Articles avec #homophobie tag

Publié le 1 Juin 2019

 

Des scènes d'amour homosexuelles et de consommation de drogues ont été retirées de la version russe du biopic sur la star britannique Elton John, selon des critiques ayant assisté vendredi à une projection en Russie.

 

Le distributeur du film a confirmé avoir procédé à ces modifications pour des raisons légales, sans donner plus de précisions. "Toutes les scènes de baisers, d'amour et de sexe oral entre hommes ont été coupées", a écrit sur Facebook le critique de cinéma russe Anton Doline, jugeant "flagrant" que des coupes ont été réalisées.

Présenté au festival de Cannes, "Rocketman" retrace l'ascension d'Elton John, l'un des premiers chanteurs ouvertement homosexuels, et sa lutte contre les addictions (drogue, sexe, alcool). Un autre journaliste russe ayant assisté à la projection a affirmé que des scènes impliquant de la drogue avaient également été retirées.

"Nous rejetons avec la plus grande fermeté la décision de censurer 'Rocketman' pour le marché russe", a écrit le chanteur sur Twitter et Facebook. "Le fait que le distributeur local ait jugé nécessaire de retirer certaines scènes, empêchant le public de voir le film tel qu’il était prévu, est un triste reflet du monde divisé dans lequel nous vivons encore et de la manière cruelle dont il accepte si peu l’amour entre deux personnes", a-t-il ajouté.

Dans un communiqué, l'ONG Amnesty International a dénoncé un cas de "censure" qui "déshumanise les relations homosexuelles" et demandé la sortie de la version originale du film au nom du respect des droits des minorités sexuelles.

L'entreprise distribuant "Rocketman" en Russie, Central Partnership, a confirmé à l'agence de presse publique TASS que le film avait été modifié pour "respecter les lois russes".

Depuis 2013, une loi punit d'une amende ou de prison tout acte de "propagande" homosexuelle auprès des mineurs. Il est toutefois difficile de savoir si elle s'applique au film, qui sera interdit au moins de 18 ans au moment de sa sortie programmée la semaine prochaine en Russie.

Le ministre russe de la Culture Vladimir Medinski a démenti que son ministère soit à l'origine de ces coupes, arguant, cité par l'agence de presse Ria Novosti, que "tout est décidé par le distributeur".

Selon le critique Anton Doline, le message apparaissant à la fin du film a aussi été modifié : alors que le texte original rappelle qu'Elton John a trouvé l'amour et élève deux enfants avec une personne du même sexe, la version russe indique seulement qu'il a créé une association contre le sida.

D'autres films avec des scènes d'amour homosexuelles, dont le récent biopic sur le leader de Queen, Freddy Mercury, ont déjà été projetés en Russie, sans coupes.

Elton John est populaire en Russie, où il s'est produit pour la première fois en 1979 pendant la période soviétique. Le chanteur s'est toutefois montré critique à l'égard des lois russes, considérées comme discriminatoires envers les homosexuels.

Rédaction avec AFP pour e-llico

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #Biopic, #sorties cinéma, #cinéma gay, #homophobie

Repost0

Publié le 27 Mai 2019

Le 25 mai 2019, Christine and The Queens a décidé de publier les commentaires homophobes dont elle victime. Affichant ces messages crus et haineux, l'artiste de 30 ans a reçu le soutien de ses fans.

Comme malheureusement beaucoup de personnalités, Christine and The Queens est victime de harcèlement sur les réseaux sociaux. Des attaques très nombreuses qui font parfois du mal, mais qui peuvent aussi être une source de motivation. "Mon Instagram subit actuellement un raid d'attaques haineuses. Je partage ici les insultes pour vous montrer qu'il y a encore beaucoup de travail à faire contre l'intolérance en France, et que tout cela ne fait que m'apporter encore plus de détermination", a fait savoir l'artiste queer de 30 ans, le 25 mai 2019 sur Twitter.

