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Publié le 14 Novembre 2020

 

Un couple ordinaire an 2000

de Loïc Le Doeuff
ISBN: 978-2-37916-409-5

Édition Maïa 

Vie et mort d’un couple (presque) ordinaire. Mort, vraiment ?
Oui, ils sont des garçons. Enfin, de jeunes hommes et ils vivent ensemble. S’aiment ? Il faut rajouter ce verbe ? Normalement, lorsque deux êtres vivent ensemble, ils s’aiment en parlant sens commun, non ?
Phil’ est plein de vie et Gilles moins, cependant qu’il a le cœur sur la main. Les engourdissements dans les jambes. « Ça » commence souvent comme ça. Le stress amplifie-t-il cette terrible maladie de plus en plus invalidante (ni le Sida, ni un cancer) ? En tout cas, d’être à vif, sur les nerfs, d’avoir le poids du monde intégralement, à son échelle et sur ses épaules, n’arrange rien. Et Phil’ rit et respire et sert son compagnon sans jamais le desservir : ils sont bien ensemble, on vous dit !
D’être malade empêcherait-il d’avoir de l’amour-propre ? Ou devrait l’empêcher ? Question. Et question qui n’effleure aucunement l’esprit resté vif de l’un. Et qui tient à ses prérogatives d’homme entier. À l’intérieur de lui et pour l’extérieur.
 

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Rédigé par Michael

Publié dans #Livres gay

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Publié le 7 Février 2020

Après des semaines de recherches, la dernière librairie LGBT+ de Paris, « Les Mots à la bouche », a trouvé ses nouveaux locaux. Les libraires devront quitter un Marais miné par la gentrification pour atterrir dans le onzième arrondissement, avec l’espoir d’y créer un « îlot LGBT+« .

Le bail a été signé ce vendredi 7 février dans la matinée. « On est soulagés et enthousiastes« , confie à TÊTU Nicolas Wanstok libraire dans l’établissement depuis douze ans et responsable de la communication. Les Mots à la bouche, dernière librairie LGBT+ de Paris, devrait emménager début avril au 37, rue Saint-Ambroise, dans le onzième arrondissement de Paris, à côté de la station de métro Saint-Maur. « Il y a le M’sieurs Dames et le 17 pas loin, poursuit le libraire. C’est un quartier en plein changement, très gay-friendly, avec plein de commerces gays. Je ne sais pas si ça pourra devenir un nouveau Marais, c’est compliqué avec les prix des loyers. Ça m’étonnerait que ça migre en masse, mais on pourrait recréer une sorte d’îlot LGBT+. »

L’annonce avait fait l’effet d’une bombe dans la communauté LGBT+. Le 8 novembre dernier, après des rumeurs de fermeture sur les réseaux sociaux, TÊTU avait raconté l’obligation des Mots à la bouche de quitter ses locaux du 6, rue Sainte-Croix de La Bretonnerie, après trente-six ans de présence. En effet, le propriétaire proposait à la librairie de doubler voire tripler le nouveau loyer après l’expiration du bail le 31 mars 2020, « souhaitant profiter de la gentrification du quartier« , avait indiqué Les Mots à la bouche dans un communiqué. Les gérants s’étaient alors activés pour trouver un nouveau local.

« Panique à bord »

Pour cela, la mairie de Paris et celle du quatrième arrondissement ont tenté d’apporter leur aide, en privilégiant le Marais. Les libraires ont alors visité, via le GIE Paris Commerces, « cinq ou six » lieux dans le quartier, mais aucun ne semblait convenir. « C’étaient souvent des lieux où il n’y avait pas de passage du tout ou ne donnaient pas sur la rue, raconte Nicolas Wanstok. Ou bien, les locaux étaient trop grands, trop chers et nécessitaient trop de travaux. Honnêtement, au départ, ça nous a beaucoup inquiétés quand on s’est rendu compte qu’ils n’avaient rien pour nous dans le Marais. Dans le privé, les droits au bail étaient hors de prix. Ça a été un peu la panique à bord. » En décembre, les libraires, « très inquiets« , avaient même publié un appel à l’aide sur leur page Facebook.

