homophobie

Publié le 1 Octobre 2021

Entretien avec Éric Marty, comédien, auteur et metteur en scène basé à Verneuil-sur-Seine. Avec ses comédiens, il peaufine sa troisième comédie que l’on pourra découvrir en mars prochain à l’espace Maurice-Béjart.


Comment est née l’histoire de votre nouvelle comédie Et si on se disait tout ?
Elle est née pendant le dernier confinement. J’avais du temps et j’adore écrire. Je voulais faire une comédie avec un peu plus d’émotions. Pendant environ un mois et demi, j’écrivais tous les matins. On l’a retravaillé et on le retravaille encore au fur et à mesure des répétitions. Le premier acte a été validé par les comédiens.


Comment s’inscrit-elle dans la continuité des deux premiers spectacles, Adopte un homme.com et Et ta mère, on en fait quoi ?
Ce sont tous des comédies avec un fond social. Cette fois, j’évoque l’homophobie avec trois personnages : un couple qui n’est pas marié et le jeune frère du compagnon, Gilles. Ce dernier est homosexuel. Il l’a caché à plein de gens sauf à sa belle-sœur qui travaille au sein de l’association Le Refuge. Il avait été mis à la porte par son père et son frère ne le sait pas. Gilles est un peu bizarre, hypocondriaque. Depuis la mort de leur père, son grand frère, quelque peu homophobe, l’a pris sous sa coupe. Et au fur et à mesure de la pièce, le grand frère s’aperçoit qu’on lui cache beaucoup de choses.
« C’est ignoble »


Le fait de traiter l’homosexualité et l’homophobie, c’est lié à un contexte particulier actuel ?
C’est toujours d’actualité. Le fait que des parents puissent mettre à la porte leur enfant parce qu’il est différent, quelle que soit la différence, ne plus avoir de relation avec lui, c’est ignoble. D’où l’importance d’association comme Le Refuge qui les sort de la rue, les héberge… Je les ai contactés au début de l’écriture pour leur dire que je parlais d’eux dans la pièce et voir s’il était possible de les rencontrer pour un partenariat ou faire une représentation pour eux. Pour l’instant, ils ne m’ont pas répondu. Après, je ne rentre pas dans le détail de l’association.
Ce sont tous des comédies avec un fond social. Cette fois, j’évoque l’homophobie avec trois personnages : un couple qui n’est pas marié et le jeune frère du compagnon, Gilles. Ce dernier est homosexuel. Il l’a caché à plein de gens sauf à sa belle-sœur qui travaille au sein de l’association Le Refuge. Il avait été mis à la porte par son père et son frère ne le sait pas. Gilles est un peu bizarre, hypocondriaque. Depuis la mort de leur père, son grand frère, quelque peu homophobe, l’a pris sous sa coupe. Et au fur et à mesure de la pièce, le grand frère s’aperçoit qu’on lui cache beaucoup de choses.

C’est vous qui jouez le rôle de Gilles, je crois.
Oui, pour des raisons pratiques même si ce n’est pas évident car j’ai repris la mise en scène. On joue la première en mars et on fera des avant-premières en janvier. Si j’avais un comédien disponible rapidement, je pourrai ne faire que la mise en scène. Ceci dit, j’adore jouer aussi.
Première à Verneuil le 27 mars


Où en êtes-vous dans la création des costumes, des décors ?
On a bien avancé avec les décors. On tourne toujours avec Et ta mère on en fait quoi ? On va jouer dans le Val-d’Oise le 8 octobre et aux Clayes-sous-Bois en décembre et les décors de la pièce servent, en les transformant à Et si on disait tout ? Au niveau des répétitions, on a commencé en mai. On est en résidence à l’espace Maurice-Béjart de Verneuil et on y présentera la pièce dans le cadre de la saison culturelle le 27 mars. La pièce va durer une heure quinze, environ avec des décors adaptables. C’est un format qui permet de s’adapter à tous les lieux dans le cadre de la tournée.


