cinema gay

Publié le 8 Juin 2017

Découvrez les premières images d'Embrasse-moi !, la première comédie d'Océanerosemarie adaptée de sa pièce de théâtre à succès.

Avec son premier film Embrasse-moi !, la chanteuse et auteur Océanerosemarie porte à l'écran son spectacle La Lesbienne invisible, variation autobiographique et comico-militante saluée de sa vie de jeune lesbienne. Une envie de longue date pour l'auteur, qui désespérait de voir enfin au cinéma une comédie romantique entre deux femmes. Exit cette fois les questions militantes ; la jeune femme a voulu écrire avec Cyprien Vial, le réalisateur du remarqué Bébé Tigre, un film sans coming-out ni combat social, mais qui épouse parfaitement les codes classiques du genre : "Une rom-com 2.0 : universelle, pop et populaire, tendre, drôle et solaire ! Je rêvais que des lesbiennes puissent être les héroïnes lambda de cette forme de cinéma mainstream".

Pari semble-t-il réussi, à en juger par ces premières images doucement euphoriques. Océanerosemarie, qui garde son pseudo à l'écran, s'éprend de la lunaire Alice Pol (Cécile), qui a cartonné au box-office en 2016 dans RAID Dingue, le dernier film de Dany Boon. Célibataire endurcie, cette dernière semble d'abord insensible aux charmes de sa prétendante ostéopathe, dont le train de vie fêtard et débridé est aux antipodes de ses envies. Soutenue par une bande d'amis soudés (dont Grégory Montel, vu dans Dix Pour Cent), des ex très présentes (Nicole Ferroni, Laure Calamy, aussi vue dans Dix Pour Cent) et une mère qui n'a pas sa langue dans sa poche (Michèle Laroque, hilarante), notre héroïne mettra tout en oeuvre pour séduire celle qu'elle pense être la femme de sa vie. Y parviendra-t-elle ?

Réponse le 5 juillet prochain.

Source allociné

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #lesbien

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Publié le 6 Juin 2017

Du 16 au 18 juin se tient au cinéma Omnia République de Rouen le festival de cinéma LGBT, « Ciné Friendly ». Présenté par l’association Gay’T Normande, ces trois jours consacrés à la production cinématographique gay internationale est l’occasion de révéler une production artistique aussi soignée que nécessaire.

Cette troisième édition réalisée sous le parrainage du romancier Sébastien Monod – lui même bachelier en cinéma – vous offre ce que le 7ème Art fait de mieux pour la cause. Loin des paillettes du cinéma américain de Deauville, la troisième édition vous réserve même une programmation plus exceptionnelle que jamais. On saura remarquer notamment le film d’ouverture « Closet Monster », un long-métrage canadien multi-primé sur une quête de soi à la fois réaliste et poétique.

Pour la plupart diffusés en avant-première voire en exclusivité (comme « Teenage Kicks » de l’australien Craig Boreham), les projections prévues de courts et longs-métrages sont l’occasion de (re)découvrir la richesse et la variété du cinéma LGBT à travers le monde : De l’Argentine à l’Australie, de l’Allemagne à l’Italie, c’est avant tout le caractère international du cinéma qui est mis à l’honneur. À travers ses 7 longs-métrages, ses 7 courts métrages, ses 4 avant-premières et ses 3 exclusivités, ces trois jours de cinéma dévoilent sans complaisance toutes les facettes de l’homosexualité actuelle et, qu’il s’agisse de drames ou de comédies, ils ouvrent au débat et à la réflexion.

 

Car en effet, le Ciné Friendly, c’est l’occasion de se familiariser avec les grands enjeux LGBT. Allant du coming out à l’homo-parentalité, de l’insouciance adolescente aux violences encore faites aux gays, ce festival ouvert à tous apparaît aussi artistique que nécessaire.

S’il montre à la fois tous les horizons, les attentes, les peurs et les accomplissements des individus homosexuels, il n’en demeure pas moins l’occasion de débattre et d’échanger à la suite de chaque projection, ce dans une ambiance conviviale et multi-culturelle.

