Articles avec #sorties cinema tag

Publié le 6 Septembre 2020

Les premières images de la comédie romantique "Happiest Season" dévoilent le couple formé par McKenzie Davis et Kristen Stewart dans le film. Sa sortie est prévue pour le 25 novembre prochain aux États-Unis, et le 13 janvier 2021 en France.

 

Mackenzie Davis et Kristen Stewart en couple dans Happiest Season

Après la comédie dramatique avec son premier film, The Intervention, sorti en 2016, l’actrice et réalisatrice américaine Clea DuVall s’attaque cette fois à la comédie romantique avec Happiest Season. L’intrigue sera centrée sur Abby, une jeune femme qui compte demander sa petite amie Harper en mariage au repas de famille de Noël de cette dernière. Mais le plan d’Abby se complique lorsqu’elle se rend compte qu’Harper a caché leur relation à sa famille depuis le début.

C’est Kristen Stewart qui jouera Abby dans Happiest Season. Sans aucun doute l’une des actrices les plus éclectiques d’Hollywood, puisqu’elle enchaîne depuis plusieurs années films indépendants, blockbusters et autres, elle passe donc cette fois à la comédie romantique. Elle donnera ici la réplique à Mackenzie Davis, qui interprètera Harper. Le film bénéficie aussi de seconds rôles de renoms. On pourra y voir Aubrey Plaza, Mary Steenburgen, Alison Brie, Daniel Levy et Victor Garber donner la réplique à Stewart et Davis. C’est Clea DuVall, la réalisatrice du film, qui en a signé le scénario avec Mary Holland, avec laquelle elle est apparue à l’écran dans Veep. Cette dernière apparaîtra d’ailleurs aussi dans Happiest Season.

Kristen Stewart prépare sa surprise dans les premières images

À moins de trois mois de sa sortie aux États-Unis, Happiest Season se dévoile dans des premières photos. On peut y voir les deux principales protagonistes, notamment à la patinoire. Une photo dévoile aussi le personnage joué par Kristen Stewart, Abby, qui prépare sa surprise en allant acheter une bague pour sa petite amie, sous les yeux d’un Daniel Levy qui semble choqué par la beauté de l’objet. On découvre aussi les membres de la famille de Harper dans une photo de groupe. 

 

Déterminées à raconter une histoire d’amour lesbien dans un film de Noël

Kristen Stewart change donc de nouveau de registre avec son nouveau film. L’actrice semble déterminée à surprendre en choisissant des projets dans lesquels on ne l’attend pas forcément. La découvrir dans un nouveau genre sera donc l’une des attractions de Happiest Season. Mais son choix de tenir l’un des deux principaux rôles du long-métrage ne s’explique pas que par son envie de surprendre et ne pas être enfermée dans une case en tant que comédienne. Dans une interview pour PEOPLE donnée  il y a quelques jours, elle avait expliqué que voir une histoire d’amour gay au centre d’un film de Noël lui tenait à cœur :

Je crois que j’ai toujours voulu voir une comédie romantique gay de Noël. Je suis tellement heureuse et fière de Clea pour présenter ça au monde. J’adore quand un film de Noël vous fait envier l’idée d’un chez soi, mais explore aussi à quel point la réalité d’un chez soi peut parfois être hilarante et difficile.

DuVall elle-même était allée dans le sens de l’actrice, se déclarant aussi fan des comédies romantiques de Noël, et appuyant surtout sur le fait qu’un film sur une histoire de romance LGBTQ+ à Noël n’avait pas encore été fait :

Je suis une énorme fan des films de Noël, mais je n’avais jamais vu mon histoire représentée dans l’un d’eux. Happiest Season semblait être une super opportunité de raconter une histoire universelle à travers une perspective nouvelle.

 

Source cinéséries 

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #lesbien, #sorties cinéma, #cinéma gay

Repost0

Publié le 3 Septembre 2020

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Documentaire

Repost0

Publié le 31 Août 2020

Portrait de femme dans tous ses états, le nouveau Pablo Larraín révèle la puissance de Mariana Di Girolamo.