Pratique : Et si on se disait tout ?, de et avec Eric Marty, Sylvie Belzanne et Benjamin Boland, à découvrir le 27 mars à l’espace Maurice-Béjart de Verneuil-sur-Seine. Rens. : www.aventuresartistiques.com

Source actu78

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Rédigé par Michael

Publié dans #théatre et culture, #homophobie

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Publié le 12 Août 2021

L'humoriste et présentateur de TF1 a du mal à croire ce qui lui arrive. Sa nouvelle émission "Game of talents" est accusée d'avoir pris la place de "Koh-Lanta", ce qui lui vaut notamment des menaces de mort. Sous le choc, Jarry a pris la parole en story Instagram, le 10 août 2021.

C'est une décision que les téléspectateurs de TF1 ont du mal à encaisser. Ce n'est pas le vendredi mais le mardi que sera diffusée Koh-Lanta All Stars 2021. Ainsi, le coup d'envoi de l'édition spéciale pour les 20 ans de l'émission sera donné le 24 août prochain. Le vendredi suivant, c'est le programme inédit Game of talents, présenté par Jarry, qui sera diffusé. L'humoriste a donc été injustement critiqué et même menacé car, selon certains, c'est à cause de son émission que Koh-Lanta a changé de date. Un sujet sur lequel l'homme de 44 ans s'est exprimé.

Anthony Lambert (de son vrai nom) ne s'attendait sans doute pas à recevoir autant de messages de haine ces derniers jours. Depuis que TF1 a officialisé la date de diffusion de Koh-Lanta All Stars et de Game of talents, rien ne va plus car il est accusé d'avoir pris la place du jeu d'aventure. Et certains vont loin comme en témoigne une capture d'écran d'un message qu'il a dévoilée en story. "Sale p**é, à cause de toi vendredi, on se tapera ta m***e au lieu de Koh-Lanta. Et mardi on ne pourra même pas regarder notre émission. Sale p****e, les t******s comme toi, on devrait les brûler vifs", peut-on lire

Après avoir demandé à ses fans de signaler le compte de l'internaute en question, Jarry a pris la parole. "Je vais remettre les choses au clair mes amis. Game of talents, mon émission qui arrive le 27 août, ne remplace pas Koh-Lanta, tout simplement parce que ce n'est que deux émissions. Après il y aura d'autres émissions, donc je ne suis pas celui qui remplace Koh-Lanta et qui le met le mardi. Je reçois beaucoup de messages de haine et je trouve ça dommage. Je n'ai pas les mots. Je voulais juste vous dire que je n'étais pas responsable du fait que Koh-Lanta soit diffusée le mardi soir. Et je m'en excuse, la communication de la chaîne aurait dû être mieux faite", a-t-il déclaré. Et il n'a pas manqué de remercier les personnes qui ont soutenu son projet.

Dans Game of talents, deux équipes de personnalités s'affronteront pour découvrir quel est le talent caché de l'artiste face à eux. Parmi eux se trouvent un acrobate aérien, un équilibriste de l'extrême ou un canon humain.

Source purepeople.com 

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Rédigé par Michael

Publié dans #people, #homophobie

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Publié le 25 Juillet 2021

Joe Bell 
 1h 33min / Biopic, Drame

D'après l’histoire vraie de Joe Bell et de son fils de 15 ans, Jadin, qui s'est suicidé en 2013 après avoir été victime d'homophobie. Après la mort de son fils, Joe Bell a décidé de traverser les Etats-Unis pour lui rendre hommage...

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #homophobie

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Publié le 23 Juin 2021

Le joueur français fait partie des stars de l'Euro et il compte bien utiliser sa visibilité pour faire changer les mentalités. Alors qu'une polémique a enflé concernant l'affichage du drapeau arc-en-ciel sur le stade de Munich, Antoine Griezmann a posté un message très fort sur les réseaux sociaux.

Il n'y a pas de place pour l'homophobie, que ce soit dans la société, mais également dans les stades de foot. C'est le message qu'a voulu répandre Antoine Griezmann, qui vient d'apporter son précieux soutien à la cause LGBT.

Actuellement à l'Euro avec l'équipe de France, le coéquipier de Kylian Mbappé et Karim Benzema- qui fait son grand retour en bleu- fait partie des joueurs majeurs du sélectionneur Didier Deschamps. Buteur face à la Hongrie samedi dernier, l'attaquant du FC Barcelone est un des joueurs les plus populaires sur les réseaux sociaux où il compte des millions d'abonnés.

