Publié le 26 Mai 2017

Dans le premier film, Coby, le réalisateur Christian Sonderegger suit le parcours de Jacob, garçon trans female to male vivant dans une petite ville du Middle West américain.

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2017, #transexualité

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Publié le 25 Mai 2017

Voici le grand retour de la série mythique : Dynastie version rebbot.

La nouvelle série suit Fallon Carrington (Elizabeth Gillies) lors de son retour chez elle dans le manoir pittoresque de sa famille. Rejointe par son frère gay, Steven (James Mackay) et son père millionnaire, Blake (Grant Show).C’est alors qu’elle va faire la rencontre de Cristal Flores (Nathalie Kelley), la fiancée de son père. Dès lors la guerre est déclarée

Je suis très heureux de retrouver le personnage de Steven Carrington, qui fut l’un des personnages gay les important dans ma vie de jeune ado ! Je suis encore plus content de voir qu’en 2017, il va enfin pouvoir avoir une vraie sexualité

Dynastie reboot, le grand retour !

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Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay

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Publié le 24 Mai 2017

In a heartbeat, nous rencontrons Sherwin, un élève gay dans le placard dont le cœur sort littéralement de son thorax pour voler vers le garçon de ses rêves et lui avouer son amour. La bande-annonce de 25 secondes est magnifiquement animée et envoie déjà des signes très positifs sur la qualité de ce nouveau dessin-animé.

«Être gay est un sujet qui n'a pas été vraiment exploré dans l'animation par ordinateur», expliquent les animateurs dans leur vidéo Kickstarter . "Nous voulons émettre un message d'amour et d'acceptation de soi à tous les enfants et les jeunes qui ont du mal à s'identifier comme LGBT, tout comme Sherwin le fait".

Prochainement, Il va y avoir une grande révolution en matière de visibilité lgbt dans les programmes télévisés pour le jeune public.

Avec tout d’abord un nouveau programme sur Nickelodeon ; Loud House  mettra en vedette deux papas gays. Puis Julie Andrews va inclure un personnage inter sexe dans son spectacle de marionnettes sur Netflix, et l’arrivée de Yuri !!! On Ice et Steven Universe deux mangas complètement gay.

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Rédigé par Michael

Publié dans #Animations gay, #mangas gay

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Publié le 24 Mai 2017

Bob, the Drag Queen a récemment annoncé qu'il faisait ses débuts d'acteur dans le prochain film, Cherry Pop. Il jouera aux côtés d’autres stars de l’émission de télé-réalité : Drag Race comme alums, Tempest Dujour et Detox.

Bob tient le rôle de Kitten Withawhip, un transformiste un peu looser au sein d'un cabaret. Quand Lady Zaza (Dujour), la star  du bar refuse de faire sa performance finale, le chaos va contaminer le reste du personnel. Pendant ce temps, un nouvel acteur (Lars Berge) se prépare pour donner son premier spectacle.

Un film qui ne manque pas de fantaisie !

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Rédigé par Michael

Publié dans #sorties cinéma, #cinéma gay

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Publié le 23 Mai 2017

Nos années folles

SYNOPSIS

La véritable histoire de Paul qui, après deux années au front, se mutile et déserte.
Pour le cacher, son épouse Louise le travestit en femme.
Dans le Paris des Années Folles, il devient Suzanne.
En 1925, enfin amnistié, Suzanne tentera de redevenir Paul…

They

SYNOPSIS

J, 14 ans, se fait appeler "They" et habite avec ses parents dans la banlieue de Chicago. J est en plein questionnement sur son identité sexuelle et prend des traitements hormonaux pour retarder sa puberté. Après deux ans de suivi médical et thérapeutique, J doit décider de son identité future. Alors que ses parents sont partis, Lauren sa sœur et Araz, son compagnon iranien, viennent s'occuper de J lors d'un week-end qui pourrait changer sa vie.

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2017

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Publié le 23 Mai 2017

Morning after 

Dans la catégorie court métrage de Cannes

Synopsis

Au cours d'une nuit festive entre amis, Michael se retrouve face à un dilemme qui le hante depuis un certain temps, non seulement de remettre en question sa propre sexualité, mais la notion de fluidité sexuelle dans son ensemble. Au lendemain, les étiquettes n'auront plus d'importance à ses yeux.

