sida

Publié le 24 Février 2021

La série suit le parcours de plusieurs jeunes Anglais qui arrivent à Londres pour vivre leur homosexualité librement. Loin du carcan familial, ils espèrent tous réaliser leurs rêves et étancher leur soif de rencontre et de sexe.

Hélas, rapidement, avec l'arrivée du SIDA, beaucoup d'entre eux verront leur chemin s'arrêter brusquement et ils devront affronter les souffrances de la maladie.

La série, même si elle est très bien faite, reprend les mêmes artifices que d'autres avant elle (comme l'excellente série Snö). De jeunes gays rejetés par leur proche qui se crée leur propre famille. Ils se battent pour faire valoir leur droit et crient haut et fort le scandale de ce drame : à savoir qu'on a laissé mourir des millions de personnes en regardant ailleurs car ils étaient gays.

Les personnages sont attachants et Olly Alexander dégage une présence et une fraîcheur qui illumine l'histoire. Les scènes de sexes sont vraiment débridées et je suis même très étonné qu'elles ne soient pas censurées. Une belle leçon de courage pour son réalisateur. 

Après, c'est toujours très difficile d'être original avec ce sujet. Je pense que c'est une bonne piqûre de rappel pour la jeune génération (les pauvres entre le sida et la covid faut avoir le moral).

J'ai bien aimé la série, mais ce n'est pas d'une gaieté folle. 

 

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Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay, #sida

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Publié le 1 Décembre 2020

Ce 1er décembre marque la Journée mondiale de lutte contre le sida. L'occasion de revenir, en quatre dates, sur les premières œuvres qui ont abordé la maladie à la télévision et au cinéma.

 

1,7 million. C'est le nombre, en 2019, de nouvelles contaminations au VIH d'après l'Organisation des Nations unies (ONU). Aujourd'hui encore, les maladies liées au sida provoquent pas moins de 690 000 décès. À l'initiative de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), la Journée mondiale de lutte contre le sida est organisée tous les 1er décembre et ce, depuis 1988. Elle vise à soutenir les personnes malades, à poursuivre les opérations de sensibilisation et à saluer la mémoire des disparus.

Afin de participer à cet évènement important, sous le prisme du cinéma et de la télévision, un bond en arrière s'impose. Un coup d'œil dans le rétroviseur pour se remémorer les premières œuvres qui ont traité du sida à l'écran. Certaines restent cultes, d'autres sont méconnues, mais toutes ont permis de briser les tabous et de dissiper les préjugés. Retour sur quatre dates clés.

1983, À LA TÉLÉVISION

Cette année-là, le professeur Luc Montagnier et des chercheurs de l'Institut Pasteur, à Paris, rendent public leur découverte du virus responsable du sida dans le magazine Science. Sept mois plus tard, le 21 décembre 1983, la maladie est abordée pour la première fois dans une œuvre de fiction. Et c'est la série américaine Hôpital St Elsewhere qui franchit le pas. Le neuvième épisode de la saison 2, intitulé Sida et réconfort - Aids and Comfort en version originale -, met en scène un patient porteur du syndrome.

Le personnage, incarné par Michael Brandon, est présenté comme un homme politique, marié et père de famille. Admis dans l'établissement, il tient à garder son anonymat pour le bien de sa carrière. L'épisode cumule de nombreux clichés sur la maladie, encore considérée, en 1983, comme le "cancer gay". Malgré tout, il reflète avec brio les conditions dans lesquelles ces patients étaient traités à l'époque : isolement, harcèlement, culpabilité et hostilité de la part du corps soignant.

C'est une révolution qui s'opère sur le petit écran. Grâce à cette intrigue, Hôpital St Elsewhere - ancêtre de Urgences et de Grey's Anatomy - suit l'actualité de façon quasi instantanée, de la même manière que les quotidiennes et les séries sont les premières à parler de la COVID-19. L'épisode se conclut par une fin inspirante durant laquelle un journaliste à la radio fait savoir que l'homme politique a annoncé publiquement la nouvelle.