 
 
 

Pablo Larraín a l’habitude de regarder dans le rétroviseur son Chili natal (Tony Manero, No, Neruda...) ainsi que les États-Unis (Jackie). Avec à chaque fois une maîtrise formelle qui nourrit la puissance de son récit. Ce dialogue parfait entre fond et forme se fissure quelque peu avec cet Ema qui ramène le cinéaste dans son époque. Ema est une jeune danseuse mariée à un chorégraphe de renom et fracassée par une adoption qui a tourné court : incapables de s’en occuper, ils ont été obligés de rendre leur petit garçon au bout d’un an. Ema ou la femme dans tous ses états : mère, amante, douce, fiévreuse, dépressive, surexcitée... Ema, que la bonne morale patriarcale pointe du doigt pour ne pas avoir su être assez maternelle, quand jamais la question de la paternalité du conjoint ne se pose. Mais Larraín, lui, ne juge pas plus Ema qu’il cherche à la rendre aimable. Il lui redonne sa liberté et la laisse écrire sa nouvelle existence polyamoureuse dans un mélange parfait d’énergie punk et de candeur enfantine. On ne sait pas trop où le film va. Il nous perd souvent en route mais c’est ce qui fait tout son charme. Seul bémol : quand cette idée séduisante d’une destinée sans autre but que de jouir de chaque instant se réinscrit dans une logique plus programmatique, Larraín remet son héroïne dans les clous. Le message joyeusement féministe se dilue un peu, au contraire de son interprète, Mariana Di Girolamo, magistrale de bout en bout. Pour son premier rôle en tête d’affiche, sa seule présence justifie la découverte de cet accrocheur Ema.

Ema, en salles le 2 septembre 2020.

Source première

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #bisexualité

Repost0

Publié le 31 Août 2020

Maintes fois repoussé par son distributeur, ce film dérivé de l'univers X-Men a enfin trouvé sa place dans les salles obscures françaises. Et avec lui, une romance lesbienne en premier plan.

Peu de longs-métrages auront connu le même parcours du combattant que Les Nouveaux Mutants. Alors que la Fox tient à surfer sur le buzz positif autour du remake de Ça, le film est contraint d'être corrigé pour ajouter de nouvelles scènes afin de le rendre plus horrifique. Censé paraître initialement en 2018, il se voit décalé au mois d'août de l'année suivante. Mais Disney rachète la Fox, et n'est pas emballée par le produit fini. S'ensuit la crise du coronavirus et, de facto, la fermeture temporaire des cinémas. Le 26 août 2020, Les Nouveaux Mutants débarque enfin. Après tant de détours, de remaniements et autres obstacles, ce spin-off à peine assumé des X-Men vaut-il le coup ? Pas vraiment.

De la queerness assumée

Mais avant de répertorier les (nombreuses) failles de ce film jugé maudit par beaucoup, il est nécessaire d'en souligner sa dimension historique. Les Nouveaux Mutants est assurément le premier blockbuster super-héroïque à mettre un couple lesbien en premier plan. On s'autorise une pensée au deuxième opus de Deadpool qui incorporait le duo romantique Negasonic/Yukio, tristement sous-exploité. Ici, l'ADN queer du récit est pleinement revendiqué, avec un véritable développement narratif pour les deux personnages féminins concernés, Dani et Rahne.

L'action démarre d'ailleurs avec Dani (jouée par Blu Hunt), rescapée d'une supposée tornade ayant ravagé la réserve indienne où elle habitait avec son père. Soupçonnée d'avoir des super-pouvoirs, elle est accueillie dans un pseudo-asile psychiatrique où logent d'autres jeunes mutants. Parmi lesquels, Rahne (incarnée par Maisie Williams de Game of Thrones), une fille tourmentée capable de se transformer en loup.

Regards qui en disent long, gestes d'affection, baiser attendu...  Les Nouveaux Mutants est, à bien des égards un teen movie et leur histoire d'amour naissante peut paraître simpliste. Mais surtout, elle semble précipitée. Dans sa version finale, le film dure à peine un peu plus de 1h30, laissant imaginer que des scènes ont été coupées pour privilégier l'action et l'horreur. La romance entre Dani et Rahne en pâtit et s'impose comme superficielle, bien que le long-métrage parvienne à en faire quelque chose de vaguement touchant. Pour une première love story lesbienne majeure chez Marvel, on s'attendait à mieux.