Finalement, les nouveaux Mots à la bouche ne seront pas dans le Marais. « On peut parler d’hypergentrification du quartier, au point où on en est, soupire Nicolas Wanstok. Avec l’arrivée des grandes chaînes de luxe, tous les loyers ont explosé. Le Marais est en train de se vider de ses habitants, pratiquement plus personne n’a les moyens d’y vivre. On n’a quasiment plus de clientèle de voisinage, à part les plus âgés qui ont emménagé il y a longtemps. Après, il y a sans doute d’autres facteurs : c’est possible que les jeunes sortent moins dans les bars, ayant une application sur leur téléphone. Ça joue peut-être aussi sur les commerces LGBT+. »

D’ailleurs, via les messages reçus sur les réseaux sociaux et des discussions avec les clients, les librairies se sont rendu compte « qu’au moins la moitié » réside dans le onzième arrondissement. Finalement, les nouveaux locaux ont été trouvés « par [leurs] propres moyens« , par le biais de la Semaest, société d’économie mixte de la Ville de Paris. Pas de propriétaire privé, pas de droit au bail : « Normalement, ça nous assure une pérennité à long terme. »

Source Têtu 

Crédit photo : Ecelan / Wikimedia Commons

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Rédigé par Michael

Publié dans #théatre et culture, #Livres gay

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Publié le 16 Février 2019

Il est temps d'ajouter ces livres inclusifs à votre liste de lecture incontournable.

Tandis qu'Hollywood continue de traîner les pieds en matière de représentation LGBTQ réaliste et significative, le monde de la bande dessinée, du manga et des romans graphiques est depuis longtemps un lieu de rencontre pour les personnes queer.

En voici quelques uns :

Heartstopper (Alice Oseman)

Charlie et Nick sont dans la même école, mais ils ne se sont jamais rencontrés ... jusqu'au jour où ils sont obligés de s'asseoir ensemble. Ils deviennent rapidement amis et bientôt, Charlie tombe amoureux de Nick, même s'il ne pense pas avoir une chance..

 

Heartstopper parle d'amour, d'amitié, de loyauté et de maladie mentale. Cela englobe toutes les petites histoires de la vie de Nick et de Charlie qui ensemble forment quelque chose de plus grand, qui nous parle à tous.

Fence (C. S. Pacat, Johanna The Mad, Joana Lafuente)

Lorsque le champion d'escrime en herbe Nicholas Cox est humilié par le prodige Seiji Katayama lors d'une compétition, il promet de vaincre un jour son nouveau rival. Mais après avoir reçu une bourse d'études à Kings Row, une élite de garçons d'élite, il découvre que Seiji est son colocataire et que la vie devient… difficile. Défiant le monde sportif typiquement hétéro, Fence propose des romances du même sexe et des personnages fluides, ce qui en fait une expérience de lecture inclusive et rare.

Love Is Love (Artistes variés)

Créé en juin 2016 à la suite de la fusillade dans la discothèque LGBTQ Pulse à Orlando, en Floride, Love Is Love rassemble des centaines des plus grands talents de la bande dessinée pour rendre hommage à ceux qui ont perdu la vie. La «bande dessinée surdimensionnée» présente des personnages de plusieurs franchises, notamment DC Comics et Harry Potter. Mieux encore, les recettes de la bande dessinée vont directement aux victimes et à leurs familles touchées par la fusillade.

Bloom (Kevin Panetta, Savanna Ganucheau)

Maintenant qu'il a terminé ses études secondaires, Ari est impatient de travailler dans la boulangerie de sa famille. Mais, à la recherche de son second, il fait la connaissance de Hector, qui aime la nature et la passion de la pâtisserie. Malgré leurs différences, les deux garçons se lient pour former des pains et de la pâte qui monte, et bientôt, il semble que l'amour soit prêt à s'épanouir.

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Rédigé par Michael

Publié dans #Livres gay, #magas gay, #bande dessinées gay

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Publié le 18 Novembre 2018

On s’est dit : il faut inverser la tendance, passer des moqueries subies par les personnes LGBT depuis bien trop longtemps aux moqueries sur les homophobes.

Une sorte d’exutoire pour la communauté LGBT et leur entourage.

En résumé, il s’agit de répondre aux persécuteurs par le rire et de rendre ringards ces intolérants. C’est notre façon de résister.

Clairement à charge contre les homophobes, le livre est composé de textes humoristiques ou plus sérieux, associés à des dessins satiriques et des illustrations.

De nombreux thèmes y sont abordés au travers de dessins, de chroniques, de témoignages ou de tribunes… Après certains textes, un encart, rédigé par SOS homophobie, ou un autre acteur du secteur, éclaire et précise le sujet afin d’éviter toute erreur d’interprétation pour les lectrices et lecteurs sur le contenu satirique et humoristique de l’ouvrage. 

