cinema gay

Publié le 5 Décembre 2018

 

Cassandro The exotico !, portrait d'un catcheur mexicain travesti

Avec "Cassandro The exotico !", la documentairiste Marie Losier brosse le portrait d'un flamboyant catcheur mexicain travesti. A voir. 

Dans le monde flamboyant de la Lucha Libre, Cassandro est une star incontournable.

Il est le roi des Exóticos, ces catcheurs mexicains travestis.
Malgré ses mises en plis et ses paupières maquillées, Cassandro est un homme de combat extrême, maintes fois Champion du Monde, qui pousse son corps aux limites du possible.
 
Après 26 ans de vols planés sur le ring, Cassandro est en miettes, le corps pulvérisé et le moral laminé par un passé traumatique. Il ne veut cependant pas s’arrêter ni s’éloigner du feu des projecteurs...

La documentariste Marie Losier lui consacre un portrait magnifique, en salles depuis le 5 décembre "Cassandro The exotico !".

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Trans&transgenre

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Publié le 2 Décembre 2018

L'univers cinématographique de DC pourrait avoir un avant-goût  gay plus tôt que prévu. Margot Robbie a révélé dans une nouvelle interview qu'elle souhaitait que son personnage préféré, Harley Quinn, ait une romance lesbienne sur grand écran.

L'année dernière, DC a confirmé que dans les jeux vidéo Injustice , Quinn et Poison Ivy, se mariaient. 

Margot Robbie, qui a joué le rôle de Quinn dans le film Suicide Squad en 2016, sera de retour dans le prochain Birds of Prey. Elle veut que le personnage de son amoureuse dans les bandes dessinées figure dans le film.

«Si vous lisez les bandes dessinées, vous savez que Poison Ivy et Harley ont une relation intime. Dans certaines bandes dessinées, elles sont juste amie. Dans d'autres, vous pouvez voir qu'elles forment un couple », a déclaré Robbie à Pridesource . "J'aimerais beaucoup que Poison Ivy soit projeté dans l'univers, car la relation entre Harley et Poison Ivy est l'un de mes aspects préférés de la bande dessinée, alors je cherche à l'explorer à l'écran."

Margot ne sait pas qui elle voudrait pour jouer sa partenaire à l'écran . "Vous savez quoi? J'y ai beaucoup réfléchi et personne ne me vient à l'esprit », a-t-elle déclaré. "Je suis plutôt ouvert d'esprit."

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #lesbien

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Publié le 30 Novembre 2018

CASSANDRO, EL EXOTICO!

Date de sortie 5 décembre 2018 (1h 13min)

Avec Cassandro
Nationalité Français

Après 26 ans de vols planés et d'empoignades sur le ring, Cassandro, le roi des Exoticos – ces catcheurs gays qui dynamitent les préjugés – est incapable de s'arrêter. Le corps en miettes, pulvérisé, il va pourtant devoir se réinventer…

YENTL

Date de reprise 12 décembre 2018 - Version restaurée (2h 15min)

Date de sortie 5 juillet 2005 en DVD (2h 15min)
Nationalité Américain
Au début du 20e siècle, une Polonaise répondant au nom de Yentl enfreint la Torah en se déguisant en homme pour étudier les textes sacrés.

THE HAPPY PRINCE

Date de sortie 19 décembre 2018 (1h 46min)

Genres Biopic, Drame
Nationalités Allemand, Belge, Italien, Britannique
À la fin du XIXe siècle, le dandy et écrivain de génie Oscar Wilde, intelligent et scandaleux brille au sein de la société londonienne. Son homosexualité est toutefois trop affichée pour son époque et il est envoyé en prison. Ruiné et malade lorsqu’il en sort, il part s’exiler à Paris. Dans sa chambre d'hôtel miteuse, au soir de sa vie, les souvenirs l'envahissent…
Est-ce bien lui celui qui, un jour, a été l'homme le plus célèbre de Londres ? L'artiste conspué par une société qui autrefois l'adulait ? L'amant qui, confronté à la mort, repense à sa tentative avortée de renouer avec sa femme Constance, à son histoire d'amour tourmentée avec Lord Alfred Douglas et à Robbie Ross, ami dévoué et généreux, qui a tenté en vain de le protéger contre ses pires excès ?
De Dieppe à Naples, en passant par Paris, Oscar n'est plus qu'un vagabond désargenté, passant son temps à fuir. Il est néanmoins vénéré par une bande étrange de marginaux et de gamins des rues qu’il fascine avec ses récits poétiques. Car son esprit est toujours aussi vif et acéré. Il conservera d’ailleurs son charme et son humour jusqu’à la fin : « Soit c’est le papier peint qui disparaît, soit c’est moi… »