Une présence en ligne qui a du poids et que le mari d'Erika Choperena n'hésite pas à utiliser lorsqu'il a besoin de passer un message. Que ce soit pour l'annonce de la naissance d'un des ses trois enfants, ou pour des causes qui lui tiennent à coeur, comme il l'a fait ce mardi 22 juin.

LE "RAINBOW-GATE" QUI DIVISE EN EUROPE

Au départ de l'histoire, c'est la démarche de la municipalité de Munich de vouloir illuminer le stade de la ville des couleurs de l'arc-en-ciel, symbole de la communauté LGBT, en signe de protestation contre la politique de la Hongrie sur les minorités sexuelles, qui a mis le feu aux poudres. En refusant cet affichage, l'UEFA a déchaîné mardi les critiques et a suscité un mouvement de solidarité auquel Antoine Griezmann a participé. Le père de Mia (née en 2016), Amaro (né en 2019) et Alba (née en 2021), tous nés le même jour, a posté une photo du stade de Munich aux couleurs de l'arc-en-ciel, sur son compte Twitter où il est suivi par 7,9 millions d'abonnés. Accompagné des emojis arc-en-ciel et poing serré vers le ciel, le joueur a souhaité apporter son soutien à la municipalité allemande.

Un geste qui a été particulièrement bien perçu par les internautes puisque la publication, mise en ligne seulement hier après-midi, a été likée plus de 170 000 fois et retweetée 21 000 fois également. Un véritable carton sur les réseaux sociaux pour un joueur qui n'a pas peur de casser les codes.

ne très belle initiative au coeur de ce "rainbow-gate" pour l'attaquant des Bleus. Triste d'être éloigné de sa famille, le joueur montre qu'il est capable de la jouer collectif en dehors des terrains.

source purepeople.com 

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Rédigé par Michael

Publié dans #people, #homophobie

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Publié le 27 Mai 2021

Même si le monde du sport a fait des progrès quant au respect des LGBT, force est de constater que dans le football cela reste encore très (très) limité... L'ancien joueur Ouissem Belgacem publie le livre "Adieu ma honte" dans lequel il parle librement de son homosexualité. Un ouvrage sur lequel l'univers du ballon rond ferme toujours les yeux.

Ces dernières années, les coming out se sont multipliés dans le monde du sport, aussi bien en France qu'à l'étranger et dans diverses disciplines (rugby, basket, natation ou encore patinage, catch...). Une véritable libération de la parole de la part des athlètes LGBT et une vitrine pour inciter les plus jeunes à ne plus avoir peur de s'assumer sur les terrains comme dans les vestiaires. Mais un sport reste encore en retard sur le sujet : celui du football. Et ce n'est pas l'ancien joueur Ouissem Belgacem qui dira le contraire.

Le 5 mai 2021, Ouissem Belgacem publiait le livre Adieu ma honte (édition Fayard) dans lequel il évoque librement son homosexualité, ses conséquences aussi bien sur sa carrière que sur sa vie d'homme. Depuis qu'il en fait la promotion, l'ancien espoir du Toulouse FC a reçu énormément de témoignages de soutien mais quasiment aucun de la part de joueurs de foot ; à l'exception de Moussa Sissoko et Cheikh M'Bengue. Un silence qu'il qualifie volontiers d'"étrange, ultragênant", dans le portrait que lui accorde Libération ce mercredi 26 mai. Doit-on comprendre que les lacets aux couleurs de l'arc-en-ciel portés une poignée de minutes par les joueurs pros lors de certains évènements et les quelques discrets messages clamant un soutien aux LGBT seraient insuffisants pour faire bouger les mentalités ?

Et pourtant, quelle hypocrisie entretient le monde du football ! "Des homos dans le foot pro, il y en a aujourd'hui", ne manque pas de rappeler Ouissem Belgacem. Un secret de polichinelle pour les fins connaisseurs du ballon rond et qui concerne parfois de grands joueurs populaires... "Pour qu'une équipe soit performante, il faut de la stabilité. Un coming out dans le monde pro, ça va perturber le vestiaire. Tu peux être viré en trois mois", souligne-t-il. Et le changement, ce n'est pas pour maintenant.