L'intégralité des droits d'auteur des ventes du livre sera reversée à l'association SOS homophobie.

LES HOMOPHOBES SONT-ILS DES ENCULÉS ? editions iconovox

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Rédigé par Michael

Publié dans #Livres gay, #humour, #Livre gay

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Publié le 15 Octobre 2018

Prix du roman gay 2018 :

 

"Les vacances du petit Renard" d’Arthur Cahn aux EDITIONS SEUIL 

 

« Hervé a levé ses bras pour y caser sa tête, comme ce matin dans le jardin. C’est sa pose. C’est comme cela certainement que Paul se souviendra de lui quand il sera de retour à Paris. Il sait déjà qu’il collectionne des souvenirs. »

Paul, 14 ans, arrive dans la maison de campagne familiale pour y passer les vacances d’été. Il y rencontre le meilleur ami de sa tante, Hervé, 45 ans, dont il tombe aussitôt amoureux. Dans l’oisiveté et la solitude de cette parenthèse estivale, il finit par télécharger une application de rencontres sur son téléphone.

 

Mention spéciale du jury :

 

 "L'île du Lundi" de Philippe Collas et Éric Villedary aux EDITIONS FRENCH PULP

 

Ils sont jumeaux. Et pourtant, alors qu’Orazio ne pense qu’à se marier, Sebastian est un Finocchiu, un de ces homosexuels dont l’Italie des années 30 ne peut admettre l’existence. Traqué de toute part par les chemises noires et menacé de déportation, Orazio tente l’impossible pour protéger Sébastien mais, par un inexorable coup du sort, le destin des deux frères va s’échanger.

 

Coup de cœur :

 

 "Loin de Douala" de Max Lobe aux EDITIONS ZOÉ 

 

         Le petit Jean, un pied encore dans l’enfance un autre dans l’adolescence, et le grand Simon sauront-ils retrouver Roger ? Ce dernier a fui une mère injuste et colérique pour courir après un rêve, devenir une star du football. Partir de Douala, suivre la filière clandestine afin de sortir du pays, passer par le Nigeria pour finir en Europe : cela s’appelle faire « boza ».

Les péripéties de Jean et Simon aux trousses de Roger ont tout du voyage initiatique : ils découvrent le nord du Cameroun, une région à la nature somptueuse mais sinistrée par Boko Haram et la pauvreté, goûtent aux fêtes, mais Jean se confronte aussi à l’éloignement d’avec la mère, à l’apprentissage du manque et d’une identité sexuelle différente.

 

Coup de cœur (ex aequo) :

 

"Mon père, ma mère et Sheila" de Éric Romand aux EDITIONS STOCK

C’est l’album d’une famille, issue d’un milieu populaire, avec ses codes, ses tabous, ses complexes, son ignorance, ses contentieux, dans les années 70 et 80. Le narrateur y raconte son enfance solitaire au milieu des turbulences. Pour son entourage, il a des goûts bizarres, des attitudes gênantes, des manières qui provoquent la colère de son père et la désolation de sa mère. Il dessine des robes et coiffe les poupées de sa sœur. Il fait son possible pour ne pas ajouter au malaise. Pour s’échapper, il colle son oreille à son mange-disque. Regarde les émissions de variétés scintillantes… Et admire 

 

Prix du roman historique : 

 "Tigrane l'Arménien" de Olivier Delorme aux EDITIONS H&O

           

Olivier Delorme a écrit là un roman qui se situe aux confins du roman historique, du policier et même de la romance quand la vie amoureuse de Tigrane va subir de profonds bouleversements, qui vont transformer sa vie sexuelle et sentimentale, ce qui ancre aussi ce roman dans l’actualité de nos mœurs

 

Prix découverte du prix du roman gay :

 

"Nos années parallèles" de Stéphane Corbin aux EDITIONS LAMAO

 

Deux voix parallèles, une mère et son fils, racontent tour à tour ce que furent leurs dernières années communes, intenses et chaotiques. Deux parcours croisés, deux regards posés sur le temps qui passe, deux vies qui se croisent. L'une qui commence, l'autre qui s'éteint. Nos années parallèles est un hymne à l'amour, à l'espoir, au courage à travers l'hommage vibrant d'un fils à sa mère disparue

 

 

Prix de la romance gay :

 

 "Cœur de cible" de Thomas Andrew aux EDITIONS JUNO PUBLISHING  

 

L’enfer, c’est les autres. Julien est hétéro, maniaque, perfectionniste, ponctuel et rigide. Damien est gay, bordélique, distrait, retardataire et dilettante. Le premier est directeur marketing dans une agence de pub. Le second est au chômage. Tout les oppose, sauf un point commun : une épée de Damoclès au-dessus de la tête. Dès leur rencontre, tout part en vrille. Entre quiproquos, maladresses, situations abracadabrantes et trois chèvres albinos disparues dans les Alpes, leur vie va prendre une tournure vraiment inattendue. 