Sur les captures d'écran publiées par Chris, on peut lire des dizaines de commentaires indélicats et grossiers, certains étant même ponctués de croies gammées et de drapeaux arc-en-ciels barrés. "Face aux violences, je ne resterai ni silencieuse ni inactive. Les artistes qui m'inspirent son ceux qui portent fièrement leur différence. D'ailleurs, c'est bientôt la pride !", a ajouté Christine and The Queens.

La chanteuse, qui a récemment perdu sa maman, en a profité pour demander à ses fans de signaler ces commentaires auprès d'Instagram (et rappeler son engagement auprès des LGBT+). "Je suis très heureuse d'être nommée aux Out d'or cette année. Je suppose que cette nomination a réveillé les furieux des internets. Si vous avez l'énergie de les signaler, c'est plus apaisant pour tout le monde !", déclarait Chris. On ne sait pas si la chanteuse, qui s'est produite à Coachella, a décidé de porter plainte contre ces attaques. Après son tweet, les commentaires haineux ont laissé place sur Instagram à des dizaines de messages d'amour et de soutien de la part de ses fans.

Source purepeople

 

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #people, #homophobie

Repost0

Publié le 23 Mai 2019

Hier, l’homme qui avait agressé Julia Boyer, une femme transgenre, fin mars, place de la République (Paris), a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à dix mois de prison, dont six ferme.

Ce matin, au lendemain du verdict, elle était l'invitée de Jean-Marc Morandini dans "Morandini Live" sur CNews et Non Stop People. Julia est notamment revenue sur son quotidien et sa transition, débutée il y a huit mois.

"Avant, je vivais comme un homme homosexuel et je n'avais pas de problèmes particuliers parce que je n'étais pas un homme particulièrement efféminé. Je n'étais pas victime de discrimination à ce moment-là", a expliqué Julia en précisant que "la discrimination dans la rue a commencé quand [elle a] commencé à [s']assumer en tant que femme".

Concernant les réactions auprès de son entourage, Julia indique qu'il a "plutôt bien réagi". "J'ai beaucoup de chance : ça s'est plutôt bien passé. Ma mère a un petit peu plus de mal. Elle ne comprend pas forcément. Au téléphone, elle m'appelle toujours par mon prénom masculin. Mon employeur m'a soutenu", a-t-elle continué. "Quand on comprend qu'on est une femme, on a envie d'avoir des attributs féminins et évoluer dans ce sens-là", a précisé Julia.

Source Morandini live

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #people, #homophobie, #Trans&transgenre

Repost0

Publié le 22 Mai 2019

En juin 2017, Antoine Griezmann avait brisé le tabou de l'homosexualité. Le champion du monde le fait à nouveau d'une manière forte en posant en couverture du magazine "Têtu". Interrogé par Alessandra Sublet, le joueur français dénonce le silence autour du sujet.

Les chants homophobes résonnent dans les stades de football et les remarques sur le même registre circulent dans les vestiaires. Et quand il s'agit d'évoquer ce sujet tabou, les langues se lient. Mais pas celle d'Antoine Griezmann. Depuis plusieurs années, le footballeur de 28 ans lutte ouvertement contre l'homophobie, une cause qui lui tient à coeur et qu'il défend à présent dans les colonnes de Têtu.

En couverture du numéro été 2019 du magazine, celui qui a tout récemment annoncé son départ de l'Atlético de Madrid lance un message fort : "Ça suffit !" Des mots confiés à une personne qui le connaît très bien et qui a réalisé deux documentaires sur lui : Alessandra Sublet (Antoine Griezmann : Champion du Monde est toujours disponible sur Netflix.) En préambule de la publication de l'interview, Têtu tient à apporter une précision importante : "Entre les fins de non-recevoir et les réponses gênées, Antoine Griezmann est le seul à avoir répondu immédiatement présent."

