visibilite gay

Publié le 25 Mai 2018

Les Out d'or reviennent le 19 juin 2018. Organisé par l'AJL, Association des journalistes lesbiennes, gays, bi·e·s, trans et intersexes, cette cérémonie récompense les artistes, journalistes et personnalités ayant justement incarné une représentation positive des personnes LGBTI. Découvrez les nominations...

Le 19 juin 2018 se tiendra la deuxième cérémonie des Out d'or, un événement unique en France qui réunit sphères militante, médiatique, culturelle, politique et sportive, et récompense les artistes, journalistes et personnalités ayant incarné une représentation positive des personnes LGBTI. Les Out d'or, sur le modèle des surpuissants GLAAD Media Awards outre-Atlantique, sont organisés par l'AJL. L'Association des journalistes lesbiennes, gays, bi·e·s, trans et intersexes vient de dévoiler le nom des nommés parmi lesquels on retrouve l'humoriste et actrice Muriel Robin, la révélation musicale Eddy de Pretto et la rédaction de Libération.

APRÈS 120 BPM

En 2017, le journal russe Novaïa Gazeta, pour avoir révélé la persécution dont sont victimes les homosexuels en Tchétchénie, mais aussi le film 120 Battements par minute de Robin Campillo avaient été distingués. Pour son édition 2018, dix trophées seront distribués. Le public est invité à voter sur le site officiel pour la personnalité de l'année, une catégorie dans laquelle on retrouve Jonas Ben Ahmed, premier acteur trans dans une série française grand public (Plus belle la vie), l'écrivain Édouard Louis pour ses prises de position engagées à l'occasion de la parution de Qui a tué mon père (Seuil), le comédien Océan (La Lesbienne invisible, Chatons violents, Embrasse-moi...) pour son coming out trans sur le nouveau média LGBTI Komitid, ou encore le mannequin Inès Rau, premier top trans en couverture de Playboy, etc.

 

 

 

Dans la catégorie création artistique se distinguent Eddy de Pretto pour son premier album Cure ; Christophe Honoré pour son film Plaire, aimer et courir vite et le livre Ton père, dans lequel il parle de sa paternité et de son ressenti lors des violents débats pour le mariage pour tous et pour toutes ; la série Fiertés (arte) de Philippe Faucon ou encore Un couteau dans le coeur, le film de Yann Gonzales avec lequel Vanessa Paradis et Nicolas Maury ont troublé le Festival de Cannes...

Pour avoir dénoncé sur le plateau de C à vous les insultes homophobes dont sa compagne Anne Le Nen et elle sont victimes, Muriel Robin est nommée dans la catégorie Coup de gueule. On y retrouve aussi le sociologue Sam Bourcier qui s'est insurgé contre la médicalisation systématique des personnes trans et non binaires dans l'émission Grand Écran sur LCP.

 

 

 

DEUX TROPHÉES INÉDITS

Côté rédactions, reportages et documentaires, notons la nomination de Libération pour Libé LGBT+, un compte Twitter dédié aux thématiques LGBTI, distingué dans la catégorie rédaction engagée, ainsi qu'El País en Espagne, pour son traitement de la Journée de la visibilité lesbienne, et la web-radio LGBTI tunisienne Shams Rad, à l'antenne depuis décembre 2017, première du genre dans le monde arabe, dans la catégorie Presse étrangère. Vieillir avec le VIH : des seniors séropositifs racontent leur quotidien de Marie Slavicek (Le Monde) fait partie des nommés pour le prix Enquête et reportage, tandis que Viens voir le docteur et Lez Talk sont nommés, parmi d'autres, pour le premier Out d'or de la chaîne YouTube.

Autre première, la catégorie sport dans laquelle on retrouve l'ancienne footballeuse Marinette Pichon (pour son livre Ne jamais rien lâcher), l'ancienne championne olympique de canoë Sandra Forgues pour son coming out trans dans L'Équipe, mais aussi les handballeuses out et actuelles championnes du monde, Amandine Leynaud et Alexandra Lacrabère...

La cérémonie se tiendra à La Maison des Métallos dans le 11e arrondissement de Paris le 19 juin à 20h et sera retransmise en direct sur Facebook. Elle sera présentée par la journaliste Marie Labory (Arte Journal) et la comédienne, auteure et metteuse en scène Rebecca Chaillon. La veille, un grand débat sur le thème Fake news et discours de haine des minorités : à qui profite l'ère de la post-vérité ? réunira l'ancienne ministre Najat Vallaud-Belkacem, le chercheur Antonio Casilli, l'ancienne vice-présidente d'Act-Up Paris, activiste lesbienne et féministe Gwen Fauchoix et le journaliste David Perrotin (Buzzfeed).