 

Prix de la romance gay (ex aequo) :

 

 "Journal d'une robe noire " de H.V. Gavriel aux EDITIONS MILADY

 

Bastien, jeune orphelin devenu avocat promis à un bel avenir, cache sous son masque lisse de garçon trop sage une nature passionnée, un cœur à vif, une sensualité éperdue. Entre rires et larmes, joies et drames, Bastien nous raconte sa vie, ses doutes, et sa quête absolue de l’amour. Marqué du regret des mains fortes d’un père trop tôt disparu, Bastien cherche sa voie. Il rencontre l’amour pur et fou du jeune Théo, son ami de toujours, sa moitié d’orange, avec qui il connaîtra les premiers émois. Il connaîtra l’amour tendre de Jacques, son mentor et compagnon, auprès de qui il se construira avant que le destin ne les sépare. Il passera par l’amour sauvage de Bruno, le rude marin aux yeux verts, à qui il abandonnera bien plus que son corps. Bastien devra parfois se perdre pour mieux se retrouver, et devenir un homme. Entre ombre et lumière, un parcours initiatique sensuel et émouvant, qui ne vous laissera pas indifférent.

 

Prix du roman court gay :

 

"Un tour du monde pour le Refuge" de Sébastien Monod, Jeff Keller, Nathaniel Vigouroux, Maxime Meyer, Enzo Daumier, S.M. Gerhard, Jeanne Malysa, Denis-Martin Chabot, Aurore Kopec, Sébastien Avril, Mélanie Tellier, Vincent Koch, Ludovic Zadania, Michel Evanno et Luc Frey aux EDITIONS TEXTES GAIS

 

Tous les droits d’auteurs de cet ouvrage vont au Refuge.
Un tour du monde pour le Refuge vous emmène dans des pays aussi variés que, par ordre alphabétique : Allemagne, Chine, Finlande (photo de couverture), Grande-Bretagne, Grèce, Islande, Italie, Japon, Pologne, Québec, Russie et Rwanda.
La thématique donnée aux auteurs était :
Faites vivre un pays au travers d’une histoire qui traite d’homosexualité.

 

 

Prix d’honneur 2018 pour l’ensemble de son œuvre à 

 

NM Mass aux EDITIONS TEXTES GAIS

 

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Rédigé par Michael

Publié dans #Livres gay, #prix littéraire

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Publié le 3 Juin 2018

LES CHOSES ARRIVENT - Une historie gay - Un amour normal

 

Jean, tout au long de sa vie, a pris des photos avec des polaroids imaginaires de chaque instant marquant du “passé” et “du présent”. Ces moments sont pour lui comme des tatouages, dessinés dans l'âme pour ne pas oublier.
Jean est gay ; en grandissant a pu être sereinement lui-même, mais il y a toujours quelque chose qui reste à l'intérieur de lui ; l'angoisse de ne pas avoir un comportement adéquat l'accompagne fidèlement.

L'histoire commence à partir d'une rencontre imprévue qui sera fondamentale pour l'avenir des deux protagonistes, qui cachent quelque chose de lourd et de sombre dans leur passé, quelque chose qui les empêche de vivre pleinement. Jean est plus lisible tandis que François a un coté plus sombre qui influence son présent. Ils se perdent et se retrouvent jusqu’à devenir comme des vases communicants : le fluide des choses s'écoule de l'un à l'autre garçon, en les changeant.
Leur histoire est la recherche de la normalité (mauvais mot), parce qu'on peut (et on doit) vivre chaque vie et chaque amour en plein jour. Et le passé doit être mis de côté.



“Je me vois comme un sportif engagé dans un marathon, avec le bonheur qui attend sur la ligne d'arrivée. Je participe à chaque course, et je suis déjà content de ceci ; j'essaie avec toutes mes forces, le plus souvent possible mais je ne suis jamais le premier arrivé. C'est toujours un autre qui coupe le fil de laine et qui conquiert le bonheur. Au plus, je peux être serein.” 