 

À notre époque, c'est inacceptable

Le champion du monde, sacré en Russie en juillet 2018, aimerait que les footballeurs professionnels puissent faire leur coming out, mais les barrières à faire tomber sont encore lourdes. "Sûrement par peur d'être stigmatisé, en club ou par les supporters. C'est vrai que les stades ne sont pas des endroits très accueillants pour les homosexuels. Il y a parfois des chants homophobes... À notre époque, c'est inacceptable", juge-t-il. Si un joueur se sent un jour le courage de faire ce que personne n'a encore jamais osé faire, Antoine Griezmann sera là pour le soutenir : "Je veux qu'il sache qu'il aura quelqu'un sur qui compter : moi."

Le footballeur originaire de Mâcon sait que les insultes homophobes fusent très facilement puisqu'il en a lui-même fait les frais. "Je me suis souvent fait traiter de 'pédé' depuis les tribunes, ou de 'sale blonde', quand j'avais les cheveux blonds et longs", partage-t-il, tout en sachant que cela "va être dur" de faire bouger les mentalités. Antoine Griezmann reproche le manque de sensibilisation, d'information et de soutien sur le sujet. "Jamais personne ne nous a sensibilisés. Ni en centre de formation ni en club", déplore-t-il.

Très timide et pudique, le papa de la petite Mia (3 ans) et du petit Amaro, né en avril dernier, le même jour que sa grande soeur, ne se considère en aucun cas comme un sex symbol. À la question de savoir s'il accepterait de poser nu, la réponse est sans appel : "Im-pos-si-ble !" "J'essaie de ne pas trop exhiber mon corps. Mon corps est à ma femme et à personne d'autre", défend-il.

Cette interview d'Antoine Griezmann à Têtu intervient quelques jours seulement son intervention remarquée dans le documentaire Foot et Homo : Au coeur du tabou, proposé dans Infrarouge, sur France 2, le 14 mai dernier. Dans ce format produit par Elephant et initié par Yoann Lemaire, ancien joueur amateur qui a fait son coming out, Antoine Griezmann y dénonçait l'homophobie, tout comme son entraîneur en équipe de France, Didier Deschamps. Le documentaire Foot et Homo : Au coeur du tabou est toujours disponible sur le replay de France 2.

L'intégralité de l'interview d'Antoine Griezmann est à découvrir dans Têtu, en kiosque le 22 mai 2019.

Source purepeople

 

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #people, #homophobie

Repost0

Publié le 18 Mai 2019

A l occasion de la Journée Mondiale contre l'Homophobie Robin a réalisé une vidéo de prévention et ou il raconte son coming out.

Il espère que la vidéo aidera un maximum de gens.

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #homophobie

Repost0

Publié le 24 Avril 2019

 

 

 

 

Footballeur amateur, il avait été viré de son club en 2010 parce qu'il était gay: pour un documentaire, Yoann Lemaire a sillonné la France pour interroger stars du ballon rond, joueurs anonymes, dirigeants et supporters sur la question "tabou" de l'homosexualité dans ce sport.

 

Rare footballeur français en activité à avoir assumé son homosexualité, Yoann Lemaire est depuis plusieurs années l'une des figures de proue du combat contre l'homophobie dans le football.

En 2010, les médias s'étaient fait largement l'écho de l'histoire de ce modeste défenseur du FC Chooz, club amateur des Ardennes, victime d'insultes homophobes puis privé de licence par ses dirigeants.

Dans le documentaire "Footballeur et homo, au coeur du tabou", programmé le 14 mai sur France 2 dans l'émission Infrarouge, Yoann Lemaire interroge plusieurs gloires du foot français, actuelles ou passées, de Didier Deschamps à Antoine Griezmann, en passant Laurent Blanc, Fabien Barthez ou Jean-Michel Larqué.

Si leurs propos n'évitent pas toujours les lieux communs, "ils n'auraient pas parlé publiquement il y a quelques années", affirme Yoann Lemaire, membre du Variétés Club de France (équipe de foot qui rassemble des personnalités du foot et des médias), où il côtoie régulièrement les anciens champions du monde de 1998.

