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Publié le 23 Juillet 2019

Watchmen est largement considéré par les non-initiés comme le plus grand roman jamais écrit. En effet,  Time l'a classé parmi les 100 plus grands romans du 20ième siècle. Contrairement aux contes classiques de DC ou de Marvel Comics, Watchmen  adopte une approche résolument réaliste de ses personnages et de leurs psychologies. En conséquence, le récit présente également un examen approfondi des identités sexuelles de ses sujets. Cela inclut plusieurs personnages queer.

Le roman original a eu lieu en 1985 avec un événement majeur qui a détruit la ville de New-York. Il y a eu un film en 2009, réalisé par Zack Snyder, bien qu'il ait quelque peu atténué les éléments sexuels de l'histoire. La nouvelle série HBO suit de plus près le livre original et se déroule de nos jours. Nous espérons donc également qu’il conserve le caractère queer de la saga.

Avec un mélange de personnages du roman et de plusieurs personnages originaux, la série examine les conséquences de la destruction de New-York et la façon dont le monde a changé en raison de la présence omniprésente de justiciers costumés. Parmi les acteurs : Adrian Veidt/Ozymandias, l’homme le plus intelligent du monde, qui séduit également les autres hommes. Jeremy Irons, oscarisé, assume le rôle.

Watchmen arrivera sur HBO en octobre 2019.

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Rédigé par Michael

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Publié le 22 Juillet 2019

Netflix a publié le premier trailer de la troisième saison de Dear White People.

Après les événements explosifs de la saison deux, qui ont vu Samantha White (Logan Browning) perdre son père et tomber sur une théorie du complot massive, le personnage proclame dans la bande-annonce qu'elle en a «terminé» avec son émission de radio.

Donc, cette fois-ci, Joelle Brooks (Ashley Blaine Feathers) prend sa place à la radio. «La série sera un peu différente, nous allons aborder les grands problèmes, à la fois politiques et culturels», explique Joelle.

Yvette Nicole Brown, a rejoint le casting en tant que mère d' Antoinette Robertson et on voit un aperçu de Lionel Higgins (DeRon Horton) alors qu’il explore son côté génial dans un club S & M.

La saison trois de Dear White People verra également le retour de Brandon P. Bell (Troy Fairbanks), John Patrick Amedori (Gabe Mitchell), Marque Richardson (Reggie Green), Obba Babatundé (Dean Fairbanks) et Caitlin Carver (Muffy Tuttle).

La première mondiale aura lieu le 2 août sur Netflix - regardez la bande-annonce ci-dessous.

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Rédigé par Michael

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Publié le 21 Juillet 2019

Rami Malek fait un dernier tour de piste sous les traits fatigués du hacker Elliot dans cette saison 4.

Voilà deux ans que l’on n'avait pas eu de nouvelles d’Elliot et son alter ego Mr. Robot. USA Network a récemment dévoilé sur les réseaux un nouveau teaser de la tant attendue et ultime saison de la série. Court, mystérieux, intrigant… Ces quelques secondes offrent un aperçu comme seul Mr. Robot sait le faire et peut se le permettre : un lent travelling sur le personnage d’Elliot, campé par un Rami Malek plus léthargique que jamais. En hors champ sa thérapeute lui pose des questions aux allures d’interrogatoire déguisé ou de questionnement existentiel :

"Je me demande combien de personnes vous avez dû blesser pour en arriver là. Combien ça en fait Elliot ? Combien de personnes ont souffert à cause de vous ? Est-ce que ça en valait la peine ?"

Les réponses seront, on l’espère, dans cette quatrième et dernière saison diffusée cet automne.

Source première

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Rédigé par Michael

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Publié le 18 Juillet 2019

Petite révolution dans le monde de la shortcom : la série "Parents mode d'emploi" est de retour à la rentrée sur France 3, mais dans un nouveau format et avec deux nouveaux couples, dont l'un est homoparental. Rencontre avec leurs interprètes..

