à l'hôtel El Royale nous donnait l'occasion de voir une apparition clin d'oeil de Xavier Dolan dans ce film à l'esthétique très chic, à l'image du look de l'acteur. Le film vient de sortir en DVD / Blu-Ray, l'occasion de rattraper ce caméo du comédien.

5. Et aussi : actuellement à l'affiche avec Ma Vie avec John F. Donovan

Rappelons enfin que Xavier Dolan est actuellement à l'affiche avec son nouveau film en tant que réalisateur, Ma Vie avec John F. Donovan.

Source allociné

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Publié le 25 Mars 2019

"Boy Erased" de Joel Edgerton remporte le Grand prix du Festival 2 Cinéma de Valenciennes 2019 côté fiction. "Le Vent de la liberté" et "La Lutte des classes" décrochent chacun deux prix. Côté documentaire, "Je vois rouge" a reçu le prix du jury.

Le Festival 2 Cinéma de Valenciennes a rendu son palmarès. L'événement qui s'est tenu du 19 au 24 mars, avec deux compétitions dédiées aux documentaires et aux fictions, a primé Boy Erased côté fiction. 

Le jury fiction était présidé par Myriam Boyer accompagnée de Jean-Christophe Bouvet, d'Evelyne Bouix et Marie Bunel, de Jeanne Lapoirie, de Robinson Stévenin et Daniel Vigne. 

Source allociné

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Rédigé par Michael

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