1985, AU CINÉMA

Du côté des films, le sujet est abordé deux ans plus tard. Un Printemps de glace de John Erman est souvent considéré comme le tout premier long métrage à parler du sida. Il s'agit en réalité de Buddies, réalisé par Arthur J. Bressan Jr, lui-même malade. Le cinéaste tourne le film dans l'urgence - 27 000 dollars de budget pour neuf jours de tournage seulement. Injustement méconnu, le drame, au ton très politique, ne sort que dans une poignée de cinémas d'art et d'essai après sa grande première à San Francisco, fin septembre 1985. 

Le film suit David (David Schachter), un jeune homosexuel qui se porte volontaire pour accompagner un patient, Robert (Geoff Edholm), durant les derniers jours de sa vie. D'abord étrangers l'un pour l'autre, les deux hommes vont se lier d'amitié. L'histoire s'inspire du Buddy Program, une initiative qui permet à des bénévoles d'apporter un soutien moral aux personnes atteintes du sida, souvent rejetées par leur famille. 

Grâce à son petit budget, le film fait preuve d'un réalisme déconcertant et s'ouvre sur un générique qui recense tous les noms des hommes décédés sur plusieurs années. Introuvable pendant un certain temps, le long métrage a fait l'objet d'une restauration grâce à la sœur du réalisateur, Roe Bressan. "Si Buddies est mon dernier film, alors c'est une belle manière de partir", proclamait Arthur J. Bressan Jr., avant de disparaître en 1987 à l'âge de 44 ans.

Un Printemps de glace, quant à lui, est diffusé à la télévision américaine un mois et demi plus tard, en novembre 1985. Porté par Gena RowlandsAidan Quinn et Ben Gazzara, le mélodrame raconte le retour de Michael (Aidan Quinn) chez ses parents pour révéler son homosexualité et sa maladie. Le soir de la diffusion, les annonceurs boycottent le long métrage, ce qui cause une perte d'un demi-million de dollars pour le groupe NBC. Néanmoins, Un printemps de glace rassemble plus de 34 millions de téléspectateurs et récolte de nombreux prix. Un succès indispensable pour une meilleure visibilité.

1985 marque également la sortie du premier documentaire sur la pandémie. Réalisé par Nick Sheehan, No Sad Songs met en lumière le témoignage édifiant de Jim Black, un Canadien de 37 ans. "Je suis mentalement prêt à mourir", lance-t-il face caméra, en arborant, non sans ironie, le célèbre t-shirt de George Michael, "Choose Life". D'autres voix, notamment issues du milieu associatif, viennent porter son discours pour dénoncer les discriminations et l'inaction totale de la classe politique. 

1988, EN FRANCE

Dans l'Hexagone, il faut encore attendre. Avec Mauvais sang, sorti en 1986, le cinéaste Leos Carax met en scène la propagation d'une maladie fictive, baptisée la STDO, qui contamine ceux qui font l'amour sans aimer. Or, le réalisateur s'arrête à la métaphore. Le mot "sida" n'est jamais prononcé. Ce n'est qu'en 1988, avec Encore de Paul Vecchiali, que le sujet est abordé pour la première fois de manière frontale.

Le long métrage relate la vie sentimentale de Louis (Jean-Louis Rolland) sur une période bien définie, entre 1978 et 1987. Le héros est un père de famille qui quitte sa femme pour vivre son homosexualité avant de tomber malade. "C'est grave ce qu'il se passe en Amérique. Ici aussi ça commence à être inquiétant", se soucie l'ex-compagne dans l'une des séquences du film. Projet indépendant et à la structure peu habituelle, Encore ne parvient malheureusement pas à toucher un grand public. 