Un an après l'arrêt brutal de Parents mode d'emploi dans la grille de France 2 pour faire de la place au feuilleton quotidien Un Si Grand Soleil, la shortcom, toujours produite par Elephant Story, sera de retour à l'antenne à la rentrée mais sur France 3 sous un nouveau nom -Le nouveau Parents mode d'emploi- dans une nouvelle case -le samedi à 20h- un nouveau format -24 minutes mêlant sketchs inédits et rediffusions- et surtout deux nouvelles familles : l'une recomposée, l'une homoparentale. Une rareté à la télévision française pour cette dernière et une première dans ce format. Découvrez les membres de la famille homoparentale dans la vidéo ci-dessus.

Une initiative, une audace même, à saluer, surtout dans le contexte d'un paysage audiovisuel qui a encore du mal à représenter la société française dans toute sa diversité et sa complexité. On pense instinctivement à la série de M6 Scènes de ménages, diffusée tous les soirs avec succès depuis 10 saisons, qui refuse obstinément d'intégrer un couple gay ou lesbien pour des raisons qui restent obscures avec des justifications peu convaincantes, voire révoltantes. Selon son producteur Cyril Dufresne, Le Nouveau Parents mode d'emploi n'a eu aucun mal à imposer cette idée à France Télévisions : "Pour être honnête, nous nous attendions à ce que ce soit compliqué, et ça n'a pas du tout été le cas. Ils ont tout de suite été partants. Nous ignorons ce qui pose problème chez Scènes de ménages mais chez nous les auteurs en particulier étaient ravis. On voulait de la modernité, et on se demandait à quoi pouvait ressembler une famille en 2019, voilà l'une des réponses possibles."

Ainsi, la série va reprendre la case occupée en semaine par Plus Belle La Vie, qui a beaucoup oeuvré pour aller dans le sens de l'inclusivité. Une aubaine pour la shortcom nouvelle génération : "Très clairement, les feuilletons quotidiens sont aujourd'hui ce qui se fait de mieux en matière de représentations. Ils ont été avant-gardistes et ils le restent. On leur doit beaucoup. On se dit que le public de France 3 a cette heure-là est tout à fait prêt à ça." Et tant pis pour ceux à qui cela pourrait déplaire : "La chaîne recevra certainement du courrier de mécontentement, mais ça nous est égal. On ne doit pas y accorder de l'importance." 

Pour sa créatrice Béatrice Fournera, c'est l'angle de la série qui a aidé à faire passer cette idée plus facilement : "Contrairement à Scènes de ménages qui est une série sur le couple, la nôtre est sur la famille et sur l'éducation en particulier. Pour notre famille homoparentale, la question centrale est surtout celle de l'adoption et de ces parents qui veulent être parfaits, irréprochables". Ainsi, les Fayol-Mercier sont formés de Dominique et Olivier, ensemble depuis dix-huit ans. L'un a le culte du corps et est tout le temps dans le contrôle, tandis que l'autre est son opposé : il adore manger, gras de préférence, et n'a aucune volonté quand il s'agit de faire du sport et perdre du poids. Un couple comme un autre, en somme. Ils ont deux filles : Jade, 14 ans et Clotilde, 10 ans, adoptées à quelques années d’intervalle. "Ils sont persuadés que leurs filles se sentent différentes, ils ont peur qu'elles soient traumatisées, alors que pas du tout : elles vivent très bien la situation, bien mieux qu'eux !" Nulle doute qu'elles vont en profiter !