Trop de références

Le problème des Nouveaux Mutants ne réside toutefois pas dans cette romance queer à l'emporte-pièce. Le film se noie sous les influences, assumées au point d'en devenir illisibles. On se retrouve face à un gloubi-boulga qui brasse aussi bien Les Griffes de la nuit avec du Vol au-dessus d'un nid de coucous, saupoudré de The Breakfast Club avec un zeste de X-Men (oui, quand même). Autre référence, la série Buffy contre les vampires, qui apparaît non pas une, mais deux fois diffusée sur un téléviseur en toile de fond. En veillant à accentuer les passages entre Willow et Tara, le couple lesbien iconique de la série. Mais à trop essayer d'être plusieurs genres cinématographiques en même temps, le film n'excelle dans aucun.

Malgré son twist progressiste, le film échoue à se forger sa propre identité, laissant un arrière-goût de déjà vu (en mieux, ailleurs) tout au long du visionnage. En revanche, le film peut être apprécié avec un second degré béton, comme ces nanars dont on se délecte malgré leur piètre qualité. Le faux accent écossais de Maisie Williams devrait par exemple déclencher quelques gloussements dans la salle. S'il reste divertissant avec un dernier acte un tantinet plus convaincant, ce film super-héroïque n'est pas à la hauteur et ne devrait pas laisse un souvenir impérissable dans la tête des fans. Pour la première romance lesbienne de Marvel, c'est bien dommage.

Crédit photo : 20th Century Studios

Source têtu

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #lesbien

Repost0

Publié le 28 Août 2020

Le réalisateur de Mommy, Juste la fin du monde et Mattias & Maxime se confie sur ses prochaines créations mais aussi ses angoisses concernant l’avenir du cinéma.

 
 
 

En octobre 2019, Xavier Dolan confiait au quotidien québécois La Presse son ambition de créer pour le petit écran. Il s’agit d’une adaptation de la pièce La Nuit où Laurent Gaudreault s’est réveillé, l’histoire d’une famille québécoise endeuillée au sein de laquelle des tensions apparaissent et quelques souvenirs font surface dont celui de Mireille racontant la nuit de ses douze ans durant laquelle elle est entrée dans la chambre de Laurent Guidreault.

Il avait déjà montré son intérêt pour le théâtre, notamment en signant Tom à la Ferme en 2013 adapté de la pièce éponyme du même dramaturge dans lequel on retrouvait ces thèmes si chers à Xavier Dolan comme la mère, les conflits humains et la mort.

Le réalisateur québécois en profitait aussi pour partager ses inquiétudes concernant l’avenir du cinéma et du théâtre et de l’expérience sociale qu’ils représentent durant une interview pour Vice : "En regardant autour de moi, et même en me regardant moi-même, je vois que notre désir de vivre ensemble diminue constamment et que notre propension au divertissement confiné augmente. Mais maintenant… si nous n’avons même plus le choix… je crains que les cinémas disparaissent. Ou restent, mais deviennent le lieu exclusif des grands films de studio - tous les films indépendants et les films intermédiaires étant relégués aux services en ligne. Et c'est triste."

La puissance du streaming que la pandémie a révélée inquiète en effet de nombreux cinéastes, qui s'inquiètent que les cinémas deviennent des lieux d’expériences de films à gros budgets uniquement, diffusant machinalement les blockbusters tant vendus et bénéficiant d’une sur-visibilité laissant de moins en moins la place au cinéma indépendant.

Xavier Dolan annonce en plus de sa  mini-série "un film d'horreur se déroulant à la fin des années 1800 et un drame social", de quoi mettre l’eau à la bouche mais le réalisateur dit lui-même que dans l’immédiat le plus important est "d’attendre que le monde se sente mieux pour pouvoir tourner des films comme il se doit : main dans la main." 