“Ce que je pense ne peut pas être réduit à une chose gay. Ce désir de vivre ensemble, cette impossibilité d'imaginer une vie sans ce garçon et la capacité de le sentir si profondément, sont ma réalité. Et alors, est-ce que ces concepts sont vraiment ridicules parce que nous sommes deux hommes ? Et sérieusement, devrions-nous être un homme et une femme, afin que les mêmes identiques sensations puissent devenir une grande historie d'amour, aux yeux de tout le monde ? Quelle est la différence ?

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INTERVIEW:  "Être gay ne doit pas être un drame"  Giacomo Assennato parle de son dernier roman

Interview originale par Francesco Sansone de  http://ilmondoespansodeiromanzigay.blogspot.com/

 

 

Q. Les choses arrivent, ton roman n'est pas autre que le récit de la naissance d'un amour. Comment t'est venue l'idée ?

R. L'homosexualité dans les romans est souvent associée à de grands drames et des conflits intérieurs d'une façon générale. J'ai lu des choses merveilleuses, pour citer quelques oeuvres italiennes, les livres de Mirko Lamonaca, "Le fils préféré" d'Angela Nanetti et le stupéfiant "Le ferite originali" "de Eleonora C Caruso.
Ces livres ont des pages fantastiques, mais, de toute façon, l'histoire est toujours douloureuse. J'aurais voulu lire aussi, quelquefois, l'histoire de deux garçons d'aujourd'hui, de quelqu'un qui vit jusqu'au bout sereinement sa propre personnalité, de façon "normale" (mot laid), malgré ce sentiment amer et indéfinissable qu'il flotte toujours à l’intérieur. En ne les trouvant dans aucun livre, je me suis raconté ces histoires tout seul.



Q. Dans le roman, tu affrontes la thématique en racontant les différents états d'âme du protagoniste qui voit bouleverser son monde à l'arrivée d'un nouvel amour à l'improviste qu'il n'espérait plus trouver. Pour décrire cette histoire, tu l'as puisé dans quelque chose de personnel ?

R. Pour beaucoup de vers je suis Jean : son anxiété est la mienne, la panique d'être inadéquat au premier dîner ou lors d'une réunion, sa conviction qu'aux yeux de tous, quelque chose de mortifiant lui arrivera : il suera, il trébuchera ou il mourra à la fin. Quant à l'historie, il y a quelque chose de personnel. Je vivais comme Jean avant de rencontrer François ; une vie qui me suffisait : le cœur ne bat pas fort, mais on est "serein": j'ai eu le privilège de vivre une histoire extraordinaire, une espèce d'égalité absolue et de complicité totale. Maintenant, je suis seul et, comme Jean, je ne m'attends à rien, mais si quelque chose devait me conquérir à nouveau, je voudrais essayer son étourdissement et la stupeur qui donne un sens à la vie, et pas seulement avoir une compagnie

Q. Au-delà du battement de cœur, l'histoire décrit les peurs et les anxiétés qui vont avec. Est-ce qu'il t'a été plus facile de raconter ces dernières ou les papillons dans l'estomac ?

R. Sûrement les papillons dans l'estomac : qui ne les a jamais ressentis ? Et qui n'en a pas la nostalgie ? Je crois que le papillon dans le roman, est le souvenir de la boucle de cheveux du camarade de classe du passé, assis sur le banc de devant, avec Jean enfant qui passait des heures à penser combien il serait doux de jouer avec ses doigts sur les cheveux du camarade. Ce sont ces moments sur lesquels on s'éprend, et ils sont là les papillons, affolés, ils arrivent par centaines.


Q. Les deux protagonistes sont très différents l'un de l'autre, mais en même temps plus ressemblant qu'ils ne le croient. Avec cela, vous voulez nous dire qu'en amour, nous cherchons qui nous sommes ?