 

 

Il n'y aucun cliché, on y a été attentifs

 

 

Pour leurs interprètes, Xavier Robic et Guillaume Bouchède, deux nouveaux visages que les téléspectateurs vont apprendre à connaître, l'homoparentalité est bien un sujet "novateur" mais ce n'est pas ce qui les a convaincus d'accepter les rôles. "Je n'ai joué que des rôles de gendre idéal, ou de salaud imbu de lui-même, alors jouer un père de famille dans un programme humoristique, c'est une belle opportunité. C'est l'occasion de jouer des choses plus inhabituelles, avec de nouveaux profils de personnages" pour Xavier Robic. Ce que Guillaume Bouchède confirme : "Pareil, je n'ai joué que des beaufs et des cons ! C'est sûr que ça me change."

Ils sont malgré tout conscients de l'importance qu'il y a à incarner une telle famille à la télévision et de l'impact que cela peut avoir : "Je fais mon métier, je joue le rôle qu'on m'a donné. Je ne suis pas un porte-parole, ni un porte-drapeau, ce n'est pas mon objectif. La question de faire évoluer les mentalités ne devrait plus se poser, mais étant donné qu'elle se pose encore malheureusement, alors oui j'espère vraiment que ça pourra faire bouger les choses, et que ça apportera en tout cas une forme de normalisation dont on en a besoin" précise Guillaume Bouchède. 

Quant à la question de la caricature, pour eux elle n'a pas lieu d'être dans Le nouveau parents mode d'emploi : "Il n'y aucun cliché. On y a été attentifs. Maintenant, on est dans un programme comique, léger et si on s'amusait avec deux-trois clichés, il n'y aurait pas mort d'homme non plus. Il ne faut pas tout aseptiser sinon on s'ennuie. On joue les personnages le plus naturellement possible, sans tomber dans la caricature. On est vigilants là-dessus, comme les auteurs et la production." Quant au cas Scènes de Ménages, Xavier Robic conclut : "Ils ont peut-être eu peur de tomber dans une caricature. Ils ont raté le coche, tant pis pour eux !

Source allociné

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Rédigé par Michael

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Publié le 15 Juillet 2019

David Fincher a fait confiance à Andrew Dominik pour l’épauler à la réalisation de la saison 2 de Mindhunter, diffusée sur Netflix à partir du 16 août.

La nouvelle saison de la série criminelle co-produite et en partie réalisée par David Fincher, Mindhunter, sera visible sur Netflix à partir du 16 août. L’auteur de Seven, Fight Club et Zodiac, récemment invité d’un podcast de la radio américaine KCRW, s’est montré plus précis sur l’atmosphère et les intrigues de cette saison 2.

Rappelons que la précédente saison de Mindhunter (2017) racontait la création au sein du FBI d’une section entièrement dédiée aux serials-killers à la fin des années 70. On suivait deux agents, sillonner les Etats-Unis afin de s’entretenir avec des tueurs en série. Une étude censée les aider dans leurs futures enquêtes.

Auteur d'un tueur d'enfants

L’intrigue de la saison 2 s’intéresse principalement à la trajectoire de Wayne Williams, un afro-américain accusé d’avoir tué une vingtaine de personnes de sa communauté (principalement des enfants) entre 1979 et 1981. Si Williams a été condamné pour deux de ces meurtres en 1981, les autorités n’ont pas hésité à le rendre responsable des autres homicides. La culpabilité de ce tueur en série fait toujours débat. Cette affaire est connue sous le nom d’Atlanta Child Murder, "le tueur des enfants d’Atlanta".

Dans le postcast Fincher explique : "On pourrait faire trois saisons entières autour de l’affaire du tueur des enfants d’Atlanta, tellement elle est complexe, tragique et violente. Il n’est pas possible de la cerner complètement en seulement  9 heures de programme (…) Cette affaire a beaucoup de ramifications et avait surtout une portée politique." 

Andrew Dominik, grand fan de la saison 1

A noter que contrairement à la saison 1 où la notion de serial-killer restait confidentielle, en 1979 date du début des crimes supposés de Wayne Williams, les journaux font la une avec ces criminels d’un nouveau genre. David Berkowitz dit Son of Sam, Charles Manson (incarné pour l'anecdote par le même acteur que dans Once Upon a Time Hollywood de Quentin Tarantino) ou encore le Zodiac, sont devenus des personnalités qui horrifient et fascinent la société. Ce contexte particulier est au cœur de cette saison 2 dont la plupart des épisodes est réalisée par David Fincher himself et le cinéaste néo-zélandais Andrew Dominik (L’assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford…), grand fan de la première saison.