D'autres séquences, notamment une intervention au sein du centre de formation de Toulouse, ou le témoignage d'un autre footballeur gay amateur, constituent les moments forts du documentaire.

Les joueurs en activité ont été beaucoup plus difficiles à approcher. "Griezmann, on lui a couru après pendant un an!", souligne Michel Royer, le réalisateur.

L'attaquant de l'Atletico Madrid dit notamment qu'il serait "fier" si un joueur de son équipe venait à faire son coming-out publiquement. Deux autres champions du monde 2018 ont refusé de répondre, tout comme l'actuel président de la Fédération française de football Noël Le Graët, affirment-ils.

"Les joueurs ont peur d'aller sur un domaine qu'ils ne maîtrisent pas. C'est un sujet compliqué, ils ne se sentent pas concernés", explique Yoann Lemaire.

Interrogé dans le documentaire, l'ancien international Olivier Rouyer, 63 ans, est le seul footballeur professionnel français à avoir fait son coming-out, en 2008, plusieurs années après la fin de sa carrière.

"J'en veux beaucoup aux joueurs qui se cachent. Sans eux, on n'arrivera jamais à avancer. Aujourd'hui, une star qui joue en Ligue 1 n'a rien à perdre, tous les sponsors sont gay-friendly. C'est malheureux que ce soit aux amateurs de porter la cause", pointe Yoann Lemaire.

Rédaction avec AFP pour E-llico

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #programmes télé gay, #homophobie

Repost0

Publié le 31 Mars 2019

Pratique aussi douloureuse que très contestable, la thérapie de conversion, visant à transformer une personne homosexuelle en individu hétérosexuel, à été interdite dans nombre de pays et certains Etats américains. Mais reste légale en France. Récit.

Par Olivier Pallaruelo (@Olivepal)

Sorti en salles le 18 juillet 2018, le film de Desiree Akhavan, Come as you are, primé au festival du film de Sundance et porté par la lumineuse présence de la jeune Chloë Grace Moretz, avait aussi valeur de catharsis pour la réalisatrice. Pour écrire le script du film, Akhavan et la scénariste Cecilia Frugiuele se sont notamment basé sur l'expérience personnelle de la cinéaste. Jeune, elle avait suivi un traitement pour trouble alimentaire au sein d’un centre de rééducation pratiquant la thérapie de conversion : "J’aime beaucoup les histoires se déroulant dans des centres de rééducation et j’ai toujours voulu réaliser un projet qui parlerait de ce qu’on peut ressentir dans cet environnement. Tout est fait pour «aller mieux», mais qu’est-ce que cela veut dire au fond ? Chacun a sa propre perception de ce que cela peut signifier. Il y aussi des alliances qui se forment selon la volonté profonde de chacun d’aller mieux ou non. [...] Que signifie "aller mieux" quand de simples prières ne peuvent pas avoir d’effet sur l’homosexualité de quelqu’un ? Voilà le noyau autour duquel nous avons commencé à écrire le scénario avec Cecilia."

Quant à la comédienne, elle profitait justement de l'éclairage apporté par le prix remporté par le film au festival pour dénoncer une administration Trump "qui croit totalement aux thérapies de conversion", tout en rappelant que le vice-président Mike Pence "a même tenté de les subventionner avec des fonds publics". Et de pointer du doigt dans la foulée l'Etat du New Hampshire, dont le Congrès a raté l’occasion d’interdire ces camps de conversion au début du mois de janvier 2018.

Huit mois plus tard, le cinéma n'en a pas fini avec le sujet, avec la sortie de Boy Erased, en salle ce 27 mars. Basé sur les mémoires de Garrard Conley, le film retrace le douloureux et authentique parcours de Jared Eamons, un fils de pasteur, incarné par Lucas Hedges (et épaulé par Nicole Kidman et Russell Crowe), la révélation de Manchester By The Sea, outé à l'âge de 19 ans et obligé de suivre une thérapie de conversion contre son gré, loin de ses parents, de sa famille et de ses croyances. Tout comme l'héroïne de Come as You Are, Jared est lui aussi contraint de suivre une thérapie de conversion.