 

Plus d’infos : www.facebook.com/CineFriendly/

 

Source garçonmagazine

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Rédigé par Michael

Publié dans #festival gay, #cinéma gay

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Publié le 5 Juin 2017

Pierre Deladonchamps rejoint le nouveau film de Christophe Honoré, "Plaire...", en remplacement de Louis Garrel. Il sera également au casting d'une comédie emmenée par Karin Viard et Clovis Cornillac, adaptée de la pièce "Les chatouilles".

Des retrouvailles étaient annoncées entre Christophe Honoré et Louis Garrel pour une 7ème collaboration... Changement de casting : c'est finalement Pierre Deladonchamps (L'Inconnu du lac, Le Fils de Jean) qui tiendra l'un des rôles principaux du nouveau film d'Honoré, Plaire... (également connu sous le titre "Plaire, baiser et courir vite"). Il donnera la réplique à Vincent Lacoste (Victoria, Hippocrate), dans cette histoire d'amour qui se déroulera dans les années 90.

Le scénario de Christophe Honoré se déroulera en 1994, entre Rennes et Paris, et suivra l’attraction amoureuse entre un jeune étudiant et un écrivain de théâtre au temps du sida et de la britpopse. Jacques, écrivain et auteur de théâtre à Paris, et Arthur, étudiant à Rennes. Ils se croisent au détour d'une salle de théâtre et de cinéma. Ils vivent une histoire, dans une période compliquée : Les années 90. L'amour plane avec la mort. La tendresse se bat contre le désespoir, la vie continue envers et contre tout. Denis Podalydès est également annoncé au casting. Le tournage doit commencer la semaine prochaine en Bretagne (Binic et Rennes), puis à Paris et Amsterdam.

Pierre Deladonchamps sera également dans la distribution des Chatouilles d’Andréa Bescond et Éric Métayer, aux côtés de Karin Viard et Clovis Cornillac, Andréa Bescond, Grégory Montel (Dix pour cent), Carole Franck et Gringe (Comment c'est loin). Il s'agira d'une adaptation de la pièce du même nom. Comme le rapporte Le Film Français, Les chatouilles raconte, avec humour et poésie, le chemin de vie d'Odette (Andréa Bescond), jeune femme brisée par les violences sexuelles qu’elle a subies enfant. Elle va raconter son parcours, aussi dramatique que cocasse, et puiser sa force dans la danse, sa passion. Un voyage bouleversant qui la conduira à la résilience.

Les Chatouilles, produit par Les Films du Kiosque (François Kraus et Denis Pineau-Valencienne) est actuellement en tournage en région parisienne, pour 7 semaines.

Source allociné

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Rédigé par Michael

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Publié le 3 Juin 2017

 Le film de Robin Campillo pourrait-il être le candidat français pour les Oscars ?

Quel a été l'accueil critique et commercial du film à Cannes ?

120 battements par minute a été classé 2ème meilleur film ex aequo par la presse internationale selon une étude d'Indiewire recensant 30 critiques internationales (Ndlr. The Florida Project arrive en 1ère position de cette étude).

D’un point de vue commercial, il ne faut pas oublier que c’est un film français, sous-titré, de 2h20, sur un sujet, comme je le disais, ambitieux. La mort, l’amour, l’homosexualité… Aujourd’hui, dans le monde dans lequel on vit, n’en déplaise à certains, ce sont des sujets qui sont acceptés, acceptables et dont les gens vont parler et vont voir.

 

Le film a été vendu dans 34 pays, dont des pays très difficiles, comme le Japon. Nous avons vendu ce film à un distributeur japonais important (Phantom Film), parce que lui aussi trouve le film important. Et il ne faut pas se cacher que le succès important d’un film comme Moonlight montre–même dans des territoires qu’on pourrait juger a priori réticents- qu’on peut sortir des films abordant tous les sujets, ambitieux et réussis.