 Héritage (Ben Mamshich)

Synopsis

Noam, un jeune gay, découvre que son père, décédé récemment, avait une liaison secrète avec un homme marié. Il suit et rencontre cet homme. Maintenant il détient le secret de son père.

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Rédigé par Michael

Publié dans #Cannes 2017

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Publié le 23 Mai 2017

Conclusion épique en vue pour

le club des clones.

BBC America vient de dévoiler la bande-annonce de la saison 5 d'Orphan Black, la dernière de la série (ci-dessous). Et si Tatiana Maslany et ses clones seront de retour un peu plus tard que d'habitude, cela vaudra manifestement la peine d'attendre. Attention spoilers.

Cette vidéo nous révèle que le club des clones devra, une fois de plus, affronter Rachel. Sauf que Rachel est désormais plus puissante que jamais, après s'être associée au Dr Westmoreland. Une bien mauvaise nouvelle pour Sarah, qui doit récupérer sa fille Kira, enlevée par Rachel.

La saison 5 finale d'Orphan Black débutera le 10 juin prochain sur BBC America. En France, la série est diffusée sur Netflix.

Source première

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Rédigé par Michael

Publié dans #séries gay

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Publié le 21 Mai 2017

A l'occasion de la sortie du film 120 battement par minute voici tous les films qui ont traité du Sida depuis les années 80 à aujourd'hui

120 battements par minute (2017)

120 battements par minute de Robin Campillo s'intéresse aux activistes d'Act Up pour évoquer les années SIDA en France. Intelligent, documenté et parfaitement rythmé, le film parvient à traduire l'urgence de ces années de guerre contre l'épidémie, mais aussi contre les laboratoires pharmaceutiques et les instances gouvernementales sclérosées et impuissantes face à l'ampleur du phénomène.

Un printemps de glace


Sortie en 1985, un printemps de glace  était le premier film de TV  a parler du SIDA. Avec Aidan Quinn un jeune avocat homosexuel séropositif qui doit affronter sa famille au sujet de sa sexualité ( un sujet silencieux à ce moment-là) et de sa maladie. Gena Rowlands, incroyable dans son interprétation, joue sa mère, John Glover offre une performance incroyable en jouant un malade en phase finale du sida et Sylvia Sydney  la grand-mère de Quinn qui a gagné la Récompense du Globe D'or pour le Meilleur Second rôle féminin dans une Série

COMMON THREADS: STORIES FROM THE QUILT (1989)

Une collection de témoignages de familles touchées d'une façon ou d'une autre par le SIDA.

Compagnon de Longue date


Ce film de 1990 révolutionnaire est probablement la meilleure étude sur le SIDA jamais fait. Avec Campbell Scott dirigé par, Bruce Davison et Mary-Louise Parker retrace la chronique de plusieurs hommes homosexuels et une femme sur 8 ans comment ils apprennent leur maladie,et le début de l'épidémie de SIDA. Le fonctionnement est extraordinaire et le plus excellent de tout est Bruce Davison. La scène où son personnage est assis au coté de son amant mourant, lui disant qu'il peut lâcher et arrêter de se battre, est parmi les scènes les plus  émouvantes  jamais filmées. Davison a été nommé pour le Meilleur Second rôle masculin. A long time compagnon  finit sur une note  de fantaisie en affirmant le pouvoir de la vie sur la mort avec le retour à la vie de tous les personnages qui se réunissent une dernière fois en se réjouissant de leur retrouvaille. Un film mémorable.

Parting Glances

sortie en 1986 il était le premier film important  à traiter de la crise du SIDA. Aujourd'hui on le considère comme un  film de référence du cinéma homosexuel. Le film se déroule sur une période de deux jours et  il montre la vie d'un couple masculin homosexuel dans une lumière positive pour la première fois dans un film américain. Il y a Nick un ex-amant d'un des deux hommes qui se meurt du SIDA.
Ce film est une grande étude sur la vie d'homosexuel à New Yorkdans  les années 80 . Le film finit sur une note sombre, le directeur du film Bill Sherwood n'a jamais fait d'autres films et est mort du SIDA en 1990.

Paris is burning (1990)

Un documentaire sur les drag queens de New York. Des homosexuels noirs et des latinos se déguisent en femme et inventent une nouvelle danse imitant les poses des modèles sur les couvertures des magazines. Le film explore la façon dont ses sujets traitent de la pauvreté, de l'homophobie, du racisme et du sida.

