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Publié le 2 Mars 2017

Pourquoi le film de Barry Jenkins est une petite révolution

Moonlight est un film pionnier. C’est le premier film à décrocher l’Oscar dans de telles conditions – en poussant de la scène ceux qui avaient d’abord été annoncés comme gagnants. Ce n’est évidemment pas de son fait, et symboliquement, que l’équipe du film ait dû rentrer comme par effraction sur la scène du Dolby Theater est incroyablement significatif. Moonlight est un deuxième film, d’un réalisateur quasi inconnu, distribué (aux Etats-Unis) par une toute jeune société, A24, lancée il y a cinq ans avec Spring Breakers d’Harmony Korine et distributeur de Room l’année dernière. C’est un coming-of-age movie, la quête d’identité d’un enfant qui tente de trouver sa place dans le monde – genre assez commun à Hollywood. Ce qui l’est moins, c’est que cet enfant est Noir et gay.

Révolution en douceur

Nous sommes en 2017, et Moonlight est un film pionnier car il est le premier Oscar du meilleur film dont le héros est gay. Il est aussi le premier Oscar du meilleur film dont le cast est entièrement noir. Une petite révolution initiée en douceur par Barry Jenkins, dont la délicate mise en scène fait de ce parcours d’un Noir homosexuel ayant grandi dans la misère et le crack, martyrisé à l’école toute son enfance, élevé par une mère junkie, qui devient lui-même un caïd de la drogue et se confronte à la question de la virilité dans cet environnement testostéroné, une histoire universelle, une quête à laquelle chacun pourra, à différents degrés, s’identifier. C’est la grande force de Moonlight, ce qui l’a rendu si précieux aux yeux de l’Académie : il fait tomber bien des barrières au moment où l’Amérique reconstruit des murs (symboliques ou réels), mais avec délicatesse, sans agressivité, sans tout faire péter. Il a suffisamment de qualités pour nous interdire d’avancer qu’il a été sacré meilleur film lundi dernier parce que Donald Trump est président des Etats-Unis ou pour répondre aux Oscars so White. Mais que Moonlight l’emporte sur La La Land, immense film, grand succès, formaté pour plaire à l’Académie (un musical en forme d’ode aux artistes et à Hollywood qui ressuscite les grandes œuvres de l’âge d’or de l’industrie…), est un signal très fort – que rien n’est écrit et que Hollywood peut encore se réinventer.

Moonlight, le premier film LGBT, noir, fauché… à gagner l’Oscar

Petit budget, petit succès

Pendant la cérémonie, Jimmy Kimmel plaisantait sur le fait que personne n’avait vu Moonlight. Si on espère quand même que les votants de l’Académie des Oscars l’ont vu, le public, lui, ne s’est pas déplacé en masse pour le découvrir. Des neuf nommés à l’Oscar du meilleur film, Moonlight est celui qui a le moins bien marché au box-office, avec un peu plus de 22 millions de dollars récoltés, le premier étant Les Figures de l’ombre, juste devant La La Land, qui ont été beaucoup plus largement distribués : un millier de salles pour Moonlight contre plus de 3000 pour les deux autres.

Dans l’histoire des Oscars des 40 dernières années, il est le 2e Oscar du meilleur film ayant eu le moins de succès, juste derrière Démineurs (18,6 millions de dollars au box-office en 2009). Son récent Oscar devrait lui redonner un petit coup de boost mais les analystes estiment qu’il ne dépassera pas les 40 millions de dollars en bout de course. Ce qui en fera malgré tout en film sacrément rentable, vu son budget : l’autre record battu par Moonlight est celui du plus petit budget de l’histoire des Oscars. Avec 1,5 millions de dollars (hors marketing), le film de Barry Jenkins est l’Oscar du meilleur film le plus fauché depuis Marty de Delbert Mann en 1955, et l’Oscar du meilleur film le plus fauché de toute l’histoire en dollars corrigés (c’est-à-dire en tenant compte de l’inflation). Par comparaison, La La Land aurait coûté 30 millions de dollars.

Ironiquement, la morale de cette histoire ressemble à celle délivrée par le film de Damien Chazelle : il faut croire en ses rêves, car ils pourraient bien finir par se réaliser.

Source première

 

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Rédigé par Michael

Publié dans #cinéma gay, #Oscars 2017, #sorties cinéma

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Publié le 28 Février 2017

Voici les 30 films avec des personnages LGBT qui ont été nominés et oscarisés ces 40 dernières années.