Retiré des terrains, installé à Paris et en couple, Ouissem Belgacem ne compte pas laisser tomber les jeunes homos une fois la promo de son livre derrière lui. Celui qui a depuis lancé l'entreprise On Track - qui dispense des formations à des joueurs pendant et après leur carrière - veut agir, concrètement. "Je veux voir des programmes de formation à la tolérance, au respect de la différence, à la diversité, à l'inclusion. Surtout que parmi les jeunes des centres de formation, certains vont jouer dans les meilleurs clubs d'Europe, donc devenir les leaders d'opinion de demain", dit-il. Un combat qui s'annonce long et laborieux.

Adieu ma honte, de Ouissem Belgacem avec Éléonore Gurrey (Fayard).

Source purepeople.com 

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Rédigé par Michael

Publié dans #Livre gay, #homophobie, #Coming out

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Publié le 22 Mai 2021

Rédigé par Michael

Publié dans #Pub gay, #homophobie

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Publié le 17 Mai 2021

Vincent n'a pas vécu une adolescence des plus faciles. Harcelé à l'école, l'aventurier de "Koh-Lanta" a aussi été confronté au rejet de ses parents au moment de leur révéler son homosexualité. Lors d'un entretien avec Jeremstar, il partage ses douloureux souvenirs.

Véritable chouchou de cette nouvelle saison de Koh-Lanta, Les Armes secrètes, Vincent est sollicité de toute part pour raconter son aventure. Un lot de consolation pour tous ses fans qui ont été déçus de le voir éliminé récemment. Le jeune homme aux phrases déjà cultes a notamment été invité à se livrer auprès du Youtubeur Jeremstar. L'occasion pour lui d'aborder des sujets qui lui tiennent à coeur comme le harcèlement qu'il a subi plus jeune en raison de sa personnalité jugée "différente" et de son orientation sexuelle.

"J'étais un peu la risée du collège et du lycée. Je subissais tout le temps insultes, moqueries et c'était très compliqué à gérer. J'avais honte de qui j'étais. (...) C'était tout le temps des insultes : gros p***, grosse pédale (...) Je redoutais d'aller en cours", a-t-il révélé.

Pour ne rien arranger, Vincent ne trouvait que peu de réconfort chez lui auprès de ses parents, lesquels ont eu du mal à accepter son homosexualité. "Ils avaient construit cette idée que j'allais me marier avec une femme et avoir des enfants. A 20 ans, je leur ai avoué que je n'allais pas reprendre la ferme et je leur ai avoué mon homosexualité. Deux grosses pilules compliquées à avaler. Les relations ont été beaucoup plus tendues, ça a marqué une certaine rupture avec ma famille. Et je l'ai encore plus mal vécu car ça se passait déjà mal à l'école. Je ne me sentais plus du tout à ma place dans cette famille catholique", a-t-il confié.

Avec ma mère, ça a été très compliqué

Pourtant, Vincent a tout fait pour devenir le fils que ses parents espéraient avoir. Il s'est donc "mis en couple avec un fille de (sa) classe pour camoufler tout ça, pour qu'on arrête de (le) persécuter". Mais l'aventurier de la Une n'a pu faire semblant qu'un court temps. Après quoi, les tensions sont réapparues. "Avec ma mère ça a été très compliqué. Elle me pose énormément de questions... Je monte dans ma chambre. Le lendemain au petit-déjeuner personne ne se parlait. On n'osait pas se regarder. Plus aucune communication (...) Tout ça a été le pire moment de ma vie car ça se passait mal à l'école, à la maison, dans mes activités extra-scolaires. Et je n'avais plus envie de ça, j'étais malheureux", a-t-il reconnu, expliquant avoir ensuite décidé de "fuir" en Chine.

Aujourd'hui, tout va pour le mieux entre Vincent et ses parents. Il nous avait d'ailleurs confié lors d'une interview que son retour d'aventure auprès d'eux avait été très émouvant. "C'était très fort, j'ai même pleuré. (...) Je n'oublierai jamais ce moment."

Source purepeople

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Rédigé par Michael

Publié dans #people, #homophobie

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Publié le 11 Mai 2021

Alors que la Journée mondiale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie approche à grands pas (17 mai), TÊTU fait équipe avec France Télévisions le temps d'un spot télévisé qui met en lumière de véritables couples LGBTQI+.