Les Nuits fauves (1992)

Film emblématique des années SIDA, Les Nuits fauves est surtout l'oeuvre unique de Cyril Collard. Cinéaste se réclamant de Pialat, il excellait dans l'art de capter des instants de vie. Son romantisme revendiqué lui valut d'essuyer nombre de critiques à la sortie du film, taxé de dangereux (dans son discours relapse). Mort des suites du SIDA en mars 1993, Collard n'assista pas au triomphe de son film aux César.

Philadelphia

Ce film de 1993  était l'un des premiers films américains  à dépeindre le SIDA et l'homophobie. Le film a fait gagné à Tom Hanks un Oscar et a été un succès financier énorme. C'était un film révolutionnaire. Pour un acteur populaire comme Tom Hanks   jouer un homme homosexuel était remarquable. Avec Antonio Banderas comme son amant sexy et Washington Denzel son avocat, Philadelphie aborde au moins un certain nombre de thèmes importants pour la première fois pour un le film majeur américain. Il est dommage que la censure ait supprimé quelques scènes qui montrait l'affection entre les deux hommes, y compris une scène de lit,..  Jonathan Demme a fait un film populaire, et bien intentionné.

Les soldats de l'espérance

(titre original : And the Band Played On) est un téléfilm américain sorti en 1993 1980, Ebola en Afrique centrale. Une épidémie de nature inconnue décime le personnel et les malades d'un hôpital de brousse. Don Francis (Donald Pinkston Francis), un jeune virologiste du CDC, l'organisme américain chargé d'analyser les causes et les conséquences des maladies, voit une femme décéder de cette maladie (le virus Ebola). Quelques mois plus tard, il découvrira une autre maladie tout aussi nouvelle et terrifiante, nommée SIDA.

 
 
 
Jeffrey (1996)
 
Jeffrey, un jeune homosexuel new-yorkais, évolue dans un milieu artistique. Lui-même est acteur. Excedé par la menace du sida qui plane sur ses aventures les plus récentes, il décide de renoncer à jamais au sexe. Dans la salle de fitness ou il se rend régulierement, il croise un homme qui le fait rêver. Que doit-il faire ? Pour trouver la réponse à cette question, il demande conseil à diverses personnes rencontrées : un prêtre libre d'esprit, un danseur de la revue Cats, un couple d'amis.



Love, valour ! compassion ! (1998)

Huit amis homosexuels, pour la plupart artistes, viennent passer trois week-ends de détente à la campagne dans une splendide maison victorienne prêtée par un chorégraphe. Ces huit amis vont tomber amoureux et tomber en disgrâce, ils se blesseront les uns les autres et se pardonneront. Des couples se formeront et d'autres se briseront, ils feront preuve parfois de force et cèderont d'autres fois aux faiblesses, ils se moqueront les uns des autres et s'épauleront. Ils formeront un mélange drôle et déconcertant, symbole des relations modernes.

Gia (1998)

Gia Marie Carangi, 17 ans, est employée par son père, mais se rebelle contre une autorité trop pesante. Décidée à vivre sa vie, elle le quitte pour tenter sa chance comme mannequin.

Gia goûte aux drogues, qui lui permettent de garder une taille idéale tout en travaillant avec énergie. Héroïne, cocaïne, amphétamines, tout y passe.

Gia rencontre Linda, une maquilleuse, dont elle tombe amoureuse. Mais sa relation avec la drogue devient quotidienne et, dans l'affolement du manque, les seringues s'échangent.

Gia apprend un jour qu'elle est séropositive. La maladie ne tarde pas à se déclarer.

Angels in America

  Cette mini série de 2003  était une adaptation épique de 9 heures de la pièce de Tony Kushner. Dirigé par Mike Nichols  avec Meryl Streep, Al Pacino,

Situé en 1985, la série raconte les histoires de 6 New-Yorkais, certains vivent avec le sida, dont les vies se croisent. La série a remporté plusieurs Golden Globes et Emmy Awards. 