R. Je pense que ceux qui vivent en couple ont vraiment le devoir de se ressembler. Je ne parle pas de deux personnes vivant ensemble; je parle de deux personnes qui "1 + 1 = 1"
Et cette ressemblance mène au sommet. Dans le roman, il y a deux moments où cette sensation est évidente ; immédiatement, quand François dit "je ne veux rien d'autre, je voudrais être toi-même" et, beaucoup plus tard, dans les mots de Jean : "Maintenant, je suis lui et lui, il est moi. Les belles choses que j'ai rassemblées dans ma vie le désir et ce que François n'a pas eu est si profondément perdu par moi. "

Q. François est un personnage que j'ai beaucoup aimé ; bien qu'il soit apparemment un garçon sûr de lui, il cache des peurs et des squelettes dans le placard qui le bouleverse et avec lequel il ne cesse de compter. L'amour, sert-il aussi à résoudre ce qui nous afflige ?

R. Absolument, si vous avez la chance d'avoir à vos côtés une personne comme Jean, qui sait attendre ; il met son monde entre les mains de l'autre et par conséquent, il pouvait se sentir un peu offensé par la fermeture de François sur ce qui l'opprime. C'est un tel amour qu'il prouve qu'au contraire, il s'inquiète pour lui, sachant qu'il est blessé à l'intérieur, se demande où est son erreur si l'autre ne se dissout pas, et, le voyant si confus, il oublie d'être un peu irrité et prend la douleur pour lui. C'est l'amour.

 

Q. L'écriture est directe, essentielle et très ironique. Est-ce que la vôtre est un moyen de raconter l'amour entre les homosexuels sans pour autant l'alourdir avec le drame que contiennent les œuvres homosexuelles ?

R. Je voulais écrire une histoire vraie, possible, sans l'habituel Warren, vétéran de l'Afghanistan, qui devient bûcheron dans le Montana et tombe amoureux du grossier veuf shérif Jeffrey, qui est "normal" jusqu'à ce qu'il découvre ses papillons dans l'estomac .. Rien de mal avec ces romans : ils font rêver les gens, mais ils n'appartiennent pas à notre réalité. Il y a du drame dans mon livre, mais c'est une expérience antérieure. Les deux personnages vivent une histoire même amusante, en fait, ils sont ironiques. Pourquoi les alourdir dans un complot douloureux ? Être gay ne doit pas être un drame. Le vrai thème de l'histoire est la vie normale qu'ils peuvent conquérir et que chaque couple homosexuel a le droit de vivre.

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Rédigé par Michael

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Publié le 19 Juillet 2017

Rédigé par Michael

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Publié le 18 Mai 2017

Littérature

Philippe Besson lauréat du prix Maison de la Presse pour son récit homosexuel

Le romancier Philippe Besson a été récompensé mercredi par le prix Maison de la Presse pour "Arrête avec tes mensonges" (Julliard), un récit autobiographique où l'écrivain raconte sa première liaison amoureuse homosexuelle alors qu'il avait 17 ans.

"Arrête avec tes mensonges" est son 18e roman, le plus personnel et sans doute le plus poignant. L'auteur de "L'arrière-saison" (2002) et des "Passants de Lisbonne" (2016) y raconte sa première passion amoureuse alors qu'il était élève en terminale C au lycée de Barbezieux, ville de Charente immortalisée par Jacques Chardonne.

En 1984, le jeune Philippe Besson rencontre Thomas, également élève de terminale, un garçon solitaire aux "cheveux en broussaille, à la barbe naissante, au regard sombre".

Besson, élève brillant et à ce titre plutôt mal vu par ses condisciples, est fils d'un père instituteur et d'une mère clerc de notaire. Thomas est fils d'agriculteurs. Ils vont s'aimer intensément. Mais en secret.

Ce premier amour rattrapera l'écrivain, 23 ans plus tard, dans des circonstances inouïes. Alors que Philippe Besson se trouve à Bordeaux pour signer un de ses livres, il tombe par hasard sur un homme ressemblant de façon troublante à Thomas.

Si Philippe Besson, écrivain déjà reconnu, peut désormais assumer pleinement son homosexualité, qu'en est-il du Thomas resté à Barbezieux?

Les histoires d'amour sont souvent tragiques et douloureuses. La dédicace du livre en forme d'épitaphe ne laisse planer aucune ambiguïté: "A la mémoire de Thomas Andrieu (1966-2016)".

Depuis "Son frère" (2001), où l'on croisait déjà Thomas, adapté au cinéma par le réalisateur Patrice Chéreau, Philippe Besson a publié, entre autres, "Les jours fragiles" (2004), "Une bonne raison de se tuer" (2012), "La Maison atlantique" (2014), "Vivre vite" (2015), tous chez Julliard.