MON PÈRE

Date de sortie 19 décembre 2018 (1h 41min)

Genre Drame
Nationalités Péruvien, Allemand, Norvégien
Vivant dans les montagnes reculées du Pérou, Segundo, un jeune garçon de 14 ans, se prépare à suivre les traces de son père dans l'art traditionnel du retable, représentant des scènes religieuses et d'importants événements quotidiens. Segundo, comme tous les habitants de la région, vénère son père, et prend conscience du poids et des obligations que représente un tel héritage. Mais la découverte d’un secret inavouable va tout renverser pour la vie de son père et révéler à Segundo la réalité brute du monde dans lequel il a grandi.

BASQUIAT

Date de sortie 19 décembre 2018 (1h 18min)

Avec acteurs inconnus
Nationalité Américain

BASQUIAT éclaire la courte vie du peintre culte Jean-Michel Basquiat au sein de la ville de New York de 1978 à 1981 et explore tout ce qui, dans cette métropole, à travers ses rencontres et les mouvements politiques, sociaux et culturels, l’a nourri et inspiré.

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay

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Publié le 29 Novembre 2018

Le guitariste de Queen pouvait-il dire autre chose ?

Enorme succès public aux Etats-Unis et dans le monde (474 millions de dollars de recette, un record pour un biopic musical), Bohemian Rhapsody peut-il s’inviter à la table des Oscars ? C’est ce que croit Bryan May, un des co-fondateurs de Queen avec Freddie Mercury, qui estime que Rami Malek sera nommé dans la catégorie meilleur acteur.

"Il est incroyable, il sera sans nul doute nommé aux Oscars et ce sera bien mérité. Il s’est mis dans la peau de Freddie jusqu’au point où on a commencé à penser que c’était vraiment Freddie. C’est vraiment remarquable", s’enthousiasme le guitariste et compositeur, qui se réjouit du carton réalisé par le film. "On a vécu avec ce projet pendant 9 ans, c’est incroyable de le voir marcher aussi bien. Il est sorti accompagné de critiques merdiques, un peu comme certains de nos disques à l’époque, mais le public l’a accueilli magnifiquement."

La prédiction de Brian May est-elle à prendre au sérieux ? Pour l’instant, ni le film ni Rami Malek ne sont évoqués dans la presse hollywoodienne, qui a déjà dégainé ses listes de favoris pour les Oscars, mais le combo biopic + transformation restant une valeur sûre pour les Academy Awards, on ne sait jamais. Le dernier récipiendaire du trophée est d’ailleurs Gary Oldman pour Les Heures Sombres, où il jouait un certain Winston Churchill. Et en 2004, Jamie Foxx s’était lui imposé en incarnant le chanteur Ray Charles…

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #Biopic, #sorties cinéma, #cinéma gay, #Oscars 2019

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Publié le 28 Novembre 2018

Crédit photo : Dominique Jacovides / Bestimage. 

L’actrice star va jouer dans « Happiest Season », une comédie romantique centrée autour d’un couple lesbien, qui sortira pour Noël.

Kristen Stewart dans une comédie romantico-lesbienne de Noël. Vous en rêviez ? La réalisatrice américaine – et ouvertement lesbienne – Clea DuVall l’a fait. Selon les informations du  Hollywood Reporter, « Happiest Season » mettra en scène un couple lesbien.

 

Un film lesbien de Noël

Le pitch est simple : une jeune femme souhaite demander sa petite-amie en mariage lors d’une fête de famille, mais ses plans sont chamboulés lorsqu’elle découvre que sa partenaire n’a pas fait son coming-out auprès de ses parents conservateurs.

Nous n’avons pour l’instant pas plus de précisions quant au rôle que jouera Kristen Stewart. Ce qui est sûr, c’est qu’elle interprétera l’un des deux rôles principaux.


Esprit d’équipe

Le film a été co-écrit par Clea DuVall et Mary Holland. Dans une interview donnée à Variety, Clea DuVall a notamment exprimé sa joie de collaborer avec la scénariste.