Moonlight 2017 avec 8 nominations et 3 oscars

Moonlight 2017 avec 8 nominations et 3 oscars

The Danish girl 2015 avec 4 nominations et 1 oscars

The Danish girl 2015 avec 4 nominations et 1 oscars

The Imitation game 2014 avec 8 nominations et 1 oscars

The Imitation game 2014 avec 8 nominations et 1 oscars

Philomena 2013 avec 4 nominations

Philomena 2013 avec 4 nominations

Dallas buyers club 2013 avec 6 nomination et 3 oscars

Dallas buyers club 2013 avec 6 nomination et 3 oscars

How to survive a plague 2012 avec 1 nomination

How to survive a plague 2012 avec 1 nomination

The kids are all right 2010 avec 4 nominations

The kids are all right 2010 avec 4 nominations

A single man 2009 avec 1 nomination

A single man 2009 avec 1 nomination

Milk 2008 avec 8 nominations et 2 oscars

Milk 2008 avec 8 nominations et 2 oscars

Freeheld 2007 avec 1 nomination et 1 oscar

Freeheld 2007 avec 1 nomination et 1 oscar

Transamerica 2005 avec 2 nominations

Transamerica 2005 avec 2 nominations

Le secret de Brokeback mountain 2005 avec 8 nominations et 3 Oscars

Le secret de Brokeback mountain 2005 avec 8 nominations et 3 Oscars

The hours 2002 avec 9 nominations et 1 oscar

The hours 2002 avec 9 nominations et 1 oscar

Loin du paradis 2002 avec 4 nominations

Loin du paradis 2002 avec 4 nominations

Mulholland drive 2001 avec 1 nomination

Mulholland drive 2001 avec 1 nomination

Le talentueux Mr Ripley 1999 avec  5 nominations

Le talentueux Mr Ripley 1999 avec 5 nominations

Boys don't cry 1999 avec 2 nomination et 1 oscar

Boys don't cry 1999 avec 2 nomination et 1 oscar

Velvet goldmine 1998 avec 1 nomination

Velvet goldmine 1998 avec 1 nomination

Ni dieux ni démon 1998 avec 3 nominations et 1 oscar

Ni dieux ni démon 1998 avec 3 nominations et 1 oscar

In & out 1997 avec 1 nomination

In & out 1997 avec 1 nomination

The birdcage 1996 avec 1 nomination

The birdcage 1996 avec 1 nomination

Priscilla folle du désert 1994 avec 1 nomination et 1 oscar

Priscilla folle du désert 1994 avec 1 nomination et 1 oscar

Entretien avec un vampire 1994 avec 2 nominations

Entretien avec un vampire 1994 avec 2 nominations

Philadelphia 1993 avec 5 nominations et 2 oscars

Philadelphia 1993 avec 5 nominations et 2 oscars

Un compagnon de logue date 1989 avec 1 nomination

Un compagnon de logue date 1989 avec 1 nomination

Le baisé de la femme araignée 1985 avec 4 nominations et 1 oscar

Le baisé de la femme araignée 1985 avec 4 nominations et 1 oscar

The time of harvey milk 1984 avec 1 nomination et 1 oscar

The time of harvey milk 1984 avec 1 nomination et 1 oscar

Le mystère de Silkwood 1983 avec 5 nominations

Le mystère de Silkwood 1983 avec 5 nominations

La cage aux folles 1978 avec 3 nominations

La cage aux folles 1978 avec 3 nominations

Midnight cowboy 1969 avec 7 nominations et 3 Oscars

Midnight cowboy 1969 avec 7 nominations et 3 Oscars

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Rédigé par Michael

Publié dans #Oscars 2017

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Publié le 27 Février 2017

La 89e cérémonie des Oscars s'est déroulée depuis le Dolby Theater de Los Angeles ce 26 février. Une soirée présentée par l'animateur Jimmy Kimmel. L'an dernier, c'est The Revenant qui est ressorti grand gagnant de cette fête hollywoodienne du septième art. Cette fois, c'est la comédie musicale La La Land qui brille avec 6 Oscars. Moonlight décroche le prix suprême du meilleur film, après un moment chaotique. La défaite d'Isabelle Huppert va être engloutie par cette affaire improbable de confusion de nom ! Mais comment les remettants Warren Beatty et Faye Dunaway se sont retrouvés à dire le mauvais gagnant ?

Alicia Vikander, ravissante à souhait, vient remettre l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle à Mahershala Ali (Moonlight). "L'essentiel ce n'est pas toi, c'est le personnage, m'ont dit mes professeurs." Il finira par une déclaration d'amour à sa femme qui vient de donner naissance à leur premier enfant.

Pas rancunière car nommé 5 fois sans jamais gagné et snobée cette année malgré ses performances dans Premier contact et Nocturnal Animals, Amy Adams sera celle qui apportera l'Oscar de la meilleure adaptation à Moonlight.