Pour patienter, la plateforme MUBI diffuse aujourd’hui, Matthias & Maxime une occasion de découvrir ou re-découvrir le dernier film de Xavier Dolan présenté au festival de Cannes en 2019.

Source Première 

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma

Repost0

Publié le 26 Août 2020

 

Blackbird

23 septembre 2020 / 1h 38min / Drame
Lily et son mari Paul, décident de réunir enfants et petits-enfants pour un week-end dans leur maison de campagne. Trois générations d’une même famille se retrouvent, avec Jennifer, l’aînée, son mari Michael et leur fils de 15 ans, Jonathan, mais aussi Anna, la cadette, venue avec Chris, sa compagne. En fait, cette réunion de famille a un but bien particulier : atteinte d'une maladie dégénérative incurable, Lily refuse de subir une fin de vie avilissante et décide de prendre son destin en main.

 

Fin de siècle

23 septembre 2020 / 1h 24min / Drame, Romance
Un Argentin de New York et un Espagnol de Berlin se croisent une nuit à Barcelone. Ils n’étaient pas faits pour se rencontrer et pourtant… Après une nuit torride, ce qui semblait être une rencontre éphémère entre deux inconnus devient une relation épique s’étendant sur plusieurs décennies…
Des millions de personnes connaissent le logo et la signature emblématique de PIERRE CARDIN. Mais peu de personnes connaissent l’homme derrière le créateur. Quel est l’histoire de ce couturier légendaire ? PIERRE CARDIN a révolutionné la mode aussi bien la Haute Couture, le prêt-à-porter que le design aux quatre coins du monde.

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay

Repost0

Publié le 26 Août 2020

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #Documentaire

Repost0

Publié le 26 Août 2020

L'acteur phare de "Dix pour cent" se met en scène dans son tout premier film, avec Nathalie Baye et Arnaud Valois. Et la bande-annonce laisse présager un film aussi touchant que décalé.
Nicolas Maury passe derrière la caméra... mais reste aussi devant. Avec Garçon chiffon, la révélation hilarante de Dix pour cent signe son premier film, très personnel, et s'accorde un rôle titre sur mesure de trentenaire à la vie tourmentée, aussi bien professionnellement que romantiquement.
Aux antipodes de l'assistant guilleret qu'il joue dans Dix pour cent, Nicolas Maury prête ici ses traits à Jérémie, un comédien qui galère à propulser sa carrière. Côté amours, ce n'est pas mieux puisqu'il sabote son propre couple à coups de crises de jalousie incessantes et de tendances obsessionnelles. Dans l'espoir d'aller mieux et de travailler sur lui-même, il troque la folie de la capitale pour l'air frais du Limousin, rentrant au domicile familial pour renouer avec sa mère.

Un projet inaugural alléchant
Pour un tout premier long-métrage, Nicolas Maury s'entoure d'une jolie distribution. Nathalie Baye se glissera dans la peau de Bernadette, sa mère aimante mais maladroite, tandis qu'Arnaud Valois sera Albert, le petit ami de Jérémie qui ne peut plus supporter sa jalousie maladive. Également au casting sont Théo Christine, révélé dans Skam France, mais aussi Laure Calamy, l'indécrottable binôme de Hervé dans Dix pour cent justement. Indéniablement prometteur, Garçon chiffon débarquera dans les salles hexagonales à compter du 28 octobre prochain.

Source Têtu 

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay

Repost0

Publié le 25 Août 2020

Le nouveau film de Francis Lee bénéficie du label Cannes 2020.

 
 
 

Après Seule la Terre (2017), qui racontait l’histoire d’amour entre un jeune fermier du Yorkshire et un ouvrier agricole roumain, le réalisateur Francis Lee revient avec une nouvelle romance gay, Ammonite, cette fois entre deux femmes et inspirée de faits réels. Dans ce film situé en 1840, en pleine époque victorienne, un riche londonien vient mettre sa jeune et souffrante épouse (Saoirse Ronan) au vert chez Mary Anning, une paléontologue renommée (Kate Winslet) qui s’est retirée au bord de la mer. 