Fincher : “J'ai reçu un coup de fil d'Andrew Dominik qui avait vu la saison 1 et m'a dit : 'j'aimerai vraiment faire quelque chose sur la saison 2'. On l'a fait rentrer dans l'équipe. Quand Dieu t'offre une excellente idée, prends-là. Quand on s'est assis pour en parler la première fois il a dit : 'qu'est-ce qui semble vraiment américain dans ce monde ? Il se passe quelque chose de ce point de vue'. J'ai répondu que c'était un show sur le narcissisme. C'est un show sur le besoin d'être vu". 

Source première

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Rédigé par Michael

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Publié le 14 Juillet 2019

Après quatre semaines de diffusion, HBO a décidé d'offrir une saison 2 à sa première série ado, "Euphoria", dont la jeune actrice Zendaya est la star...

Il aura suffi de quatre semaines de diffusion et quatre mesures d'audiences pour que HBO décide de renouveler sa nouveauté Euphoria. Leur première série ado, imaginée par Sam Levinson d'après une série israélienne, ne jouit pas d'audiences impressionnantes en première diffusion sur la chaîne, autour de 600 000 fidèles, mais elle fait un carton sur les plateformes digitales du géant américain. Ainsi, tous chiffres cumulés, le pilote a été vu à ce jour par 5,5 millions d'américains. Selon HBO, et sans grande surprise, elle est sa série au public le plus jeune. De bon augure alors que Time Warner lancera sa plateforme de streaming en 2020, nommée HBO Max. 

Au delà des audiences, Euphoria peut compter sur de belles critiques auprès de la presse internationale, d'un excellent bouche à oreille et d'une grosse couverture médiatique liée au contenu des épisodes, souvent controversé. La popularité de sa star, Zendaya, également à l'affiche de Spiderman: Far from home, n'est certainement pas étrangère à ce succès. 

Pour rappel, Euphoria raconte les mésaventures de Rue Bennett, une jeune femme de 17 ans fraîchement sortie de désintox, qui cherche à donner un sens à son existence. Elle se lie très vite à Jules Vaughn, une fille trans récemment arrivée en ville après le divorce de ses parents. Dans leur sillage gravitent Nate Jacobs, un sportif dont les problèmes de colère masquent des complexes sexuels ; Maddy Perez, la petite amie de Nate ; Chris McKay, star de l'équipe de football qui peine à suivre les cours ; Cassie Howard, dont le passif sexuel continue de la poursuivre ; Lexi Howard, jeune sœur de Cassie et amie d'enfance de Rue ; et Kat Hernandez, en pleine exploration de sa sexualité. 

Source allociné 

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Rédigé par Michael

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Publié le 14 Juillet 2019

Avec un aperçu ultra-kitsch, Ryan Murphy a annoncé via Instagram le début du tournage de la neuvième saison de American Horror Story 1984. Certains habitués de la série seront au rendez-vous et de nouvelles têtes feront également partie du casting.

Après une huitième saison littéralement apocalyptique, American Horror Storys’apprête à faire son retour mi-septembre avec des personnages aux looks terriblement nostalgiques des années 80.

Pour cette nouvelle saison, Ryan Murphy reprend sous son aile des visages familiers. Emma Roberts, adorée du public de AHS, Cody Fern, Billie Lourd, Leslie Grossman et John Carroll Lynch. Tous seront au rendez-vous. L’une des pionnières de la série, Sarah Paulson, ainsi que Evan Peters ne répondront pas présents pour cette nouvelle aventure. L’actrice de Ocean’s 8 a d’autres projets pour le moment, notamment le tournage du Chardonneret avec Ansel Elgort et celui de la série FX Mrs. America aux côtés de Cate Blanchett. Billy Eichner, prochainement à l’affiche du Roi Lion, un habitué de la série, désertera également les plateaux pour cette saison.