« Mary et moi sommes plus qu’honorées, (…) Happiest Season est un film extrêmement important pour nous et nous n’aurions pas pu rêver d’une meilleure équipe pour le porter à l’écran. »

Et Mary Holland d’ajouter : « Faire équipe avec Clea pour écrire Happiest Season a été un grand moment dans ma vie ! »

 

Source têtu

 

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #lesbien

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Publié le 28 Novembre 2018

Le Prix du jury a été attribué à « Hard Paint » et le Grand Prix documentaire à « Bixa Travesty », deux films déjà récompensés aux Teddy Awards de Berlin. Bilan de fin de festival par Komitid.

C’est le film sud-africain Les Moissonneurs qui remporte le Grand Prix de cette 24ème édition du festival du film LGBT+ de Paris.

 

Le Brésil est deux fois au palmarès avec le Prix du jury pour Hard Paint. 

Le Grand Prix documentaire pour Bixa Travesty, deux films déjà récompensés aux Teddy Awards de Berlin

Après une semaine de projections, les jurys, un par catégorie (fiction, documentaire et courts métrages) de la 24ème édition de Chéries-Chéris ont tranché et c’est le réalisateur sud-africain Etienne Kallos qui repart avec le Grand Prix pour son film Les Moissonneurs. Il faudra attendre le 20 février, date de la sortie française de ce film découvert à Un Certain regard à Cannes, pour faire la connaissance de Janno, ado un peu à part qui va devoir partager son foyer avec Pieter, un jeune rebelle recueilli par sa mère. Des images magnifiques et puissantes nourrissent ce drame intimiste à l’atmosphère très particulière. Le Prix du jury est attribué à Hard Paint de Marcio Reolo et Filipe Matzembacher, un film brésilien extrêmement fort et recommandation numéro un de notre top des séances à ne pas manquer. C’est le portrait de Pedro, jeune homme solitaire qui fait des shows via webcam et va, petit à petit, sortir de sa bulle. Ce film beau et brut, fer de lance d’une espèce de « novo » queer cinéma venu du Brésil, sera sur les écrans français le 15 mai.

Côté fiction, le palmarès est complété par un prix d’interprétation remis à Dominique Fishback et Tatum Marilyn Hall qui incarnent avec conviction Angel, une jeune fille de 18 ans qui sort de prison et sa petite sœur Abby dans le très beau film américain Night comes on de Jordana Spiro, en salles le 13 février prochain. Enfin, La Favorite, nouvel opus burlesque-trash du réalisateur grec Yorgos Lanthimos (The Lobster, Mise à mort du cerf sacré), film-événement de l’ouverture du festival, se voit décerner une mention spéciale par le jury (à découvrir le 6 février).

Le jury documentaire a lui aussi mis le Brésil à l’honneur et donne son Grand Prix au portrait haut en couleurs de la fascinante rappeuse trans Linn Da Quebrada, dans Bixa Travesty. Sa vie est une succession d’actes d’affirmation, de rires, de musiques, et de moments d’introspection extrêmement touchants. Ce documentaire qui doit beaucoup à la force de son héroïne sera sur les écrans français en juin prochain. Les jurés ont également récompensé du Prix du jury du documentaire Liam d’Isidore Bethel, un journal intime protéiforme et introspectif dans lequel le jeune réalisateur interroge ses proches pour dresser le portait de Liam, son ami d’enfance décédé.

Francophonie à l’honneur côté courts

Du côté de la compétition des courts métrages, c’est la francophonie qui est à l’honneur avec un Grand Prix pour le film multi-primé du canadien Marc-Antoine Lemire, Pré-drink, l’histoire d’un apéro qui dérape entre deux ami.e.s de longue date, Alexe, jeune femme trans et Carl, jeune homme gay. Ce film drôle, enlevé et sensuel est effectivement une jolie réussite qui a conquis pas mal de jurys dans les festivals à travers le monde. Le Prix du jury est, lui, attribué à Que la nuit s’achève de Denoal Rouaud, film français assez classique qui malgré un sujet original (la première expérience homo d’un chauffeur de VTC avec un artiste de passage) manque un peu de souffle.

Bilan donc plutôt très positif pour un festival qui a connu un bon taux de remplissage des salles pendant ces dix journées dédiées successivement aux séries et au cinéma et offert au public une programmation d’une grande qualité qui permettait un panorama relativement complet de la planète actuelle du cinéma LGBT+. Cependant, l’éclatement des lieux de projection dans 3 salles du réseau MK2 (Quai de Seine, Beaubourg, Bibliothèque) ne permet pas de créer un lieu de rendez-vous identifié, convivial pour le public et les professionnels qui donnerait au festival un vrai supplément d’âme.