Livre puissant contre l'homophobie et l'intolérance, "Arrête avec tes mensonges" qui a déjà dépassé les 100.000 exemplaires vendus et dont les droits d'adaptation au cinéma viennent d'être cédés, est également en lice pour le prix Orange du livre qui sera remis le 30 mai.

Ami du couple Macron et notamment de Brigitte Trogneux, Philippe Besson est également scénariste pour la télévision. Il prépare actuellement "un livre d'écrivain" sur la campagne et les premiers pas du nouveau président.

Le prix Maison de la presse, créé en 1970, récompense chaque année un ouvrage rédigé en langue française et destiné à un large public. Le prix a notamment récompensé depuis sa création René Barjavel, Régine Deforges, Amin Maalouf ou encore Daniel Pennac.

(Source AFP)

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Rédigé par Michael

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Publié le 8 Janvier 2017

PRIX DU ROMAN GAY 2016, quatrième édition…
La proclamation du palmarès a eu lieu à Paris, Librairie Violette and Co,
ce samedi 7 janvier 2017.

Le jury, composé d’écrivains, critiques, blogueurs, chroniqueurs, lecteurs, libraires et éditeurs, a choisi six lauréats dans la short-list finaliste des onze romans sur les quarante préalablement sélectionnés parmi 119 participants.
LE PALMARES :


PRIX DU ROMAN GAY 2016
"Je suis en vie et tu ne m'entends pas" de Daniel Arsand aux EDITIONS ACTES SUD

 

Quand l’Allemand Klaus Hirschkuh débarque à la gare de Leipzig, ce jour de novembre 1945, c’est une ville détruite qu’il redé couvre pas à pas. Le jeune homme qui marche dans ces décombres est lui-même en morceaux. Il vient de passer quatre ans à Buchenwald. Parce qu’il est homosexuel. À bout de forces, il est une ombre, un fantôme. Scanda leu sement vivant pourtant. Et il n’a pas fi ni d’expier.
Un garçon ordinaire, une diff érence ordinaire, une simple vie, un trajet : Klaus s’exile en France et y traverse une moitié de siècle – le travail, l’amitié, l’amour, l’espoir et les déceptions, les chagrins et la joie – pour s’entendre chasser, à l’aube des années 1990, d’une cérémonie du souvenir dans la province française aux cris de “les pédés aux fours !”.
Survivre : un miracle et une responsabilité dont la réalisation n’a pas à être spectaculaire mais qui relève d’un combat intime, tenace, insurmontable parfois, solitaire souvent, et toujours sans répit.
Le roman de Daniel Arsand invente la langue digne de ce combat à poursuivre, mélange rigoureux et explosif de sécheresse, de rage et de lumière. Je suis en vie et tu ne m’entends pas est un texte crucial, qu’on voudrait confi er personnellement à chacun de ses lecteurs, comme un viatique, un talisman, à la fois miracle et responsabilité.


MENTION SPECIALE DU JURY
"Un ange pour l'été" de Michel Bellin aux EDITIONS CHAPITRE.COM

L’histoire se passe de nos jours à Paris, dans un quartier cossu de la capitale. Julius dépérit d’ennui en ressassant ses souvenirs tandis que sa maladie s’aggrave de jour en jour. Trop misogyne pour supporter sa concierge Alicia, le vieil original se décide à faire paraître une petite annonce pour dénicher un homme de ménage qui pourra remplir certaines tâches et lui tenir compagnie deux après-midis par semaine. L’élu sera Raphaël, un étudiant pétillant et rieur, à la recherche d’un job pour l’été. Si tout oppose les deux hommes, si chacun des deux veut cacher à l’autre un terrible secret, ils parviennent néanmoins à s’apprivoiser, à sourire, à dialoguer pour entrevoir peu à peu l’essentiel qui les réunit. Mais cet essentiel a un prix à payer et, quand arrive septembre, tout s’accélère dangereusement…


COUP DE CŒUR DU JURY
"Tombe, Victor!" de Louis Arjaillès aux EDITIONS EDILIVRE

Issu d'un journal intime retrouvé, Tombe, Victor ! nous plonge au cœur de la fin des années 60 dans une petite ville du sud de la France.