Ce film, qui n’est pas sans rappeler Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma, fait partie de la sélection Cannes 2020. Il sera présenté au Festival de Toronto en septembre et sortira aux Etats-Unis le 13 novembre. En France, il faudra patienter jusqu’au 31 mars 2021 pour le découvrir en salle. 

"Il ne s’agit pas d’un biopic", expliquait Francis Lee en juin dernier à Entertainment Weekly. "C’est simplement inspiré de sa vie. J’étais incroyablement chanceux de pouvoir tourner avec Kate Winslet et Saoirse Ronan. Elles jouent le rôle de deux femmes qui développent une relation intime et intense."

Source première

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay, #lesbien

Repost0

Publié le 22 Août 2020

En plongeant dans l’intimité familiale dans Madame, Stéphane Riethauser explore le poids de la domination du masculin.

Et si les meilleures histoires étaient les nôtres? Et si la plus grande aventure c’était déjà d’essayer d’être soi ? Home movie politique et déchirant, Madame étale devant nous la fabrique d’une identité à travers le prisme d’une famille, ses petits recoins cachés, ses règles tacites et ses moments de liesse ordonnés. Des images en apparence banales, des moments de vie simples, de petites vidéos faites au caméscope ou en Super 8, des photos de vacances, des repas de fête, des jeux d’enfants qui, revus aujourd’hui, prennent une signification troublante. La sensation d’une vérité masquée, d’un jeu de dupe auquel on participe malgré soi.

Diktat du masculin dominant

Avec son film, Stéphane Riethauser ne déterre pas des secrets de famille. Il expose son tombeau, celui d’un ado homo condamné pendant longtemps à se taire. Il raconte, images à l’appui, comment il a “joué le jeu”, s’est plié au rôle du “bon fils”, implicitement, inconsciemment. Une façon de rouvrir le passé pour se défaire d’une prison mentale et de comprendre pourquoi et comment on en arrive à essayer d’être un autre.

Devant ce cinéma-confession, on craint l’impudeur et la haine revancharde. Mais dans la lignée du Tarnation de Jonathan Caouette (magnifique home movie queer), le portrait se fait étonnamment tendre et complexe. Comme Caouette interrogeant son identité queer à travers la maladie mentale de sa mère, Stéphane Riethauser pense le diktat du masculin dominant en regard d’un portrait saisissant d’une femme, sa grand-mère, elle aussi éprise de liberté. Madame confronte ainsi les générations, observe les parcours de vie et dégage de l’intime un propos politique puissant sur la domination du masculin. Car à travers le portrait de ce coming out, du sentiment d’un enfant, d’un ado, d’un adulte qui se sent différent, le réalisateur raconte le poids d’une société qui assigne des rôles.

Thérapie par l'image

Ainsi, derrière les photos et les vidéos, il traque et pointe de sa voix grave les signes et les détails d’un petit théâtre genré bien huilé que l’on reproduit ad nauseam. D’abord très intime, cette histoire de famille devient évidemment universelle. On assiste impuissant à la mécanique qui broie, aux doutes, à la peur, comme si ce héros involontaire, à la double vie invisible, subissait la double peine de l’isolement et du “faire semblant”. Intelligemment, le film négocie cette souffrance par l’analyse, la distance, comme une thérapie par les mots et par l’image.

Qu’il interroge son père sur le moment du coming out (des mots durs, dévitalisés par le temps) ou qu’il questionne le parcours de sa grand-mère, victime dès son adolescence de la misogynie violente de la société, le réalisateur ne juge personne. Il déplie simplement les faits, les causes et les conséquences, et nous enseigne, par la mélancolie de son montage, que seul le temps permet de comprendre. Jamais aigre, le film étonne par son calme, par sa compassion lumineuse. Récit d’une émancipation, récit d’une déconstruction/reconstruction, Madame est peut-être aussi avant tout le récit d’une prise de parole : le besoin de se raconter pour dire, malgré tous les masques, qui on a toujours été.

Source Têtu 

Voir les commentaires

Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay

Repost0