L’inoubliable Matthew Morrison -alias Mr. Schuester dans la série Glee, programme également créé par Murphy, se joindra pour la première fois à la série d’anthologie American Horror Story, aux côtés de Angelica Ross (Pose). Le célèbre skieur acrobatique médaillé Gus Kenworthy, Zach Villa (Destroyers) et DeRon Horton(After Everything, Dear White People) seront également présents pour cette saison 1984 qui s’annonce déjà culte rien qu’au style kitsch et assumé que Murphy propose.

Il est prévu que Twentieth Century Fox Television produise la série jusqu’à la dixième saison.

Pour le moment, les rôles n’ont pas encore été communiqués. La série débutera le 18 septembre sur FX et devrait être diffusée sur Canal.

Source cinéséries

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Rédigé par Michael

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Publié le 14 Juillet 2019

David Fincher en personne vient de dévoiler la date du retour de sa série sur la naissance des profilers.

C’est le site The Fincher Analyst qui relaye l’information, dévoilée par David Fincher himself dans une interview pour le podcast The Treatment : la série Mindhunter sera de retour sur Netflix le 16 août. "J'imagine que j’ai le droit de le dire, donc ouais, ce sera le 16", a lâché le cinéaste, toujours maître de ses effets. L’info tombe quelques heures après l’annonce d’une nouvelle collaboration imminente entre le réalisateur de Fight Club et le géant du streaming : le biopic (en noir et blanc !) Mank, consacré à Herman Mankiewicz, frère de Joseph et scénariste de Citizen Kane, qui sera interprété par Gary Oldman. Un doux rêve que Fincher caresse depuis longtemps et qui va enfin voir le jour grâce aux largesses financières de Netflix.

Producteur de Mindhunter, David Fincher sera aussi le réalisateur du premier et du dernier épisode de cette deuxième saison, les autres étant mis en scène par Carl Franklin (qui avait déjà collaboré avec Fincher sur House of Cards) et le génial Andrew Dominik, auteur de L’Assassinat de Jesse James par le lâche Robert Ford. On sait que les protagonistes du show, les agents du FBI Holden Ford et Bill Tench, enquêteront cette année sur les "Atlanta Child Murders", une vague de crimes qui avaient terrorisé la communauté afro-américaine d’Atlanta entre 1979 et 1981. Ils sont aussi censés croiser la route de Charles Manson, incarné par l'acteur Damon Herriman, qui tient également le rôle du gourou sataniste dans le Once upon a time… in Hollywood de Quentin Tarantino. Qui, lui, sort le 14 août. Manson est mort (en 2017) mais son ombre plane plus que jamais sur la pop culture.

Source première

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Rédigé par Michael

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Publié le 11 Juillet 2019

La saison 2 de Pose, série créée par Ryan Murphy, est disponible depuis le 12 juin dernier sur Canal+ Séries. Le combat contre le virus du sida et la notion de mémoire sont au cœur de cette saison.

Par le biais de ses créations, Glee ou encore American Horror Story, Ryan Murphy, le roi des séries américaines à succès, met en avant des personnages marginalisés en raison de leurs origines ou de leurs orientations sexuelles. Avec Pose, il ne déroge pas à la règle en posant son attention sur les trans noirs et hispaniques.

New York Is Burning

Lancée en 2018, Pose, la nouvelle série de Ryan Murphy (écrite avec Brad Falchuk et Steven Canals), remet au goût du jour la culture " voguing ". Les auteurs rendent hommage aux pionniers de cette danse urbaine. En effet, avant que Madonna ne la démocratise dans ses chorégraphies, la vogue voit le jour dans les années 1980 dans les communautés gay et transgenre afro-américaine et hispanique. Isolés de la société mainstream, leurs membres ont été touchés de plein fouet par l'épidémie du sida.