Retrouvez toutes les nominations et votez pour la personnalité de l'année sur 2018.outdor.fr

Source purepeople

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Rédigé par Michael

Publié dans #people, #visibilité gay

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Publié le 24 Mai 2018

Thor 3, Wonder Woman ou Black Panther ont caché l’homosexualité

de certaines héroïnes.

Chaque année, l’association GLAAD (the Gay & Lesbian Alliance Against Defamation) publie une analyse de la représentation des gays dans les films hollywoodiens. Pour l’édition 2018, faite principalement à partir des sorties de 2017, c’est la 20th Century Fox qui s’en sort le mieux en ayant proposé des réflexions sur l’homosexualité et montré clairement des personnages gays dans plusieurs grosses productions récentes : Alien Covenant, La Forme de l’eau ou encore Battle of the Sexes (et Deadpool n’est pas cité car il vient de sortir, mais il figurerait sinon dans cette liste d’exemples).

En revanche, Disney et la Warner Bros sont ouvertement critiqués par l’organisme, notamment pour leurs films de super-héros. Le GLAAD reproche notamment aux producteurs de Black Panther, Thor Ragnarok et Wonder Woman d’avoir masqué l’homosexualité ou la bisexualité de certains héros, alors qu’elle était présente dans les comics originaux. Ainsi, parmi les Amazones de Wonder Woman, plusieurs femmes sont en couples dans les BD, et la bisexualité de l’héroïne est traitée, mais ce n’est pas présent dans le film porté par Gal Gadot. Idem dans le dernier Thor : si l’équipe a fait savoir dans la presse que le personnage de Tessa Thompson, Valkyrie, était lesbienne, ce n’est jamais dit à l’écran. Idem pour certaines des Dora Milaje qui protègent le roi dans Black Panther. Le cas de Dumbledore n'est pas mentionné ici, puisque Les Animaux fantastiques 2 sortira en novembre prochain, mais il est intéressant puisque J. K. Rowling a annoncé l'homosexualité du personnage APRES la parution de ses 7 tomes de Harry Potter. Elle a depuis dit que le sujet serait abordé dans les suites des Animaux fantastiques au cinéma,  mais visiblement, ce ne sera pas dans le prochain épisode.

Le rapport souligne aussi que malgré le côté maladroit de certaines représentations, notamment dans La Belle et la Bête où l’attirance du Fou (Josh Gad) pour un homme n’est montrée qu’un court instant, ce film tout public met clairement en scène un personnage gay. Ce qui n’est pas le cas de Star Wars 8 ou Les Gardiens de la Galaxie Vol. 2.

Ces questions de représentations reviennent régulièrement au cœur de l’actualité à Hollywood. Cette semaine, c’est la pansexualité de Lando Calrissian (soit "l'attirance sexuelle, émotionnelle, romantique ou spirituelle pour d'autres personnes sans considération de leur sexe biologique, de leur expression de genre ou de leur orientation sexuelle") qui fait débat, car si elle a été annoncée par l’équipe de Solo : A Star Wars Story et qu’elle est défendue par son nouvel interprète, Donald Glover, elle n’est jamais vraiment montrée dans le blockbuster de Ron Howard.

"Trop souvent, la sexualité des personnages LGBTQ est reléguée en sous-texte, conclut la recherche. C’est au public d’interpréter. Les spectateurs peuvent très bien ne pas voir qu’un héros est un LGBT, et ils l’apprennent en lisant les comics ou une interview d’un membre de l’équipe. Ce n’est pas assez."

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #visibilité gay, #homophobie, #cinéma gay

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Publié le 23 Mai 2018

GLAAD a publié son indice annuel qui mesure la diversité LGBT à Hollywood. Et il semble qu'Hollywood ait échoué.

Sur les 109 films sortis en 2017 dans les sept grands studios, seulement 14 - soit 12,8 % - incluaient des personnages LGBT. C'est le pourcentage le plus bas depuis 2012. De plus, aucun de ces personnages n'était transgenre.

Il y a une lueur d'espoir dans ce rapport - une légère hausse dans la représentation des personnes LGBT de couleur, soit 57 % des personnages queer. 

GLAAD demande aux grands studios de fixer des objectifs pour augmenter la représentation LGBT dans les films: 20 % des personnages d'ici 2021 et 50 % d'ici 2024. 

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Rédigé par Michael

Publié dans #cinéma gay, #homophobie, #visibilité gay

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