LES THÉRAPIES DE CONVERSION, TRAITEMENTS INDIGNES

 

Pour expliquer ce qu'on appelle les thérapies de conversion, parfois appelée thérapie de réorientation sexuelle ou bien encore thérapie réparatrice par ses défenseurs, il faut revenir en arrière. L'homosexualité a en effet longtemps été considérée par le corps médical comme une pathologie des maladies mentales. A la suite de quoi plusieurs thérapies de conversion ont vu le jour un peu partout dans le monde. Il s'agit en fait d'un ensemble de traitements d'origines diverses utilisés dans le but supposé (et controversé) de tenter de changer l'orientation sexuelle d'une personne, pour la faire passer de l'homosexualité à l'hétérosexualité.

En 1973, l'Association américaine de psychiatrie propose de substituer au diagnostic d'homosexualité celui de "perturbation de l'orientation sexuelle" dans le manuel américain de classification des maladies mentales (DSM); un outil de référence dans le monde médical. En France, l'homosexualité avait jusqu'en 1992 sa place dans un diagnostic, au même titre que la schizophrénie ou la dépression...

Dans la première moitié du XXe siècle, des techniques médicales agressives telles que la lobotomie et la sismothérapie (traitement par éléctrochocs) ont été expérimentées. Les thérapies de conversion proprement dites apparaissent spécifiquement durant les années 60, à la faveur de l'élargissement des thérapies comportementales aux dysfonctions sexuelles. Les modalités reposent essentiellement sur les techniques aversives. Autrement dit, il s'agit de coupler un stimulus à contenu homosexuel (par exemple des image d'hommes ou de femmes nu(e)s) à un stimulus qui provoque des sensations déplaisantes, telles que des nausées. Après plusieurs répétitions, le stimulus sexuel à contenu homosexuel devient un stimulus conditionnel qui déclenche automatiquement une réponse d'anxiété chez le patient. Le stimulus aversif le plus souvent utilisé était le choc électrique (de faible intensité), mais des stimuli olfactifs ont aussi eu les préférences de certains expérimentateurs.

Au-delà des réels enjeux éthiques, la mesure de l'efficacité de ces techniques a été elle-même très discutée. Les différentes techniques employées n'ont certainement pas transformé des homosexuels exclusifs en hétérosexuels. Dans une toute récente étude dont les résultats ont été publiés en janvier 2018 par le Williams institute, du Département des études juridiques de l'Université UCLA, les chiffres font froid dans le dos. 698 000 personnes ont déjà subi, aux États-Unis, une thérapie de conversion destinée à modifier leur orientation sexuelle ou leur identité de genre vécu, dont 350.000 lorsqu’elles étaient mineures. Près de 80.000 adolescents subiront une thérapie de conversion avant d’atteindre la majorité aux États-Unis. Si on ajoute les cures prodiguées en dehors du corps médical, par une institution religieuse ou spirituelle par exemple (57000 cas), le chiffre s’élève à 77 000 adolescents dans tout le pays.

 

DES PRATIQUES DISCRÉDITÉES

 

Ces traitements sont une source de controverse dans de nombreux pays. Depuis 1999, un mouvement s'est engagé à travers le monde, visant à interdire les thérapies de conversion. Des pays comme Malte (premier Etat européen à voter l'interdiction en décembre 2016), la Chine (depuis 2014), le Brésil (depuis 1999), le Canada (2015) et certains Etats américains l'interdisent, comme la Californie (depuis 2012) ou l'Etat de Washington (mars 2018).