Source Komitid

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Rédigé par Michael

Publié dans #festival gay, #cinéma gay

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Publié le 26 Novembre 2018

Taron Egerton a tourné sa première scène de sexe avec la star de la série " Bodyguard", Richard Madden, et n’a aucun scrupule à parler de «l’intimité masculine».

Egerton a parlé de la comédie musicale  Rocketman, qui traite de la vie d’Elton John, dans une interview sur  MTV,  tout en faisant la promotion de son dernier film, Robin Hood .

L'acteur gallois joue la superstar internationale qu'est Elton John dans le film, tandis que Madden joue le rôle de John Reid, le manager de longue date du chanteur. Les deux hommes ont également eu une relation pendant cinq ans.

«Je me suis vraiment lancé. J'ai tourné ma première scène de sexe gay pour ce film et c'est avec un homme assez connu», a déclaré Egerton, sans mentionner explicitement Madden.

Contrairement à d'autres films récents sur des icônes gay de la musique qui ont atténué la sexualité du personnage principal , Rocketman  promet d'être explicite dans sa description des histoires d'amour de Elton John.

 
"Je pense que le film que nous avons tourné est absolument une célébration de tout ce qu'Elton John est et dont  sa sexualité fait partie", a déclaré Egerton.  

Il a poursuivi: «Je pense en fait que la communauté gay sera très agréablement surprise . J'ai aimé chaque seconde.

«Je ne suis pas quelqu'un qui est perturbé par l'intimité masculine et je suis assez fier de ce que nous en avons fait"

Dans une autre interview avec BANG Showbiz , Egerton a discuté plus en détail de la scène de sexe avec Madden: «Nous sommes allés ensemble dans certains endroits et c'est devenus très physiques."

Il continue a jeter le trouble en sous-titrant une photo de Madden à la poitrine nue sur Instagram avec les mots: "Épouse-moi ?" L'un des fans de Madden a rappelé à l'acteur qu'il n'était pas le seul à avoir les yeux rivés sur l'acteur écossais: "La file d'attente est longue, Taron", a-t-il écrit. Mais Egerton n'a pas été dissuadé si facilement: "Oui, mais je suis devant chérie."

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Rédigé par Michael

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Publié le 20 Novembre 2018

20th Century Fox

"On aurait pu aller plus loin" dans l'exploration de la vie privée de Freddie Mercury.

Bohemian Rhapsody cartonne en ce moment au cinéma. Pour se transformer en Freddie Mercury, Rami Malek a fait de nombreuses recherches, puis s'est adapté à son look en portant notamment un dentier, qui modifiait sa façon de parler, et en étudiant sa gestuelle.

 

Interviewé par Who.com, Malek a expliqué ce qui l'avait poussé à accepter ce rôle, et a aussi exprimé un regret : que le film n'explore pas assez sa vie intime, notamment avec l'homme de sa vie, Jim Hutton. "On aurait pu aller plus loin", explique-t-il avant d'ajouter qu'il n'arrêtait pas "de pousser pour qu'on insiste plus sur cet aspect de sa vie. Je ne sais pas si on a réussi à ce niveau-là."

Dans le biopic de Bryan Singer, on voit Jim Hutton le temps de quelques scènes, incarné par Aaron McCusker, mais il est effectivement moins présent que Mary Austin, la fiancée de Freddie dans sa jeunesse, qui est jouée par Lucy Boynton. Cette différence de temps à l'écran, s'explique surtout par le fait que Jim a surtout été présent au côté de Freddie à la fin de sa vie, pendant la préparation du Live Aid, en 1985, et les années qui ont suivi jusqu'à la mort du chanteur, en 1991, alors que le long métrage s'intéresse surtout à son début de parcours, jusqu'à ce fameux concert caritatif.