Aux Etats-Unis, le distributeur sera The Orchard. C’est une société qui achète très peu de films en langue étrangère et qui s’est tout de suite positionné. Il y avait du monde sur le film et ils étaient à l’évidence les plus motivés. Ils ont un vrai savoir-faire sur les réseaux sociaux.

Il va falloir aller chercher du public aux Etats-Unis et The Orchard était totalement convaincant. Si vous allez sur le site de The Orchard, vous verrez qu’à l’origine c’est une filiale de Sony Music. Ils sont innovants. Ce sont des gens qu’on n’attendait pas finalement et qui ont été conquis par le film.

 

LES OSCARS EN LIGNE DE MIRE ?

Tout ça pour vous dire que pour les Oscars, on est très bien placés du point de vue des américains. Ensuite, il ne faut pas préjuger du choix de la France. Il ne faut pas avoir d’arrogance, il y a d’autres très beaux films.

Mais en tout cas on ne peut pas dire, et on ne peut pas laisser dire, sauf à croire aux fake news, que 1/ le film n’est pas vendu aux Etats-Unis, 2/ qu’il n’est pas vendu à un distributeur important. Ce distributeur est capable de soutenir sans problème une campagne aux Oscars. Tout ça, c’est de la désinformation.

Surtout, ça ne reflète pas du tout la manière dont ça s’est passé à Cannes sur ce film. J’ai été assailli de demandes. Ce n’est pas comprendre ce qu’il s’est passé à Cannes sur ce film de dire ça. Ce film a été un événement de Cannes, pas seulement critique, mais commercial. 

Source allociné

 

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Rédigé par Michael

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Publié le 31 Mai 2017

Un film de , avec 
Nationalité : Etats-Unis
Distributeur : Warner Bros
Sortie en salles le 07 Juin 2017
Année de production : 2017
C'était avant qu'elle ne devienne Wonder Woman, à l'époque où elle était encore Diana, princesse des Amazones et combattante invincible. Un jour, un pilote américain s'écrase sur l'île paradisiaque où elle vit, à l'abri des fracas du monde. Lorsqu'il lui raconte qu'une guerre terrible fait rage à l'autre bout de la planète, Diana quitte son havre de paix, convaincue qu'elle doit enrayer la menace. En s'alliant aux hommes dans un combat destiné à mettre fin à la guerre, Diana découvrira toute l'étendue de ses pouvoirs… et son véritable destin.

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Un film de 
Nationalité : Chili
Duree : 1H28 mn
Distributeur : Outplay
Sortie en salles le 21 Juin 2017
Année de production : 2017
Sarah et sa petite sœur sont élevées par deux femmes. Tandis qu’elle vit son premier amour avec un garçon de son âge, et que son corps se transforme, celle-ci porte un regard singulier et souvent interrogateur sur le monde des adultes, confrontée à leurs jugements. Lorsque son père tente d’en obtenir la garde, l’équilibre de sa famille hors norme semble compromis.

Premier film de la réalisatrice chilienne , Rara a remporté le Grand Prix du Jury International de la sélection Génération de la Berlinale.
Un film de , avec , , , , 
Nationalité : France
Distributeur : Mars Distribution
Sortie en salles le 28 Juin 2017
Année de production : 2016
Armand et Leila, étudiants à Science Po, forment un jeune couple. Ils projettent de partir à New York faire leur stage de fin d’études aux Nations Unies. Mais quand Mahmoud, le grand frère de Leila, revient d'un long séjour au Yémen qui l’a radicalement transformé, il s’oppose à la relation amoureuse de sa sœur et décide de l’éloigner à tout prix d’Armand. Pour s’introduire chez Mahmoud et revoir Leila, Armand n’a pas le choix : il doit enfiler le voile intégral ! Le lendemain, une certaine Schéhérazade au visage voilé sonne à la porte de Leila, et elle ne va pas laisser Mahmoud indifférent…

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Un film de .
Distributeur : KMBO
Sortie en salles le 28 Juin 2017
Une fois par an, le DREAM BOAT prend la mer pour une croisière exclusivement gay. Loin de leurs familles et des restrictions politiques, cinq hommes embarquent pour sept jours de soleil, d’amour, de rêve et de liberté. Un voyage festif où doutes et incertitudes refont aussi surface...