Aux Etats-Unis, les plus grandes instances américaines de médecine s’accordent désormais sur leur inefficacité et leur nocivité, en particulier sur le bien être psychique. L’Association médicale américaine, l’Association psychiatrique américaine et l’Académie américaine des pédiatres se sont publiquement opposées à leur pratique. Si la pratique reste encore légale dans certains Etats américains, d'autres en revanche semblent prêts à prononcer une interdiction de cette pratique. Un sondage de 2016 cité par l'étude du Williams Institute rapporte par exemple que 71% des habitants de la Floride souhaitent l'interdiction des thérapies de conversion, tandis qu'ils sont 64% en Virginie, et 60% au Nouveau-Mexique. Les interdictions pourraient être progressives, si l'on en juge par les chiffres fournis par l'étude.

En 2014, à peine 8% des américains estimaient ces thérapies efficaces. Parmi les plus fervents partisans de la thérapie de conversion, on retrouve principalement des groupes de fondamentalistes chrétiens, ainsi que d'autres organisations religieuses d'extrême droite. Celles-ci profitent d'ailleurs d'une faille ou, en tout cas, d'un vide juridique. Ainsi, dans certains Etats qui ont banni les thérapies de conversion (Californie, Oregon, Nevada, ect...), n'importe quel individu peut toutefois proposer ces thérapies (qui d'ailleurs ne se dénomment pas forcément sous cette terminologie), même si c'est interdit dans l'Etat donc; à la seule condition de se revendiquer comme membre d'un clergé ou appartenant à un mouvement religieux et, dans certains cas, à la condition de ne pas faire payer ce "service". Des procédés qui rendent vulnérables les jeunes de 13 à 17 ans, très ciblés, et qui seraient au nombre de 57.000 dans ce cas chaque année, comme nous le disions plus haut.

Et en France ? Le flou règne, et ces thérapies de conversion ne sont pas condamnées. Mais il est très difficile d'évaluer leurs nombres, comme le révélait un article paru dans le journal Libération et daté de janvier 2017. "En France, il y a cinq ou six groupes qui pratiquent des “thérapies” de conversion" expliquait Louis-Georges Tin, militant homosexuel et auteur du Dictionnaire de l’homophobie (publié aux PUF en 2003). "Mais elles sont aussi le fait de psychiatres et des psychothérapeutes, difficiles à combattre, qui continuent à "guérir" leurs patients dans le secret des cabinets." Reste que si Malte, pour revenir à cet exemple, est effectivement devenu le premier pays européen à interdire les "traitements" censés "guérir" les personnes LGBT et qu'il s'est même penché sur l'ouverture de l'union civile et de l'adoption aux couples homosexuels, avorter dans ce minuscule Etat très catholique est encore totalement interdit, même s'il y a un risque vital pour la mère...

Source allociné

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #homophobie

Repost0

Publié le 20 Février 2019

Les prochains épisodes subiront de "sérieuses réécritures" pour écarter l'acteur, temporairement.

On ne verra pas beaucoup Jussie Smollett sur le tournage d'Empire cette semaine, et dans les prochains épisodes. La chaîne américaine a décidé de le mettre en retrait du show, le temps de l'enquête, liée à l'agression dont il a été la victime il y a quelques jours. Il va donc être coupé des scènes de la saison 5, dans les semaines à venir. Concrètement, selon Deadline, Smollett sera "une présence rare" sur le plateau et les prochains épisodes subiront de "sérieuses réécritures" pour réduire ses scènes, tandis que les épisodes déjà tournés resteront inchangés.

Il faut dire que la rumeur attestant que l'agression a été organisée par Smollett lui-même grandit dans les médias américains. Smollett est actuellement interrogé par la police de Chicago après que deux personnes ont été arrêtées puis relâchées. Anthony Guglielmi, directeur de la communication de la police de Chicago, a déclaré samedi : "Nous pouvons confirmer que les informations récoltées après ces interrogatoire ont modifié la trajectoire de l'enquête" Plus précisément, selon Deadline l’enquête repose désormais sur "le principe que Smollett aurait participé activement à l’incident. 