La première saison débute en 1987. La maladie a déjà fait de nombreuses victimes aux États-Unis mais reste un sujet tabou délaissé par les instances politiques, celles-ci considérant qu’elle ne touche que des communautés spécifiques et minoritaires. Ryan Murphy met en avant l'exclusion des malades du sida par la ghettoïsation de ces derniers au sein des hôpitaux. Le rejet des victimes est représenté par les visites régulières de Pray Tell auprès d'un de ses anciens partenaires. La contamination par le virus du VIH est aussi omniprésente dans la série que les scènes de " balls " (compétitions dansantes). Elle est traitée de plusieurs façons via les tests de dépistage - nouveaux à l'époque – et par une mise en scène véhiculant la peur ambiante (cf. arrière-plan des scènes sur la jetée où défilent des cadavres ambulants). Blanca et Pray sont les deux personnages ouvertement séropositifs. La maladie ne s'est pas encore déclarée chez eux, elle est donc invisible pour les spectateurs. Sachant qu'une épée de Damoclès plane sur eux, ils font le choix de profiter des défilés.

" Act Up ! Fight Back ! Fight Aids ! "

Dès le premier épisode de la saison 2, les créateurs donnent le ton avec le titre " Acting Up ". L'action se situe trois ans plus tard, Pray Tell rejoint l'association Act Up et se lance dans la récitation du slogan phare " Act Up ! Fight Back ! Fight Aids ! ". Le collectif voit le jour à New York en 1987 sous l'impulsion du dramaturge Larry Kramer, du cinéaste Vito Russo et du journaliste français Didier Lestrade. Ils fondent une association politique composée de malades qui extériorisent leur colère au cours d'happenings spectaculaires (die-in sur la chaussée, désobéissance civile...). A travers le parcours de Pray, le réalisateur Ryan Murphy explique la révolte des malades par leur mise au ban de la société avec la discrimination ultime ; celle qui fera de leur décès une mort anonyme. Pour exemple, sur une île éloignée de New York, Blanca et son ami, se rendent aux funérailles d'une connaissance terrassée par la maladie. La seule trace de son passage sur Terre est à présent une pierre sur laquelle Pray inscrit le nom du défunt et ses dates. Il s’appelait Keenan Howard, il avait 26 ans. Afin de signer d'un aspect militant la saison, le premier épisode se clôt sur le slogan d'Act Up popularisé par Keith Haring SILENCE = MORT.

Avant Pose, The Normal Heart

Grâce au succès international de la série Glee, le nom de Ryan Murphy devient un garant de succès. En 2014, il met à profit sa notoriété auprès d’un public majoritairement jeune pour leur proposer une mini-série sur les débuts de l'épidémie du sida. The Normal Heart – c’est son titre - est à l'origine une pièce de théâtre écrite par Larry Kramer qui signera l'adaptation scénaristique. Le dramaturge s'attarde sur l'apparition du virus du VIH dans la communauté gay, quand celui-ci était encore mal connu par les médecins et la population. Activiste de la première heure, Larry Kramer relate ses premières années de combat via la création en 1982 de la première association de lutte contre le sida : le Gay Men's Health Crisis (GMHC). Par les trajectoires personnelles et collectives d'un groupe d'individus, Kramer et Murphy retracent le rejet vécu par les malades, la méconnaissance du personnel soignant et le silence des pouvoirs publics. Le GMHC établit déjà les fondations de la future association Act Up. Relatant des faits qui se sont déroulés antérieurement, le créateur rend compte de situations peu voire pas encore représentées dans d'autres œuvres à la thématique similaire. Il n'est pas contemporain des années qu'il met en scène, il n'est donc pas dans l'urgence de témoigner. Il revisite le passé.