Invités à remettre l'Oscar du meilleur, le duo iconique de Bonnie & Clyde, Warren Beatty / Faye Dunaway, va sûrement et longuement ressasser cette scène. En ouvrant l'enveloppe, l'acteur de Bonnie & Clyde annonce avec sa partenaire La La Land comme lauréat. L'équipe, emmenée par ses producteurs et son réalisateur Damien Chazelle monte alors sur scène pour fêter le sacre... jusqu'à ce qu'une personne se rende compte que le mauvais nom a été donné

"Ce n'est pas une blague, vous avez remporté l'Oscar", a déclaré Jordan Horowitz, producteur de La La Land, fair-play et gentleman au possible devant l'énorme bévue commise. "Mais qu'as-tu fait Warren", ironise Jimmy Kimmel, ne comprenant pas non plus ce qu'il s'était passé. Il s'avère qu'en réalité, l'acteur américain s'est retrouvé avec l'enveloppe contenant le nom d'Emma Stone, la meilleure actrice, ce qui l'a induit en erreur en dépit d'une longue réflexion de sa part – ce que sa partenaire remettante a pris pour un désir de faire durer le suspens - avant d'annoncer le (faux) gagnant

Preuve à l'appui, c'est bel et bien Moonlight, de Barry Jenkins, qui a été sacré meilleur film aux Oscars 2017, remportant ainsi son troisième prix avec le second rôle pour Mashershala Ali et l'adaptation. "Très clairement, même dans mes rêves cela n'aurait pas pu être vrai. Mais au diable les rêves, j'en ai terminé avec eux parce que ceci est vrai", a déclaré Barry Jenkins en soulevant son Oscar, au coeur d'une séquence complètement chaotique conclu par un Jimmy Kimmel se sentant coupable. "Je savais que quelque chose allait foirer [...] Soyez-en certain, je ne reviendrais pas l'année prochaine aux Oscars", a lâché le maître de cérémonie, entre dépit et sourire jaune.

 

Source purepeople

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Rédigé par Michael

Publié dans #Oscars 2017

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Publié le 26 Février 2017

Ce soir se déroule la 89e cérémonie des Oscars. Diffusé en direct à partir de minuit sur

canal +.

On croise les doigts pour le film Moonlight.

Voici une petite rétrospective des 11 acteurs ayant remportés une statuette pour leur interprétation d'un personnage LGBT.

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Rédigé par Michael

Publié dans #Oscars 2017

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Publié le 31 Janvier 2017

Trois instants dans la vie d’un homme, de l’enfance à l’âge adulte. Une épopée intime qui veut bousculer les représentations traditionnelles (des Noirs, des pauvres, des gays). Mais en douceur.

Il y a au cœur de Moonlight une séquence très belle, vraiment attendrissante. Un personnage a donné rendez-vous dans un diner à son amour de jeunesse. La nuit tombe, une jolie mélodie s’échappe du jukebox. On frissonne. Si cette scène était interprétée par Tom Hanks et Meg Ryan, elle serait terriblement ringarde, atrocement datée. Mais comme les protagonistes sont ici deux Noirs gays (dont l’un est de surcroît un dealer très baraqué refoulant son homosexualité), disons que ça lui donne une autre dimension. C’est l’effet Moonlight, un film qui veut questionner votre regard, mais dans le cadre rassurant d’une jolie romance façon Sundance. De fait, on se frotte réellement les yeux lorsqu’on réalise qu’il n’y a ici quasiment aucun personnage blanc – et que ce genre de choses n’arrive jamais. Et combien de fois a-t-on été ému au cinéma par un doux baiser échangé au clair de lune entre deux ados black ? Pas assez souvent, sans doute, puisqu’on s’en étonne encore.

Une odyssée identitaire

Politiquement, sociologiquement, Moonlight est un film important. Cinématographiquement, tographiquement ? C’est plus compliqué. Barry Jenkins a un talent indéniable pour capter la lumière caressante des soirs de Floride, mais le dispositif de son film (trois moments d’une vie, trois acteurs différents) ne provoque jamais le vertige de Boyhood, son évident modèle, qui avait pour lui la magie du « temps réel ». Cette odyssée identitaire cernée par la misère, le crack, les tabous raciaux et sexuels, serait-elle plus puissante si elle était plus âpre, plus agressive ? Moonlight a choisi la révolution de velours.

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #cinéma gay, #sorties cinéma, #Oscars 2017

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Publié le 24 Janvier 2017

Les finalistes pour les Oscars ont été annoncés mardi, un mois avant la cérémonie à Los Angeles. 

Le film Moonlight, a été sélection avec huit nominations. Il raconte l'histoire d'un jeune Noir homosexuel qui essaie de trouver sa place et son identité dans le quartier difficile de Miami où il a grandit.

Le film de 2016, qui met en vedette Trevante Rhodes, Ashton Sanders et Alex Hibbert, est l'un des seuls films LGBT en compétition cette année.

Le film a été notamment nommé pour le meilleur film, la meilleure image, la meilleure musique originale, le meilleur scénario adapté, le meilleur second rôle masculin et féminin, le meilleur réalisateur.

Le film a été loué par les critiques et la communauté LGBT.

Il sera confronté à une forte concurrence, cependant, avec la comédie musicale La La Land qui met en vedette Ryan Gosling et Emma Stone,et qui  a obtenu un total de 14 nominations.

L'actrice française Isabelle Huppert, 63 ans, est nommée pour la première fois de sa carrière.

Source e-llico

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Rédigé par Michael

Publié dans #Oscars 2017

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