Almodovar : "Je pourrais survivre sans la Palme d'Or"

Publié le 10 Mai 2016

Almodovar : "Je pourrais survivre sans la Palme d'Or"

Ça ne serait que la cinquième fois qu’il passe à côté.

Alors que le 69e Festival de Cannes s'ouvrira demain sur Café Society de Woody Allen, un autre habitué des Festivités s'est exprimé : il s'agit de Pedro Almodovar.

Contrairement au cinéaste new-yorkais, l'Espagnol concourt en compétition officielle avec son nouveau film Julieta. C'est la cinquième fois qu'il est en lice pour la Palme d'Or et si jusque là, il est toujours reparti bredouille, cela ne le traumatise pas. Le réalisateur dont le nom est cité dans l'enquête des Panama Papers a évoqué sa nomination dans une master-class donnée aux Fauvettes, cinéma qui accueille chaque mois le Première Cinéma Club.

"On peut survivre sans avoir la Palme d'or", a estimé le cinéaste de 64 ans, qui a été en compétition avec Tout sur ma mère, Volver, Étreintes brisées et La piel que habito. En revanche, Pedro Almodovarn'est pas prêt à prendre sa retraite. S'il peut survivre sans récompenses, tourner est "une nécessité absolue". "Je suis un addict", sourit-il en jurant "de ne jamais abandonner cette addiction".

Figure emblématique de la nouvelle vague espagnole, il reste humble : "Je ne me sens pas classique, si je me pensais classique je n'irais pas en compétition à Cannes. Le fait de participer signifie que je ne me suis pas transformé en vache sacrée". "Très heureux" que ses films aient résisté à l'épreuve du temps, celui qui a dirigé Antonio Banderas, Rossy de Palma, Penelope Cruz ou Victoria Abril se réjouit : "S'ils ont survécu 30 ans, ils sont plus près de l'éternité".

L'histoire de Julieta : Julieta, professeure de cinquante-cinq ans, essaie d’écrire à sa fille Antia tout ce qu’elle a gardé secret depuis une trentaine d’années, c’est-à-dire depuis qu’elle l’a conçue. Une fois sa confession écrite, elle ne sait où l’envoyer. Sa fille l’a quittée à l’âge de dix-huit ans et, depuis une douzaine d’années, Julieta n’a plus la moindre nouvelle d’elle. Elle l’a cherchée par tous les moyens possibles mais les résultats de cette recherche confirment qu’Antia reste pour elle une parfaite inconnue. Silencio parle du destin, de la culpabilité et de cette force mystérieuse et insondable qui nous pousse à quitter les personnes que nous aimons, en les effaçant de notre vie comme si elles n’avaient jamais compté. Et de la souffrance que cet abandon brutal cause à la personne qui en est victime.

Source première

Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2016, #sorties cinéma

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