Le regard d'Hervé Guibert

Mais le 30 janvier 1992, TF1, première chaîne d'Europe, diffuse La Pudeur ou l'impudeur de l'écrivain Hervé Guibert en seconde partie de soirée. Peu après la publication de son ouvrage À l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie, l'auteur documente, entre 1990 et 1991, son quotidien avec la maladie. Caméscope en main, il filme ses séances de kiné, ses rendez-vous à l'hôpital ou encore ses visites chez ses grands-tantes, Suzanne et Louise. D'une grande dureté, le documentaire met les Français en face d'une réalité. Hervé Guibert décède quelques jours avant la diffusion, le 27 décembre 1991, à l'âge de 36 ans.

Le sida continue de gagner en visibilité en octobre 1992. Ce mois-là, Cyril Collard sort Les Nuits fauves, film adapté de son livre autobiographique du même nom. Dans les salles, c'est un triomphe, avec près de trois millions d'entrées. La médiatisation du phénomène est une étape de plus dans la représentation des malades en France. Encensé par la profession, le long métrage reçoit quatre César, dont celui du meilleur film. L'acteur et réalisateur disparaît trois jours avant la cérémonie, le 5 mars 1993. Il avait 35 ans.

1993, DU CÔTÉ D'HOLLYWOOD

Aux États-Unis, il n'existe pas encore de succès semblable à celui des Nuits fauves. Des films comme Clins d'œil sur un adieu de Bill Sherwood, en 1986, ou Un compagnon de longue date de Norman René, en 1989, n'attirent qu'un public averti. L'année 1993 change la donne. TriStar Pictures, important studio Hollywoodien, sort Philadelphia, réalisé par Jonathan Demme. Son impact est mondial, ce qui place le sida au cœur de la culture populaire.

Il reçoit les éloges de la critique et deux Oscars : le premier pour Tom Hanks et le second pour la chanson culte de Bruce Springsteen, Streets of Philadelphia. En France, le long métrage attire plus de 2 700 000 spectateurs - presque autant que Les Nuits fauves - et fait la Une des journaux. C'est le cas de Libération, qui lui consacre plusieurs pages dans son édition du 9 mars 1994 pour la sortie française. "Son souci de rameuter le grand public peut crisper mais sa vertu pédagogique est sa force essentielle et nécessaire", écrit le quotidien.

Oui, Philadelphia reste un pur produit hollywoodien. Le studio choisit une distribution bien identifiée, Tom Hanks et Denzel Washington en tête, pour incarner des personnages virils et sans excès. De quoi rassurer l'opinion publique. Toutefois, plus d'une cinquantaine de figurants atteints du sida ont été engagés pour participer au projet, devenu un classique. Ses petits défauts, comme son aspect conventionnel, sont pardonnables tant le film œuvre pour la représentation du sida. L'important, c'est d'en parler.

 

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Rédigé par Michael

Publié dans #dvd gay, #Sida

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Publié le 23 Septembre 2019

Le chouchou de l'émission "Queer Eye" est atteint du VIH. Il a fait cette révélation dans son interview accordée au magazine "The Observer", entretien réalisé dans le cadre de la promo de son livre.

Jonathan Van Ness est le chouchou de millions de téléspectateurs. Il s'ouvre à eux dans son livre, Over the Top, ainsi que dans de nouvelles interviews. Dans l'une d'elles, le héros de Queer Eye parle, pour la première fois en public, de sa vie avec le VIH.

C'est avec le magazine The Observer, la publication dominicale du Guardian, que Jonathan Van Ness s'est entretenu et qu'il a fait cette révélation. Il y évoque son homosexualité, son défunt père ("Je me souviens clairement de mon père me trouvant en robe de soirée. (...) Il l'a déchirée et m'a soulevé du sol. J'étais terrifié", confie-t-il), ainsi que du VIH. Jonathan Van Ness a en effet appris qu'il était porteur du virus après l'enterrement de son père.

"[Le médecin] m'a dit : 'Je vous garderai en vie assez longtemps pour que vous mouriez d'une crise cardiaque comme tout le monde.' Puis elle a eu un fou rire", se souvient Jonathan Van Ness à propos du jour où le diagnostic lui a été annoncé. Il ajoute ensuite, ému, : "Le plus important, c'est que je voulais faire quelque chose pour faire avancer le débat sur le VIH, et sur la vie avec le VIH, et que je voulais humaniser et normaliser beaucoup de choses dont je parle. Ça m'a donné une vraie raison de me battre."