Le 17 mai prochain aura lieu la Journée internationale contre l'homophobie, la transphobie et la biphobie. C'est à cette occasion que France Télévisions et TÊTU se serrent les coudes et inaugurent un spot télévisé inédit pour lutter contre les discriminations envers les personnes LGBTQI+.

Réalisé par Benoît Pétré, le film met en avant trois couples queers dans des situations de la vie quotidienne. Un parti pris naturaliste qui colle à merveille avec la voix off de Vanessa Paradis récitant avec tendresse les paroles du titre "Amour Censure" signé Hoshi. Le message est limpide : les couples LGBTQI+ sont bien comme tous les autres.

Toujours nécessaire journée du 17 mai

"Avec une équipe réduite et du matériel léger, je suivrai ces couples, expliquait le réalisateur dans sa note d'intention avant le tournage. Caméra à l'épaule, nous les filmerons sans jugement ni filtre. J'insiste sur le fait que ce soient de vrais couples et non des comédiens. Toucher au plus près de la réalité, la vérité. Je les suivrai à divers moments de la journée, dans différents endroits de leur ville. Montrer que cela ne change absolument rien, qu'ils soient gays, lesbiennes, cis ou trans. Comme tout le monde, ils ont leur vie à eux".

En montrant l'intimité et la banalité des trois couples sélectionnés, le court-métrage a pour ambition de favoriser l'inclusion et l'acceptation des personnes LGBTQI+ au sein de la société. Une démarche encore et toujours nécessaire en 2021 quand on sait que des actes LGBTphobes continuent d'être commis dans notre Hexagone. C'est pourquoi il est toujours bon de se rappeler que la différence n'existe que dans le regard des autres. Et que, comme dirait Hoshi, "il n'y a pas d'amour censure, il n'y a que d'l'amour sincère".

Source têtu

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Rédigé par Michael

Publié dans #programmes télé gay, #homophobie

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Publié le 29 Avril 2021

Guillaume Cizeron a fait son coming-out en 2020 en s'affichant auprès de son compagnon. Il livre aujourd'hui un témoignage poignant dans son livre "Ma plus belle victoire"...

L'homosexualité et le domaine sportif ne font toujours pas très bon ménage, hélas, même en 2021. Heureusement, certains athlètes osent crier leur vérité, comme l'a fait Guillaume Cizeron l'année dernière. Le 17 mai précisément, à l'occasion de la journée mondiale contre l'homophobie, le jeune patineur artistique avait partagé une jolie photographie en compagnie de son petit-ami sur son compte Instagram pour "célébrer l'amour". Pris dans un élan de courage, il avait plus largement évoqué sa situation sentimentale, et ce qu'elle impliquait professionnellement, auprès des journalistes de L'Equipe. Il sort aujourd'hui un ouvrage confession intitulé Ma plus belle victoire.

Il est vice-champion olympique, quadruple champion du monde mais, en 2020, son nom a davantage été associé au terme "coming-out". "Je n'aime pas du tout ce mot, cette espèce de coutume de la société qui dit que les personnes LGBT doivent dire avec qui elles couchent, explique le partenaire de Gabriella Papadakis dans les colonnes du Parisien. Je trouve ça vulgaire d'avoir à le faire. Je n'avais pas du tout l'intention de m'épancher mais les éditions XO m'ont contacté." C'est ainsi que les lecteurs découvriront le parcours émotionnel du sportif de 26 ans à travers ses mots mais aussi ceux de ses parents, dont son père, qui a parfois pu avoir des paroles "blessantes.

 

Quand on te dit que tu es une tapette, que tu es une merde, tu finis par penser que tu es une merde

Aujourd'hui, Guillaume Cizeron est une star internationale de la danse sur glace. Mais il n'aurait jamais cru à une telle destinée alors qu'il était petit, et qu'il se faisait insulter pendant la récréation. "On se construit beaucoup dans le regard des autres. Quand on te dit que tu es drôle, beau ou intelligent, ça devient une espèce de valeur pour toi. Tu forces même peut-être le trait parce que tu sais que tu vas plaire avec cette qualité. Quand on te dit que tu es une tapette, que tu es une merde, tu finis par penser que tu es une merde, regrette-t-il. Quand on t'humilie, tu finis par avoir vraiment honte et ce sentiment s'ancre très fort. C'est dur de déconstruire les croyances qu'on a sur nous-même, comprendre qu'on n'est pas forcément comment les gens nous définissent. C'est le travail intérieur de toute une vie..."