Rent

En 2005 adaptation en film de la comédie musicale célèbre de Broadway n'a pas trouvé beaucoup de succès auprès des critiques ou des spectateurs mais c'est un étonnamment bon film. La plupart des acteurs de la pièce de théâtre original jouent leurs propre rôle. Cette histoire  moderne est basée sur le grand opéra la Boheme . La peste du SIDA compose une bonne part du complot : plusieurs des personnages principaux ont le VIH.  Jesse L. Martin est mémorable en le professeur souffrant du SIDA. Sa liaison amoureuse avec la reine des traînées homosexuelle Angel (Wilson Jermaine Heredia) est le point culminant du film.

Les Témoins (2007)

Enfin le cinéma français prend le sujet à bras-le-corps et ose montrer des malades du SIDA. La propagation de l'épidémie est clairement exposée, le constat exposé sans fard. A bien des égards, Les Témoins d'André Téchiné est un film de guerre où les médecins mènent un combat à mort contre le VIH. Ici, chaque minute compte, et le cinéaste accélère le tempo de son récit pour coller au sujet.

The living end (2009)

Deux amants séropositifs, Luke, un prostitué, et John, critique de cinéma, partent pour une virée mouvementée à travers les Etats-Unis.

We were here (2011)

Documentaire regroupant cinq points de vue, cinq histoires, sur l'arrivée et les conséquences du "cancer gay", le SIDA, dans le San Francisco des années 80, où se concentrait la plus grande communauté homosexuelle du pays.

How to Survive a Plague

Documentaire de 2012. L'histoire des efforts intensifs qui ont fait qu'aujourd'hui vivre avec le SIDA devient tolérable...Film réalisé par le journaliste David France tiré de plus de 700h d'images d'archives avec des entrevus d'hommes politiques, de militants, de personnalités publiques.

The normal Heart (2014)

Une adaptation de la pièce The Normal Heart, qui décrit la montée en puissance du virus du sida dans les années 80 et le combat d'un écrivain-activiste, Ned Weeks, fondateur d'un groupe d'aide luttant contre la maladie.

When we rise (2017)

When We Rise se présente comme une chronique des luttes personnelles et politiques, les revers et les triomphes, d’hommes et de femmes militants pour les droits LGBT, et plus largement sur l'histoire du mouvement des droits des homosexuels.

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Rédigé par Michael

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Publié le 21 Mai 2017

Robin Campillo évoque son magnifique film, qui a bouleversé la Croisette.

En quoi votre expérience au sein d’Act Up-Paris a-t-elle infusé le film ?

 

Quand j’ai rejoint Act Up, en 1992, je voulais déjà faire un film sur le Sida mais j’avais du mal à trouver un point d’entrée, à surmonter mon émotion très grande à l’époque. Avec le recul, je sais qu’il fallait faire ce film-ci. Après Eastern Boys, j’ai cependant encore repoussé l’échéance. J’avais une histoire de SF en tête que je voulais mener à bien. Ce sont mes producteurs qui m’ont incité à réaliser 120 battements par minute. Ils m’ont convaincu que c’était le moment.

 

Le film est scindé en deux parties, l’une consacrée à la lutte collective, l’autre à une histoire d’amour et à la maladie. L’avez-vous pensé et écrit ainsi ou s’est-il trouvé au montage ?


Ce qui m’a intéressé dans un premier temps, c’était de filmer les réunions et les assemblées où les gens pensaient la politique et les actions à mener pour modifier la perception de l’épidémie par le grand public. J’ai donc alterné les scènes de débat, très rationnelles, avec les scènes d’action, qui en sont le contre-champ fantasmé. A l’intérieur de cette matière théorique, des personnages surgissent, s’affirment et de l’intime se crée. Durant ces réunions, cela se passait de toute façon ainsi : des intervenants évoquaient souvent leur maladie et faisaient glisser le discours du collectif vers le particulier. On avait l’habitude de dire qu’on faisait de la politique à la première personne… Quand la maladie devenait trop envahissante, les militants se coupaient progressivement du groupe. Le film suit naturellement ce mouvement.

 

Le film montre que l’activisme et la radicalité d’Act Up a modifié la face du militantisme au sens large. Nuit Debout et les Femen n’existeraient peut-être pas sans ce mouvement.


Act Up-Paris a importé une manière de penser le militantisme très américaine sur la prise de parole, la délibération, l’agit-prop, les claquements de doigts pour ne pas interrompre les gens qui parlent… Je me souviens que des gens de gauche regrettaient à l’époque que nous n’ayons pas des méthodes françaises ! Je trouvais dérisoire cette idée du nationalisme dans le cadre de la contestation politique. Il est vrai qu’on n’avait jamais vu ça. On se sentait tellement légitime qu’on n’avait un peu honte de rien.