Devoir de mémoire

Pose - particulièrement la saison 2 - apparaît ainsi comme la suite chronologique de The Normal Heart. Dans ces deux œuvres, Ryan Murphy représente les zones d'ombre de l'histoire de la communauté gay et trans. Foudroyés par le sida, ses membres n'ont pas tous eu le temps ni la force de laisser une trace. Leurs trajectoires personnelles ne sont pas restées dans la mémoire collective. Il relate une décennie de marginalisation. Les mourants parqués dans des chambres isolées de Normal Heart laissent place dans Pose à leurs cadavres installés dans des cercueils de fortune numérotés et anonymes. La figure du médecin, toujours représentée par une femme (Julia Roberts ou Sandra Bernhard), est une militante clairvoyante. Elle ne considère pas les malades comme des cobayes mais s'acharne dans l'espoir de leur faire gagner quelques semaines ou mois de vie. Au GMHC succède bientôt Act Up. Les épisodes de cette saison se concluent par des citations des membres historiques de la communauté des " ballrooms " (des individus rejetés forment une famille et concourent afin de gagner des trophées) qui pour la plupart ont été victimes du sida. Par des phrases qui peuvent s'adresser à tous, Murphy met en avant l'existence de ces individus. Le prisme du sida lui permet ainsi de rendre compte des pans d'histoire de la communauté LGBTQ+.

Source allociné

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Rédigé par Michael

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Publié le 11 Juillet 2019

 

Violence, machisme et défonce… Euphoria dresse le portrait féroce d’une jeunesse américaine qui va mal. Pourtant, au-delà de cet océan de tristesse, le teen drama de HBO propose une représentation nouvelle de la fluidité sexuelle et de la transidentité.

C’est la nouvelle série choc de HBO. A mi-chemin entre Skins et 13 reasons Why, Euphoria raconte l’histoire d’une jeunesse américaine qui va mal. Très mal. Drogue, anxiété, harcèlement, binge drinking, revenge porn… Ce teen drama produit par le rappeur Drake, adapté d’une série israélienne, décrit une génération Z dont les « tendres années » frisent le cauchemar. 

Rue a 17 ans et elle sort à peine de cure de désintoxication. Jules est une jeune fille trans récemment arrivée en ville. Entre elles vont naître des liens très forts. Il y a aussi Nate, un sportif dont les problèmes de gestion de la colère cachent difficilement des troubles sexuels plus profonds, sa petite copine Maddy ou encore Kat, qui explore sa sexualité tout en tentant de faire face à la grossophobie dont elle est victime…

Ce petit monde boit, baise, s’embrouille et se défonce jusqu’à saturation. Certes, la série agace souvent par sa recherche insatiable de polémiques, son esthétique clipesque qui romantise des trajectoires hardcore ou sa fierté potache à exhiber un nombre de bites record à la télévision américaine… Mais il faut bien cela pour séduire une jeunesse accro à Tumblr et Instagram.

Un casting malin et respectueux

Car c’est tout l’enjeu. Avec Euphoria, HBO entend draguer un public ado plus prompt à consommer des vidéos sur YouTube ou à binger en deux nuits une saison entière de série Netflix qu’à regarder des programmes en linéaire. Alors pour aguicher les 15-18 ans, le showrunner Sam Levinson (Assassination Nation) a choisi de s’entourer d’un cast malin.

À commencer par Zendaya, l’ex-Disney girl, en ce moment à l’affiche de Spider-Man: Far From Home, qui campe ici Rue, ramène avec elle ses 58 millions de fans sur Instagram et ses 15 millions de followers sur Twitter. L’actrice de 22 ans est parfaite en ado-weirdo-toxico. Un rôle anti-glamour où son personnage passe les premiers épisodes à vomir, faire une overdose ou assis sur une cuvette à pisser à la chaîne sur des drug tests sous le regard réprobateur de sa mère.