Les avocats de l'acteur ont répondu sans équivoque : "En tant que victime d’un crime de haine, Jussie Smollett est en colère et dévasté par les récents rapports selon lesquels les auteurs sont des personnes dont il serait familier. Il a de nouveau été pris pour cible par les affirmations attribuées à ces auteurs présumés selon lesquelles Jussie aurait joué un rôle dans sa propre attaque. Rien n’est plus éloigné de la vérité et quiconque prétend le contraire ment".

On comprend donc que Fox, qui a d'abord soutenu sa star, préfère se protéger et limiter la participation de Smollett à Empire, le temps que les choses se tassent.

Source première

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #people, #homophobie

Repost0

Publié le 14 Février 2019

Le chroniqueur de "Touche pas à mon poste" a livré un témoignage bouleversant, mercredi 13 février 2019, sur C8. Victime d'attaques homophobes, Matthieu Delormeau a admis être constamment effrayé, au point d'avoir pris une décision radicale.

C'est une séquence bouleversante à laquelle ont assisté les téléspectateurs dans Touche pas à mon poste, mercredi 13 février 2019, sur C8. L'équipe est revenue sur un reportage d'Envoyé spécial au cours duquel on a pu découvrir des images de violences homophobes. Et, après le témoignage de Lyès Alouane, une victime, Matthieu Delormeau a dévoilé son expérience qui l'affecte au plus au point.

En larmes, le chroniqueur et animateur de 44 ans a révélé avoir été récemment insulté par deux personnes, en pleine rue : "Je suis très ému parce que les images sont très violentes. Moi ça m'est arrivé il y a trois jours à Châtelet. Ils m'ont suivi à deux en me traitant de pédé. Vous sentez que quelqu'un marche derrière vous et vous vous demandez comment ça va se terminer. Ils ont fini par se retourner et partir."

Très inquiet pour sa sécurité, Matthieu Delormeau a raconté qu'il avait pris des mesures afin de se protéger en cas d'agression : "Depuis quelque temps, je vis avec une arme sur moi. Tout le temps. Je ne pensais pas que ça m'arriverait un jour." Il a également admis qu'il songeait à arrêter la télévision un petit moment pour souffler un peu et prendre du recul.

Cyril Hanouna a confirmé que son chroniqueur avait vraiment peur en ce moment, au point de prendre des cours de self defense. Très émus, Valérie Benaïm, Jean-Michel Maire ou Kelly Vedovelli lui ont apporté leur soutien.

 

Mi-janvier, Matthieu Delormeau a vécu un autre moment difficile. Il avait raconté avoir été cambriolé : "Je ne sais pas pour quelles raisons, des gens m'en veulent (...). Il y a quelques jours, je me suis fait cambrioler mon appartement. (...) C'est un vrai traumatisme." La même semaine, sa voiture avait été vandalisée... "Ils n'ont rien volé, ils ont juste cassé pour casser, avait-il commenté. La police en a conclu qu'il y a une ou plusieurs personnes qui m'en veulent et qui me suivent."

Source purepeople

 

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #people, #homophobie

Repost0

Publié le 10 Février 2019

France 2 diffusait un nouveau numéro du magazine "Envoyé Spécial", présenté par Elise Lucet. Les téléspectateurs ont notamment pu suivre Lyes, un jeune homosexuel de Gennevilliers, près de Paris, qui a décidé de porter au grand jour la voix des homosexuels des quartiers.

Lors de la distribution de tracts dans une cité de la ville des Hauts-de-Seine, Lyès a violemment été battu par un jeune devant les caméras. Il a été frappé au nez, au torse et au bassin simplement car il est gay.

En état de choc, Lyes a fait une crise d'asthme l'obligeant à aller dans un hôpital parisien.

Source JeanmarcMorandini.com

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #programmes télé gay, #homophobie

Repost0