À 14 ans, Paul partage son temps entre sa scolarité et des études de piano qui le mèneront, espère-t-il, à une carrière de concertiste.
Issu d’un milieu populaire, il croise la route de Victor, garçon volubile, volontiers bagarreur, archétype du fils de famille en rupture de ban avec lequel il découvre sa sexualité différente.
Si, pour Victor, ces épanchements ne sont qu’un jeu, ils augurent, pour Paul, d’une part essentielle de sa future vie d’homme.
Victor, ce gamin gouailleur, fils de notable, sera son premier amour. Mais un ange noir veille, qui sera à l'origine d'un drame aux funestes conséquences.


PRIX SPECIAL DECOUVERTE
"Désordres" de Jonathan Gillot aux EDITIONS EX AEQUO

Parachuté dans une ville de province pour couvrir un fait divers, Quentin Viessenthal, journaliste sans ambition, va vite regretter sa venue. La cité, peu à peu privée de ses autorités morales et politiques, va devenir la proie d’une puissante organisation qui n’a que la barbarie pour moyen et la domination pour fin. Faisant preuve de lâcheté ou de courage, de dédain ou de sacrifice, Quentin se trouvera au milieu d’un désastre comme l’Histoire sait parfois en produire : une République au bord de l’abîme, des monstres engendrés par la violence de la vie, des innocents enchaînés par centaines. En fin de compte, des lendemains qui déchantent, dans une ville qui déjante. Avec ses compagnons d’infortune, il devra rivaliser d’ingéniosité pour sauver une ville, qui pourrait un jour être la vôtre. Jonathan Gillot, 29 ans, est né en Haute-Marne, à Chaumont. Il a toujours été passionné par l’astronomie et la physique, et a suivi un long cursus qui s’est terminé en 2013 avec l’obtention d’un doctorat de physique. Il a entamé la rédaction de cet ouvrage vers la fin de sa thèse. Le goût de l’écriture est venu pendant la composition de son manuscrit de doctorat et, à ce titre, il pense être l’un des très rares doctorants au monde qui ait trouvé agréable la rédaction de sa thèse ! Dorénavant, ayant terminé ses études, il a pour objectif de poursuivre ses recherches en physique tout en entamant une carrière d’écrivain


PRIX DU ROMAN POLICIER GAY
"Crime au kitsch" de Hervé Latapie aux EDITIONS LE GUEULOIR

En plein cœur du Marais, quartier gay de Paris, un cadavre est retrouvé au petit matin au beau milieu de la piste de danse de la discothèque Le Kitsch. Tout indique que c’est le patron des lieux, surnommé la Taulière, qui a assassiné son amant. Mais le lieutenant Jacques, chargé des affaires gays au commissariat du quartier, va découvrir que l’amant de la Taulière était une canaille. Son enquête l’entraîne alors dans un incroyable imbroglio de manipulations psychologiques.

Un roman qui se déroule dans le quartier du Marais à Paris, avec son lot de lieux et de personnages interlopes. L’intrigue permet de mettre en lumière les symptômes de la perversion narcissique. Se trouve aussi en toile de fond la description de l’embourgeoisement du centre de la capitale.


PRIX D’HONNEUR POUR L’ENSEMBLE DE SON ŒUVRE 
HigorJika aka Loïc Le Doeuff

La sélection 2017 est ouverte… contact@editionsdufrigo.com

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Rédigé par Michael

Publié dans #Livres gay

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Publié le 20 Mars 2016

Les rumeurs d'une histoire d'amour entre James Dean et Marlon Brando ne sont pas nouveaux. Cela a fait l'objet de ragots depuis des décennies.

Mais un nouveau livre va plus loin , affirmant que les deux acteurs auraient eu une relation S & M.Dans James Dean: Tomorrow Never Comes , un ami de Dean nommé Stanley Taggart dit que le couple aimait le cuir et le sadomasochisme. Brando étant le maître et Dean l'esclave soumis.

«J'ai eu l'impression que Jimmy était engagé dans un jeu du chat et de la souris avec Brando, Brando étant le chat, bien sûr," Haggart déclare. "Brando semblait jouer avec Jimmy pour son propre amusement. Je pense que Brando était plutôt sadique, et Jimmy le suivait partout comme un chiot. "

Pourtant, il y a de bonne chance que cette histoire ne soit  pas vraie. Les auteurs, Danforth Prince et Darwin Porter, sont tristement célèbres pour  fabriquer de toute pièce des histoires sensationnelles sur la vie sexuelle des célébrités mortes, sachant bien que leurs sujets ne pourront pas les poursuivre.

Un livre sur l'improbable histoire d'amour entre Dean et Brando

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Rédigé par Michael

Publié dans #Livres gay

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