Rami Malek revient aussi sur ses nombreuses recherches avant de se glisser dans le rôle : "Quand je l'ai vu sur scène, j'ai instinctivement su que je voulais en savoir plus sur lui. Il a cette éloquence, cette élégance, qui font que quand on regarde l'une de ses performances, on veut savoir d'où son talent vient. Peu d'artistes peuvent débarquer tout en cuir, siffler une coupe de champagne et dire aux invités qu'ils peuvent se déshabiller si ça leur fait plaisir. Tout en conservant une certaine prestance, ce côté 'royal'". En plus de ses visionnages de vidéos, des clips aux concerts en passant par ses interviews, Rami a beaucoup lu à propos de son modèle : des lettres de Freddie à sa famille quand il était en pension, enfant, et plusieurs biographies, afin de comprendre qui il était : "Je ne m'arrête jamais. Même après le tournage j'ai relu l'une de ses bios pour être certain que je n'étais pas passé à côté de quelque chose !"

Le résultat a payé, puisque depuis la sortie de Bohemian Rhapsody, le comédien de 37 ans est acclamé pour son incarnation du leader de Queen.

Source première

 

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Rédigé par Michael

Publié dans #Biopic, #sorties cinéma, #cinéma gay

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Publié le 14 Novembre 2018

Au Festival de Cannes, où le film était présenté à la Quinzaine des réalisateurs, AlloCiné, la metteur en scène espagnole Arantxa Echevarría pour son film "Carmen et Lola", en salle ce mercredi.

AlloCiné : Comment vous est venue l'idée d'explorer la culture gitane pour votre premier film ?

Arantxa Echevarría (réalisatrice) : Je suis espagnole, et la communauté gitane vit à nos côtés.(...) Il y a deux mois, j'ai regardé dans le dictionnaire espagnol et dans les synonymes de "gitan" il y avait "mendiant". Imaginez pour eux... Dans ma culture, nous les traitons mal alors que nous ne les connaissons pas. Et ne pas les connaître, c'est en avoir peur. Et la peur conduit à la violence. Je voulais donc les connaître (...) et rappeler qu'ils ont des familles, des enfants, qu'ils s'aiment et ont des sentiments comme tout le monde. Et je voulais aussi parler du premier amour. Vous souvenez-vous du vôtre ?

Évidemment.

Tout le monde s'en souvient ! C'est un moment où le corps change, où vous ignorez ce que vous voulez devenir, ce que vous ressentez et pourtant vous tombez amoureux, comme vous ne retomberez plus jamais amoureux. Vous pensez que c'est pour toujours, que si il ou elle ne vous parle plus vous en mourez. Et en parallèle, j'ai lu cet article de 2009 qui racontait le mariage de deux gitanes (...) mais la photo les montrait de dos, l'article ne donnait pas leurs noms, il  n'y avait personne à ce mariage. (...) J'ai donc voulu voir les visages de cette photo et c'est là que j'ai commencé à voir Carmen et Lola. J'ai tout mixé et j'ai senti que cela serait un film difficile à faire.

Comment vous êtes-vous immergée dans cette culture.

"Immergée" c'est exactement ça ! C'était très difficile. Je suis blanche et ils n'aiment pas que des gens extérieurs racontent leurs vies. J'ai mis deux ans à ce qu'ils acceptent de m'ouvrir la porte de chez eux. (...) J'ai été honnête avec eux, j'ai toujours été franche sur les raisons pour lesquelles j'étais avec eux et les sujets que je voulais aborder avec eux, notamment parler des homosexuels, qui sont invisibles.

Mais mettre une caméra chez les gens n'est jamais simple, il fallait les convaincre. Comment avez-vous fait cela ?

J'étais si proche d'eux que j'ai commencé à connaître beaucoup de familles. Certaines d'entre elles étaient conscientes qu'un changement dans la société était en cours et m'ont prêté leur maison ou certains endroits.

Vous avez très bien mis en valeur ces lieux, je pense que vous avez beaucoup travaillé l'éclairage ?

Les gitans sont pleins de lumière et de couleurs. Je voulais que mon équipe et mon directeur photo viennent aux fêtes et entrent dans les maisons pour voir ces couleurs bariolées, roses... Je voulais cette réalité ! Je veux simplement les couleurs qu'ils ont [au naturel]. Je voulais aussi une caméra à l'épaule afin de suivre leurs actions pour plonger le spectateur dans leur monde.

Mais comment avez-vous convaincu les gitans que c'était le bon moment pour en parler ?

Je voulais parler de l'homosexualité car je suis une femme et que la vie des femmes est ce qui m'intéresse le plus. Et en évoquant le premier amour, je me suis demandé ce qu'était un premier amour différent. Or chez les gitanes, il y a deux églises, dont une évangéliste, qui est pire que la première. Les hommes et les femmes ont chacun leur côté à l'église, et prône que les homosexuels sont possédés par le diable. (...) Et lorsque vous réalisez qu'ils sont proches de nous, que ce sont nos voisins, je me suis dit qu'il fallait en parler. En tant que réalisatrice, je dois parler de ce que je vois.