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Un film de Alain Della Negra et Kaori Kinoshita
Duree : 1H05 mn
Distributeur : Epicentre Films
Sortie en salles le 28 Juin 2017
Année de production : 2017
Bien décidées à trouver l’âme sœur Lily et Dominique partent sous le soleil de Croatie au summer camp annuel organisé par Raël.
Entre ateliers d’éveil, méditation et quête du bonheur, les deux jeunes femmes se disputent les faveurs d’un chanteur à succès, Arnaud Fleurent-Didier .

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Rédigé par Michael

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Publié le 29 Mai 2017

Dès cet été, l'acteur Alex Lutz se glissera dans la peau d'Oscar Wilde pour un long-métrage retraçant le procès fait à l'écrivain irlandais.

Le Film Français révèle le début du tournage du Procès d'Oscar Wilde le 28 août prochain à Bruxelles. Ce drame reviendra sur le procès qui opposa Wilde à Lord Queensberry, le père de son amant. L'auteur, qui attaquait pour diffamation, devint au fil du procès l'accusé. Son homosexualité lui coûta sa liberté : il fut condamné à deux ans de travaux forcés pour acte de basse moralité à la geôle de Reading. L'artiste, qui mourut à Paris en 1900, avait signé le long poème La Ballade de la geôle de Reading, commémorant sa douloureuse expérience de la prison.

C'est Alex Lutz, connu pour son duo de Catherine et Liliane sur Canal +, qui interprétera Oscar Wilde. Il donnera la réplique à Mathieu Spinosi qui sera son amant, Bosie. Le jeune acteur français incarne depuis 5 saisons le rôle de Julien dans la série Clem et tient le rôle-titre de Guyane, la création originale de Canal +. Ils seront entourés de Raphaël Personnaz, alias le meilleur ami de Wilde. Enfin, Charles Berling sera l'avocat de l'accusation tandis que Grégory Gadebois sera celui de la défense. 

Le film, décrit comme "un drame teinté d’humour et de dérision dont savait faire preuve Oscar Wilde" est mis en scène par Jean-Daniel Verhaeghe à qui l'on doit l'adaptation du Grand Meaulnes. Le réalisateur se frotte à un sujet qu'il connaît bien puisque son oeuvre est marquée par la littérature, de Le Rouge et Le Noir (d'après Stendhal) à Eugénie Grandet (de Balzac) en passant par la série Au siècle de Maupassant, dont il a réalisé deux épisodes.

Il s'agit du 3e long-métrage consacré au procès d'Oscar Wilde après celui de Ken Hughes et Christian Merlhiot. Quant à Wilde lui-même, il a inspiré de nombreuses fictions mais c'est surtout son oeuvre la plus connue, Le Portrait de Dorian Gray, qui n'a de cesse de nourrir depuis plus d'un siècle l'imaginaire des cinéastes. 
 
Source allociné

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Rédigé par Michael

Publié dans #cinéma gay, #sorties cinéma, #Biopic

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Publié le 28 Mai 2017

Cannes 2017: Emmanuelle Seigner, Eva Green et un baiser fougueux devant Polanski

Présenté Hors Compétition, le film "D'après une histoire vraie" de Roman Polanski prépare avec sensualité la montée des marches.

 

Alors que le Festival de Cannes 2017 touche à sa fin, Roman Polanski présente Hors Compétition sa dernière oeuvre, l'adaptation du best-seller D'après une histoire vraie. Avant la montée des marches qui s'annonce palpitante ce soir, l'équipe du film s'est retrouvée pour le traditionnel photocall. Autour du cinéaste polonais, ses deux actrices, Emmanuelle Seigner et Eva Green, mais aussi Vincent Perez, le compositeur Alexandre Desplat et l'auteure du roman originel, Delphine de Vigan.