 

Avez-vous vu The Normal Act, le téléfilm de Ryan Murphy sur la création d’Act Up aux Etats-Unis ?

 

C’est un film très didactique et historique, avec des acteurs merveilleux, éloigné de ce que j’ai voulu faire. Je ne critiquerai jamais un projet qui aborde ces questions-là. Tous les points de vue sont les bienvenus sur l’épidémie.

 

Source première

Œuvre magistrale sur les années Act Up, le film de Robin Campillo pourrait bien se retrouver au palmarès.

Cinéaste rare (trois films en treize ans), Robin Campillo n’a pas la notoriété qu’il mérite. La vitrine offerte cette année par le Festival de Cannes devrait la lui apporter, c’est en tout cas ce que laisse augurer l’accueil chaleureux fait à son film et les visages rougis des spectateurs à la fin de la projection presse, ce matin. Il faut dire que le réalisateur français n’a pas failli en s’attaquant à ce grand sujet que fut le combat d’Act Up Paris au tournant des années 80-90 contre l’inertie des pouvoirs publics au sujet du Sida. Campillo légitime cette lutte de tous les instants -jugée à l’époque hostile par l’opinion- sans en négliger les contradictions et les effets pervers. Les actions menées (principalement contre les représentants de l’état et des laboratoires), le film le montre, furent en effet davantage condamnées pour leur violence qu’encouragées dans leur volonté de clarification, ce qui poussa les membres de l’association à se radicaliser. Campillo filme ces tensions au cours d’assemblées générales houleuses ou lors d’une scène édifiante qui voient deux colleurs d’affiches militants se faire insulter par un couple gay au cri de, « arrêtez de nous faire peur avec le Sida ! ». 120 battements par minute est plus largement un hommage aux pionniers et aux défricheurs de toutes sortes qui font passer la cause avant leurs intérêts personnels.

De l’engagement et de l’amour

Si le film n’était qu’une radiographie factuelle, son intérêt serait authentique mais limité. Après un premier mouvement, nécessairement explicatif, il se focalise sur deux personnages : le hargneux -et séropositif- Sean et le romantique Nathan. Leur histoire d’amour naissante se déploie avec une puissance dramatique exponentielle dans un second acte qui raconte à la fois la fin d’une ère –celle des premiers « poz » affreusement atteints- et le début d’une autre –celle de l’espoir, qui reste dans le hors-champ de notre imaginaire. Incarnés par deux jeunes acteurs exceptionnels, Nahuel Pérez Bicayart et Arnaud Valois, ils font basculer le film du général au particulier, de l’universel à l’intime devant la caméra pudique de Campillo. L’émotion culmine lors d’un dénouement admirable qui, sans pathos, prend le temps de mesurer l’intensité de l’histoire d’amour vécue et des luttes à venir. On imagine mal le jury rester insensible à tant de sens et d’humanité.

 

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Rédigé par Michael

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Publié le 18 Mai 2017

Le retour de Cary Fukanaga à la télévision.

S’il a abandonné la réalisation de The Alienist, l'ombre de Cary Fukanaga (True Detective) plane sur la nouvelle série TNT (dont il est producteur exécutif), qui tente clairement de se hisser au niveau des shows HBO ou Showtime avec cette adaptation du roman éponyme de Caleb Carr. Le trailer, dévoilé cette semaine, est en tout cas prometteur : 

Derrière la caméra, on retrouve donc Jakob Verbruggen (House of Cards, Black Mirror), et un casting aux petits oignons notamment composé de Daniel Brühl, Luke Evans et Dakota Fanning. La série s’annonce comme un drame psychologique nous plongeant dans une enquête mystérieuse située dans le New-York de la fin du 19e siècle.

Alors qu’une série de meurtre frappe des jeunes garçons prostitués, le détective John Moore (Luke Evans) fait appel au Dr. Laszlo Kreizler (Daniel Brühl), un expert en maladie mentale (d’où le titre de la série, The Alienist) pour résoudre l’affaire. Ils seront bientôt rejoints par une secrétaire de police, Sara Howard (Dakota Fanning).

The Alienist n’a pas encore de date de diffusion aux Etats-Unis. 

Source première

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Rédigé par Michael

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