L'honneur semble aussi être placé au-dessus de tout, y avez-vous vous-mêmes été confrontée ?

Tous les jours. L'actrice qui joue la mère de Lola, son mari l'a uniquement laissé faire le film parce qu'elle était payée. (...) Un jour, j'étais au supermarché avec les filles et elles fumaient : tous les gitans les ont dévisagé et craché par terre. Alors imaginez sur d'autres sujets !

Comment vivent aujourd'hui Zaira Romero et Rosy Rodriguez, les interprètes de Carmen et Lola ?

L'une est coiffeuse, comme dans le film, l'autre ne sait pas encore ce qu'elle veut faire. Je leur ai dit qu'elles pouvaient être actrices, mais elles ne se sentent pas en sécurité. C'est leur première fois devant une caméra (...) à travailler six mois sur le scénario, apprivoiser les marques sur le sol, les lumières... Je ne crois pas qu'elles veuillent tout de suite s'y relancer mais elles y pensent.

Source allociné

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Rédigé par Michael

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Publié le 14 Novembre 2018

La star de The Crown succède à Noomi Rapace et Rooney Mara dans la peau de Lisbeth Salander.

Résurgence de l’extrême-droite, cyber-terrorisme, révolte féministe contre les phallocrates et les prédateurs sexuels… Les thèmes des romans de Stieg Larsson n’ont jamais semblé autant d’actualité, plus de dix ans après leur publication. De quoi se réjouir du come-back de Lisbeth Salander dans notre monde post-MeToo. Sur le papier, la hackeuse goth est l’héroïne idéale de l’époque, l’une des silhouettes de fiction les plus pertinentes façonnées depuis le début du siècle. On espérait depuis 2011 une suite à Millenium – les hommes qui n’aimaient pas les femmes, cauchemar entêtant signé David Fincher. Rooney Mara en rêvait, mais Fincher a tourné autour du pot (comme souvent), Sony a renâclé (les résultats du film n’avaient pas été aussi mirobolants qu’espéré) et la suite/reboot qui nous arrive aujourd’hui à été prise en charge par une nouvelle équipe créative. Fede Alvarez, brillant espoir du cinéma d'horreur (le remake de Evil Dead, Don’t breathe) succède au roi Fincher, et c’est Claire Foy (qui conclut ainsi une année faramineuse, entre First Man, le Paranoïa de Soderbergh et son Emmy Award pour The Crown) qui s’est fait le look de la justicière aux idées noires. Les grands yeux tristes et la démarche mi-hagarde mi-conquérante de l’actrice font ici merveille, et donnent l’occasion de fantasmer Salander en néo-James Bond féministe et punk, un rôle générique que des actrices différentes investiraient tour à tour, pour apporter leur humeur, leur vision du personnage, leur idée personnelle de ce qu'il symbolise.

Horreur SM 
Reste que passé l’excitation des retrouvailles, Millenium : ce qui ne me tue pas ne procure que des frissons très ponctuels, avec son intrigue ronronnante de thriller de série (une histoire de codes nucléaires que se disputent Lisbeth, des cyber-méchants et un employé de la NSA joué par Lakeith Stanfield). La faute au bouquin adapté (le quatrième tome de la saga, écrit par David Lagercrantz après la mort de Larsson) ? On sent en tout cas régulièrement l’envie de Fede Alvarez de dynamiter le matériau à coups de plans chocs et iconiques – dans le dernier tiers du film, quand les protagonistes se retrouvent dans une immense demeure isolée et que l’action commence à tendre vers l’abstraction, il suffit que la caméra s’attarde un peu sur un corps en train d’agoniser, étouffé par le latex, ou sur une bande de tueurs masqués venus en finir avec Lisbeth, pour qu’on se mette à fantasmer le grand film d’horreur SM que pourrait être Millenium – et qu’Alvarez a peut-être en lui. Mais celui-ci se contente la plupart du de recycler les idées visuelles du film de Fincher (les étendues enneigées de Suède comme paysage mental, la moto de Lisbeth fonçant comme une balle dans le canon d’un revolver…), sans folie, et emballe un thriller engourdi.

 

Par  Frédéric Foubert pour première

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