Mais devant le mur de photographes, ce sont bien les deux muses de ce thriller qui ont aimanté les regards. Les deux envoûtantes comédiennes, Emmanuelle Seigner d'une part, et de l'autre la toujours sublime Eva Green, ont littéralement assuré le spectacle, affichant une tendre complicité qui s'est soldée par un fougueux baiser sur la bouche déposé par la femme de Roman Polanski sur les lèvres de la fille de Marlène Jobert

D'après une histoire vraie, dont la sortie est prévue le 1er novembre, raconte comment Delphine (Emmanuelle Seigner), l'auteure d'un roman intime consacré à sa mère et devenu best-seller, se retrouve, déjà éreintée par les sollicitations multiples et fragilisée par le souvenir, tourmentée par des lettres anonymes l'accusant d'avoir livré sa famille en pâture au public. La romancière est en panne, tétanisée à l'idée de devoir se remettre à écrire. Son chemin croise alors celui de Elle (Eva Green). La jeune femme est séduisante, intelligente, intuitive. Elle comprend Delphine mieux que personne. Delphine s'attache à Elle, se confie, s'abandonne. Alors qu'Elle s'installe à demeure chez la romancière, leur amitié prend une tournure inquiétante. Est-elle venue combler un vide ou lui voler sa vie ?

Source purepeople

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2017, #sorties cinéma, #cinéma gay, #lesbien

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Publié le 24 Mai 2017

Bob, the Drag Queen a récemment annoncé qu'il faisait ses débuts d'acteur dans le prochain film, Cherry Pop. Il jouera aux côtés d’autres stars de l’émission de télé-réalité : Drag Race comme alums, Tempest Dujour et Detox.

Bob tient le rôle de Kitten Withawhip, un transformiste un peu looser au sein d'un cabaret. Quand Lady Zaza (Dujour), la star  du bar refuse de faire sa performance finale, le chaos va contaminer le reste du personnel. Pendant ce temps, un nouvel acteur (Lars Berge) se prépare pour donner son premier spectacle.

Un film qui ne manque pas de fantaisie !

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Rédigé par Michael

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Publié le 21 Mai 2017

Robin Campillo évoque son magnifique film, qui a bouleversé la Croisette.

En quoi votre expérience au sein d’Act Up-Paris a-t-elle infusé le film ?

 

Quand j’ai rejoint Act Up, en 1992, je voulais déjà faire un film sur le Sida mais j’avais du mal à trouver un point d’entrée, à surmonter mon émotion très grande à l’époque. Avec le recul, je sais qu’il fallait faire ce film-ci. Après Eastern Boys, j’ai cependant encore repoussé l’échéance. J’avais une histoire de SF en tête que je voulais mener à bien. Ce sont mes producteurs qui m’ont incité à réaliser 120 battements par minute. Ils m’ont convaincu que c’était le moment.

 

Le film est scindé en deux parties, l’une consacrée à la lutte collective, l’autre à une histoire d’amour et à la maladie. L’avez-vous pensé et écrit ainsi ou s’est-il trouvé au montage ?


Ce qui m’a intéressé dans un premier temps, c’était de filmer les réunions et les assemblées où les gens pensaient la politique et les actions à mener pour modifier la perception de l’épidémie par le grand public. J’ai donc alterné les scènes de débat, très rationnelles, avec les scènes d’action, qui en sont le contre-champ fantasmé. A l’intérieur de cette matière théorique, des personnages surgissent, s’affirment et de l’intime se crée. Durant ces réunions, cela se passait de toute façon ainsi : des intervenants évoquaient souvent leur maladie et faisaient glisser le discours du collectif vers le particulier. On avait l’habitude de dire qu’on faisait de la politique à la première personne… Quand la maladie devenait trop envahissante, les militants se coupaient progressivement du groupe. Le film suit naturellement ce mouvement.

 

Le film montre que l’activisme et la radicalité d’Act Up a modifié la face du militantisme au sens large. Nuit Debout et les Femen n’existeraient peut-être pas sans ce mouvement.