 

Il a longtemps cru qu'il vieillirait et mourrait seul, "dans le secret", qu'aucun happy ending n'était possible pour les membres de la communauté LGBT. L'avenir lui a donné tort. Outre cette exode littéraire, Guillaume Cizeron s'apprête à rejoindre la patinoire de Montréal pour préparer l'or aux JO de Pékin de 2022. Autant dire que les critiques que peuvent provoquer la sortie de son ouvrage le laisse de glace...

Retrouvez l'interview de Guillaume Cizeron dans le journal Le Parisien du 29 avril 2021.

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Rédigé par Michael

Publié dans #people, #homophobie, #Livres gay

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Publié le 22 Mars 2021

Entre l'âge de 15 et 18 ans, Benoît Berthe a été forcé par ses parents à suivre des thérapies de conversion pour combattre son homosexualité. Aujourd'hui sorti d'affaire après trois dépressions, il se livre sur cette terrible période.

"C'est des méthodes de Moyen-âge qui manipulent complètement les textes de la Bible pour leur faire dire n'importe quoi et qui détruisent complètement la vie des gens", témoigne Benoît dans une vidéo de Brut. vue près de deux millions de fois. Il y raconte la douloureuse histoire d'un jeune garçon obligé de subir des retraites de "redressement", contraint par des parents qui n'acceptent pas leur fils tel qu'il est. Venant d'une famille catholique pratiquante "sans être intégriste" comme il le précise pour Closer, Benoît explique que sa famille voyait l'homosexualité comme une déviance que seule la religion pouvait guérir.

Des retraites humiliantes et éreintantes

Ses parents décident donc de l'envoyer dans des retraites entouré de prêtres à qui il doit confier ses pensées les plus intimes. "Le pire était de subir leurs questions humiliantes, comme savoir si je me masturbais et en pensant à quoi ? Je préfère ne pas savoir ce que certains religieux troublés faisaient de mes confidences...", relate-t-il.

 

Le jeune garçon vit un véritable calvaire durant ces sessions de "redressement" où il a interdiction de communiquer avec les autres pensionnaires. "Ça prenait différentes formes, mais globalement il y avait beaucoup de prières, beaucoup de temps où l'on était dans le silence. On n'avait pas le droit de parler pendant plusieurs jours", précise Benoît. Les thérapies se déroulaient généralement les week-ends ou durant les vacances.

Pour tenter d'arriver à leurs fins, les prêtres n'hésitaient pas à mentir aux jeunes enfants. "On m'a raconté que les personnes homosexuelles se faisaient souvent recoudre l'anus", raconte le jeune homme.

Une seule solution, le départ

Une situation qui perdure jusqu'à ses 18 ans, moment où il choisit de partir faire une école d'art à Paris. Un déclic qui va lui faire comprendre que la situation qu'il a subi pendant plus de trois ans n'est pas normale. "Ces thérapies là induisent une homophobie extrêmement forte en fait, explique Benoît. Ça laisse des traces et j'ai eu énormément de mal à faire le pas, à rencontrer des personnes homosexuelles ensuite, parce que j'avais tout simplement peur."

Sorti de ce calvaire, le jeune homme part vivre à Londres où il s'épanouit désormais et apprend à pardonner à ses parents. C'est finalement un évènement terrible qui va rapprocher Benoît de ses parents, les attentats du Bataclan. " Mes parents m'ont demandé pardon et ma mère a courageusement témoigné contre les "thérapies de conversion" dans un documentaire", dévoile le jeune homme de 32 ans qui travaille dans le cinéma d'animation.

Désormais militant, le cofondateur du collectif Rien à guérir, soutient pleinement la démarche des députés Laurence Vanceunebrock (LREM) et Bastien Lachaud (LFI) qui se battent actuellement pour faire interdire ce type de pratiques en France.

Source Purepeople

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Rédigé par Michael

Publié dans #people, #homophobie

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