Le 14 septembre 2019, Jonathan Van Ness et ses acolytes de Queer Eye ont assisté à la 71e édition des Creative Emmy Awards. Leur émission a remporté quatre awards, dont celui du Meilleur cast d'une émission de télé-réalité.

Source purepeople

 

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Rédigé par Michael

Publié dans #people, #Sida

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Publié le 16 Septembre 2019

Dans une longue vidéo publiée sur son compte Twitter le samedi 14 septembre 2019, Gareth Thomas a révélé être atteint du virus du sida. L'ex-capitaine du Pays de Galles et ancien joueur du Stade Toulousain peut compter sur le soutien du prince William et de son épouse Kate Middleton.

"Bonjour, je suis Gareth Thomas et je veux partager mon secret avec vous. Pourquoi ? Parce que c'est à moi de vous le dire". C'est ainsi que l'ancien rugbyman gallois de 45 ans a choisi d'entamer son long message vidéo publié sur Twitter le 14 septembre 2019, dans lequel il révèle sa séropositivité.

"Je choisis aujourd'hui de me battre, d'éduquer et mettre fin à la stigmatisation autour de ce sujet", a affirmé l'ancien joueur du Stade Toulousain (2004 à 2007). Je vous demande de m'aider pour montrer que tout le monde vit dans la peur des réactions et des opinions des autres. Mais cela ne devrait pas dire qu'on doive se cacher."

"Je veux également encourager toutes les personnes qui sont dans la même situation que moi. Pour réussir à faire cela, je dois m'éduquer, je dois être fort, et je dois être une personne complètement différente", a également déclaré l'ancienne gloire du rugby gallois dans un documentaire qui sera diffusé mercredi 18 septembre sur la chaîne britannique BBC. "Ce que je veux apprendre à faire, c'est être capable de me dire 'j'ai le sida, mais c'est OK ! '," a poursuivi celui qui était en lice ce dimanche 15 septembre sur l'Iron Man de Tenby (Pays-de-Galles).

"Quand j'ai découvert que je devrais vivre avec le virus du VIH, ma première pensée a été de me dire que j'allais mourir, a affirmé le Gallois face à la caméra de la BBC. La raison principale pour laquelle je fais ça est que je veux me souvenir de ce que ça fait de se sentir libre."

Suite à la publication de sa vidéo sur Twitter, Gareth Bale a reçu le soutien de Kate Middleton et du prince William via un message publié sur le compte de Kensington Palace, contrôlé par la duchesse et le duc de Cambridge. "Courageux comme toujours, légende sur le terrain et en dehors. Tu as notre soutien", a-t-il été partagé. Si le message est signé "W." pour William, il ne fait aucun doute que son épouse Kate Middleton se joint à lui pour saluer le courage de Gareth Bale, puisque ces mots sont écrits sur le compte Twitter qui les représente.

En 2009, Gareth Thomas avait révélé son homosexualité dans les colonnes du Daily Mail. En novembre 2018, il avait été victime d'une terrible agression homophobe, qu'il avait lui-même révélée. "Ce matin j'ai décidé de faire ce que j'espère être une vidéo positive. La nuit dernière, dans ma ville natale, j'ai été victime d'un crime de haine en raison de ma sexualité. Pourquoi positive ? Parce que je veux remercier la police qui m'a vraiment aidé et permis de discuter avec mon agresseur parce que je pense vraiment qu'il apprendrait plus d'un dialogue que d'une toute autre manière. Je voudrais aussi remercier les gens de Cardiff qui m'ont aidé et soutenu. Parce qu'il y a beaucoup de gens ici qui nous veulent du mal, mais dommage pour eux parce qu'il y en a bien plus qui veulent nous aider. C'est en ça, que j'espère diffuser un message positif", avait-il relaté à l'époque.

Source purepeople

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Rédigé par Michael

Publié dans #people, #Sida, #sport gay

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