Act Up-Paris a importé une manière de penser le militantisme très américaine sur la prise de parole, la délibération, l’agit-prop, les claquements de doigts pour ne pas interrompre les gens qui parlent… Je me souviens que des gens de gauche regrettaient à l’époque que nous n’ayons pas des méthodes françaises ! Je trouvais dérisoire cette idée du nationalisme dans le cadre de la contestation politique. Il est vrai qu’on n’avait jamais vu ça. On se sentait tellement légitime qu’on n’avait un peu honte de rien.

 

Avez-vous vu The Normal Act, le téléfilm de Ryan Murphy sur la création d’Act Up aux Etats-Unis ?

 

C’est un film très didactique et historique, avec des acteurs merveilleux, éloigné de ce que j’ai voulu faire. Je ne critiquerai jamais un projet qui aborde ces questions-là. Tous les points de vue sont les bienvenus sur l’épidémie.

 

Source première

Œuvre magistrale sur les années Act Up, le film de Robin Campillo pourrait bien se retrouver au palmarès.

Cinéaste rare (trois films en treize ans), Robin Campillo n’a pas la notoriété qu’il mérite. La vitrine offerte cette année par le Festival de Cannes devrait la lui apporter, c’est en tout cas ce que laisse augurer l’accueil chaleureux fait à son film et les visages rougis des spectateurs à la fin de la projection presse, ce matin. Il faut dire que le réalisateur français n’a pas failli en s’attaquant à ce grand sujet que fut le combat d’Act Up Paris au tournant des années 80-90 contre l’inertie des pouvoirs publics au sujet du Sida. Campillo légitime cette lutte de tous les instants -jugée à l’époque hostile par l’opinion- sans en négliger les contradictions et les effets pervers. Les actions menées (principalement contre les représentants de l’état et des laboratoires), le film le montre, furent en effet davantage condamnées pour leur violence qu’encouragées dans leur volonté de clarification, ce qui poussa les membres de l’association à se radicaliser. Campillo filme ces tensions au cours d’assemblées générales houleuses ou lors d’une scène édifiante qui voient deux colleurs d’affiches militants se faire insulter par un couple gay au cri de, « arrêtez de nous faire peur avec le Sida ! ». 120 battements par minute est plus largement un hommage aux pionniers et aux défricheurs de toutes sortes qui font passer la cause avant leurs intérêts personnels.

De l’engagement et de l’amour

Si le film n’était qu’une radiographie factuelle, son intérêt serait authentique mais limité. Après un premier mouvement, nécessairement explicatif, il se focalise sur deux personnages : le hargneux -et séropositif- Sean et le romantique Nathan. Leur histoire d’amour naissante se déploie avec une puissance dramatique exponentielle dans un second acte qui raconte à la fois la fin d’une ère –celle des premiers « poz » affreusement atteints- et le début d’une autre –celle de l’espoir, qui reste dans le hors-champ de notre imaginaire. Incarnés par deux jeunes acteurs exceptionnels, Nahuel Pérez Bicayart et Arnaud Valois, ils font basculer le film du général au particulier, de l’universel à l’intime devant la caméra pudique de Campillo. L’émotion culmine lors d’un dénouement admirable qui, sans pathos, prend le temps de mesurer l’intensité de l’histoire d’amour vécue et des luttes à venir. On imagine mal le jury rester insensible à tant de sens et d’humanité.

 

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Cannes 2017

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Publié le 17 Mai 2017

Emma Stone interprète  la  joueuse de tennis Billie Jean King dans le film  the » Battle of the Sexes «.

Le film se concentre sur le match de tennis qui a réellement eu lieu en 1973 entre King et Bobby Riggs (Steve Carell), qui fut l'un des événements sportifs les plus regardés de tous les temps. Pris dans une tempête médiatique, la vie privée des 2 stars de tennis fut étalée au grand jour, y compris la dépendance au jeu de Riggs et la relation lesbienne de King.

Sortie prévue le 22 septembre 2017

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Rédigé par Michael

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