Jusqu’ici Hunter Schafer, était connue pour son statut d’égérie pour Marc Jacobs, Dior ou Miu Liu. Si elle débute en tant qu’actrice, c’est pourtant elle la révélation du show. Dans ce rôle de jeune fille trans’ (Schafer est elle-même trans’), elle crève l’écran. 

Après Orange Is The New Black, Pose et même Designated Survivor (la série de Netflix où l’actrice Jamie Clayton joue la belle soeur trans d’un président des Etats-Unis joué par Kiefer Sutherland) les rôles de personnages transgenres joués par des personnes elles-mêmes trans sont en passe de devenir la norme en série, là où le cinéma est toujours aussi rétif au respect de leur juste représentation (GirlThe Danish GirlDallas Buyers Club…) L’episode 4 explore notamment l’enfance de ce personnage complexe et le traitement psychiatrique terrible qui lui a été infligé en raison de sa dysphorie de genre.

L’acteur australien Jacob Elardi est la caution beaugossitude de la série. Il incarne l’archétype de l’athlète de l’école étouffant sous le poids démesuré des ambitions de son père et du machisme ambiant.

Ajoutez à cela la présence de Eric Dane, l’ex-« Docteur Glamour » de la série Grey’s Anatomy qui incarne ici un père de famille doublé d’un prédateur sexuel. Sa performance dans une scène de sexe, taillée pour la controverse, n’a pas manqué d’attirer l’attention des médias sur la série. 

Ouvrir le champ des désirs

Mais au delà du mal-être, des scènes chocs et des dialogues crus, la série laisse entrevoir des instants lumineux aussi fugaces qu’intenses. [ATTENTION SPOILERS:] Comme l’amour/amitié qui nait entre Rue et Jules, dessinant un possible au-delà des frontières des sexualités et du genre.

Homo ou hétéro, cis ou trans, ces labels ne semblent plus avoir de pertinence pour cette génération. Quand ils cessent de la subir, ces ados ne se définissent plus en fonction de leur sexualité : une fille cisgenre est attirée par une fille trans, qui elle semble préférer les garçons ; un garçon cis, au premier abord hétéro, dialogue avec une fille trans via une appli gay… Le champ des désirs semble totalement ouvert sans que les personnages n’éprouvent le besoin de les nommer. Ce rejet des étiquettes, très fort chez la jeunesse américaine comme le prouve une récente étude, la série réussit à le cerner, avec brio. 

Tout comme l’obsession pour les smartphones. Applis de rencontre, textos, sextos, »dick pics », sexcam… La fiction (inspirée par une histoire vraie) souligne au stabilo l’importance démesurée prise par les téléphones mobiles dans nos vies et dépeint, non sans malice, une sexualité désormais inextricablement liée au monde digital. Mais ce n’est pas ce qu’Euphoria décrit le mieux.

Envie de choquer

Dans le troisième épisode 3, à travers une engueulade où Rue reproche à Jules de se mettre en danger en voulant rejoindre de nuit un garçon avec qui elle dialogue via une appli, l’histoire permet une discussion autour de la notion de privilège, « C’est la différence entre toi et moi. Je n’ai pas le privilège de rencontrer les gens en public », lui répond Jules. Cette scène essentielle oblige le public à voir en face les risques auxquels une jeune fille trans doit parfois s’exposer pour espérer avoir une vie amoureuse dans une société transphobe.

Même si l’horizon de la série ne semble pouvoir que s’assombrir, on aimerait voir Euphoria proposer une juste représentation des sexualités queer. Une représentation dépassant l’envie de choquer et résistant avec la même force à l’ellipse et l’envie de faire pudiquement panoter la caméra sur une fenêtre comme dans Call Me By Your Name. Malgré sa noirceur, cette première saison porte en elle assez de place pour imposer une sexualité positive pour ses deux personnages féminins principaux. Et les spectateurs

Source têtu

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Rédigé par Michael

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